Montpellier vs Bordeaux Analyse

8 aoĂ»t 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

Montpellier l’a emporté 1 à 0 face à Bordeaux à l’occasion de la première journée du championnat de ligue 1, saison 2010-2011.
Les joueurs de René Girard auront pris l’avantage en début de seconde période, suite à un coup franc montpellierbordeauxobtenu par S.Camara, tiré par Estrada et victorieusement dévié par Bocaly.
Avant et encore plus après ce fut insuffisant du cotĂ© de ceux de Tigana qui pĂ©chèrent notamment sur le plan technique. Ils montrèrent aussi, ce qui n’est pas nouveau (si l’on pense au Bordeaux de l’an passĂ© par exemple), des difficultĂ©s pour s’exprimer face Ă  une Ă©quipe dĂ©fendant dans son camp. Et cela fut encore plus le cas avant le but qu’après. D’oĂą peut ĂŞtre une explication Ă  ce jeu qui se dĂ©lita nettement autour de l’heure de jeu. Pour mettre Ă  mal la jeune dĂ©fense montpelliĂ©raine (Stambouli-Yangambiwa) il aurait fallu d’avantage la mettre Ă  l’épreuve qu’elle ne le fut.
Des circonstances atténuantes il y en a, à commencer par une ligne défensive où dans quelques semaines seul restera le latéral gauche Tremoulinas.
Montpellier se disposa en 433 dans cette rencontre. Offensivement il y eut une volonté d’exploiter la largeur en procédant à des changements de coté (ainsi ces gauche droite : 2 ;29 ;35 ;43). Dans ce domaine, Estrada fut intéressant en ce qu’il se permit à son équipe de réaliser via une passe (longue) ces changements de coté. On eut aussi des centres (2,4,10,11,37,39). Il y eut enfin la recherche de Giroud via des ballons longs (3 ;17 ;23 ;25 ;31 ;38) pour du jeu dos au but.
Défensivement Montpellier opta pour un replis (21 ;22 ;28 ;29 ;41) à la perte du ballon et sembla vouloir (à l’exception de Giroud) attendre aux environs du rond central pour commencer à éventuellement gêner la relance bordelaise. On peut y voir au moins deux choses. D’une part la volonté de resserrer les espaces au milieu (ce qu’ils pouvaient faire en excluant l’idée d’un pressing haut) tout en faisant face au jeu. D’autre part d’inciter Bordeaux où à relancer via des joueurs qui ne sont pas les meilleurs relançeurs du monde (Diarra, Fernando, Savic) ou à inciter Bordeaux à jouer long, Cavenaghi et Gouffran aux avant-postes ne répondant pas trop ni l’un ni l’autre au profil de l’attaquant pivot.

Statistiques (Bordeaux)
Tirs 9
Tir cadré 1
Hors-jeu 0
Corner(s)
1
Possession 58
source: lfp.fr

Bordeaux joua pour sa part dans un 442 en losange. Si les bordelais eurent beaucoup le ballon, l’usage qu’ils en firent laissa à désirer. Non pas qu’il n’y eut pas de bonnes choses. Mais ce fut trop rare pour que cette possession fusse vraiment positive sur le long terme. En quoi consistèrent les bonnes phases bordelaises ? À jouer vers ses latéraux (via des transversales sur demi-terrain ou pas) pour impliquer dans un second temps des milieux de terrain lancés.
Le problème c’est que cela implique plusieurs joueurs et qu’une erreur à la passe aurait exposé à des contres. Et que dans ce contexte on vit à plusieurs reprises Gourcuff décrocher pour jouer ces ballons. Et si le milieu français se trouvait à la relance il n’était plus par définition proche de ses attaquants. C’est deux des problèmes du 442 en losange. Il suppose un joueur de qualité à la passe pour la première relance et il est fort dépendant de l’apport des latéraux. De telle façon que si ces derniers sont peu trouvés ou peu disponibles, il ne reste plus comme solution que le jeu dans l’axe avec les problèmes que cela peut poser sur le plan technique avec le nombre de joueurs des deux équipes s’y trouvant.
Défensivement le 442 en losange, par cette occupation axiale, expose sur les cotés si l’adversaire y vient à 2 contre le latéral et que le coulissage n’a pu s’opérer. Ce qui était une possibilité. Elle ne fut que plus importante de par la volonté des bordelais de se déplacer latéralement dans la zone où se trouvait le ballon ce qui ouvrait encore plus qu’au départ sur le papier (avec chaque joueur gardant sa zone) cette solution à Montpellier.

La première occasion fut montpelliéraine.

Suite à une touche, S.Camara se mit en protection du ballon ce qui permit à Bocaly de centrer. Giroud, avec un Savic battu reculant vers lui, reprit de la tête de l’extérieur des 6 mètres. Sans pouvoir cadrer (4).
La réponse bordelaise partit de Gourcuff. Sa transversale fut prolongé par Sane qui avait pris son couloir pour Wendel devant lui. Ce dernier opta avant la ligne de corner pour un centre en retrait. Ce fut sinon trop précoce du moins pas assez en retrait et Jourdren put intervenir (9).
Coté opposé on retrouvait le latéral droit Bocaly. Qui centra du gauche. Sané se manqua dans sa volonté d’intercepter de la tête et Kabzé hérita du ballon. Il tira du gauche, Savic repoussa. Il récupéra puis se faufila entre deux joueurs, toujours dans la surface. Après ce mouvement il tomba, mais Sané n’avait rien fait de répréhensible et l’arbitre ne broncha pas (10).
D’une demi transversale, le ballon (via Fernando) passa de l’axe à la gauche pour Tremoulinas qui remisa de la tête vers l’intérieur du terrain et un Wendel lancé. In fine ce dernier centra en retrait. Ce fut repoussé mais pas loin par la défense locale. Trémoulinas hérita du ballon dans les 16 mètres et tira du droit. Ce fut dévié et Jourdren en fut lobé lui qui s’était couché pour intervenir. Le ballon heurta le poteau et il s’en empara lors de ce second temps (12).
Plasil commettait plus avant une faute sur Estrada. Depuis l’axe gauche ce dernier tira fort vers le but. Dans une position délicate (face à son propre but), Sané intervint d’un tacle. Il mit en corner. Ce dernier fut repoussé dans l’axe par Bordeaux et Pitau reprit de volée avec son pied gauche. Diarra détourna en corner (23-25).
Une minute plus tard Fernando effectua une faute sur Giroud. Estrada depuis l’axe droit cette fois tenta sa chance d’environ 33 mètres. Sa frappe tendue rebondit juste avant Olimpa qui sûrement détourna en corner (26).

C’est sur ce score que fut atteinte la mi-temps.

Statistiques (Montpellier)
Tirs 9
Tirs cadrés 3
Hors-jeu 5
Corner(s) 5
Possession 42
source: lfp.fr

Le but inscrit tôt en début de période fut capital. S.Camara se lança dans une provocation. À l’issue de cette dernière, il tomba avec Wendel à proximité de lui. L’arbitre siffla faute. Si faute il y eut ce ne fut pas sur la fin de l’action du joueur de Montpellier. Estrada de 36 mètres centra vers le but. Bocaly dans le dos de Plasil devança Diarra pour marquer de la tête d’une dizaine de mètres (45-46).
Ce but fut capital car il forçait les bordelais à créer pour revenir au score, et qu’il permettait à Montpellier de se replier plus encore que précédemment (on vit par exemple Giroud descendre plus bas qu’il ne l’avait fait précédemment) ce qui les mettait dans une position favorable pour défendre. Pourquoi ? Parce qu’ils se mirent ainsi plus encore qu’en première période en supériorité dans la partie de terrain où se déroulait le jeu (partie de terrain réduite en longueur de par leur replis et l’implication d’un joueur supplémentaire pour défendre). En effet, Bordeaux derrière le ballon laissa toujours un minimum de 3 joueurs. Et au devant d’eux il y avait les 11 montpelliérains. Offensivement Giroud fut aussi précieux par les respirations que ses déviations de la tête offrirent à son équipe (51,63,67,73).
Face à cela le jeu bordelais se délita sérieusement, et ce fut flagrant autour de l’heure de jeu. Ainsi ces passes ou centres ratés (Wendel 60, Plasil 61 ;67, Gouffran : 58, Cavenaghi :60 ;70).
Gourcuff lui sortit durant cette période, remplacé qu’il fut par Jussie. Le meneur de jeu bordelais était depuis son pied haut sur Jourdren (il en fut averti : 49) copieusement sifflé à chacune de ses touches de balle.
Ce changement, puis les autres, ne changèrent pas la donne. Ayite (81,89,93) obtint bien quelques coups francs mais d’une façon générale le bas blessa dans ce domaine aussi pour les visiteurs. Ainsi ces exécutions médiocres de Wendel (82 ;94) ou encore Cavenaghi (90).

