« C’Ă©tait mieux avant… »

7 septembre 2012 par Erwan Delcourt  
Classé dans Humeurs

Il y a une théorie en vogue au sein de la « planète tennis », comprendre parmi des joueurs du circuit et observateurs de ce dernier.

usopenIl y aurait une gĂ©nĂ©ration de malchanceux qui, nĂ©s Ă  la mauvaise Ă©poque c’est-Ă -dire Ă  une oĂą la concurrence les entourant est fĂ©roce, n’auraient pas (ou très peu) accès Ă  des trophĂ©es majeurs dont ils auraient pu s’emparer (ou avec une frĂ©quence tout autre) eussent-ils vĂ©cu dans le passĂ©, c’est-Ă -dire Ă  un moment oĂą il est donc avancĂ© que la concurrence l’était bien moins (fĂ©roce).

Ainsi s’exprimait après sa défaite contre le slovaque Klizan le français Jo-Wilfried Tsonga (voir interview p14 dans le quotidien l’Equipe en date du 31 aout 2012) : « Et quand on joue à la même époque que Federer, Djokovic et Nadal, on est rarement récompensé .»

Ainsi s’exprimait aussi au micro d’Eurosport le journaliste Bertrand Milliard lors du match opposant Tomas Berdych à Roger Federer : « Berdych, 26 ans, qui est l’un des joueurs réguliers qui se retrouvent, ben, qui n’ont pas eu de chance de se retrouver dans cette génération incroyable avec Federer, Nadal, Murray, Djokovic, qui ne sont pas très loin avec Ferrer, Del Potro, Tsonga».

Alors supposons d’une part qu’on puisse évoquer les noms de la génération présente et les présenter de façon d’autant plus avantageuse qu’on ne nomme jamais les joueurs des générations passées avec lesquels on entend très favorablement les comparer.
Supposons d’autre part et dans le prolongement de la supposition précédente qu’un Tsonga aurait fait la fête à un Chang (N°5 à la fin d’une saison 1995 où Sampras devança Andre Agassi pour ce qui concerne la tête du classement), qu’un Berdych se serait amusé d’un Kafelnikov (N°6 à la fin de la saison 1995), qu’un Murray (qui a eu toute les peines du monde à se défaire d’un Lopez lors de l’us open 2012) aurait passé avec succès le test posé par un Ivanisevic (N°10 à la fin de la saison 1995), qu’un Ferrer aurait fait rendre gorge à un Becker (N°4 à la fin de la saison 1995), qu’un Del Potro (même si lui a gagné un grand chelem) aurait bien sur eu raison d’un Courier (N°8 à la fin de la saison 1995) !

Supposons tout cela et vous avec nous si vous ne vous êtes pas étouffés à la lecture des lignes qui précèdent.

Ces suppositions ne sauraient permettre d’évacuer une vérification dont on ne peut en effet se dispenser si l’on ne veut pas faire de l’inconséquence son mot d’ordre.
Les deux joueurs évoqués en début de propos, Jo-Wilfried Tsonga et Tomas Berdych, ont-ils vraiment été victimes de la dite « génération dorée » qui leur fait face? Pour mener cette investigation à terme, nous avons observé leurs résultats dans les tournois du grand chelem et relevé les noms des adversaires qui arrêtèrent leurs parcours.

Que constate-t-on ?

Que Tsonga s’est fait éliminer 8 fois sur 21 par un des 4 adversaires évoqués. Depuis sa finale de l’open d’Australie en 2008 et dans le même esprit, il s’est fait éliminer par eux sur 6 des 15 tournois majeurs qu’il a disputés. Ses 9 défaites contre des adversaires autres que Djokovic, Federer, Nadal ou Murray vinrent suite à des affrontements avec Tommy Robredo, Fernando Verdasco, Juan Martin Del Potro, Ivo Karlovic, Fernando Gonzalez, Mikhail Youzhny, Alexandr Dolgopolov, Stanislas Wawrinka et Kei Nishikori1. Si on réduit l’observation aux seuls 3 qu’il mentionne dans l’interview relaté par l’Equipe (puisqu’il n’évoque pas Murray) ce rapport « défaites contre un des trois » / « nombre de participation » s’élève depuis l’open d’Australie 2008 à 4/15.

Que Berdych s’est fait éliminer sur sa carrière en grand chelem (et avant cet us open) par « un des 4 » à 8 reprises sur 36 tournois. Avec un classement dans le top 25 (soit depuis l’open d’Australie 2006) ce rapport passe à 8 sur 27. Les noms des « 19 » autres adversaires qui lui infligèrent la défaite ? Ernest Gulbis, Juan Martin Del Potro, Janko Tipsarevic, Mardy Fish, Stephane Robert, Michael Llodra (à deux reprises), Robin Soderling, Evgeny Korolev, Fernando Gonzalez, Andy Roddick (à deux reprises), Simone Bolelli, Sam Querrey, Fernando Verdasco, Guillermo Garcia-Lopez, Nikolay Davydenko, James Blake et Gilles Simon2.

