Montpellier vs Bordeaux Analyse

8 aoĂ»t 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

Montpellier l’a emporté 1 à 0 face à Bordeaux à l’occasion de la première journée du championnat de ligue 1, saison 2010-2011.
Les joueurs de René Girard auront pris l’avantage en début de seconde période, suite à un coup franc montpellierbordeauxobtenu par S.Camara, tiré par Estrada et victorieusement dévié par Bocaly.
Avant et encore plus après ce fut insuffisant du cotĂ© de ceux de Tigana qui pĂ©chèrent notamment sur le plan technique. Ils montrèrent aussi, ce qui n’est pas nouveau (si l’on pense au Bordeaux de l’an passĂ© par exemple), des difficultĂ©s pour s’exprimer face Ă  une Ă©quipe dĂ©fendant dans son camp. Et cela fut encore plus le cas avant le but qu’après. D’oĂą peut ĂŞtre une explication Ă  ce jeu qui se dĂ©lita nettement autour de l’heure de jeu. Pour mettre Ă  mal la jeune dĂ©fense montpelliĂ©raine (Stambouli-Yangambiwa) il aurait fallu d’avantage la mettre Ă  l’épreuve qu’elle ne le fut.
Des circonstances atténuantes il y en a, à commencer par une ligne défensive où dans quelques semaines seul restera le latéral gauche Tremoulinas.
Montpellier se disposa en 433 dans cette rencontre. Offensivement il y eut une volonté d’exploiter la largeur en procédant à des changements de coté (ainsi ces gauche droite : 2 ;29 ;35 ;43). Dans ce domaine, Estrada fut intéressant en ce qu’il se permit à son équipe de réaliser via une passe (longue) ces changements de coté. On eut aussi des centres (2,4,10,11,37,39). Il y eut enfin la recherche de Giroud via des ballons longs (3 ;17 ;23 ;25 ;31 ;38) pour du jeu dos au but.
Défensivement Montpellier opta pour un replis (21 ;22 ;28 ;29 ;41) à la perte du ballon et sembla vouloir (à l’exception de Giroud) attendre aux environs du rond central pour commencer à éventuellement gêner la relance bordelaise. On peut y voir au moins deux choses. D’une part la volonté de resserrer les espaces au milieu (ce qu’ils pouvaient faire en excluant l’idée d’un pressing haut) tout en faisant face au jeu. D’autre part d’inciter Bordeaux où à relancer via des joueurs qui ne sont pas les meilleurs relançeurs du monde (Diarra, Fernando, Savic) ou à inciter Bordeaux à jouer long, Cavenaghi et Gouffran aux avant-postes ne répondant pas trop ni l’un ni l’autre au profil de l’attaquant pivot.

Statistiques (Bordeaux)
Tirs 9
Tir cadré 1
Hors-jeu 0
Corner(s)
1
Possession 58
source: lfp.fr

Bordeaux joua pour sa part dans un 442 en losange. Si les bordelais eurent beaucoup le ballon, l’usage qu’ils en firent laissa à désirer. Non pas qu’il n’y eut pas de bonnes choses. Mais ce fut trop rare pour que cette possession fusse vraiment positive sur le long terme. En quoi consistèrent les bonnes phases bordelaises ? À jouer vers ses latéraux (via des transversales sur demi-terrain ou pas) pour impliquer dans un second temps des milieux de terrain lancés.
Le problème c’est que cela implique plusieurs joueurs et qu’une erreur à la passe aurait exposé à des contres. Et que dans ce contexte on vit à plusieurs reprises Gourcuff décrocher pour jouer ces ballons. Et si le milieu français se trouvait à la relance il n’était plus par définition proche de ses attaquants. C’est deux des problèmes du 442 en losange. Il suppose un joueur de qualité à la passe pour la première relance et il est fort dépendant de l’apport des latéraux. De telle façon que si ces derniers sont peu trouvés ou peu disponibles, il ne reste plus comme solution que le jeu dans l’axe avec les problèmes que cela peut poser sur le plan technique avec le nombre de joueurs des deux équipes s’y trouvant.
Défensivement le 442 en losange, par cette occupation axiale, expose sur les cotés si l’adversaire y vient à 2 contre le latéral et que le coulissage n’a pu s’opérer. Ce qui était une possibilité. Elle ne fut que plus importante de par la volonté des bordelais de se déplacer latéralement dans la zone où se trouvait le ballon ce qui ouvrait encore plus qu’au départ sur le papier (avec chaque joueur gardant sa zone) cette solution à Montpellier.

La première occasion fut montpelliéraine.

Suite à une touche, S.Camara se mit en protection du ballon ce qui permit à Bocaly de centrer. Giroud, avec un Savic battu reculant vers lui, reprit de la tête de l’extérieur des 6 mètres. Sans pouvoir cadrer (4).
La réponse bordelaise partit de Gourcuff. Sa transversale fut prolongé par Sane qui avait pris son couloir pour Wendel devant lui. Ce dernier opta avant la ligne de corner pour un centre en retrait. Ce fut sinon trop précoce du moins pas assez en retrait et Jourdren put intervenir (9).
Coté opposé on retrouvait le latéral droit Bocaly. Qui centra du gauche. Sané se manqua dans sa volonté d’intercepter de la tête et Kabzé hérita du ballon. Il tira du gauche, Savic repoussa. Il récupéra puis se faufila entre deux joueurs, toujours dans la surface. Après ce mouvement il tomba, mais Sané n’avait rien fait de répréhensible et l’arbitre ne broncha pas (10).
D’une demi transversale, le ballon (via Fernando) passa de l’axe à la gauche pour Tremoulinas qui remisa de la tête vers l’intérieur du terrain et un Wendel lancé. In fine ce dernier centra en retrait. Ce fut repoussé mais pas loin par la défense locale. Trémoulinas hérita du ballon dans les 16 mètres et tira du droit. Ce fut dévié et Jourdren en fut lobé lui qui s’était couché pour intervenir. Le ballon heurta le poteau et il s’en empara lors de ce second temps (12).
Plasil commettait plus avant une faute sur Estrada. Depuis l’axe gauche ce dernier tira fort vers le but. Dans une position délicate (face à son propre but), Sané intervint d’un tacle. Il mit en corner. Ce dernier fut repoussé dans l’axe par Bordeaux et Pitau reprit de volée avec son pied gauche. Diarra détourna en corner (23-25).
Une minute plus tard Fernando effectua une faute sur Giroud. Estrada depuis l’axe droit cette fois tenta sa chance d’environ 33 mètres. Sa frappe tendue rebondit juste avant Olimpa qui sûrement détourna en corner (26).

C’est sur ce score que fut atteinte la mi-temps.

Statistiques (Montpellier)
Tirs 9
Tirs cadrés 3
Hors-jeu 5
Corner(s) 5
Possession 42
source: lfp.fr

Le but inscrit tôt en début de période fut capital. S.Camara se lança dans une provocation. À l’issue de cette dernière, il tomba avec Wendel à proximité de lui. L’arbitre siffla faute. Si faute il y eut ce ne fut pas sur la fin de l’action du joueur de Montpellier. Estrada de 36 mètres centra vers le but. Bocaly dans le dos de Plasil devança Diarra pour marquer de la tête d’une dizaine de mètres (45-46).
Ce but fut capital car il forçait les bordelais à créer pour revenir au score, et qu’il permettait à Montpellier de se replier plus encore que précédemment (on vit par exemple Giroud descendre plus bas qu’il ne l’avait fait précédemment) ce qui les mettait dans une position favorable pour défendre. Pourquoi ? Parce qu’ils se mirent ainsi plus encore qu’en première période en supériorité dans la partie de terrain où se déroulait le jeu (partie de terrain réduite en longueur de par leur replis et l’implication d’un joueur supplémentaire pour défendre). En effet, Bordeaux derrière le ballon laissa toujours un minimum de 3 joueurs. Et au devant d’eux il y avait les 11 montpelliérains. Offensivement Giroud fut aussi précieux par les respirations que ses déviations de la tête offrirent à son équipe (51,63,67,73).
Face à cela le jeu bordelais se délita sérieusement, et ce fut flagrant autour de l’heure de jeu. Ainsi ces passes ou centres ratés (Wendel 60, Plasil 61 ;67, Gouffran : 58, Cavenaghi :60 ;70).
Gourcuff lui sortit durant cette période, remplacé qu’il fut par Jussie. Le meneur de jeu bordelais était depuis son pied haut sur Jourdren (il en fut averti : 49) copieusement sifflé à chacune de ses touches de balle.
Ce changement, puis les autres, ne changèrent pas la donne. Ayite (81,89,93) obtint bien quelques coups francs mais d’une façon générale le bas blessa dans ce domaine aussi pour les visiteurs. Ainsi ces exécutions médiocres de Wendel (82 ;94) ou encore Cavenaghi (90).