Signalons pour les autres opportunités de cette première période :

Ce tir dans un angle fermé de Gourcuff après une fixation dans l’axe de Cavenaghi. Jourdren repoussa des pieds (53).

Une frappe lointaine d’Estrada (70).

Ce coup franc de Wendel reprit de la tête par un Sané que Stambouli retint par le maillot dans la surface (77).

Bellion fit un appel depuis le milieu du terrain (Sané le servit) mais fut contré ensuite en corner dans la surface par Yangambiwa (81).

Jussie intercepta une transmission hasardeuse de Stambouli. Il lança Bellion qui fut repris par l’action combinée de Bocaly et Stambouli (85).

Cavenaghi au début du temps additionnel expédiait un coup franc bien placé dans les tribunes, Bordeaux n’allait pas revenir et débutait ainsi sa saison 2010-2011 par une défaite.

Lors de la prochaine journée, Montpellier ira à Monaco tandis que Bordeaux recevra Toulouse.

Remplacements

Montpellier: J.Marveaux (Saihi 64), Giroud (Belhanda 74), Kagzé (Aït-Fana 87).

Bordeaux: Gourcuff (Jussie 64), Gouffran (Bellion 65), Plasil (Ayite 72).

Lyon vs Monaco Analyse

7 aoĂ»t 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

Lyon et Monaco ne sont pas parvenus à se départager à l’occasion de la première journée du championnat 2010-2011 de ligue 1.
Une entame peu relevée il faut le dire. On était en droit d’attendre d’avantage de Lyon que de Monaco eu égard aux ambitions différentes des deux équipes et dans ce contexte c’est bien l’équipe locale qui nous laissa sur notre faim.

Statistiques (Lyon)
Tirs 13
Tirs cadrés 4
Hors-jeu 1
Corner(s) 3
Possession 59
source: lfp.fr

Bien sur, il ne s’agit que d’un premier match, bien sur on ne peut demander à une équipe qui vise la fin de saison d’être d’entrée dans une forme proche du meilleur dont elle sera capable. Mais cela étant dit, il y a dans l’équipe de Claude Puel des marqueurs inquiétants pour qui nourrit des ambitions au haut niveau. Et marqueurs qui sont d’autant plus inquiétants qu’ils ne renvoient pas à quelque chose qui peut se résoudre complètement.
On pense ici à la lenteur de la défense centrale composée de Toulalan et de Cris. On pense aussi au déficit de ces derniers (8 ;30 ;33 ;38 ;39) dans le domaine de la création, dans le jeu de passe pour le formuler autrement.
Alors oui Lyon pourra et devra limiter ce problème via le collectif (avec une équipe collectivement solidaire de ce que ce problème engendre dans le positionnement de la défense) mais on sera dans la limitation seulement car Cris et Toulalan ne vont pas d’un claquement de doigt gagner 7 km/h de vitesse de pointe ou/et devenir des joueurs de classe ballon au pied.
Mais le bas n’a pas blessé qu’en défense. Gonalons a remplacé Toulalan devant celle-ci. Il a peu réussi hier (ainsi ces passes dans le dos de ses coéquipiers : 24 ;25). Ce qu’il tenta et rata doit-il être lu comme une capacité, future, à y parvenir où joua-t-il au dessus de ce dont il est capable ? L’avenir nous le dira, sachant que pour un joueur qui n’aura in fine que peu joué l’an passé (15 matchs de championnat par exemple), on n’en est pas encore à dire qu’il est déjà au stade de la confirmation d’un potentiel.
Devant lui Ederson (qui n’a pas, sauf erreur, souvent joué dans ce rôle de milieu relayeur d’un 433) et Pjanic auront été intéressants mais quand ils parvinrent à se montrer proche de Gomis. Bastos lui tenta de combiner avec Cissokho mais pour tout ces hommes le déchet dans leur production fut une chose qui revint trop souvent (1 ;9 ;14 ;17 ;22 ;24 ;35 ;36) . C’est particulièrement fâcheux face à une équipe regroupée derrière où précision ET vitesse sont requises pour immédiatement ou à terme (via le travail qu’on impose) faire des dégâts.
Gomis lui chercha à être disponible en appui (0 ;2 ;5 ;11 ;25 ;27). Après des débuts difficiles (il fut au cours de ceux-ci victime d’un malaise), il parvint à s’imposer quelques fois et se montra plus convaincant dans ce domaine de remiseur que dans celui de relais avec alors le ballon au pied. Par deux fois il sortit en 6 mètres avant d’avoir pu centrer.

lyonmonacoLe poste d’ailier droit de ce 433 échut à Briand. Pauvre Briand dont on avait cru noter qu’il était un avant-centre et qui se retrouva sur le coté droit. S’il chercha à percuter ballon au pied, il resta peu en vue et peu aidé aussi. Mais là on revient au problème du soutien possible. Et il l’était d’autant moins que Gassama se montrait, comme il le fallait solidaire, de ses collègues de la défense centrale (35).
Cette tendance à jouer bas eu divers répercutions.
Ou l’équipe était solidaire et donc dans l’ensemble basse et alors ressortir le ballon était difficile.
Ou elle ne l’était pas dans sa partie offensive et la relance des défenseurs (ou du milieu qui lui était rattaché) était rendu compliquée par les distances et par le fait qu’ils étaient par ces distances mis dans des positions où ils devaient loin du but adverse jouer dos au but. Avec les risques d’interceptions que cela comportait. Restait l’option du jeu long (13 ;14 ;17 ;20 ;40). Mais de si loin, l’efficacité d’un jeu, qui engendre déjà par définition du déchet, était plus que menacé.

Organisé en 4231 Monaco avait potentiellement les armes pour appuyer là où il fallait.

Sur les cotés pour exploiter l’éventuel défaut de replacement des joueurs offensifs adverses. Ainsi le travail du coté gauche monégasque effectué par Bulot et Muratori (3,13,45).
Via du jeu long (9 ;10 ;16 ;17 ;29 ;30 ;32 ;33 ;38 ;41 pour continuer d’isoler les défenseurs adverses et ensuite via la ligne offensive de 4 hommes presser pour profiter de leur isolement. Ce qui est utile dans pareille circonstance c’est de profiter de l’espace entre la défense et le milieu adverse pour faire décrocher l’attaquant à fins de remise pour ensuite aller derrière la défense qui sortit mais sans pouvoir passer devant cette attaquant. Las pour les joueurs de Guy Lacombe, à deux reprises cette ambition ne paya pas pour des hors-jeu que nous qualifierons de peu évidents pour dire le moins.
Derrière toujours un minimum de 4 hommes afin de limiter le potentiel de contres. Cette mission fut remplie.
On vit aussi du jeu vers la profondeur (22 ;28 ;31) par exemple après la récupération du ballon, où en possession plus durable de ce dernier en cherchant à jouer derrière les latéraux lyonnais. Par exemple derrière Gamassa qui remplaçait Reveillère, suspendu.