De cet examen, il ressort que, même si l’on passait pour argent comptant cette rengaine qu’on aurait actuellement la meilleure génération de joueurs de tennis de tous les temps, il y a une contradiction à vouloir blâmer l’insuccès des uns sur la présence d’autres quand plus d’une fois sur deux ce ne sont pas les seconds qui éliminent les premiers.

Contradiction qui rend nulle la plainte du premier et consternante la position du second. Nulle la plainte du premier car on ne peut pas dire comme le fait Tsonga qu’on est rarement récompensé quand on joue à une période ou tels joueurs sont présents, quand par ailleurs on est si peu souvent capable in fine de parvenir ne serait-ce qu’au stade où on aurait à les rencontrer. Et consternante la position du second car on ne peut pas polluer l’antenne de quiz et autres statistiques sans liens directs (autre que le fait de porter sur le sport dont il est question) avec les matchs à l’antenne comme Bertrand Milliard le fait lors des rencontres qu’il commente et ne pas savoir par ailleurs (ou pire comprendre si jamais il a connaissance des éléments qu’on a exposé) que le joueur qui fit naître sa réflexion n’a pas de raison de se plaindre de son insuccès au seul motif qu’il invoque.

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  1. Les 9 défaites de Tsonga en grand chelem depuis l’open d’Australie 2008 face à des adversaires autres que Federer, Nadal, Djokovic ou Murray :
    US Open 2008 : Tommy Robredo (ESP): 6-7(2), 2-6, 3-6
    Open d’Australie 2009: Fernando Verdasco (ESP): 6-7(2), 6-3, 3-6, 2-6
    Roland Garros 2009: Juan Martin Del Potro (ARG): 1-6, 7-6(5), 1-6, 4-6
    Wimbledon 2009: Ivo Karlovic (CRO) 6-7(5), 7-6(5), 5-7, 6-7(5)
    US Open 2009: Fernando Gonzalez (CHI) 6-3, 3-6, 6-7(3), 4-6
    Roland Garros 2010: Mikhail Youzhny (RUS) 2-6 abandon
    Open d’Australie 2011: Alexandr Dolgopolov (UKR) 6-3, 3-6, 6-3, 1-6, 1-6
    Roland Garros 2011: Stanislas Wawrinka (SUI) 6-4, 7-6(3), 6-7(5), 2-6, 3-6
    Open d’Australie 2012: Kei Nishikori (JAP) 6-2, 2-6, 1-6, 6-3, 3-6.

  2. Les 19 défaites de Tomas Berdych en grand chelem (avec un classement dans les 25 premiers mondiaux) contre des adversaires autres que Federer, Djokovic, Nadal ou Murray :
    Open d’Australie 2006: Gilles Simon (FRA) 3-6, 2-6, 6-4, 2-6
    US Open 2006: James Blake (USA) 4-6, 3-6, 1-6
    Open d’Australie 2007 Nikolay Davydenko (RUS) 7-5, 4-6, 1-6, 6-7(5)
    Roland Garros 2007: Guillermo Garcia-Lopez (ESP) 5-7, 4-6, 4-6
    US Open 2007: Andy Roddick (USA) 6-7(6), 0-2 Abandon
    Roland Garros 2008 Michael Llodra (FRA) 3-6, 6-4, 7-5, 3-6, 4-6
    Wimbledon 2008: Fernando Verdasco (ESP) 4-6, 4-6, 0-6
    US Open 2008: Sam Querrey (USA) 3-6, 1-6, 2-6
    Roland Garros 2009: Simone Bolelli (ITA) 4-6, 4-6, 7-5, 6-4, 3-6
    Wimbledon 2009: Andy Roddick (USA) 6-7(4), 4-6, 3-6
    US Open 2009: Fernando Gonzalez (CHI) 5-7, 4-6, 4-6
    Open d’Australie 2010: Evgeny Korolev (KAZ) 4-6, 4-6, 5-7
    Roland Garros 2010: Robin Soderling (SUE) 3-6, 6-3, 7-5, 3-6, 3-6
    US Open 2010: Michael Llodra (FRA) 6-7(3), 4-6, 4-6
    Roland Garros 2011: Stephane Robert (FRA) 6-3, 6-3, 2-6, 2-6, 7-9
    Wimbledon 2011: Mardy Fish (USA) 6-7(5), 4-6, 4-6
    US Open 2011: Janko Tipsarevic (SER) 4-6, 0-5 Abandon
    Roland Garros 2012: Juan Martin Del Potro (ARG) 6-7(6), 6-1, 3-6, 5-7
    Wimbledon 2012: Ernests Gulbis (LET) 6-7(5), 6-7(4), 6-7(4)

Federer éliminé du tournoi de Wimbledon, Résultats quarts de finale Hommes

30 juin 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2010

Vous pouvez consulter ici les rĂ©sultats masculins des quarts de finale du tournoi de tennis de Wimbledon, Ă©dition 2010. C’est un tableau complet avec des liens vers chacun des tours et parties de tableau. Wimbledon est le troisième des 4 grands chelems de l’annĂ©e (ont prĂ©cĂ©dĂ© l’Open d’Australie et Roland Garros et suivra l’Us Open).