Signalons pour les autres opportunités de cette première période :

Ce tir dans un angle fermé de Gourcuff après une fixation dans l’axe de Cavenaghi. Jourdren repoussa des pieds (53).

Une frappe lointaine d’Estrada (70).

Ce coup franc de Wendel reprit de la tête par un Sané que Stambouli retint par le maillot dans la surface (77).

Bellion fit un appel depuis le milieu du terrain (Sané le servit) mais fut contré ensuite en corner dans la surface par Yangambiwa (81).

Jussie intercepta une transmission hasardeuse de Stambouli. Il lança Bellion qui fut repris par l’action combinée de Bocaly et Stambouli (85).

Cavenaghi au début du temps additionnel expédiait un coup franc bien placé dans les tribunes, Bordeaux n’allait pas revenir et débutait ainsi sa saison 2010-2011 par une défaite.

Lors de la prochaine journée, Montpellier ira à Monaco tandis que Bordeaux recevra Toulouse.

Remplacements

Montpellier: J.Marveaux (Saihi 64), Giroud (Belhanda 74), Kagzé (Aït-Fana 87).

Bordeaux: Gourcuff (Jussie 64), Gouffran (Bellion 65), Plasil (Ayite 72).

Lyon vs Monaco Analyse

7 aoĂ»t 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

Lyon et Monaco ne sont pas parvenus à se départager à l’occasion de la première journée du championnat 2010-2011 de ligue 1.
Une entame peu relevée il faut le dire. On était en droit d’attendre d’avantage de Lyon que de Monaco eu égard aux ambitions différentes des deux équipes et dans ce contexte c’est bien l’équipe locale qui nous laissa sur notre faim.

Statistiques (Lyon)
Tirs 13
Tirs cadrés 4
Hors-jeu 1
Corner(s) 3
Possession 59
source: lfp.fr

Bien sur, il ne s’agit que d’un premier match, bien sur on ne peut demander à une équipe qui vise la fin de saison d’être d’entrée dans une forme proche du meilleur dont elle sera capable. Mais cela étant dit, il y a dans l’équipe de Claude Puel des marqueurs inquiétants pour qui nourrit des ambitions au haut niveau. Et marqueurs qui sont d’autant plus inquiétants qu’ils ne renvoient pas à quelque chose qui peut se résoudre complètement.
On pense ici à la lenteur de la défense centrale composée de Toulalan et de Cris. On pense aussi au déficit de ces derniers (8 ;30 ;33 ;38 ;39) dans le domaine de la création, dans le jeu de passe pour le formuler autrement.
Alors oui Lyon pourra et devra limiter ce problème via le collectif (avec une équipe collectivement solidaire de ce que ce problème engendre dans le positionnement de la défense) mais on sera dans la limitation seulement car Cris et Toulalan ne vont pas d’un claquement de doigt gagner 7 km/h de vitesse de pointe ou/et devenir des joueurs de classe ballon au pied.
Mais le bas n’a pas blessé qu’en défense. Gonalons a remplacé Toulalan devant celle-ci. Il a peu réussi hier (ainsi ces passes dans le dos de ses coéquipiers : 24 ;25). Ce qu’il tenta et rata doit-il être lu comme une capacité, future, à y parvenir où joua-t-il au dessus de ce dont il est capable ? L’avenir nous le dira, sachant que pour un joueur qui n’aura in fine que peu joué l’an passé (15 matchs de championnat par exemple), on n’en est pas encore à dire qu’il est déjà au stade de la confirmation d’un potentiel.
Devant lui Ederson (qui n’a pas, sauf erreur, souvent joué dans ce rôle de milieu relayeur d’un 433) et Pjanic auront été intéressants mais quand ils parvinrent à se montrer proche de Gomis. Bastos lui tenta de combiner avec Cissokho mais pour tout ces hommes le déchet dans leur production fut une chose qui revint trop souvent (1 ;9 ;14 ;17 ;22 ;24 ;35 ;36) . C’est particulièrement fâcheux face à une équipe regroupée derrière où précision ET vitesse sont requises pour immédiatement ou à terme (via le travail qu’on impose) faire des dégâts.
Gomis lui chercha à être disponible en appui (0 ;2 ;5 ;11 ;25 ;27). Après des débuts difficiles (il fut au cours de ceux-ci victime d’un malaise), il parvint à s’imposer quelques fois et se montra plus convaincant dans ce domaine de remiseur que dans celui de relais avec alors le ballon au pied. Par deux fois il sortit en 6 mètres avant d’avoir pu centrer.

lyonmonacoLe poste d’ailier droit de ce 433 échut à Briand. Pauvre Briand dont on avait cru noter qu’il était un avant-centre et qui se retrouva sur le coté droit. S’il chercha à percuter ballon au pied, il resta peu en vue et peu aidé aussi. Mais là on revient au problème du soutien possible. Et il l’était d’autant moins que Gassama se montrait, comme il le fallait solidaire, de ses collègues de la défense centrale (35).
Cette tendance à jouer bas eu divers répercutions.
Ou l’équipe était solidaire et donc dans l’ensemble basse et alors ressortir le ballon était difficile.
Ou elle ne l’était pas dans sa partie offensive et la relance des défenseurs (ou du milieu qui lui était rattaché) était rendu compliquée par les distances et par le fait qu’ils étaient par ces distances mis dans des positions où ils devaient loin du but adverse jouer dos au but. Avec les risques d’interceptions que cela comportait. Restait l’option du jeu long (13 ;14 ;17 ;20 ;40). Mais de si loin, l’efficacité d’un jeu, qui engendre déjà par définition du déchet, était plus que menacé.

Organisé en 4231 Monaco avait potentiellement les armes pour appuyer là où il fallait.

Sur les cotés pour exploiter l’éventuel défaut de replacement des joueurs offensifs adverses. Ainsi le travail du coté gauche monégasque effectué par Bulot et Muratori (3,13,45).
Via du jeu long (9 ;10 ;16 ;17 ;29 ;30 ;32 ;33 ;38 ;41 pour continuer d’isoler les défenseurs adverses et ensuite via la ligne offensive de 4 hommes presser pour profiter de leur isolement. Ce qui est utile dans pareille circonstance c’est de profiter de l’espace entre la défense et le milieu adverse pour faire décrocher l’attaquant à fins de remise pour ensuite aller derrière la défense qui sortit mais sans pouvoir passer devant cette attaquant. Las pour les joueurs de Guy Lacombe, à deux reprises cette ambition ne paya pas pour des hors-jeu que nous qualifierons de peu évidents pour dire le moins.
Derrière toujours un minimum de 4 hommes afin de limiter le potentiel de contres. Cette mission fut remplie.
On vit aussi du jeu vers la profondeur (22 ;28 ;31) par exemple après la récupération du ballon, où en possession plus durable de ce dernier en cherchant à jouer derrière les latéraux lyonnais. Par exemple derrière Gamassa qui remplaçait Reveillère, suspendu.