La première mi-temps fut peu fertile en occasions.
Signalons le peu qu’on eut à se mettre sous la dent.
Cris parvint à trouver Gomis lequel remisa à une touche pour Pjanic près de lui qui alerta Briand dans l’espace. Mais Muratori dans la surface tacla dans les pieds de l’ancien rennais (11).
6 minutes plus tard, de la gauche Muratori centra du droit. Park de la tête s’imposa face à un Cissoko un peu court. Lloris détourna en corner via sa main gauche. Tiré par Mangani (?), il fut reprit de la tête par Muratori qui devança son opposant. Lloris détourna de nouveau au corner (17-18).
4 minutes plus tard, Lyon n’arrivait pas à se dégager. Monaco récupérait et Niculae donna vers la profondeur et sur sa gauche pour Park, signalé hors-jeu (22).
Coté opposé, Gomis était trouvé à une vingtaine de mètre du but de Ruffier. Il décala sur sa gauche pour Ederson qui profita de l’effacement de Bastos. Mais le tir du brésilien fut contré de près par Mongongu (25).
Peu avant la mi-temps (entre deux on eut suite suite à un corner une volée en se retournant de Cris, au dessus : 34), Monaco s’illustra. Park décrocha et embarqua ainsi Cris sans que ce dernier ne puisse intervenir. Puis Bulot fut trouvé comme Park l’avait été plus tôt. De nouveau il fut estimé hors jeu par l’assistant de M.Jaffredo (42).
La dernière occasion de la première période revint à Lyon. Suite à un cafouillage consécutif à un coup franc, Toulalan remisa vers la surface et trouva ce faisant Gomis. Qui ne frappa pas nettement sa volée et manqua le cadre. Ruffier sembla sur la trajectoire d’une volée qui aurait été cadrée.
C’est sur ce score de 0 à 0 que la mi-temps fut sifflée.

Nadal décroche la timbale (vs Soderling Analyse)

6 juin 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2010, Roland Garros

nadalrolandn°5Rafael Nadal a remporté son 5ème roland Garros, son 7ème grand chelem (il faut ajouter à ces 5 titres à Paris Wimbledon 2008 et l’open d’Australie 2009) en prenant le meilleur (en 3 sets) sur le suédois Robin Soderling.
Face à un espagnol jouant plus long (particulièrement en revers), couvrant et ainsi défendant mieux son terrain, poussant mieux au service que lors de leur affrontement en 8ème de finale l’an dernier, il (Soderling ndlr) a peu à peu explosé et il faut d’ailleurs questionner sa résistance farouche du premier set quand on sait que des joueurs offensifs comme lui, surtout quand ils ont face à eux des joueurs dont l’un des atouts est l’endurance, peuvent ne pas hésiter à garder des forces pour le reste du match en balançant un set dans lequel ils ont concédé un break.
Là, Soderling s’est donc battu après le break concédé pour revenir dans la première manche, et comme Nadal de son coté poursuivit sur son plan de jeu, déplacer le suédois, le faire jouer, travailler pour marquer un point à l’échange, il s’entama pour ensuite exploser au « milieu » du set 2 et ne plus jamais constituer une vraie menace.
(Mais vu qu’il ne put éviter que l’échange s’engage on voit que cette menace n’était en fait que factice.)
L’espagnol l’emporta donc en 3 sets 6-4 6-2 6-4 en 2 heures et 18 minutes.

Il décroche la timbale car :

Tout d’abord sa défaite de l’an passé face au suédois est après cette finale au minimum à relativiser.
Qu’ensuite il l’emporte de nouveau en grand chelem et récupère une place de numéro 1 qu’il avait du céder sans pouvoir combattre.
Qu’enfin, avec un calendrier allégé (consécutif à sa blessure à l’open d’Australie puis au fait qu’il a disputé un tournoi de moins sur terre, Barcelone ce qui lui donna un rythme d’un tournoi toutes les deux semaines, pas d’exhibition avant Roland Garros) il sort de cette campagne plus frais que par le passé, par exemple il y a deux ans, avant d’aborder la courte saison sur herbe (Queens plus Wimbledon, le tout en 3 semaines à partir de celle qui démarre demain).

On ne peut pas dire qu’il a reproduit le niveau qui fut le sien il y a deux ans (en 2008 ndlr) quand il humilia Roger Federer en finale, ne lui laissant que 4 jeux (6-1 6-3 6-0). Mais pour cela (et sa montée en régime pour atteindre le niveau qui fut le sien en finale le laisse supposer) il lui aurait fallu jouer un peu plus sur terre avant le tournoi parisien (15 matchs/15 victoires). Ce n’était pas nécessaire vu sa marge sur la surface (sa défaite de l’an passé à Roland ne fait que le confirmer) et cela lui permet donc de sortir sans s’être trop entamé. Et, n’oublions pas deux choses :

que Thomas Muster ne se releva jamais (dans le sens où il ne fut ensuite plus aussi compétitif) de sa superbe mais harassante saison 1995 sur terre battue (63 matchs quand même, à 28 ans certes, dont 30 pour 30 victoires entre le début de la saison sur terre, Estoril à l’époque et la fin de Roland Garros, avec entre les deux Barcelone puis Monte Carlo et Rome).

Que pour arriver à ce résultat sur le plan physique, il n’a pas eu à sacrifier de tournois de premier plan en disputant et remportant tous les Master 1000 qui pouvait l’être (Monte Carlo, Rome et Madrid).

Saura-t-il s’en souvenir l’an prochain, dans l’hypothèse où une série de blessure ne viendrait pas l’aider dans sa réflexion, la suite de la saison (avec le calendrier pour lequel il optera) nous donnera un premier élément de réponse.

Mais revenons à cette rencontre, avec l’analyse set par set.

Set 1

Les points forts de Soderling sont les suivants : un service très percutant qui peut lui permettre d’avoir des points gratuits ou de finir dans un temps proche ensuite. Des coups puissants (revers et coup droit) du fond du court qui peuvent lui permettre de finir sans qu’un échange trop long ne s’engage. Face aux adversaires qui liftent beaucoup sa taille peut être un avantage face à d’autres joueurs plus petit avec comparativement des balles qui sont moins difficiles à jouer. Là où un joueur d’1m85 pendra le lift de Nadal une vingtaine de centimètres au dessus de la hanche par exemple, cet hauteur au dessus de la hanche sera réduit pour le suédois, par sa grande taille. Autre atout dans cet esprit, son revers a deux mains qui lui permet d’avoir plus de contrôle (avec la main supplémentaire qu’un joueur l’effectuant à une main qui s’usera d’avantage à la longue à contrôler des balles lui arrivant au dessus de la hanche voir de l’épaule.
Les points faibles du suédois, c’est le déplacement, une boucle assez ample en coup droit ce qui peut l’handicaper s’il vient à manquer de temps, l’endurance s’il ne peut faire la différence rapidement.
Dans cet esprit, Nadal chercha à limiter les points forts de Soderling tout en appuyant sur les points faibles, les deux choses s’effectuant parfois de concert. Plus précisément, alors que le finaliste de l’an passé voulut démarrer les points en servant le revers, il tenta d’opposer une remise très liftée et plus profonde que le niveau du carré de service.
Cela contraint Soderling et ses deuxièmes coups furent moins déterminants qu’il n’aurait pu l’être avec d’autres retours. Ainsi Nadal engagea des échanges et put entamer un travail de sape. On distingua 3 cas de figure.
Soit (quand les échanges s’engagèrent sur le service du suédois ndlr) il parvint quand même à faire la différence mais alors il dut, à cause de la défense de Nadal, frapper plusieurs coups supplémentaires dans ce but.
Soit Il finit par rater commettant des fautes directes en tentant d’en mettre plus pour faire la différence.
Soit Nadal finit par reprendre le contrôle de l’échange pour finir le point de lui-même.