1er Tour Tableau 1 2 3 4
2ème Tour Tableau 1 2
16ème de Finale
8ème de Finale
Quart de Finale
Demi Finale
Finale
Roger Federer (1) 4 6 1 4
v                        voir ci-dessous Tomas Berdych
Tomas Berdych (12) 6 3 6 6
Novak Djokovic (3) 6 6 6 Novak Djokovic
v
Yen-Hsun Lu 3 2 2
Jo-Wilfried Tsonga (10) 7 6(5) 2 2
v Andrew Murray
Andrew Murray (4) 6(5) 7 6 6
Robin Soderling (6) 6 3 6(4) 1 Rafael Nadal
v
Rafael Nadal (2) 3 6 7 6

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Roger Federer s’est inclinĂ© face Ă  Tomas Berdych en 4 sets, 6-4 3-6 6-1 6-4.

Statistiques du Match
Federer Berdych
% de 1er service 68 % 58 %
Aces 14 12
Double fautes 1 6
Fautes non provoquées 18 23
Pts gagnés sur 1er service 70 % 82 %
Pts gagnés sur 2d service 49 % 44 %
Coups gagnants (dont service) 44 51
Pts gagnés sur service adverse 34 % 37 %
Balle(s) de break convertie(s) 1/8 (13 %) 4/6 (67%)
Approche vers le filet (% de réussite) 66 % (25/38) 67 % (20/30)
Total de points gagnés 118 127
Service le plus rapide 204 km/h 222 km/h
Vitesse moyenne du 1er service 190 km/h 208 km/h
Vitesse moyenne du 2d service 163 km/h 159 km/h
Source : wimbledon.org

Cette rencontre a durĂ© 2 heures et 35 minutes. Le suisse perd gros au classement. Vainqueur l’an passĂ© au dĂ©pens d’Andy Roddick, il avait Ă  ce titre 2000 points ATP Ă  dĂ©fendre. Avec son parcours de quart de finaliste, il perdra 1640 points (les 360 points gagnĂ©s moins les 2000 qu’il avait Ă  dĂ©fendre) au prochain classement ATP Ă  paraitre lundi prochain. Il comptera ainsi Ă  compter de cette date 6885 points (8525 – 1640).

Il sera passĂ© au classement par Novak Djokovic qui avec  une demi finale (il s’est qualifiĂ© face Ă  Yen-Hsun Lu, voir ci dessus) comptera au minimum 6905 points (grâce aux 720 points dĂ©jĂ  gagnĂ©s sur ce Wimbledon comparĂ©s aux 360 de l’an passĂ© qu’il avait Ă  dĂ©fendre en vertu de son parcours de quart de finaliste) lors du prochain classement.

Si vous voulez en savoir plus sur les points ATP, consultez ce lien qui explique la situation.

Federer Roger

18 novembre 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans f

Vous trouverez ici une fiche du joueur de tennis suisse Roger Federer comportant une analyse de son jeu mais aussi des informations plus classiques comme sa date de naissance (et son lieu), le nom de son entraineur, sa taille, son poids, s’il joue son revers Ă  une ou deux mains ou encore depuis quand il est professionnel.

Fiche d’identitĂ©
federerfiche Nom:

Date de naissance (+ lieu)

Lieu de résidence

Taille

Poids

Droitier ou gaucher

Revers Ă 

Professionnel depuis

Entraineur

Federer

08/08/81 à Bâle

Oberwill (Suisse)

1m85

80kg

droitier

1 main

1998

Ivan Ljubicic/Severin LĂĽthi

Analyse
Vous voulez rĂ©aliser l’analyse du jeu de Roger Federer? Postez votre contribution (accompagnĂ© de votre nom, prĂ©nom) dans l’espace rĂ©servĂ© ci dessous ou Ă  l’adresse suivante: contre.attaque@yahoo.fr . Nous publierons vos meilleures contributions.
Palmarès en grand chelem

Quand la finale en question a fait l’objet d’un article, un clic sur l’annĂ©e vous dirigera vers ce dernier.

Vainqueur Finaliste
Open d’Australie en 2004, 2006, 2007, 2010, 2017 en 2009
Roland Garros en 2009 en 2006, 2007, 2008, 2011
Wimbledon en 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2009, 2012, 2017 en 2008, 2014, 2015
US Open en 2004, 2005, 2006, 2007, 2008 en 2009, 2015

Del Potro l’emporte sur Federer

15 septembre 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2009, US OPEN

Juan Martin Del Potro a remporté son premier Us Open en sortant vainqueur du duel qui l’opposa au suisse N°1 mondial Roger Federer. Une victoire en 4h06 et 5 sets 3-6 7-6 (5) 4-6 7-6 (4) 6-2.

