Le circuit de Spa-Francorchamps
4 septembre 2009 par Erwan Delcourt
Classé dans Spa-francorchamps
Le circuit de Spa-Francorchamps se situe dans les Ardennes Belges.
Il compte 44 tours, la longueur du circuit est de 7.004km pour une course faisant donc 308.176 km.
Le record du tour a été établi en 2004 par le finlandais Kimi Raikonnen en 1 minutes 45 secondes et 108 millièmes. (1.45.108).
Ce circuit comporte plusieurs virages mythiques:
On pense bien sur Ă l’eau rouge mais aussi au double gauche de Pouhon, Stavelot et Blanchimont. On ne peut nier que l’amĂ©lioration de la sĂ©curitĂ©, les changements apportĂ©s au monoplace (passage au V8) ont rendu ce tracĂ© moins sĂ©lectif qu’il ne le fut.
À toutes fins utiles, un lien vers un site externe pour consulter la météo à attendre sur le tracé belge. Cliquez ici.
Ca s’est déroulé à Spa en 1998 :
Ce grand prix de Belgique fut particulièrement chaotique. Il y eut d’abord le premier départ, lieu d’un carambolage terrible même si sans dommage pour les 13 voitures concernées et les spectateurs aux alentours. A l’origine de l’incident, un tête à queue de Coulhard et ensuite, circonstances(pluie et étroitesse de la piste à cette endroit) obligent, des réactions en chaîne. Les pneus volèrent mais heureusement donc sans dégâts pour quiconque.
Plus d’une heure après nous eûmes donc droit à un second départ. Il y avait alors une légère accalmie avec une majorité de pilote optant en conséquence pour la gamme de pneu intermédiaire(le plateau était alors divisé entre ceux utilisant les Goodyear dont Ferrari et Jordan et les Bridgestone pour Mclaren et Prost par exemple).
Hakkinen pris un bon envol, du moins jusqu’à l’approche du premier virage ou trop précautionneux il se fit dépasser sur sa gauche par son rival au championnat M.Schumacher mais aussi par Hill sur sa droite. S’ensuivit deux têtes à queue. Le premier d’Hakkinen, le second d’Herbert celui ci venant dans la manœuvre s’encastrer et arracher la partie avant gauche de la voiture d’Hakkinen, obligeant ce dernier à abandonner. On retrouve à ce moment là Hill en tête, suivit de Irvine ce dernier se faisant rapidement, avant le virage des combes(4 sur le circuit), dépassé par son leader M.Schumacher.
De ce moment, 7 tours ou Hill tient M.Schumacher à distance d’une seconde. C’est à partir de ce moment, la pluie reprenant, que M.Schumacher commença à se faire plus pressant. Des trajectoires différentes à la source, des manœuvres d’intimidation à la fin de la ligne droite suivant l’eau rouge et enfin un dépassement surprise à l’arret du bus, manœuvre d’autant plus délicate qu’elle avait nécessitée que M.Schumacher resta très pres de Hill dans Blanchimont, virage très rapide et exerçant donc une forte pression aérodynamique de la voiture de tete sur cell qui la suit. Ce dépassement effectué, on assiste alors à un récital de l’allemand et figurez-vous que quand un tour plus tard les deux protagonistes franchisèrent la ligne un écart de 5,7 seconde les séparait. Sidérant. Ainsi quelques tours plus tard quand, la pluie redoublant, les pilotes ravitaillèrent, M.Schumacher était déjà reparti des stands que Hill ne faisait qu’y rentrer. Les conditions étaient dantesques et Irvine allait en être victime. Alignant de « bons temps », même si régulièrement éloigné de plusieurs secondes au tour de son équipier, il revenait sur Frentzen quand il commit une faute aux combes et perdit son aileron avant dans la manœuvre. En tête, M.Schumacher menait largement. Restait à gérer les retardataires. Notons que si il remporter cette course, il prenait la tête du championnat du monde des pilotes. Cette gestion était donc prise tres au sérieux par la scuderia qui en la personne de J.Todt allait prévenir chaque écurie concernée de l’arrivée du leader de l’écurie italienne. Ainsi, présumons-nous, les directeurs d’écuries prévenaient par radio que le leader revenait sur eux afin qu’il s’écarte de la trajectoire pour laisse passer l’allemand.