Au service, où il a du moins au départ (sauf retour très performant) l’initiative on nota sa volonté d’en user pour déplacer le suédois. Ainsi il enchaîna après son engagement avec des coups joués coté opposé d’où il avait servi ou des coups joués dans le replacement de l’orientation de son engagement (par exemple rejouer vers le revers s’il avait servir vers le revers). Il ne conserva pas toujours le contrôle de l’échange mais là encore, cela jouait en sa faveur car si on devait citer les points forts de Nadal on ne pourrait oublier la condition physique et l’endurance.
Ce ne fut pas une combinaison fréquente mais celle qui consista à jouer un revers croisé vers le coup droit puis slicé en revers vers celui du suédois fit très mal à ce dernier.
Le revers parlons-en encore. Pas diminué, il lui permit de trouver de la longueur au retour, de contrer quand attaqué dessus, d’accélérer comme à 1-1 15-15 sur son service mais aussi de se donner de l’air à l’échange en allongeant avec du lift.
Il faut souligner, même s’il y eut des exceptions, que Soderling, sur les jeux de service de Nadal, ne voulut pas prendre trop de risques en cognant sur des balles délicates. Il entendit attendre, tout est relatif, pour s’appuyer sur des balles exploitables et ce faisant se trouva parfois engagé dans des échanges assez long.

La suite de l’article en page 2

Dementieva vs Schiavone Analyse

3 juin 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2010, Roland Garros

rolandFrancesca Schiavone disputera la finale du tournoi de Roland Garros 2010 après l’abandon d’Elena Dementieva à la fin d’un set que la russe avait perdu 7 points à 3 au jeu décisif. Les regrets de la russe seront relativisés par le fait que cette blessure à la jambe gauche qui l’handicapa dés le début du match l’aurait condamné lors d’une éventuelle finale. Cela peut expliquer son abandon dans un match où malgré un handicap flagrant pour qui connaît ses qualités.
Elles sont au moins triples : puissance et régularité du fond du court, qualité dans le domaine de la couverture de terrain, du retour de service et du second coup de raquette quand elle est au service.
Bien sur ne pas se poser de questions c’est se garantir des mensonges. On pense ici aux commentateurs d’Eurosport (la chaîne privée se hâta tellement de lancer la publicité en fin de set qu’elle manqua l’abandon de la russe) Frederic Verdier et Emilie Loit qui exprimèrent une fois la publicité terminée leur surprise devant cet abandon que selon eux rien n’avait laisser présager.

Évidemment quand on prend pour normal le fait qu’une joueuse ait aussi peu de différence entre son premier et second service1 alors qu’on évoque par ailleurs ses progrès au service, quand on prend pour normal le fait qu’une joueuse de son profil fasse autant de fautes directes, quand on prend pour normal enfin qu’elle dégage moins de puissance que ce dont elle est capable, réalise des retours ou seconds coups de moindres qualité que ce qu’elle put faire à 100% de ses moyens contre des joueuses d’une autre trempe que l’italienne2 on peut exprimer sa surprise devant cet abandon de Dementieva.

Mais alors on ne fait pas son travail de journaliste d’un coté, de consultant de l’autre.

Alors en quoi une blessure dans la région du mollet de la jambe droite peut expliquer tous les éléments ci dessus.
Qu’une blessure au mollet entrave la mobilité, tout le monde le comprend. Mais le service peut paraître au quidam comme un moment plus statique. Sauf que cette jambe gauche est la jambe de poussée et que la poussée, le travail des jambes est primordial dans la quête de puissance.

Des regrets elle peut en nourrir car pour toutes ces fautes, pour toutes ces balles de break (1 dans chacun de ses 4 premiers jeux de service) qu’elle dut écarter, pour toutes ses difficultés au service c’est elle qui avait la main dans ce match Schiavone se situant plus en réaction qu’en action.
Elle avait décidé d’orienter le jeu principalement vers le revers de l’italienne pour parfois et ensuite aller plein coup droit. Un coup droit qu’elle chercha tantôt au service et elle en fit des points avec ce dernier. C’est dire vu ce qui a été dit plus tôt.
Ainsi il servit le revers de Schiavone pour finir en deux temps ensuite toujours vers le coté revers pour écarter la première balle de break (à 0-1) et la deuxième du match à 1-2. Puis elle servit gagnant vers le coup droit avant de faire de même vers le revers : 2-2.
Idem dans le jeu 6 où elle engagea vers le revers pour finir coté opposé vers le coup droit de la tête de série 17 de ce tournoi.

À 4-3, alors qu’elle avait breaké dans un jeu précédant qui confirma le fait que Schiavone elle n’avait pas une grande marge de manœuvre (2 fautes directes et un jeu perdu), elle céda au service.
Son choix de jeu vers le revers adversaire payait : 15-0 en deux temps.

Statistiques du Match
Schiavone Dementieva
% de 1er service 60 % 71 %
Aces 1 2
Double fautes 2 4
Fautes non provoquées 12 24
Pts gagnés sur 1er service 76 % 66 %
Pts gagnés sur 2d service 39 % 36 %
Coups gagnants (dont service) 12 15
Pts gagnés sur service adverse 42 % 33 %
Balle(s) de break convertie(s) 1/4 (25 %) 1/1 (100%)
Approche vers le filet (% de réussite) 80 % (8/10) 86 % (6/7)
Total de points gagnés 48 46
Service le plus rapide 171 km/h 177 km/h
Vitesse moyenne du 1er service 159 km/h 161 km/h
Vitesse moyenne du 2d service 134 km/h 150 km/h
Source : rolandgarros.com

Une rafale de vent lui faisait rater un coup à mi-court : 15-15. Puis elle servait gagnant vers le coup droit puis le revers avec une première à 145 qui n’annonçait rien de bon. Elle faisait alors une faute directe, puis réalisait une double faute alors que la première avait été chronométré à 154. Un service vers le coup droit et on passait à avantage en sa faveur mais c’était dans la foulée annulé par une faute sur son second coup de raquette :40-40. Elle était sur le point suivant lente pour se dégager après son service et en résultat une nouvelle faute directe. LA première qui suivit partit à 149km/h avant qu’une double faute n’offre le break à l’italienne.
De break il n’y aurait plus.
On se retrouvait au jeu décisif. Schiavone ne le démarra pas de la meilleure des façon avec une faute en coup droit. Elle effectuait ensuite un amorti mais Dementieva y était et poussait gagnant : 0-2 et mini-break pour la russe. Qui concéda 6 points consécutifs pour faire face à 4 balles de set. La future finaliste reprit d’abord son break de retard en prenant l’initiative avec un décalage coup droit suivi d’une montée à contre temps avant de gagner ses deux points de service. Le premier d’un service gagnant, le second sur un amorti de Dementieva qui ne paya pas (quelque chose que l’on vit plusieurs fois dans ce set) : 3-2. Ensuite elle s’empara des deux points sur le service de son adversaire. Un amorti sanctionné d’un revers gagnant après une bonne défense de l’italienne, et une faute directe en revers sur son second coup de raquette. Un ace au T la mettait à 6-2. Si la première balle de set ne fut pas la bonne la seconde fut convertie via une ultime faute de la russe, en revers. 7-6 (3) en 69 minutes.