Ce dernier aura conclu cette année en grand chelem comme il l’a débuté en craquant dans la dernière manche perdue finalement 6-2. Le manque de lucidité aura été double pour le champion suisse mais son niveau physique à l’entame du dernier set lui permettait-il une alternative au jeu finalement pratiqué c’est une interrogation à ne pas éluder.

delpotroCe match aura été un match à suspense. Pensez plutôt Federer mena 6-3 5-4 30-0 avant de perdre la deuxième manche au jeu décisif. Puis Del Potro mena 4-3 service à suivre dans la manche 3 qu’il perdit finalement ne marquant plus un jeu dans ce set. Il fit ensuite face à des balles de break en début de 4ème set avant de breaker le premier puis de se faire reprendre pour finalement l’emporter au jeu décisif. Dans la 5ème manche enfin il l’emportait prenant le service de Federer à deux reprises alors qu’il ne poussait plus au service. Mais il fit alors, lui, l’essentiel c’est à dire mettre la balle dans le court et se concentrer sur son engagement, une fois l’avantage pris, jusque le dernier break qui conclut ce match.

Nous n’avons rien contre la contextualisation : la preuve, nous même nous y exercions hier soir après le match entre Del Potro et Nadal. Seulement il y a contextualisation et tromperie et le discours tenu par Viard, l’air de ne rien y toucher, allait au delà de la mise dans le contexte. Car si il est vrai que Del Potro a bénéficié de 62 fautes directes de son adversaire (sur 180 points remportés) il en a commis pour sa part 60 (pour 172 points marqués par le suisse). Dire la première chose sans la seconde c’est orienter le débat.

Idem sur le point du service : dire que comme en début d’année, contre Nadal, Federer s’est incliné avec un temps de pourcentage en première faible c’est lire les faits mais ce n’est pas questionner le pourquoi de ses faits : et à constater depuis plusieurs années la supériorité à l’échange de Nadal, et les retours de Del Potro dans ce match on comprend pourquoi le suisse a envie de servir des premières et des bonnes.

Ce qu’il faut dire c’est que Federer a très bien débuté ce match, alternant slices défense, contre ou attaque avec prise précoce de la balle pour une finition des points au filet que ce soit au bluff ou après des attaques dignes de ce nom.

Parce que sur ce dernier point Del Potro fut plus d’une fois décevant dans la première partie du match, beaucoup moins par la suite et cela ne fut pas neutre on pense par exemple à la fin du deuxième set.

Ce qu’il faut dire aussi c’est que à mesure que le match avança, Del Potro joua plus long et cela eut une incidence sur ce qui lui revenait. Il eut un peu plus de temps, commit moins d’erreur et prit confiance en ses coups. Au service il n’eut pas tout le match l’approche uniforme du premier jeu du match où il semblait faire une fixation sur le revers du suisse.

C’était bon pour l’argentin, nettement moins pour le suisse qui était plus en peine pour contenir son adversaire ce qui contribua à la longue à rendre moins efficace son jeu de défense.

Vouloir faire la différence au service c’est bien, n’y pas réussir c’est autre chose et on ne peut nier que servir 47% de première ne contribue pas à fatiguer son homme. Mais c’est directement lié à l’adversaire et on ne peut pas soutenir que ce dernier ait fini plus frais que le suisse dans ce domaine, les arguments et exemples suivront en fin d’analyse du match :

Set 1 :

Les craintes qu’on pouvait nourrir pour Del Potro sont justifiées dans ce premier set :

-son coup droit le handicape à double titre en ce que la balle de Federer, qui s’appuie sur la sienne un comble, revient plus vite que celle de Nadal. Moins haut aussi : ce manque de temps l’amènera à faire des fautes mais aussi à Federer de rééquilibrer l’échange (à 40-30 4-2) ou mieux de pouvoir s’appuyer sur la balle adverse mais de l’intérieur du terrain pour par exemple monter ensuite.

-Au service et à l’échange il a tendance à forcer face à la défense que lui oppose son adversaire. Il débutera ainsi de manière catastrophique avec 29% de première sur le premier jeu. Cela plus une orientation revers contribuera à lui coûter le break d’entrée.

À notre décompte on quantifia 9 retour en slice sur ce premier jeu où furent disputé 14 points. Ce slice, Federer l’alternait avec d’autres types de coups tel le lift quand il ne contrait pas en prenant la balle tôt. Plus d’une fois dans ce set il sliça, puis contra et sur la balle courte qui suivait montait en prenant tôt : plus d’une fois aussi ses montées ne furent pas des plus tranchantes, mais Del Potro fut alors insuffisant dans l’exercice du passing. Il ne passait pas en deux temps à 15-15 dans le jeu 2 pour une illustration.

Pour d’autres exemples de ce que nous avons évoqué ci avant :

Ce point Ă  40-40 oĂą Del Potro fit la faute en coup droit. Puis le suivant avec un retour en slice, puis du lift puis du slice et enfin un passing en 3 temps. Federer menait 2-0.

Le suisse ne perdit jamais plus de 2 points par jeu de service et il ne concéda donc pas son service dans cette première manche (avec un pourcentage de première à 37%). Il eut d’autres occasions de breaker :

mais à 4-1 30-40 faisait une faute en coup droit, une de ses 3 dans ce set. Dans la foulée Del Potro servait deux aces : 4-2. en 40 minutes.