Cette théorie allait être mise à mal. Coulthard, équipier de Hakkinen, qui naviguait très loin des temps dont on supposait sa machine capable, mis plus d’un demi tour à octempérer, ceci signifiant laisser passer le leader ce qu’il, en position de retardataire, est tenu de faire. Mais quand il le fit, il ne s’écarta pas de la trajectoire mais y resta en ralentissant pour laisser passer M.Schumacher. Celui-ci, surpris, n’eut que le temps de s’écarter mais insuffisamment pour éviter l’arrachage de sa roue et suspension avant droite.
Cette évènement et la réaction de rage envers Coulthard, une fois revenu au stand sur 3 roues mais à une vitesse surprenante avec ce matériel, qui suivit de la part de l’allemand fut l’objet de beaucoup de commentaire :
Pourquoi M.Schumacher qui avait une telle avance continuait Ă un tel rythme ?
Pourquoi n’a-t-il pas été plus précautionneux ?
Pourquoi Ferrari ne l’a pas fait rentrer au stand pour ce second arrêt plus tôt ce, afin d’éviter qu’il ait à doubler Coulthard ?
Il n’en reste pas moins qu’on se trouve devant une situation ou un retardataire doit laisser passer le leader de la course et que dans des circonstances aussi délicates et avec les gerbes d’eau créées par les monoplaces, la conduite d’un pilote retardataire restant sur la trajectoire idéal en ralentissant est suspecte.
Maintenant les 3 questions ci-avant émises méritent une réponse :
D’abord la 1ère, pourquoi conserver un tel rythme ? L’histoire a montré, Senna à Monaco, que baisser son rythme pouvait conduire à la déconcentration et donc à la faute. Cette question est d’ailleurs bien légère car elle fait fi des conditions d’exercice d’une bonne performance sous la pluie. Celle-ci dépend en effet grandement de la température de fonctionnement des pneus. Plus ceux-ci sont chauds plus la performance sera bonne. On ralentir me rythme aurait immanquablement mené à une baisse de température des pneus et donc à une baisse de leur rendement et donc de la sécurité qu’il propose. Ainsi, loin d’être plus sur, cette tactique mettrait in fine le pilote en danger de faire une faute. Vous nous permettrez donc de dire que cette première question remarque ou objection peut difficilement emporter l’adhésion.
La seconde ne le peut pas plus. Pourquoi ? Parce que précautionneux il le fut. En ne tentant rien avant alors que son rythme des tours précédents le lui aurait permis, on voit qu’il était dans cette réflexion de prudence. Mais poser cette remarque à l’attention du leader alors que l’obligation pèse sur le dépassé nous semble relever du procès d’intention. C’est comme accuser la fille qui s’est faite violer sous prétexte qu’elle portait une minijupe.
Quant à la 3ème remarque, elle est grave. Car elle sous-entend que il y avait de la part de Ferrari quelques coups bas à craindre le part de mclaren ! Et de toute façon, vu la différence de rythme entre les deux hommes, 5 secondes au tour en moyenne, M.Schumacher aurait eu à doubler Coulthard dans la suite de la course.
La course elle continuait et les supporters britanniques pouvaient exulter : Damon Hill était en tête devant son équipier Ralf Schumacher. Un carton plein pour l’écurie d’Eddie Jordan. Les incidents continuaient, Jacques Villeneuve, G.Fisichella, et les positions se figèrent d’ « elles-mêmes » Damon Hill l’emportant devant R.Schumacher et le français Jean Alesi sur Sauber.


Quel Bonheur! J’ai passe un tres bon moment et une chouette lecture sur votre site internet. au plaisir de relire. ++
Le grand prix de Belgique 2010 aura lieu du 27 au 29 aout.