Emilie Loit, inconséquente dans son propos lors de ce match tout comme dans le suivant3fit preuve de la pire des choses qu’on puisse trouver chez un consultant lors de son commentaire d’après match c’est à dire d’ethnocentrisme. L’ethnocentrisme consiste à penser que le monde tourne autour de soi-même (de sa façon de penser). Ainsi en plus d’exprimer sa surprise concernant cet abandon, elle ajouta que quand on est en demi-finale d’un grand chelem on va au bout même blessé. Si on se met dans la position d’une Emilie Loit qui n’a jamais été à ce stade de la compétition, on peut le comprendre. N’en va-t-il pas différemment dans le cas d’une Dementieva qui a déjà été à ce stade à 9 reprises dans sa carrière et que la fin de saison est encore riche de 2 grands chelem (Wimbledon et l’Us Open ndlr) ? En projetant sa façon de penser comme si elle était universelle sur une joueuse différente de celle qu’elle fut, elle a peut-être cru remplir le rôle de consultante qui lui a été confié. En vérité elle l’a vidé de sens.

  1. à tel point qu’il n’y eut parfois aucune différence de vitesse entre la première et la seconde, ainsi à 3-2 15-15 un service extérieur à 159, à 30-15 une seconde à 158
  2. cf vs Serena Williams à Wimbledon l’an passé
  3. Il fallut l’entendre dans cette opposition entre Stosur et Jankovic critiquer d’un coté les journalistes qui déclara-t-elle cherchent tout le temps la petite bête (que Stosur oui avait peut être eu des problèmes de mental mais qu’elle Stosur le savait et que il fallait parfois laisser les joueuses se développer) pour ensuite l’écouter nous expliquer que sur un service de Jankovic la zone trouvée n’était pas bonne. Mais cela ne le sait-elle pas après coup Jankovic ? En émettant cette critique Emilie Loit reprend donc à son compte le raisonnement qu’elle dénonce par ailleurs. Ce dernier ferait sourire si la personne qui en est l’auteur n’était pas rémunérée pour l’énoncer

Soderling vs Federer Analyse

2 juin 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2010, Roland Garros

soderlingfederer205Roger Federer s’est incliné en quart de finale du tournoi de Roland Garros 2010 dont il était le tenant du titre. Il a été défait en 4 sets 3-6 6-3 7-5 6-4 par le suédois Robin Soderling qui élimine ainsi et pour la seconde année consécutive (après Nadal l’an passé) le tenant du titre de cette édition parisienne.
Le suisse n’aura fait illusion qu’un set, quand il servait le plomb à haut pourcentage, ne ratait pas grand-chose et que de l’autre coté son adversaire jouait au-dessus de ses moyens, passait peu de première et faisait des fautes sur des balles dans ses cordes. Ensuite, Federer a évolué à un niveau plus conforme à ses standards, Soderling n’a plus sur-joué et la partie s’est équilibrée à défaut de jamais véritablement tourner. Enfin (fin du set 3), Federer a semblé, mais cela manqua de régularité dans les choix, vouloir prendre les choses en main tandis que le suédois gardait le cap. En découla des approximations dans ces envies d’initiatives qui eurent raison de ses chances. Il s’inclina donc en 4 sets dans un match à enjeu pour lui. Arrêtons nous un instant sur ce point.
Match à enjeu, car c’est sur les blessures puis l’absence de Nadal qu’il construisit sa gloire de l’année passée. Vainqueur à Madrid (d’un Nadal à genoux), vainqueur à Paris d’un Soderling qui avait mis … Nadal à terre, il avait conquis par contumace le Graal, ce titre à Roland. Puis récupéré la place de N°1 mondial dans le même esprit avec les forfaits du majorquin au Queens puis à Wimbledon dont Nadal était le tenant du titre.
Cette année, il avait sinon la chance l’opportunité de montrer que son titre parisien devait plus à ses capacités qu’à un opportunisme qui avait en plus été à 3 fois (vs Acasuso, Haas et Del Potro) proche de ne pas suffire. Une victoire à Roland face à Nadal ou un autre (l’espagnol n’ayant pas cette année de justificatif médical à une absence en finale) et il faisait coup double : battre le record de Sampras (semaine en temps que N°1) et pourfendre les inquisitions en usurpation de champion de Roland. Une demi-finale et il assurait à coup sur la partie record à défaut d’autre chose. Là, il sait qu’en cas de victoire de Nadal dimanche, la place de N°1 reviendra à l’espagnol. Et pour combien de temps ? L’ibérique n’a pas de points à défendre jusqu’au tournoi de Montréal, en Août. Du coup on ne parierait pas contre le fait que cette année, Federer retourne à Halle.
Mais revenons au match avec l’analyse set par set.

Set 1

Roger Federer remporta cette manche 6-3 en 32 minutes. Il l’entama au service et quel service. Soit ce dernier lui permit d’obtenir des points gratuits, soit il lui permit de repousser, fixer son adversaire en lui donnant temps et solution pour finir, ensuite.
Ainsi pour le premier élément, ces aces ou services gagnants. On en releva 2 dans les deux 1, 3, 7, 9.
Ainsi pour le second élément, les 4 points du jeu 5, un jeu remporté blanc (= sans que l’adversaire ne marque le moindre point, ndlr).
En face Soderling peina en première (47%1 au total, Federer lui en servit 77%), fit des fautes sur des balles à sa portée quand il ne se heurta pas à la défense du suisse. Cette défense a un totem : le retour en slice.
Le numéro 1 mondial fit le break dans le 8ème jeu du set, à 4-3 en sa faveur. Il entreprit cette voie puis enchaîna avec un contre. Plus avant, il ratait en coup droit : 15-0. Il remettait ça, Soderling effectuait une faute directe, en coup droit (15-15). Une double faute suivait un ace, 30-30. Federer sliçait de nouveau au retour, le coup droit de Soderling prenait la bande et son adversaire capitalisait : 30-40. Opportunité effacée d’un ace. Puis le suédois servait le coup droit adverse mais le retour était de qualité. Fixé par ce dernier, il était ensuite puni d’un amorti.
Cette seconde balle de break était la bonne. Federer défendait en slice, Soderling frappant lui des coups droits décroisés. In fine, il était passé, le numéro 7 mondial manquant sa volée de coup droit.
6-3 dans cette première manche.

Set 2

Soderling avait commis une erreur classique dans ce premier set, celle des joueurs qui se disent, se savent (ou peu importe d’ailleurs) inférieurs et estiment qu’il leur faut faire plus que la normale pour rivaliser. Découla de cet effet pervers, moins de première et des fautes grossières.
La donne changea dans ce set 2, et ensuite dans l’ensemble, et comme de son coté Federer redescendit sur terre, les choses s’équilibrèrent. Le fait de servir plus de première par exemple, non seulement permit au suédois de gagner des points avec son service là ce n’était pas le cas avant mais aussi d’être une plate-forme plus efficace pour la mise en place de sa stratégie.
Cette stratégie on l’avait vu se dessiner dans le premier set, en quoi consista-t-elle ? Ce fut notamment d’aller chercher le suisse coté coup droit (après un déplacement par exemple) pour ou y gagner le point ou finir ensuite coté opposé. Federer lui en voyant son pourcentage de première (52% dans ce set) baissé, s’exposait sur seconde (face à un adversaire moins gêné par sa taille par le service kické (pour lifté) extérieur coté avantage par exemple) et se privait d’une partie de ces précieux points où son service lui permettait de ne pas voir l’échange s’engager outre-mesure.
On nota deux choses supplémentaires qui consistèrent chez Soderling en une orientation du jeu vers le corps de l’adversaire que ce soit au retour avec du jeu au centre et au service avec des service vers le ventre qui obligent par définition à une adaptation qui offre un temps de plus au serveur si la balle revient. Passer des premières c’était enfin rendre plus difficile la réalisation du retour en slice et c’était pouvoir toucher le coup droit avec plus d’efficacité car cette option d’aller chercher le coup droit ne concernait pas que les échanges.
Federer eut une balle de break dans ce set, elle intervint dans le premier jeu. Mais son adversaire l’effaça d’un service gagnant pour après remporter le point au filet (alors que Federer avait retourné en slice) et enfin mener 1-0 avec un service au corps gagnant.
Un seul break dans ce set, et il fut réalisé dans le jeu suivant. Federer démarra par deux services gagnants, avant de faire une faute en cherchant à mettre du lift en revers : 30-15. Il n’y eut plus de première ensuite. Soderling réalisa deux retours gagnants avant de faire voyager le suisse vers son coup droit (après un échange dans la diagonale des revers) pour finir d’un revers long de ligne dans le replacement du numéro 1 mondial : 2-0.
Ce break, Soderling l’emmena jusqu’au bout (malgré un dernier jeu un retour de 40-15 à 40-40) pour l’emporter 6-3 en 34 minutes. Notons aussi que des gouttes de pluie firent leur apparition à 4-2.