Et à 5-2 s’il se détacha 0-40 (coup droit « dévissé », slice puis contre puis montée sur balle courte et volée dans le replacement, et une faute directe sur un coup droit forcé) Del Potro servit un ace, terminait en smash le point suivant avant de se sortir de deux slices (un long et un autre court) pour finir au filet pour revenir à 40-40. Ensuite il passait Federer sur une de ses montées en chaussette et d’un ace revenait à 5-3.

Le suisse confirmait son break une dernière fois dans ce set : 6-3 en 40 minutes.

Set 2 :

Le second set démarra de façon catastrophique pour l’argentin : qui réalisa 4 fautes directes, dont deux doubles fautes pour concéder son service d’entrée. Le jeu baissa en qualité les deux joueurs faisant des fautes (10 en coup droit dans ce set pour Federer). Del Potro confirmait ses problèmes du premier set et à forcer commettait des erreurs :

Il eut ainsi deux balles de débreak à 1-2 mais Federer les écarta via des coups frappés dans le replacement de son grand adversaire. Et à d’autres temps de ce jeu 4 Del Potro faillissait en coup droit (2 fois) et revers à chaque fois à 40-40.

« Idem » à 3-2 service Federer (il fit deux fautes en coup droit) alors qu’il s’était détaché en passant Federer en 2 temps à 0-15.

De son coté il eut à écarter des balles de double break, à 3-1. Deux pour être précis suite à des coups ratés sur des slices adverses. Mais sur la première il surmonta cette équation et sur la seconde Federer enchaîna slice et contre en coup droit coté revers : sans réussir.

On se retrouva donc à 5-4 pour le numéro 1 mondial

Il faut ici s’élever en faut contre l’idée que le suisse a perdu cette manche à cause de son service. Bien sûr faire des aces aident, servir des premières (ceteris paribus) aussi. Mais ici ce n’est pas comme si Del Potro avait fait 4 retours gagnants. Le numéro 1 mondial se détacha même à 30-0 via  un second service kické extérieur à … 135 km/h.

Mais ensuite il prit le filet d’assaut à l’échange mais derrière des coups insuffisants. Cela avait dans l’ensemble marché jusque là mais (dans cette configuration) la faute à son adversaire. Là, Del Potro trouvait enfin la mire et lobait gagnant (30-30) puis passait le suisse d’un coup droit long de ligne avant de réaliser un nouveau passing pour égaliser à 5-5.

Le set se concluait au jeu décisif. Del Potro l’entamait au service, allait montrer des signes inquiétants mais dans la lignée globale du set (2 fautes à 1-0 pour lui un smash qui sort à 6-3 en sa faveur) mais Federer n’avait pas été en reste avec 3 fautes de coup droit dont deux après un slice initial. Le dernier suivit le service à 3-3. Del Potro faisait le reste avec 3 coups gagnants (deux en coup droit sur du slice et un en revers) dont un pour finir ce set : 7-6 (5) en 69 minutes

Set 3 :

Dans ce set l’argentin se montra intraitable sur ses 3 premiers jeux de service, n’y concédant qu’un point en 3 mises en jeu. Il mit la pression sur Federer qui à 1-1 fera face à 1 balles de break : mais à cet instant comme plus tôt dans ce jeu à 15-15 et plus tard à égalité Del Potro réalisa des erreurs qui ne lui permirent pas de passer devant.

Et de 13 pour Federer

9 septembre 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2008, US OPEN

usopenRoger Federer a remporté son 13ème titre du grand chelem, son 5ème consécutif à New-York. Pour ce faire il aura battu Andrew Murray 6-2 7-5 6-2 en 1h51. Un Andy Murray qui n’aura pas su aligner un 3ème jour consécutif au niveau qui l’avait vu la veille et l’avant veille éliminer le n°1 mondial Rafael Nadal.

En résultat une finale tronquée, pas au niveau qu’on aurait pu espérer entre ces deux joueurs.

Set 1 :

Le premier set est dominé par Federer. Un Federer précis au service, décisif en coup droit et comme on peut l’attendre on défense quand il est physiquement capable de se déplacer comme il l’a fait hier.

De son coté, et comme il l’avait fait contre Nadal en demi finale, Murray se plaça loin de sa ligne au retour de service. Cela lui permit de renvoyer beaucoup des services de Federer (= éviter les aces notamment). Mais s’il ne le faisait pas de façon profonde, il ne se donnait que peu de chance de remporter le point. Dans ce secteur comme dans d’autres, coup droit et revers son meilleur coup, il fut trop défaillant.

Murray Ă©tait touchĂ© physiquement tout simplement et tout son jeu en fut affectĂ©. Cela signifia aussi son service (qu’il frappa mois fort en moyenne d’environ 4 km/h en première comme en seconde ce qui peut difficilement ĂŞtre lu comme une tactique). Il engagea l’échange moins dominant qu’il ne pouvait l’être les deux jours prĂ©cĂ©dents en demi et fit donc plus de fautes.

Avec un tel passif et un très bon Federer il n’avait aucune chance. Ce premier set le confirma.