La première mi-temps fut peu fertile en occasions.
Signalons le peu qu’on eut à se mettre sous la dent.
Cris parvint à trouver Gomis lequel remisa à une touche pour Pjanic près de lui qui alerta Briand dans l’espace. Mais Muratori dans la surface tacla dans les pieds de l’ancien rennais (11).
6 minutes plus tard, de la gauche Muratori centra du droit. Park de la tête s’imposa face à un Cissoko un peu court. Lloris détourna en corner via sa main gauche. Tiré par Mangani (?), il fut reprit de la tête par Muratori qui devança son opposant. Lloris détourna de nouveau au corner (17-18).
4 minutes plus tard, Lyon n’arrivait pas à se dégager. Monaco récupérait et Niculae donna vers la profondeur et sur sa gauche pour Park, signalé hors-jeu (22).
Coté opposé, Gomis était trouvé à une vingtaine de mètre du but de Ruffier. Il décala sur sa gauche pour Ederson qui profita de l’effacement de Bastos. Mais le tir du brésilien fut contré de près par Mongongu (25).
Peu avant la mi-temps (entre deux on eut suite suite à un corner une volée en se retournant de Cris, au dessus : 34), Monaco s’illustra. Park décrocha et embarqua ainsi Cris sans que ce dernier ne puisse intervenir. Puis Bulot fut trouvé comme Park l’avait été plus tôt. De nouveau il fut estimé hors jeu par l’assistant de M.Jaffredo (42).
La dernière occasion de la première période revint à Lyon. Suite à un cafouillage consécutif à un coup franc, Toulalan remisa vers la surface et trouva ce faisant Gomis. Qui ne frappa pas nettement sa volée et manqua le cadre. Ruffier sembla sur la trajectoire d’une volée qui aurait été cadrée.
C’est sur ce score de 0 à 0 que la mi-temps fut sifflée.

Allemagne vs Espagne Analyse

L’Espagne disputera sa première finale en coupe du monde après sa victoire 1 but à 0 au dépens de l’Allemagne.
Une victoire méritée dans un match qu’elle a dans l’ensemble dominé. Dans ce contexte et pour espérer une issue différente, il aurait fallu aux allemands frapper à la moindre occasion qu’il leur était donné d’aller au bout. Cette occasion, ils l’ont eu, via Kroos mais trouver le cadre d’une volée du plat du pied sur un centre de Podolski ne s’avéra pas suffisant pour tromper le portier du Real Madrid, Casillas. À cet instant les deux équipes étaient encore à égalité au score.
Dimanche les joueurs de Vicente Del Bosque affronteront les Pays-Bas. Pour les mêmes raisons (cf Articles d’Allemagne vs Argentine et Pays-Bas vs Uruguay) que face à l’Allemagne, ils en seront les favoris. Ils ne devront cependant pas pécher par individualisme comme ce fut le cas de Pedro sur un contre où il ignora Torres démarqué pour jouer sa chance seul, empêchant in fine son équipe de prendre un avantage de deux buts.
espagneallemagnePar rapport au match précédant face au Paraguay, Torres céda sa place coté espagnol « remplacé » qu’il fut par Pedro. En fait l’Espagne renonça à jouer dans une sorte de 442 pour passer en 433 avec Villa seul en pointe. Indication forte qu’on ne prenait pas à la légère l’Allemagne coté ibérique et en se plaçant dans la perspective allemande (une perspective d’équipe aimant contrer) ce n’était pas une bonne nouvelle. Pedro prit le coté droit et Iniesta le gauche. Au milieu un triangle avec à sa pointe défensive Sergio. Devant lui Xavi et Xavi Alonso.
La principale préoccupation des espagnols dans cette première période fut la conservation du ballon. Celles-ci les amenèrent dans le camp adverse. On nota alors la participation de Ramos (10, 25) et de Capdevilla (4, 15) sur les cotés, jamais en même temps on n’y reviendra. On nota aussi les décrochages de joueurs comme Pedro et Iniesta (8 par exemple). Ces exploitations de la largeur du terrain (avec des transversales : 1, 2, 20, 26, 38, 40, 42), ces joueurs qui décrochent et qui sont suivis par leur défenseur, tout cela contribuait à des possessions du ballon qui usent l’équipe adverse. Celles-ci furent d’abord nombreuses (0 à 2, 2-3, 4-5,11-13) puis s’estompèrent un peu avant de reprendre (19-20, 22-23, 25-27, 28-29), les allemands sans réellement menacer conservant par phases un peu plus le ballon qu’au départ. Ainsi la possession était de 57-43 seulement serait-on tenté de dire en faveur de l’Espagne vers la 40ème minute (38 pour être précis). On nota enfin la volonté de chercher à jouer derrière la défense allemande (5, 7, 8, 10, 32) qui n’est pas connue pour sa vitesse de pointe avec Friedrich et Mertesacker. Le second fut pourtant l’auteur d’une performance de grande classe avec des interceptions nombreuses (7, 10, 32, 46, 52, 63, 66, 77).
Être en possession du ballon dans le camp adverse cela veut aussi dire possiblement le perdre en situation offensive. Les espagnols initièrent alors un pressing haut par exemple et à plusieurs reprises ils récupèrent le ballon dans un second temps (2, 4, 5, 8, 12, 20, 30, 44). Si les contres et le jeu rapide allemand (privé de Müller suspendu qui fut remplacé par Trochowski) furent empêchés à la perte du ballon ce fut aussi pour deux raisons. D’abord les espagnols restèrent « toujours » à au moins 4 joueurs derrière (9 ;12 ;14 par exemple). On pense à Pique et Puyol plus un latéral (celui ne participant pas à l’offensive) et un milieu central (défensif ou pas).
Et quand il perdait le ballon dans une zone moins haute que pour les cas précédents, ils agirent de deux façons : soit en coupant les trajectoires de passe sans presser le porteur du ballon (16) pour freiner la progression allemande s’il ne récupérait pas, soit en pressant le porteur (14 via Sergio) pour empêcher une transmission rapide.
Dans ce contexte, ils limitèrent bien même si pas complètement (ainsi Özil en fin de période) les opportunités allemandes d’attaques rapides. Qui savaient qu’ils (les allemands) n’avaient pas une marge de manœuvre importante. Ainsi sur ce contre consécutif à un corner pour l’Espagne où Podolski rata finalement sa transmission (21).

La première occasion du match fut espagnole.

Pedro décrocha pour jouer dans la profondeur et derrière Friedrich pour Villa. Qui tacla pour reprendre ce ballon. Sorti de sa ligne Neuer le contra de près (8).
À l’issue d’une période de possession, l’Espagne obtenait un corner. Elle le joua alors à 2. Un des deux joueurs au corner (qu’avait obtenu Ramos en prenant son couloir pour chasser une transversale dans l’espace de Xavi Alonso) alla ensuite vers la surface ayant au préalable donné en retrait pour un milieu de terrain. Qui  redirigea le ballon vers le coté droit pour l’autre joueur ayant participé au corner joué à 2. Iniesta fut donc servi et grâce au mouvement évoqué disposa d’un peu d’espace. Il en profita pour adresser un centre devant le but : Puyol effectua une tête plongeante qui termina au dessus du cadre (12-13).
Plus avant une autre phase de possession se conclut cette fois par une frappe lointaine. Xavi Alonso ne cadra pas son tir (28-29).
C’est aussi d’une frappe lointaine que vint la réponse de l’Allemagne. Lahm servit latéralement Trochowski qui tira du gauche. Casillas détourna en corner une frappe dont on n’est pas sûr que sans une intervention du portier ibérique elle aurait pris le cadre (31).
Khedira (33), face à Pique, jouait dans l’espace coté gauche vers Özil repris par Puyol, l’Allemagne disposait d’un corner. Plus avant et après un corner, les allemands centraient de la droite : Casillas des poings dégageait devant Mertesacker.
Sur une période de possession (39-41), un joueur de couloir espagnol revint vers l’axe pour laisser le couloir à Capdevilla servi d’une transversale par Pique1. Plus avant Capdevilla fut de nouveau trouvé. Hors-jeu il n’était pas signalé et pouvait centrer. In fine l’Espagne allait disposer d’un coup franc qui ne donna rien.
Les espagnols interceptaient une tentative de relance allemande puis Pedro se trouva en possession du ballon. Dans la surface il était contré par Boateng (44).
C’est sur ce score de 0 à 0 que fut sifflé la mi-temps. Car Özil (45), heurté à la limite de la surface de réparation dans l’axe par Ramos (auteur d’un coulissage ici) qui cherchait à faire le tour du joueur allemand (en position de protection du ballon par rapport à lui) et le toucha au pied, n’obtint rien suite à ce contact (nous y reviendrons). Et Pedro vit sa frappe lointaine capté par Neuer (45).