Fin de l’article en page 2

  1. contre 72% pour son match contre Cilic, 64% pour son match contre Montanes, 59 % pour celui contre Dent et 60% dans son opposition avec Recourdec

L’inter à sa main

23 mai 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans finale

L’Inter de Milan a remporté sa 3ème ligue des champions grâce à une victoire 2 buts à 0 face au Bayern Munich. Diego Milito a été le seul buteur de son équipe.

Cette dernière réalise le triplé championnat, coupe d’Italie et donc ligue des champions.

On pourrait résumer cette finale en disant que l’Inter a peut-être joué basintervainqueur205 mais c’était en équipe. Tandis que le Bayern a peut être joué plus haut mais ce fut au prix d’une équipe dispersée dans la longueur. Et se trouver isoler était la dernière chose dont les défenseurs du Bayern avaient besoin. Il faut cependant préciser que question vitesse derrière l’Inter avait un peu plus d’argument ce qui rendait sa tâche moins difficile. Mais il s’agissait bien d’un choix coté bavarois car plutôt que d’étirer les lignes (rendant très difficile compensation et aide collective) deux autres choix auraient pu être réalisés : toute une équipe qui se dispose en fonction du positionnement des défenseurs, ou une équipe qui se coupe volontairement en deux avec des milieux qui collent à leurs défenseurs et des attaquants qu’on décide d’isoler devant.
Ce dernier choix fut celui fait l’an passé par Jose Mourinho, par exemple à Giuseppe Meazza contre la Juventus. Cette référence ne tombe pas du ciel et est tout sauf un hasard. Elle vise à rappeler deux choses. La première c’est que Jose Mourinho n’a pas battit son équipe en 1 jour mais en l’espèce sur deux saisons1 Et qu’en conséquence, comparer l’apport de Van Gaal (au Bayern depuis l’été seulement) est injuste. Et que si comparaison il devait y avoir il conviendrait de mettre la première année de Mourinho à l’Inter (élimination en 8èmes de finale contre Manchester United) en rapport avec ce qu’a fait Van Gaal au Bayern cette année. Il faut ajouter que Mourinho a eu les moyens de renforcer son équipe, au terme de sa première année à la charge du champion d’Italie, pour pouvoir faire d’autres choix que celui, par défaut, évoqué ci-dessus. Van Gaal aura-t-il cette possibilité ? Il le faudra (voir notation des joueurs du Bayern Munich) pour ne serait-ce qu’espérer confirmer le parcours qui fut le leur, un parcours difficile, lors de cette saison 2009-2010, nous y reviendrons.

L’inter a gagné à sa main car l’équipe de Mourinho sembla être assez certaine qu’en prenant le minimum de risques elle aurait toujours le plus de chances de l’emporter. Le résultat ne lui donne pas tort, mais la première mi-temps, pour tout les problèmes structurels de son adversaire qu’elle se fit forte d’exploiter, vit le Bayern disposer d’opportunités. Et d’autres arbitres n’auraient pas mis 28 minutes pour avertir un intériste pour ces fautes sur Robben (2 ;14 ;23 ;28 ; semelle non vue par l’arbitre de Sneijder : 12). D’autres arbitres auraient aussi sifflé penalty pour cette double main (sur la même action) de Maicon (voir plus bas, dans le développé des actions).
L’inter était supérieur, l’idée n’est pas ici de remettre ce point en question, il s’agit seulement de dire que prendre le minimum de risques ne signifia pas fermer complètement la porte des opportunités concédées.

La stratégie de l’Inter Milan dans cette première mi-temps, quelle fut-elle ?

Elle consista par exemple à jouer long (0 ;6 10 ;19 ;26 ;31 ;33 ;39), que ce soit vers l’axe ou vers les cotés pour repousser le Bayern dans son camp. Vu les espaces entre les lignes munichoises, faire reculer la défense du Bayern signifiait mécaniquement faire reculer les autres lignes tout en disposant d’espaces à exploiter entre ces dernières et alors sauf contres on avait ici trouver un moyen de neutraliser l’adversaire offensivement.
Il y eut aussi ces ballons joués derrière les latéraux (et principalement Lahm) pour forcer les défenseurs axiaux (qui étaient plus bas que leurs latéraux) du Bayern à se décentrer pour suivre l’attaquant Milito (5 ;27 à deux reprises ;32 ;40 ;42) qui appelait les ballons dans cette zone pour utiliser les espaces que laissaient par son positionnement l’équipe allemande. L’argentin fit un chantier considérable dans ce secteur de jeu.
Il y eut aussi quand ils (les joueurs de Mourinho) n’avaient pas le ballon un travail de pressing sur la relance adverse (0 ;4 ;5 ;11 ;14 ;19 ;21 ;28) et particulièrement sur Van Buyten. Celle-ci ralenti, le replacement était facilité, car il donnait du temps. On nota aussi cette façon de presser avec les milieux (par exemple Zanetti :4 ;14 ;18 ;19 ;21 ;37 ;43) devant la défense sortant (pour gêner la relance) au delà du niveau de leurs ailiers qui eux se replaçaient pour face au jeu bloquer les couloirs.
Défensivement si le travail précédant ne leur permettait pas de récupérer la possession, on retrouvait deux lignes défendant bas (impliquant 10 joueurs mais par les joueurs qui les composent capables d’exploser pour via leur vitesse contrer en cas de pertes de balle adverse), invitant aux centres et frappes lointaines mais dans certaines conditions.
Pour l’invitation aux centres il s’agissait de centres faits sans décalages avec des latéraux se mettant dans une position telle (à quelques mètres du centreur) que le centreur avait un joueur sur la trajectoire idéale. Mentionnons ici en complément que pour des tentatives de ce type il fallait compter sur Lahm (33) et Badstuber qui se trouvait du coté de leur pied fort à la différence de Altintop et Robben. Et cela limita leur nombre, Badstuber par exemple étant comme on pouvait s’y attendre timide offensivement tandis que Lahm avec Robben devant lui fut dans cette première mi-temps logiquement sur la réserve. C’est d’ailleurs sur des actions où Altintop et Robben percutèrent en surprenant vers leur pied faible que le Bayern fit des différences sur les cotés pour se mettre dans des situations dangereuses pour l’Inter.
Pour l’invitation au tir, elle Ă©tait, elle aussi, circonstanciĂ©e. Par la prĂ©sence des deux lignes en peu d’espace aux abords des 18 mètres, avec resserrement dans l’axe (pour l’invitation Ă  des centraux spĂ©cieux ndlr). Et si les tireurs avaient une marge de manĹ“uvre pour dĂ©clencher une frappe, celle-ci n’était pas Ă©norme et sauf Ă  espĂ©rer en une dĂ©viation heureuse des deux lignes Ă©voquĂ©es, il fallait la prendre en compte pour se mettre en bonne position pour ajuster et trouver le cadre. Et le bas blessa dans « ce but » en plusieurs occasions (Van Bommel, Ă  deux reprises dans la dernière minute de la première pĂ©riode, Altintop : 12 ;39, Robben : 40, Muller : 31 ; Olic : 44).