Il sauva une balle de break à 2-1 mais à 3-2, une faute directe ajoutée à une double faute le plaçait à 0-30. A 15-30 Federer forçait son adversaire à jouer le coup de plus mais sans pouvoir contrer. Nul besoin de cela, Murray effectuant une faute en revers. A 15-40, une faute directe en coup droit permettait à Federer de se détacher. Federer breakait une nouvelle fois à 5-2.

Mal placé, Murray ratait un premier revers.0-15. A 15-15 Federer défendait puis contrait avec son coup droit.15-30. Un nouveau coup droit gagnant lui offrait deux balles de set. Murray effaçait la première d’un service gagnant mais pas la seconde. Federer ouvrait le jeu en cherchant via un coup droit long de ligne le revers de son adversaire qui faisait la faute. 6-2.

2ème set :

Ce set vit d’abord Federer poursuivre sur sa lancée. Il gagnait son engagement puis breakait Murray. D’un coup droit gagnant il était d’abord revenu à égalité. Avant d’ensuite se procurer une balle de break. Sur la défensive, il remisait mais Murray finit par faire la faute en coup droit en raison d’un placement défectueux alors qu’il avait tourné son revers. Enfin, sur la balle de break, il sliça à trois reprises pour temporiser avant d’attaquer long de ligne en tournant son revers. Murray remisa croisé mais Federer attaquant gagnant de façon croisé toujours avec son coup droit.

Notons que Federer jusque là n’avait pas été gêné par les balles de Murray. Celles-ci étaient ou trop peu bombées ou sans effets suffisants pour gêner le suisse que ce soit en coup droit ou en revers, ou elles étaient trop courtes.

A 2-0, Murray revint dans la partie moins parce qu’il joua un peu mieux que parce que Federer (via une baisse d’implication physique que son jeu ne peut pardonner) commença à faire plus de fautes.

Disons aussi qu’une addition de plus de première balle de service, ajouté à 1 une panne dans ce secteur coté adverse participa à relançer l’écossais. Cela lui permit de se montrer offensif mais là encore cela était plus le résultat de balle qu’il pouvait attaquer de façon précoce dans l’échange que d’un changement de stratégie.

Il revenait ainsi à 2-1 en breakant le numéro 2 mondial. Qui faisait une faute en coup droit. 0-15. Murray attaquait long de ligne pour mener 0-30. Puis retournait gagnant sur seconde. 0-40. Federer tentait alors un service volée. Un retour dans les pieds testaient la volée du suisse qui se trouvait passé en deux temps.2-1. Revenu à hauteur, Murray allait se montrer menaçant sur 4 jeux de service consécutif du suisse mais s’en en tirer avantage. Il n’allait pas s’en remettre.

Dans le jeu 5, et via 2 fautes directes de Federer en coup droit ajouté à une attaque trop court que Murray sanctionna d’un passing que Federer ne sut remettre au delà du filet, l’écossais disposait de 3 balles de break. Mais il n’en convertit aucune Federer menait 3-2.

Dans le jeu 7 il mena 15-30 mais commit alors une grossière forte en coup droit. A 30-30, Murray jouait court, Federer le punissait d’un coup droit gagnant dans le contre-pied. Un service gagnant et le suisse faisait passer la marque à 4-3 en sa faveur.

Dans le jeu 9, il revint de 30-15 à 30-30. Une attaque médiocre de Federer ayant vu Murray passer le suisse montée à la volée. Mais à 30-30 il commit une nouvelle faute grossière en coup droit. A 40-30, Federer servait coup droit de Murray de façon gagnante. Il menait 5-4.

De son coté, puisque nous n’en avons dit mot pour l’instant, Murray ne fut pas inquiété sur son service (signalons semble-t-il une douleur au genou ressentie à 3-3 15-15) où il ne concéda qu’un point par jeu de 2-1 à 5-5.

Dans le jeu 11, Murray se retrouva de nouveau à 30-30 mais deux nouvelles fautes plaçaient Federer en tête. Murray servait alors à 6-5 pour ne pas se retrouver mener 2 sets à 0.

Federer qui avait donc été menacé dans ce set après un bon départ, gomma les fautes dans ce dernier jeu. Il le domina ainsi outrageusement. Murray était pris dans son placement sur un retour au centre.0-15. Un nouveau retour fort au centre donnait l’avantage à Federer qui finissait le point d’une volée de revers gagnante. 0-30. Murray coinçait de nouveau en première. Federer y alla d’un « chip and charge» (= il monta au filet au retour d’un slice). Il termina cette initiative via deux smashs.0-40. Un passing coup droit de Federer et ce dernier empochait la seconde manche 7-5.

3ème set :

D’un coté dans cette dernière manche, un Murray battu : l’écossais sait qu’il a laissé passer sa chance et que physiquement il n’est pas armé pour battre en 5 manches son adversaire. De l’autre un Federer qui déroule.