Suite de l’analyse en page 2

  1. Comme sur une action précédente, cf 12-13, ce genre de mouvement eut pour résulter de libérer un peu d’espace pour le joueur finalement servi dans le couloir

On n’est plus Ă  cela près (Pays-Bas vs Uruguay Analyse)

6 juillet 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans Demi-finales + Finale

Les Pays-Bas disputeront la finale de la coupe du monde 2010 après leur victoire 3 buts à 2 face à l’Uruguay.
Et on n’est plus à cela près car quelle autre réaction que cette ironie après ce premier but néerlandais entaché au préalable d’un hors jeu puis d’une faute, et d’un deuxième but qui aurait du être invalidé pour un hors jeu-actif de Van Persie même si ce dernier ne détourna pas le ballon sur un tir (dévié) de Sneijder comme il en avait l’intention ?
Entre ces deux buts, l’Uruguay avait égalisé via un but tout ce qu’il y a de plus licite de la part de Forlan. Mais après ce deuxième but il y eut cette période de flottement qui permit le troisième. Et les uruguayens ne purent revenir de ce déficit de 2 buts malgré un but tard dans la rencontre sur un coup franc joué à deux de façon différente de l’habitude et une action chaude dans le temps additionnel du temps additionnel suite à un ballon long dévié par l’entrant Abreu.
On ne peut que regretter ces fautes d’arbitrage car elles tronquèrent une rencontre qui offrait une confrontation sur le plan tactique (que nous développerons dans l’analyse) très intéressante.

paysbasuruguayformationL’Uruguay ne jouera donc pas pour une troisième étoile (après celle de 1930, victoire contre l’Argentine à domicile et 1950, victoire contre le Brésil au Brésil) dimanche 11 juillet mais samedi 10 juillet pour la troisième place. Ce sont les Pays-Bas qui joueront dimanche pour un premier titre, eux qui furent finalistes en 1974 (contre la République Fédérale d’Allemagne) et 1978 (contre l’Argentine). Ce sera soit contre l’Allemagne soit contre l’Espagne qui s’affronteront demain soir (un match qui fera l’objet d’une analyse que vous pourrez consulter à cette adresse. Cette même adresse vous permettra aussi, une heure avant le coup d’envoi environ de prendre connaissance de la composition des équipes). Cette élimination de l’Uruguay a une autre portée. Elle signifie aussi que la coupe du monde restera en Europe, 4 ans après le sacre de l’Italie en Allemagne contre la France.
Cette présentation faite, nous allons passer de façon plus précise et complète à l’analyse de cette rencontre.

4231 lors de cette rencontre avec deux changements par rapport à la rencontre face au Brésil. Pour cause de suspensions, Boulahrouz démarra au poste d’arrière droit à la place de Van der Wiel et De Zeeuw au milieu pour De Jong.
Ce que l’on observa chez eux lors de cette première période ce fut l’espace entre l’attaque d’une part et la défense d’autre part. Cela eut des répercussions en attaque (avec un manque de soutien par exemple. Ainsi cette action où Van Persie subtilisa le ballon dans les pieds d’un défenseur uruguayen pour le perdre ensuite faut d’avoir eu une solution à proximité : 16) et en défense avec l’espace entre la défense et les milieux défensifs (quand un de ceux-ci ou ceux-ci sortaient sur le porteur du ballon) à exploiter pour l’adversaire.
Les Pays-Bas encaissèrent le but de l’égalisation de cette façon. Plus tôt ils avaient eu chaud à plusieurs reprises avec Forlan cherchant à trouver Cavani dans l’espace.
Sur le premier exemple (10), le milieu uruguayen avait pu le trouver en éliminant les milieux néerlandais et derrière ceux-ci, Forlan avait donné à contre temps dans la profondeur. Sur le deuxième exemple (11), Forlan donna bien vers Cavani mais cette fois, ce dernier fut jugé hors-jeu. Plus avant, de la gauche et de façon rentrante c’est Cavani qui d’un centre joua vers Forlan. De nouveau estimé hors jeu (12).
Les uruguayens eux se disposèrent en 442 avec un milieu clairement défensif (en ce qu’il resta dans l’ensemble devant la défense) en A.Rios et un autre Gargano plus dans un rôle de relayeur en ce qu’il fut un soutien à l’attaque et un élément perturbateur en ce qu’il gêna la relance adverse ou alla vers l’avant pour intercepter les transmissions néerlandaises.
Ce qui fut notable aussi coté uruguayens ce fut ce soucis de ne pas s’exposer dans l’axe. En effet, eux y avaient deux joueurs alors que les Pays-Bas en ne jouant qu’avec un attaquant était en supériorité numérique dans ce secteur. Face à ce problème potentiel, les uruguayens décidèrent de demander à leurs milieux de couloir (Perez et A.Pereira) de rentrer vers l’intérieur du terrain pour compenser et annuler cette infériorité numérique (cf 14 par exemple). Cela ouvrait une voie de travail pour les Pays-Bas. En faisant aller le ballon de droite et de gauche (39 par exemple) ils forceraient les milieux uruguayens à balayer le terrain, possiblement à s’user ce faisant. Ce qui pourrait à la longue ouvrir des brèches à exploiter. Une autre option pouvait être de fixer avec des milieux dans l’axe pour ensuite écarter sur les cotés avec la participation des latéraux (ou d’un milieu resté dans son couloir) avec de l’espace libéré par ce recentrage des milieux.
Pour rendre ce travail efficace il fallait bien sur le faire avec rythme par opposition par exemple pour ce qui est des changements de cotés à des passages de droite à gauche qui serait effectué avec lenteur avec des joueurs touchant à plusieurs reprises le ballon avant de le transmettre à un partenaire.
Pour ce qui est du jeu collectif c’est de l’exploitation de « cette » filière, qui fut loin d’être aussi fréquente qu’elle n’aurait pu l’être, que vint le danger de la part des Pays-Bas. Si elle ne fut pas aussi fréquente qu’elle aurait pu l’être c’est peut-être parce que si on fait l’hypothèse que les défenseurs centraux néerlandais en avaient la capacité ils étaient trop loin derrière pour être impliqués dans ces phases de conservation du ballon avec utilisation de la longueur (si on repense à l’Allemagne vs Argentine, on se rappellera que si les centraux allemands ne furent pas impliqués ce ne fut pas pour des raisons d’occupation du terrain mais plus sembla-t-il pour des questions technique.)
Pour ce qui est du jeu individuel, Robben était surveillé de près avec des joueurs venant aidé le défenseur en face à face avec le joueur du Bayern Munich. Le placement de joueur comme Perez (milieu défensif à Monaco) et A.Pereira (qui peut jouer arrière latéral) sur les cotés droit et gauche ne devait rien au hasard. Victorino aussi montra le nez à cette fenêtre là qu’il fallait fermer sur Robben.

C’est via une action de ce type que vint la première opportunité pour les Pays-Bas. Pris par deux joueurs, Robben fut contré dans son centre du droit. Derrière lui Sneijder, coté droit toujours, récupéra le renvoi et centra vers la surface. Muslera chercha à s’emparer du ballon mais le relâcha pas aidé par une trajectoire, sur sa fin sortante, du ballon. Kuyt récupéra mais ne put suffisamment rabattre sa volée effectuée depuis l’intérieur de la surface(3).