Mais le Bayern fit preuve de patience, dans l’ensemble ne forçant pas son jeu et ainsi ils disposèrent d’une possession de balle importante mais pas plus significative qu’une bonne part de celle-ci vint de temps de conservation en dehors du dernier tiers de terrain adverse, et que d’autre part, les ajustements demandés à l’adversaire étaient minimes ce qui ne les faisaient donc pas s’étouffer.

Suite de l’article en page 2

  1. À écouter certains on en serait presque venu à croire qu’il est arrivé en juin dernier pour gagner dés sa première saison en ligue des champions avec l’Inter.

Le dĂ©but de quelque chose ou l’ « annĂ©e ou jamais »?

22 mai 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans finale

Vous trouverez ici une prĂ©sentation de la finale de la ligue des champions, Ă©dition 2009-2010, entre le Bayern Munich et l’Inter Milan qui se disputera le samedi 22 mai 2010 au stade Santiago Bernabeu, l’antre du Real Madrid.

bayerninter……………………Bayern Munich

…………………………..VSau stade Santiago Bernabeu (Madrid)

……………………………..Inter Milan

Finale de la ligue des champions, Ă©dition 2009-2010

Parcours jusque la finale

Bayern Munich: L’Ă©quipe de Louis Van Gaal (le manageur, ndlr) a terminĂ© 2ème de son groupe derrière Bordeaux puis a Ă©liminĂ© la Fiorentina (victoire 2-1 Ă  domicile, dĂ©faite 3-2 Ă  l’extĂ©rieur), Manchester United (victoire 2-1 Ă  domicile, dĂ©faite 3-2 Ă  l’extĂ©rieur), puis l’Olympique Lyonnais (victoire 1-0 Ă  domicile, victoire 3-0 Ă  l’extĂ©rieur).

Inter Milan: L’Ă©quipe de JosĂ© Mourinho (le manageur, ndlr) a terminĂ© 2ème de son groupe derrière le FC Barcelone puis a Ă©liminĂ© Chelsea (victoire 2-1 Ă  domicile, victoire 1-0 Ă  l’extĂ©rieur), le CSKA Moscou (victoire 1-0 Ă  domicile et Ă  l’extĂ©rieur) puis le FC Barcelone (victoire 3-1 Ă  domicile, dĂ©faite 1-0 Ă  l’extĂ©rieur).

Tactiques possibles, commentaires et pronostic

Parmi les points faibles du Bayern on compte leur défense centrale qui est lente avec De Michelis et Van Buyten, potentiellement le travail des milieux de couloirs avec Robben et Ribery, le jeu au pied de Buttbayerninter, et les incertitudes qui demeurent sur Schweinsteiger au poste de milieu central, poste qui, même s’il l’a occupé toute l’année, reste nouveau pour lui. Il faudra du temps avant qu’on le considère sans réserve comme une « garantie » dans ce positionnement. Ici l’absence, pour cause de suspension, de Ribery pourrait résoudre une partie de ce problème avec son remplacement par Altintop, plus concerné que le français par les tâches défensives.
Un des points faibles spécifiques à cette rencontre contre l’Inter c’est la formation qui inclut au départ une infériorité numérique au milieu de terrain conséquence d’un affrontement entre un 433, dusse t il être un 433 avec un milieu offensif en son sein, et un 442.
Comme points forts de l’équipe bavaroise, nous sommes en mesure de citer Robben joueur de classe mondial dans une forme éclatante et que c’est une équipe qui ne sur-joue pas : elle fait ce dont elle est capable et tant mieux si c’est suffisant pour la gagne.

Coté Interiste on citera comme points forts Mourinho, entraîneur capable d’appuyer là où cela fait mal pour l’adversaire, la vitesse et l’activité de joueur comme Eto’o, Milito, Pandev et enfin un Lucio (ancien du Bayern) recadré par rapport à la liberté dans le domaine offensive dont il pouvait jouir (pas forcément son équipe) en terres bavaroises. Il se concentre très majoritairement maintenant dans les tâches défensives et son jeu y a gagné. Spécifiquement à l’adversaire on a ce 433 qu’on a déjà évoqué qui permet, par simple géométrie, une meilleur occupation des espaces.
Comme points faibles on évoquera la discipline et la rotation (voir les incertitudes plus bas à l’exception de la défense avec par exemple Materazzi et Cordoba ?) même si le Bayern n’est pas exemplaire dans ce domaine c’est pourquoi en partie (car on pourrait aussi évoquer le parcours des deux équipes, la possibilité que cela se reproduise où évoquer coté Inter l’incertitude quant au futur de Mourinho dans ce club et coté allemand le fait par exemple que l’an prochain ils seront attendus contrairement à cette année) on mit comme titre à cette présentation le début de quelque chose ou l’année ou jamais. Rotation donc avec cette question, qui pour remplacer Motta suspendu ?

Cela nous amène aux interrogations sur cette rencontre.

On en a identifié deux principales coté munichois :

D’une part Van Gaal ira-t-il jusqu’au bout avec Müller ou le gardera-t-il sous le coude au départ du match en choisissant de renforcer son milieu avec par exemple l’inclusion de Pranjic ou Tymoshchuk.

D’autre part qui au poste de latéral gauche ? Badstuber ou Contento. Le premier a plus joué, le second moins mais il a l’avantage de la vitesse alors que Badstuber viendrait rajouter à la lenteur de la défense. De plus avec un Altintop plus concerné par la défense que ne peut l’être Ribery, l’intérêt qui peut, dans un contexte Ribery, exister de mettre un latéral peu concerné par l’attaque semble moins se justifier.

On a identifié deux interrogations coté interistes :

La première porte sur un éventuel échange de position entre Zanetti (latéral gauche contre le Barca par exemple) et Chivu en raison de l’absence de Motta pour cause de suspension (voir ci-dessus). Ici on tendrait à penser que Mourinho ne changera pas ses choix. C’est à dire que Chivu sera titularisé au milieu et Zanetti à gauche. Parce que cela a bien marché contre Barcelone, même si en raison du fait que l’Inter joua à 10 contre 11 on n’a pas pu voir ce que cela pouvait donner offensivement. Parce qu’aussi mettre Zanetti arrière gauche c’est mettre cet arrière gauche sur son pied fort quand Robben rentrera vers l’intérieur du terrain et son pied gauche. Car Zanetti est un arrière gauche droitier. L’idée de recourir à Stankovic nous paraît moins pertinente dans la mesure où cela pourrait priver l’entraîneur portugais d’une option offensive en cours de match.

La seconde renvoie à cette idée de se garder des solutions en réserve dans le domaine offensif. Ainsi Sneijder prendrait la place de Pandev (sur le banc donc) avec Stankovic qui serait intégré au milieu.

Pronostic pour cette finale : L’inter de Milan est une équipe plus équilibrée, qui pourrait faire mal au Bayern avec son 433 en utilisant les espaces non couverts (si la défense du Bayern joue bas) ou offerts (si elle décide de jouer haut malgré son manque de vitesse) par l’équipe munichoise en 442. Nous lui donnons donc l’avantage même si Van Gaal tentait autre chose pour atténuer ce problème car dans ce cas on serait dans quelque chose de moins rodé. Les espoirs munichois résideront dans l’humilité, l’unité de leur équipe et dans un exploit de leur joueur d’exception, le néerlandais Robben.

Victoire de l’Inter Milan

Fulham vs Atlético Madrid Analyse

13 mai 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans ligue europa

L’atlético Madrid a remporté la ligue Europa en battant Fulham lors de la prolongation et grâce à un but de Forlan dans les 10 dernières minutes du match. L’uruguayen avait déjà marqué dans le temps réglementaire mais l’équipe anglaise via Davies avait égalisé quelques minutes plus tard au cours de la première période.