Statistiques du Match
Federer Murray
% de 1er service 59 % 56 %
Aces 3 3
Double fautes 0 3
Fautes non provoquées 33 28
Pts gagnés sur 1er service 79 % 51 %
Pts gagnés sur 2d service 45 % 47 %
Coups gagnants ( dont service) 36 16
Pts gagnés sur service adverse 51 % 35 %
Balle(s) de break convertie(s) 7/10 (70 %) 2/5 (40%)
Approche vers le filet (% de réussite) 70 % (31/44) 64 % (7/11)
Total de points gagnés 94 68
Service le plus rapide 203 km/h 214 km/h
Vitesse moyenne du 1er service 183 km/h 174 km/h
Vitesse moyenne du 2d service 148 km/h 132 km/h
Source : usopen.org

Il existe un moyen de tester la résolution de son adversaire. Le tester très rapidement dans l’échange. 2 retour-volée ajouté à une double faute et Federer menait 40-0 sur le service de l’écossais. Sur le point suivant c’est Murray qui montait sur un coup d’attaque médiocre. Cette invitation à la punition ne fut pas déçue. Federer menait 4-0 et prenait la pour 2ème fois blanc le service de son adversaire dans ce set.

A 5-0 Murray « sauvait » l’honneur pour emporter un jeu (5-1).

Avant d’en remporter un second Federer sortant la machine à faute d’un dernier set loin d’être captivant. 2 fautes directes, un murray offensif qui finit cette fois le point et une ultime faute du suisse juste après son service.5-2.

Federer breakait dans le jeu suivant. Deux attaques dans le contre pied, puis deux smashs lui donnaient le point de la victoire. 6-2.

Il remportait son 13ème titre du grand chelem. Le suisse n’a pas laissé passer la fenêtre ouverte par l’«absence» (entre guillemets car à voir Murray aujourd’hui on ne pouvait s’empêcher de penser qu’il avait encore dans les pattes et dans la tête son match en demi face à l’espagnol) de Nadal. Une ou deux autre comme cela et il égalera ou dépassera le record de 14 titres à ce niveau de Pete Sampras.

Federer (vs Djokovic) se qualifie pour la finale

6 septembre 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2008, US OPEN

usopenLe suisse Roger Federer s’est qualifié pour la finale de l’Us Open 2008. Il a éliminé en 4 manches, 6-3 5-7 7-5 6-2 un intermittent Novak Djokovic. Il l’a payé au prix fort. Une victoire méritée pour un suisse qui disputera Lundi sa 3ème finale de grand chelem de l’année (après Roland Garros, Wimbledon et l’Us Open donc). Il y retrouvera ou Andy Murray (qui affrontait Rafael Nadal) qui menait 2 sets à 0 mais avait concédé un break quand la partie s’arrêta à cause de la pluie dans la 3ème manche.

1er set :

Selon les statisticiens de l’us Open, Federer ne commit que 3 fautes directes dans cette première manche. Son coup droit fonctionnait bien, et son service lui offrait des points gratuits. Il n’empêcha que Djokovic fut le premier le plus dangereux.
Après un passing il se retrouva mené 15-30 dans le 3ème jeu. Mais Djokovic dans cette première manche fut plus d’une fois surpris dans son placement la faute à un déplacement suspect et une concentration qui n’est plus celle qui a vu Djokovic atteindre la place, N°3, qu’il occupe aujourd’hui au classement Atp.
C’était le cas sur le point suivant, pris qu’il fut sur un revers au centre. A 30-30 le filet ralentissait une de ses attaques. Federer passait en deux temps. A 40-30 un service gagnant donnait le jeu au suisse. 2-1.
Le suisse qui sembla revenir aux bases de son jeu : le contre et la défense (alors qu’à la volée, la faute souvent à des coups d’approche insuffisants, il fut peu en réussite : 5/10 dans le premier set). Face à un adversaire manquant de précision, cela allait payer.
A 2-1 un contre de coup droit lui permit de se détacher à 15-40. Un coup droit gagnant lui permit de se détacher à 3-1. A partir de ce moment là, Djokovic gagna certes ses jeux de service plus facilement (il ne perdit qu’un point sur chacun d’entre eux) mais le suisse se concentrait en priorité sur son service. Cela ne fit rien pour la qualité du spectacle. Mais l’essentiel n’est pas là en sport.
A 5-3, quand il servit pour le set, il se faisait reprendre à 15-15 après une volée de coup droit dans le filet. Mais deux services gagnants, dont un ace, lui permettaient de se procurer deux balles de set. Il concluait à la première, en effectuant un enchaînement service au T (qui fixa son adversaire au centre du court) avec un second coup frappé décroisé en coup droit. 6-3.

2ème set :

Djokovic joua mieux dans ce deuxième set. Son service est plus efficace (notamment son service extérieur), ses coups furent plus précis. Il tint mieux l’échange. Dés lors Federer commit plus de fautes. Il se faisait logiquement breaké, après un premier jeu de service difficile, à 2-1 en sa faveur.
A 2-1 une faute le plaçait à 0-15.Djokovic le passait ensuite en 3 temps.0-30. Un service extérieur suivit d’un coup coté opposé le ramenait à 15-30. Mais sur le point suivant, le serbe le domina à l’échange. Federer faisait du droite gauche mais sans pouvoir contrer. Un smash de Djokovic mettait fin à l’échange. Lors de l’échange suivant, Djokovic était le premier à ouvrir après un échange dans la diagonale coup droit. Federer effectua alors une faute en revers. Djokovic menait 3-1.
Il confirma ce break pour mener 4-1.
Mais 3 fautes à 4-2, celle-ci attestant d’une nouvelle baisse de régime et de concentration, ajouté à une attaque long de ligne de federer ramenèrent le suisse dans le set. Les deux joueurs conservaient leur engagement jusque 6-5. A ce moment, Djokovic s’empara du service de Federer pour revenir à 1 manche partout.