Kuyt centrait du droit de façon rentrante depuis la gauche du terrain. Robben fut contré par Godin devant le but et Muslera s’empara du ballon dans un second temps (9).
Les Pays-Bas ouvrirent le score 9 minutes plus tard. Kuyt qui venait de changer de position avec Robben, fut cherché par Sneijder depuis l’axe. Ce ballon ne parvint pas au joueur de Liverpool, hors jeu au moment de la passe, car il fut intercepté par la défense uruguayenne qui ne put cependant conserver le ballon. Mais l’assistant de M.Irmatov n’ayant pas vu le hors jeu, les uruguayens ne récupèrent pas le ballon via un coup de pied arrêté. Gargano sortit sur Van Bommel qui l’accueillit pied en avant. Les deux joueurs se percutèrent sans que l’arbitre n’intervienne. Finalement touché par aucun des deux joueurs (et pour cause avec l’obstruction du joueur du Bayern Munich), il parvenait à De Zeeuw dans l’axe droit qui donna vers Sneijder dans l’axe gauche. Lequel embarqua avec lui Perez (en vertu du travail des milieux de coté qu’on évoquait plus tôt) en rentant vers l’axe du terrain avec le ballon. Pour donner en retrait à De Zeeuw lequel écarta à une touche vers la gauche et Van Bronkhorst qui avait pris son couloir. Il disposait d’espace, consécutivement à ce qui venait d’être dit, et de trop d’espace pour que Perez puisse effectuer cet ajustement là prouvant , s’il était encore nécessaire, qu’un ballon va plus vite quand il est donné que quand il est porté. Van Bronkhorst s’avança puis tira croisé de 35 mètres environ. Muslera tenta un arrêt de la main opposé (la gauche pour un plongeon) à droite mais fut trop court. Le ballon heurta le poteau (juste en dessous du niveau de la lucarne) avant d’entrer dans le but : 0-1 (18).
Van Persie servait ensuite Robben qui s’embarqua un peu trop le ballon vers la surface (il faut dire que la passe lui était parvenu de justesse et qu’il n’avait pu anticiper son geste), et en conséquence ce dernier fut repris Caceres (20).
La réponse uruguayenne fut tout près de venir de Forlan sauf que Boulharouz le devança en coulissant pour aider sa défense centrale sur un centre venu de la gauche en se plaçant dans la perspective du défenseur (31).
C’était la bonne pour Forlan 8 minutes plus tard.
Gargano d’une passe se débarrassa de De Zeeux sorti sur lui. Et il trouva entre la défense et les milieux Forlan, légèrement décroché pour se faire. Qui dribbla vers son pied gauche et frappa de 25 mètres environ avant que Mathijsen n’ait pu sortir sur lui. Son tir ne fut pas dévié par Heitinga mais Stekelenburg, sur un ballon dirigé vers le milieu du but ne s’empara pas du ballon. Il ne put que le détourner vers sa cage : 1-1 (39-40).

C’est sur ce score que fut atteinte la mi-temps.

Suite de l’analyse  en page 2

Groupe A (France), résultats et classements

5 juillet 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans Groupe A (France)

Le groupe A de cette coupe du monde 2010 est composĂ© de 4 Ă©quipes, l’Afrique du Sud (pays organisateur), la France, le Mexique et l’Uruguay. Vous trouverez ci dessous le rĂ©sultat de chacune des journĂ©es, le classement Ă  l’issue de ces dernières ainsi que des liens vers les rencontres qui auront fait l’objet d’une analyse.

1ère journée

Groupe A RĂ©sultats et Classement
Afrique du Sud
1-1
Mexique
France
Uruguay
Classement J V N D BP BC Pts
1. Afrique du Sud 1 0 1 0 1 1 1
2. Mexique 1 0 1 0 1 1 1
3. Uruguay 1 0 1 0 0 0 1
4. France 1 0 1 0 0 0 1

L’Afrique du Sud, en tant qu’organisateur dĂ©butera la compĂ©tition en recevant au stade Soccer City l’Ă©quipe du Mexique. Cette rencontre aura lieu Ă  16h.

Dans l’autre rencontre qui se tiendra Ă  partir de 20h30 au stade de Cape Town, le finaliste de la coupe du monde 2006 en Allemagne, la France, affrontera l’Uruguay.

Uruguay qu’elle avait rencontrĂ© au mĂŞme stade de la compĂ©tition (le premier tour ndlr pour un rĂ©sultat nul sur le score de 0 Ă  0) il y a huit ans pour la coupe du monde qui s’Ă©tait disputĂ©e en CorĂ©e (du Sud) et au Japon.

Cette rencontre entre la France et l’Uruguay fera l’objet d’une analyse que vous pourrez en consulter en cliquant ICI.

2ème journée

Groupe A RĂ©sultats et Classement
Afrique du Sud
0-3
Uruguay
France
Mexique
Classement J V N D BP BC Pts
1. Uruguay 2 1 1 0 3 0 4
2. Mexique 2 1 1 0 3 1 4
3. France 2 0 1 1 0 2 1
4. Afrique du Sud 2 0 1 1 1 4 1

Après les deux matchs nuls de la première journĂ©e, une seule certitude: aucune Ă©quipe ne sera qualifiĂ©e (ou Ă©liminĂ©e) Ă  l’issue de cette deuxième journĂ©e.

L’Afrique du Sud (qui ouvrit le score par Tshabalala avant de se faire rejoindre sur un but de Marquez), 86ème au classement Fifa ouvrira le bal, mercredi 16 juin en recevant l’Ă©quipe d’Uruguay, 16ème Ă  ce mĂŞme classement. La rencontre se dĂ©roulera au stade de Pretoria et dĂ©butera Ă  20h30.

La France (9ème au classement Fifa) de son cotĂ© jouera  le lendemain au stade de Polokwane, toujours Ă  20h30, face au Mexique (17ème au dit classement). Cette rencontre fera l’objet d’une analyse que vous pourrez consulter en cliquant ICI.

3ème journée

Pour Ă©viter autant que faire se peut que des rencontres se jouent sans intĂ©rĂŞt sportif, les deux derniers matches se jouent au mĂŞme horaire. Ainsi, mardi 22 juin Ă  16 heures, la France affrontera l’Afrique du Sud (au stade de Bloemfontein) tandis que l’Uruguay jouera contre le Mexique au stade de Rustenbourg.

Avant cette dernière journĂ©e il est utile de connaitre les Ă©lĂ©ments de règlement pour dĂ©partager les Ă©quipes terminant Ă  Ă©galitĂ© de points. C’est pourquoi nous avons rĂ©alisĂ© un article Ă  ce sujet que vous pouvez consulter en cliquant ICI. On y a apprend par exemple, et c’est utile pour la projection-exemple que nous allons rĂ©aliser, de savoir que si deux Ă©quipes sont Ă  Ă©galitĂ© de points mais aussi Ă  Ă©galitĂ© en ce qui concerne la diffĂ©rence de but,  le nombre de buts inscrits en gĂ©nĂ©ral et qu’elles ont fait match nul lors de leur face Ă  face, c’est au tirage au sort qu’on les dĂ©partagera.

Groupe A RĂ©sultats et Classement
Afrique du Sud
France
Uruguay
1-0
Mexique
Classement J V N D BP BC Pts
1. Uruguay 3 2 1 0 4 0 7
2. Mexique 3 1 1 1 3 2 4
3. Afrique du Sud 3 1 1 1 3 5 4
4. France 3 0 1 2 1 4 1

Ainsi si la France bat l’Afrique du Sud sur le score de 3 Ă  0 et que dans le mĂŞme temps le Mexique bat l’Uruguay 2 Ă  0, la France et l’Uruguay devront ĂŞtre dĂ©partager au tirage au sort. Car elles auraient toutes deux une diffĂ©rence de but de +1, qu’elles auraient marquĂ©s le mĂŞme nombre de but (3) et qu’il ne serait pas possible de les dĂ©partager en fonction de leur face Ă  face puisque le rĂ©sultat de ce match entre l’Uruguay et la France fut un nul.

On a Ă©voquĂ© une hypothèse qui nous a aussi permis de dĂ©velopper tous les critères pour dĂ©partager deux Ă©quipes qui finissent Ă  Ă©galitĂ© de points, on peut finir par rappeler la suivante. L’Uruguay et le Mexique, qui s’affrontent, se qualifieront Ă  coup sĂ»r s’ils rĂ©alisent un match nul.

La rencontre entre l’Afrique du Sud et la France fera l’objet d’une analyse que vous pourrez consulter en cliquant ICI.

Nadal avait une marge Ă©norme (Analyse, finale de Wimbledon 2010)

4 juillet 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2010

nadalberdych350Rafael Nadal s’est imposé en finale du tournoi de Wimbledon face au tchèque Tomas Berdych sur le score de 6-3, 7-5 et 6-4 en 2 heures et 13 minutes.
L’espagnol remporte ainsi son 8ème titre du grand chelem1, son deuxième consécutif après celui de 2008 dans la mesure où pour cause de blessures il n’avait pu défendre ses chances l’an passé, le titre revenant par contumas à Roger Federer.