Une victoire méritée pour une équipe espagnole au groupe plus riche et étoffé. La rotation ET un système de jeu peu économe en énergie dépensée auront in fine condamné les joueurs de Roy Hodgson. Une condamnation malgré tout tardive ce qui en dit un bout sur l’accomplissement des perdants, mais aussi (sur) la qualité technique du soir des vainqueurs qui auront sur de longs moments (on pense spécifiquement à la seconde période) étaient les auteurs d’imprécisions techniques dans la partie de terrain adverse.

Les deux équipes s’alignèrent dans des schémas « semblables »fulhamatlético (guillemets car le profil des joueurs lui ne l’est pas, semblable ndlr) c’est à dire en 442 avec un attaquant décroché. Il s’agit de Aguero coté espagnol et de Gera coté anglais. En pointe Zamora pour Fulham, Forlan pour l’Atlético.

L’équipe de Roy Hodgson joua avec principalement l’intention de trouver directement dans le jeu Zamora (0 ;1 ;10 ;13 ;18 ;20 ;22 ;25 ;28 ;30 ;34 ;39 ou d’autres joueurs offensifs comme Davies : 2 ; Gera : 5 ;8 ;15 mais ce fut lui l’option principale) pour des remises pour un joueur près de lui, comme Gera par exemple où un des milieux de couloirs se recentrant, ce qui laissait l’espace aux latéraux. En phase de construction moins directe on acta d’une volonté de jouer un jeu posé ce qui les exposa parfois (8 mais Haageland ne fit pas dans l’exploitation de cette récupération par l’atlético, obstruction sur Aguero selon l’arbitre;11, voir plus bas) et les mit en difficulté pour sortir le ballon dans d’autre cas, par exemple quand l’Atlético envoya le jeu dans leur camp et les pressa après les avoir fait reculer. Quand ils ne pouvaient procéder à terre, ils optaient pour le recours long mais alors acculés, cela les mit dans des situations où ils ne purent que rendre le ballon à l’adversaire.
Jeu exigeant disions nous, car si ce jeu direct fut parfois long, il ne signifia pas, comme cela peut être le cas avec du jeu long tout court qu’il impliquait peu de joueurs. Pour qu’il soit efficace il fallait des joueurs aux soutiens de ceux visés par ce jeu long pour ne pas que ces derniers soient isolés. Et si cela ne fonctionnait pas, il fallait revenir défendre, en équipe. Ce travail d’un coté à l’autre engendra une grosse dépense physique.
Ce qui contribua aussi à les émousser ce fut leur occupation du terrain dans la longueur. Hangeland et Hughes ont des qualités mais la vitesse n’est pas l’une d’elles. Dans ce domaine leurs adversaires jouèrent de façon plus compacte. Un indice de cela, les hors jeu avec 9 pour les anglais, 0 pour les espagnol.
Le début de rencontre de l’Atlético fut plus brouillon. À l’évidence l’idée était de ne pas prendre de risques (quitte à rendre le ballon à l’adversaire : 3) ainsi au départ pas mal de jeu long que ce soit vers la profondeur (0 ;1 ;12 ;17 ;23) ou vers des joueurs offensifs (3 ;6 ;7 ;9 ; 17). Si cela ne fonctionna pas vraiment, en raison de ce que nous disons juste avant sur l’occupation des espaces dans la longueur, cela eut pour résultat de repousser dans leur camp les joueurs de Roy Hodgson. Les joueurs de l’équipe espagnole furent plus à leur avantage quand Simao et Reyes intervertirent leur position. Ainsi Simao qui avait débuté à droite passa à gauche et Reyes qui avait démarré à gauche passa à droite. Aguero ne se contenta pas de rester derrière Forlan, il balaya le terrain et vint apporter de l’aide sur les cotés et particulièrement coté gauche il fit du mal à l’arrière garde anglaise. Reyes et Simao se retrouvèrent après un peu plus de 20 minutes du coté de leur pied faible ce qui leur ouvrait la possibilité de revenir dans l’axe. Choix identique mais dés le départ pour Duff et Davies coté Fulham. Duff, le gaucher jouant à droite et Davies le droitier jouant à gauche.

Dans la construction, Murphy se ratait à la passe, et l’Atlético développait une attaque rapide depuis le milieu du terrain. In fine Aguero trouvait Forlan dans l’espace qui parvenait à tirer malgré l’opposition dans la surface de Hughes. Sa frappe croisée du gauche, à ras de terre, touchait le poteau puis sortait hors du champ de jeu (11).

Forlan (14) décrochait et de l’axe gauche expédiait un long ballon vers le coté droit. Cela s’avéra imprécis mais la pression fut mise sur Konchesky qui n’opta pas pour un renvoi immédiat et finit par devoir dégager dans des conditions difficiles. L’Atlético récupérait donc à une quarantaine de mètres des buts adverses puis Etuhu commettait la faute. Reyes se chargea du coup franc. S’il fit passer le ballon au dessus du mur, il n’inquiéta pas vraiment Schwarzer faute d’y avoir mis suffisamment de puissance. L’australien assurait le coup en 2 temps (15).

Fulham procédait en prenait appui sur ses joueurs de devant. In fine Konchesky centrait pour Gera qui reprenait de volée mais sans parvenir à trouver le cadre (16).

Zamora, cherché en appui était victime d’une faute assez loin du but adverse. Zamora, visé par le coup franc joué long vers les 18, laissa le défenseur agir pour s’emparer du second ballon ; il remisait en retrait pour Davies dans l’axe : sa frappe de volée était captée par De Gea le portier de l’équipe espagnole (19).

Aguero faisait la misère au coté droit de la défense anglaise. Hughes et Baird étaient battu mais Hangeland devançait dans la surface Forlan sur le centre qui suivit (24).
Quelques instants plus tard (26), c’est de nouveau l’imposant défenseur norvégien qui repoussait un centre cette fois rentrant depuis le coté gauche (26).

On était dans une bonne période de l’Atlético qui marquait 5 minutes plus tard.

Reyes sortait d’une situation défensive avec une percussion ballon au pied. Hangeland vint compenser coté gauche, mais Reyes rentra sur son pied gauche pour jouer vers le coté opposé. À une touche Simao donna pour Aguero qui enchaîna contrôle et frappe de volée du gauche. Il manqua sa tentativeforlanfirstgoal mais le ballon parvint à Forlan légèrement hors jeu (?). Hangeland n’avait pas eu non plus (et en plus) après sa compensation précédente le temps de revenir (et Forlan joua en première intention, il ne tergiversa pas) pour tout du moins gêner l’attaquant uruguayen qui marquait d’un plat du pied croisé à un peu plus de 6 mètres de la ligne du but de Schwarzer : 0-1 (31).

Cette avantage ne dura pas plus de 5 minutes. Fulham fit changer le ballon de coté puis Konchesky chercha Zamora dans les 25 derniers mètres. L’anglais se débarrassa de Perea avec sa couverture du ballon puis dans la surface effectua un dribble intérieur. Trop long mais il parvint quand même à prolonger vers Duff qui s’arracha pour décaler sur sa droite Gera lequel centra. Assunçao redonna de la hauteur au ballon (en déviant de la tête) et ce dernier parvint à Davies au delà du second poteau qui reprit de volée vers le poteau le plus proche : De Gea était battu :1-1 (36).

L’Atlético répondit en investissant le camp adverse et en obtenant plusieurs corners. Sur l’un d’eux joués court, Forlan tenta sa chance de l’extérieur de la surface. Dévié pour un nouveau corner (43). Fulham ne parvint pas à sortir suite à ce dernier. Et Simao s’essaya de loin, capté en deux temps par le portier australien (44).

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