Cela commença par une bonne défense. Il remit un smash de Federer avant de tenter un passing. La volée du suisse resta dans le filet. Deux fautes directes, en coup droit puis en revers du n°2 mondial permettaient à Djokovic de mener 0-40 et de disposer de 3 balles de set. La troisème fut la bonne, Federer commettant une faute sur son second coup de raquette. 7-5.

3ème set :

Dans ce set, on eut plusieurs tendances :

Statistiques du Match
Djokovic Federer
% de 1er service 65 % 64 %
Aces 6 20
Double fautes 5 1
Fautes non provoquées 47 28
Pts gagnés sur 1er service 71 % 76 %
Pts gagnés sur 2d service 45 % 60 %
Coups gagnants ( dont service) 43 51
Pts gagnés sur service adverse 30 % 38 %
Balle(s) de break convertie(s) 2/4 (50 %) 5/12 (42%)
Approche vers le filet (% de réussite) 62 % (24/39) 60 % (18/30)
Total de points gagnés 114 135
Service le plus rapide 204 km/h 209 km/h
Vitesse moyenne du 1er service 185 km/h 187 km/h
Vitesse moyenne du 2d service 145 km/h 151 km/h
Source : usopen.org

La première, qui dura 3-4 jeux vit un Djokovic inconstant, commettant des erreurs d’appréciations dans ses choix ou des fautes de placement. C’est ainsi que par exemple dans le premier jeu il se trouva mener 30-40 après une faute en revers qu’il avait frappé sans être bien placé pour cela. Mais il tint son service. Dans le jeu suivant on retrouva cette attitude quand il s’arrêta de jouer alors que sa balle était pourtant bonne pour se retrouver mener 30-0. A 1-1, il commettait une double faute en début de jeu puis un amorti raté qui ramena Federer à 40-40. Il réalisa alors une nouvelle double faute. Mais Federern comme dans le deuxième set, n’était plus aussi précis qu’il avait pu l’être dans le premier. Sur une seconde il expédiait un slice dans le filet. Avant de faire deux fautes en coup droit puis en revers qui laissèrent Djokovic dans la partie.

Une deuxième (tendance dans ce troisième set) où il gagna alors ses jeux de service plus facilement jusque 5-5 (en ne concédant que 1 point par engagement). De son coté Federer fut plus mis à l’ouvrage par un Djokovic à la constance qu’il nous a habitué. Le suisse commettait aussi plus de fautes. Il dut ainsi passé par plusieurs égalité pour remporter le jeu 4, remonter un handicap de 0-30 au jeu 6, servir à 30-30 au jeu 8. Mais son service fut très performant et l’aida dans ses circonstances.
Une troisième ou Djokovic retomba dans ses travers ce qui permit à Federer d’arracher ce set.
A 5-5, Djokovic fut d’abord contré d’un revers long de ligne après un rally. A 0-15 il appuyait sur le revers de Federer et menait ensuite 30-15. Mais une faute sur son second coup de raquette, puis une autre en coup droit donnait au suisse l’occasion de mener 6-5. Une attaque de Djokovic touchait la bande du filet. Federer le passait long de ligne en revers. Il menait 6-5.
Sur la défensive, Federer punissait un smash trop tendre de Djokovic pour le contrer avec ce même coup mais du fond du court. Il menait 15-0. Alternant le bon et le médiocre, Djokovic revenait à 15-15 d’un retour gagnant avant de mettre un retour dehors. A 30-15, Federer effectua un service gagnant avant de conclure au filet la manche. 7-5.

4ème set :

Ce set est le meilleur de Federer. Il breaka deux fois Djokovic au jeu 5 et 7. Le serbe avait déjà sauvé deux occasions lors du jeu 1. Le suisse fut étincelant au service où il se montra capable de varier tout en parvenant à signer des aces, que ce soit au T ou extérieur.
Djokovic est battu, et si sa résistance lui fit honneur, l’issue une fois le 3ème set perdu ne faisait plus de doute chez un joueur atteint physiquement et dans l’ensemble incapable de rester au niveau de concentration requis pour son jeu et à ce stade de la compétition.
Federer alternait lui point de défense (à 2-2 15-15 ; à 2-4 30-40), variation avec du slice que ce soit au retour (à 2-4 15-15 et 15-30) des attaques de coup droit gagnante que ce soit coté coup droit ou en tournant son revers (premier point à 1-0,à 15-0 au jeu 5). C’est d’ailleurs sur un coup droit pris coté revers et frappé long de ligne qu’il termina ce match.6-2

Il disputera lundi sa 5ème finale consécutive à New-York.