Classement ATP au 5/07
1. Nadal 10745
2. Djokovic 6905
3. Federer 6885
4. Murray 5155
5. Soderling 4935

Il accentue son avance Ă  la tĂŞte du classement mondial, lui qui avait rĂ©cupĂ©rĂ© cette position après sa victoire Ă  Roland Garros. Avec cette victoire sur Berdych se donne une marge de manĹ“uvre intĂ©ressante pour la conserver jusque la prochaine saison (et au delĂ  quand on pense qu’il Ă©choua cette annĂ©e en quart de finale de l’Open d’Australie). Le tchèque lui, fort des 1200 points de sa position de finaliste, gagne 5 places pour occuper le 8ème rang mondial.

Il n’y eut pas de set parfait pour l’espagnol lors de ce match mais il n’avait pas besoin de cela pour battre Berdych. Les sets 2 et 3 en particulier furent l’objet de baisse de rĂ©gime important, ce ne fut pas suffisant cependant pour permettre Ă  Berdych de passer devant. Car Berdych, qui disputait Ă  24 ans (le « mĂŞme » âge que Nadal) sa première finale en grand chelem Ă©tait lui Ă  la limite.
L’analyse, set par set de cette finale de Wimbledon (édition 2010) nous en apprendra plus sur le contenu de la rencontre.

Set 1

Nadal eut 2 objectifs principaux dans cette rencontre, faire jouer Berdych d’une part (via son jeu de défense), et faire bouger son adversaire d’autre part. On peut aisément en comprendre la raison. De grande taille ce dernier s’userait plus vite en étant forcer à se déplacer, à devoir changer de direction pour frapper ses coups qu’en jouant sur lui en cadence. Et si l’espagnol réussissait dans cette tâche alors il pourrait parvenir à en tirer comme effets positifs une précision allant en baissant de Berdych, avec par exemple moins de premières balles engagées.
Cet double objectif n’est pas sans risque, et pas réalisable par tous. Il faut en effet être capable (on pense ici au second des 2) de dominer du fond et accepter de perdre des points ce faisant d’un coté (c’est ce qui arriva à 2-1 30-0 quand Berdych défendit un coup droit puis un smash avant de finir le point avec son coup droit) à cause des fautes qu’on peut commettre, de l’autre parce qu’avant que le dit adversaire ne s’use il peut réussir des choses.
Une arme qui peut aider ici c’est le service. Si il est tenu, il offre du temps pour effectuer le travail de sape qu’on évoquait.
Nadal eut cette arme avec par exemple 4 points gagnés sur 4 dans le jeu 4, pour égaliser à 2-2.
Cela l’autorisa par ailleurs à sinon des fautes directes, du moins des coups ratés de sa part alors qu’ils étaient dans ses cordes.
On pense à ce coup droit décroisé dans le couloir (à 40-0 dans le premier jeu), à ce passing de revers qui lui échappe (à 2-1 15-0), à ce décalage coup droit sur seconde adverse puis à ce retour de revers dans le couloir (à 2-2 15-15 puis 30-15).
De son coté Berdych devait pour avoir ses chances passer des premières pour sinon gagner le point directement via ces dernières du moins dans un second temps via la différence causé par son service. Dans ce set, il ne fit pas le choix d’une prise de risque importante au retour (ce qui ne veut pas dire qu’il parvenait pour autant à retourner) ou à l’échange ce qui put le mettre dans une situation où les échanges s’engageaient ce qui n’était pas neutre dans l’équation du physique.
Ce qu’il faut dire aussi c’est qu’il y eut un peu de vent hier et que Berdych semble plus gêné que d’autres (sa taille, son lancée de balle, n’aidant pas ?) pour servir dans ces conditions.

La différence dans ce set se fit à 3-3.

Berdych dans ses 2 jeux de service précédant s’était sorti de situation où il n’avait engagé que 3 secondes sur 5 services effectués dans le jeu 3 (en gagnant ces 3 points d’ailleurs) et 5 ( là aussi en gagnant ces 3 points).
Cette fois ci, il ne passa qu’une première.
Sur le premier point du jeu il fut embarqué dans un rally, et il finit par faire la faute en coup droit : 0-15.
Nadal frappa prés de sa ligne son retour en revers. Ainsi, il priva d’un peu de temps Berdych. Qui plutôt que de frapper moins fort, effectua son coup comme si rien ne s’était passé coté opposé : il sortait son revers : 0-30.
Nadal retournait en slice, Berdych montait vers le coup droit de l’ibérique qui le passait le long de la ligne, en bout de course : 0-40.
La seconde balle de break fut la bonne. Nadal retournait dans le terrain une seconde de Berdych. Ce dernier Ă©tait pris en coup droit : 3-4.
Nadal qui avait après un premier jeu de service gagné blanc concédé 2 points dans les 2 jeux de service suivant, gagnait son engagement blanc, avec un pilonnage du revers (15-0), un ace (30-0), un service (une seconde) enchainé d’un coup droit vers le coté opposé (40-0), et toujours dans cette idée de déplacer Berdych un droite gauche après sa mise en jeu pour conclure dans le replacement de revers de la tête de série N°12.
L’espagnol breaka alors une seconde fois dans ce set. Berdych sortit un coup droit sur un slice (0-15), puis fut acculé dés le retour, Berdych tentant un coup difficile alors qu’il était débordé en coup droit (0-30), puis il était amené à jouer le coup de plus sur la défense du majorquin et manquait un coup droit sur un slice de Nadal (15-40). C’est d’un décalage coup droit gagnant sur retour de seconde que le numéro 1 mondial concluait cette manche 6-3 en 34 minutes.

Set 2

Nadal, en vertu de break réalisé pour conclure le set 1 démarra ce deuxième set au service. Il réalisa un premier jeu en dent de scie avec d’un coté des fautes directes, de l’autres des coups gagnants, en grande partie via son service (comme à 0-15, 15-30 par exemple).
Ainsi on eut 3 fautes directes en coup droit qui offrirent une balle de break à Berdych. Nadal servit alors au corps puis termina le point d’un coup droit joué coté opposé : première égalité. L’espagnol fit face à deux autres balles de break. D’un service gagnant, une seconde, il effaça une double faute. D’un service enchaîné d’un coup droit gagnant (Berdych ne parvint pas à tirer le passing), il effaça une faute directe en coup droit : 3ème égalité. S’il y en eut une 4ème (d’égalité à cause d’une double faute) il gagnait finalement ce jeu via un rally. Il fut contré par Berdych coté coup droit (qu’il avait ouvert en tournant son revers) mais défendit ce contre. Sur ce coup de plus à jouer, Berdych faillit, en coup droit : 1-0.

Suite de l’analyse en page 2

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  1. les titres de Nadal en grand chelem:un titre Ă  l’Open d’Australie (en 2009), 5 Ă  Roland Garros (en 2005, 2006, 2007, 2008, et 2010) et 2 Ă  Wimbledon (en 2008 et 2010)

Allemagne vs Argentine Analyse

L’Allemagne a battu l’Argentine sur le score de 4 buts Ă  0, une large victoire qui permet aux joueurs de Joakim Löw d’accĂ©der aux demi-finales. Ils y rencontreront l’Espagne vainqueur dans la soirĂ©e du Paraguay (1-0, but de Villa dans le dernier quart d’heure de la rencontre).
C’est une leçon de football collectif qu’a infligĂ© l’Ă©quipe allemande Ă  son opposante argentine. Qui s’en sera remis comme trop souvent dans cette coupe du monde aux exploits individuels de ses joueurs offensifs. Joueurs offensifs qui Ă©taient en nombre dans leur profil, ce qui pĂ©nalisa l’Argentine dans le replacement alors que Maradona avait en plus optĂ© (comme depuis le dĂ©but du mondial dans l’ensemble, il faut le prĂ©ciser) pour un système, le 442 en losange qui comporte dĂ©jĂ  potentiellement au dĂ©part des failles dans ce secteur.

argentineallemagneContrairement aux matchs précédents, ils (les argentins) ne marquèrent pas le premier but, ce qui leur avait permis dans ces situations de montrer des choses sur le plan collectif avec le surcroît d’espace fourni par l’avantage au score et la réaction adverse. Là, ce fut même pire avec un but rapidement concédé.

Cette précision sur le collectif argentin est d’importance car c’est de leur faillite à trouver une solution défensive et offensive dans ce domaine que vint la dernière demi-heure allemande avec 3 autres buts inscrits dont un sur contre.

Avant cela les argentins Ă©taient restĂ©s Ă  portĂ©e grâce aux occasions de break manquĂ©es par l’Allemagne en première pĂ©riode puis au dĂ©chet allemand dans la construction en dĂ©but de seconde. Et mĂŞme s’ils n’usèrent pas autant qu’ils l’auraient pu (par exemple en faisant d’avantage circuler le ballon via des passes plutĂ´t que de courir avec lui avec les consĂ©quences que cela peut avoir sur le replacement) leurs adversaires, ceux-ci devaient quand mĂŞme, eu Ă©gard Ă  leur stratĂ©gie (peu Ă©conome en Ă©nergie) se replacer et se porter ensuite vers l’avant, ce qui n’est dĂ©jĂ  pas neutre sur le plan physique. On peut penser que ce qui vient d’ĂŞtre Ă©voquĂ© (les occasions de break ratĂ©es en première pĂ©riode, le dĂ©chet en dĂ©but de seconde) Ă©tait un indicateur du fait qu’ils Ă©taient malgrĂ© tout Ă  la limite dans ce domaine (du physique). Le deuxième but fut dĂ©cisif dans cet esprit en ce qu’il sapa la rĂ©solution argentine. DĂ©sorganisĂ©e (sic), le troisième but arriva. Battue, le 4ème relevait dĂ©s lors de l’anecdote (sauf pour Klose qui marqua lĂ  son 14ème but en phase finale de coupe du monde).

Il est bon de le rappeler car le score est trompeur et s’il devait prouver quelque chose ce serait plus la faillite de Maradona sélectionneur que le génie allemand. Quand on pèche tant sur les fondamentaux, on doit être puni. Cela fut en demi contre l’Allemagne pour l’Argentine. Ce fut pour la France en phase de groupe pour prendre un autre exemple.
Être une équipe suffira-t-il en demi contre l’Espagne pour l’Allemagne? C’est autre chose. Et si la différence devait se faire sur l’apport des individualités dans un collectif alors l’Espagne aura un avantage certain.
Car ils ont en défense, au milieu et en attaque des joueurs individuellement supérieurs.
Il apparaît au terme de ce qui vient d’être dit (pour être clair si on ne l’a pas été) la chose suivante. Pour que l’Allemagne ait une chance d’aller en finale, il faudra au moins que collectivement cette équipe soit meilleure que l’Espagne.

Mais revenons Ă  cette demi finale entre allemands et argentins.

Il nous faut commencer par le premier but qui intervint dans les 5 premières minutes. Mertesacker gagna le duel qui l’opposa à Di Maria lequel avait tenté une percée dans la défense allemande. Puis Schweinsteiger changea de coté pour envoyer le ballon vers l’aile gauche. Sur ce coté, Podolski provoqua Otamendi qui fit faute sur le crochet de l’ailier allemand. Schweinsteiger le centra, rentrant. Müller coupa la trajectoire de se centre et devança ce faisant Otamendi. Il dévia légèrement ce ballon vers le cadre et ouvrit le score car derrière lui Romero s’était positionné comme s’il était seul dans sa surface avec un genou à terre pour capter le ballon « au niveau » du sol. Las pour lui, mais quelle anticipation (!), Müller effectua cette déviation. Cela heurta sa jambe droite et entra dans le but : 0-1 (2).
Ce but changea bien sur la physionomie du match mais il était révélateur d’une partie de ce qu’on allait voir.
C’est-Ă -dire une Argentine dans un 442 en losange s’en remettant Ă  des actions individuelles de ses joueurs offensifs. Ainsi Di Maria (1,28,32), Tevez (10,15,30,40), M.Rodriguez (20) ou Messi (27,33,45). Concernant Di Maria et M.Rodriguez on comprend bien que si ces derniers percutent en attaque (comme Di Maria sur le premier but), ils peuvent difficilement (si par exemple le ballon circule vite, ce qui fut le cas sur le premier but) que le replacement est sinon très difficile, impossible. Après une vingtaine de minutes de jeu, Di Maria passa cotĂ© droit, dans un positionnement proche de la ligne de touche.
L’Allemagne avec ce but en poche (cela aurait peut-être été leur stratégie aussi sans ce but) opta pour se regrouper en défense à la perte du ballon (10,13,16,17,19,25,28). Son 4231 devenait alors un 442 avec Özil (19,25 par exemple) et Klose pressant la relance adverse. Si le travail de replacement fut général, Podolski s’illustra particulièrement par ses interceptions et/ou retours défensifs (13, 10, 17, 20, 25). Parfois c’était l’objet d’un léger recentrage pour pallier à l’éventuelle supériorité numérique au milieu des argentins.
Face Ă  cela, ce que l’Argentine fit de mieux vint de dĂ©crochage de Messi (13, 17, 21, 26, 41) pour face aux buts organiser le jeu. Cela montrait une autre chose, la grande difficultĂ©, sinon l’incapacitĂ© de Di Maria (ailier quand il jouait Ă  Benfica) et M.Rodriguez (joueur de couloir Ă  Liverpool, pour ne pas dire ailier) de jouer un autre rĂ´le attendu d’eux dans ce schĂ©ma, c’est-Ă -dire celui de relayeur.
L’Allemagne pour ne pas avaler la trompette (exploser sur le plan physique) se devait d’avoir quelques pĂ©riodes de possession du ballon (15-16, 22-23, 31-32, 36-37) pour souffler autant que faire se peut. Il y en eut quelques unes mais on les sentit gĂŞnĂ©s pour intĂ©grer Mertesacker et Friedrich Ă  ce travail ce qui limita ces pĂ©riodes (Heureusement pour eux et comme dit prĂ©cĂ©demment, les choix argentins n’exposèrent pas autant que possible cet aspect). Dans le jeu, on eut des contres mais aussi des attaques placĂ©s. Alors des joueurs en appuis servaient de fixation au sol (0 ;5). Le jeu long (6 ;18 ;27 ;38) ne fut pas laissĂ© de cotĂ©, et parfois ce fut MĂĽller plutĂ´t que Klose qui Ă©tait visĂ©.

La deuxième opportunité du match fut allemande.

Les allemands sortaient du pressing coté gauche, grâce en partie à l’espace disponible au-delà de ce premier pressing. Özil de l’axe fut servi coté gauche. Il donna latéralement pour Khedira qui fut l’auteur d’un contrôle un peu long. Il obtenait cependant le corner (7).
Messi décrochait pour donner devant à Tevez qui face au but adverse prolongeait vers la profondeur. Di Maria fut trouvé, il poussa son action jusqu’à donner en retrait dans la surface pour Higuain qui rata son contrôle dos au but, puis Mertesacker intervint (13-14).
Higuain se révéla l’auteur d’une performance, dans l’ensemble, médiocre on citera ces contrôles ratés (13, 24), une conduite de balle approximative (18, 36), ou des duels perdus (31 par exemple). Il ne faudrait pas croire de ce qui précède qu’il n’y eut que du négatif. Le positif, on le verra dans le développement des actions.
On assistait ensuite à un 1-2. Tevez rentra (de la droite) dans l’axe pour donner à Messi face au but et enchaîner avec une course vers la surface. Le joueur de Barcelone attendit le temps nécessaire puis rendit le ballon au joueur de Manchester City. Neuer fut le premier sur le ballon,  en se jetant sur le ballon au devant de Tevez (21).
Lors d’une pĂ©riode de conservation du ballon, les allemands cherchaient Ă  jouer vers le cotĂ© droit. Heinze intercepta d’un tacle une transmission mais sans pouvoir orienter son tacle qui alla vers l’intĂ©rieur du terrain. Burdisso ayant suivi un joueur sur ce cotĂ© (Ă–zil ?), il se trouva battu quand MĂĽller s’empara du ballon pour prendre l’espace qui venait de se libĂ©rer devant lui. Cela le fit parvenir jusque la surface oĂą il donna en retrait pour Klose qui frappa sans contrĂ´le mais enleva trop sa frappe d’une dizaine de mètre, gâchant lĂ  une nette opportunitĂ© (22-23).

Suite de l’analyse en page 2.

Nadal vs Murray Analyse

2 juillet 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2010

murraynadalwimbledonRafael Nadal s’est qualifiĂ© pour la finale du tournoi de Wimbledon 2010, grâce Ă  sa victoire en trois manches au dĂ©pens de l’Ă©cossais Andrew Murray.
L’espagnol ne fut pas largement au-dessus de son adversaire mais suffisamment pour tenir et breaker dans la première manche (1), serrer le jeu et travailler Andrew Murray jusqu’Ă  gagner la deuxième (2), et (3) revenir d’un break de retard pour conclure dans la foulĂ©e dans une troisième manche oĂą son adversaire baissa de pied sur le plan physique (au fur et Ă  mesure de l’avancement de cette manche finale).
Lui non plus (Nadal) ne semblait alors pas au mieux sur le plan physique (il ne s’Ă©tait pas mĂ©nagĂ© non plus, prĂ©cisons6le avant le dĂ©veloppement de l’analyse des sets qui viendra ci-dessous), on pense ici Ă  des revers (nous semble-t-il) d’avantage subis qu’auparavant, mais il eut cette marge pour aligner 5 jeux consĂ©cutifs et l’emporter 6-3 7-6 (6) et 6-4 en 2 heures et 22 minutes.
Le voilà désormais en finale où il affrontera le tchèque Tomas Berdych. Il en sera le grand favori pour au moins trois raisons.

1_ Le temps sera son alliĂ© et mĂŞme si Berdych pouvait servir le plomb pendant une longue durĂ©e, son service Ă  lui (qui lui en a rapportĂ© des points sur ses deux derniers matchs par exemple, contre Soderling et Murray donc) pourrait lui permettre d’avoir le temps nĂ©cessaire pour faire travailler le tchèque et ainsi rĂ©duire les capacitĂ©s physiques de ce dernier (avec les consĂ©quences correspondantes sur l’efficacitĂ© du jeu de Berdych).

2_ Ses capacitĂ©s sur herbe. Lors des 4 dernières Ă©ditions (celle-ci comprise) auxquelles il a participĂ©, il est Ă  chaque fois parvenu en finale. Il a aussi remportĂ© Ă  une reprise le tournoi du Queen’s.

3_ Le jeu qu’il pratique depuis 2 matchs avec de la dĂ©fense, du contre mais aussi de l’initiative depuis sa ligne de fond de court qui soit lui permet de conclure rapidement (hypothèse oĂą son adversaire ne peut dĂ©fendre) soit d’user son adversaire (hypothèse oĂą son opposant peut un temps renvoyer ses coups).

Passons maintenant, et comme annoncĂ©, Ă  l’analyse des sets de cette demi finale face Ă  Murray.

Set 1

Nadal dans cet set 1 fit la diffĂ©rence lui qui avait Ă©tĂ© plutĂ´t « menacĂ© » sur son engagement alors que Murray, Ă  la diffĂ©rence de l’espagnol et Ă  l’exception du premier jeu (il fut menĂ© 15-30) eut des engagements plutĂ´t tranquilles. L’écossais gagna deux jeux sans concĂ©der le moindre point (pour mener 2-1 puis 4-3) et s’il concĂ©da 2 points dans le jeu 5 il avait au prĂ©alable menĂ© 40-0.Nadal lui fut menĂ© 15-30 dans le jeu 6 puis fut poussĂ© Ă  30-30 dans le 8.
Au service, Murray effectua un premier jeu oĂą il engagea 4 fois sur 5 vers le coup droit de Nadal, une stratĂ©gie qu’on a vu se dĂ©velopper (servir vers le coup rĂ©putĂ© le plus fort du majorquin) pour exploiter sa prise fermĂ©e qui nĂ©cessite un temps (pour trouver de la longueur par exemple) que le service offre moins que d’autres coups, la « faute » Ă  sa vitesse, gĂ©nĂ©ralement plus importante. Mais par la suite il chercha d’autres zones mĂŞme si se dĂ©gagea l’impression que placĂ© dans des circonstances oĂą il avait un besoin extrĂŞme du point c’est la zone vers le coup droit qu’il privilĂ©gia.
Au service Nadal lui orienta plus franchement vers une zone, et eu Ă©gard Ă  la qualitĂ© du revers de l’Ă©cossais et de la friabilitĂ© qu’il peut montrer en coup droit, ce ne fut pas une surprise de constater que ce fut vers le coup droit de l’Ă©cossais qu’il orienta dans l’ensemble son engagement mĂŞme s’il n’abandonna pas complètement le slice extĂ©rieur du gaucher quand il Ă©tait cotĂ© avantage par exemple.
L’action, par rapport Ă  ce qui prĂ©cĂ©da, fut donc plutĂ´t sur les services de Nadal. On pense ici aux jeux 6 et 8 Ă©voquĂ©s plus tĂ´t. On trouva Murray en dĂ©fense et en contre.
Jeu 6: Nadal servait le coup droit, puis allait vers le revers, toujours avec son coup droit. Murray dĂ©fendait avec une balle haute sur laquelle Nadal smasha en se retournant. Murray put remiser puis vit un de ses slices se transformer en amorti: 0-15. Sur le point d’après le passing de Murray ne passait pas le filet: 15-15. Nadal fixait en coup droit puis tournait son revers en ouvrant le court. Murray le contrait de ce cotĂ© avec son revers: 15-30. L’espagnol Ă©galisait Ă  30-30 en pilonnant le cou droit adverse pour finir en smash. Deux services gagnant vers le coup droit et Nadal Ă©galisait Ă  3-3.
Jeu 8: Après son service Nadal dĂ©plaçait son adversaire de droite et de gauche: 15-0. Il Ă©tait ensuite pris sur un retour au centre. Il ne pouvait que slicer. Murray rĂ©alisait l’amorti. L’ibĂ©rique fut sur la balle mais Murray finissait le point au filet sans opposition: 15-15.Un service gagnant Ă©tait effacĂ© par une double faute: 30-30.Murray fit alors une faute en coup droit, puis Nadal servit gagnant et Ă©galisait Ă  4-4.

C’est Ă  cet instant que le vainqueur de l’édition 2008 fit le break. On vit alors d’autres facettes de son jeu. Sur un service effectuĂ© de la part de Murray avec une intention de prendre le filet, son retour flottant prenait la ligne:15-15. Comme au jeu prĂ©cĂ©dant un service gagnant (vers le coup droit) Ă©tait effacĂ© par une double faute:30-30. Nadal fit alors la diffĂ©rence avec un retour bloquĂ© en coup droit que Murray dut prendre du fond en demi-volĂ©e. Le numĂ©ro 1 mondial concluait d’un coup droit gagnant: 30-40. Murray commit alors l’erreur de ne pas faire la diffĂ©rence alors que les coups de Nadal n’Ă©taient pas percutants. Il finit mĂŞme par faire la faute en coup droit: 4-5. 3 fois au moins dans le dernier jeu Nadal orienta son service vers le coup droit de Murray.
Il remportait cette manche 6-4 en 37 minutes avec un dernier point oĂą il gagnait avec son revers un Ă©change dans la diagonale des coups droits de Murray.

Set 2

Nadal dut serrer le jeu dans ce set. Cette fois Murray ne concĂ©da que 2 points sur ses 5 premiers jeux de service. Avec 3 jeux blancs et 2 autres oĂą il ne concĂ©da qu’un point par jeu. De son cotĂ© Nadal, après un premier jeu oĂą il ne concĂ©da qu’un point fut poussĂ© Ă  Ă©galitĂ© dans trois jeux consĂ©cutifs (les 4, 6 et 8). RemportĂ©s ces jeux furent important Ă  plus d’un titre.
D’une part ils l’Ă©taient remportĂ©s, La Palissade qui mĂ©rite d’ĂŞtre dite car c’est une chose de batailler, c’en est une autre de batailler et de ne pas perdre de terrain d’un cotĂ© (celui de Nadal), de batailler et de ne pas en gagner de l’autre (celui de Murray). D’autre part ils contribuaient (ces jeux accrochĂ©s) Ă  faire travailler physiquement l’Ă©cossais. Et cet Ă©lĂ©ment du physique ne peut ĂŞtre neutre que dans des circonstances exceptionnelles face Ă  l’espagnol.

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