Roma 2 Real 1 Analyse

19 fĂ©vrier 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans 8ème de finale

La Roma s’est imposée contre le court du jeu hier au stade olympique. Disposé dans leur habituel 4231 ils auront longtemps observé faute de mieux les madrilènes tout en sachant saisir les 2 réelles opportunités qui se présentèrent à eux dans ce match.

romarealLes madrilènes de leur coté auront impressionné, montrant beaucoup de chose et de variété dans le jeu. Ce fait est plus qu’un motif d’espoir pour le match retour, les matchs à 100% de réussite n’étant pas la règle comme d’ailleurs ils le prouvèrent hier soir.

Le premier quart d’heure de ce match confirmait cette diversité d’approche. Si la Roma jouait de façon directe et très rapide vers l’avant, peu d’occasion venait sanctionné ce choix. Coté Real, on s’attachait plus à construire et à conserver la possession du ballon. On montrait déjà de la variété en procédant ou par du jeu court, ou par des relais avec les attaquants en appui. On observait aussi que le Real défendait bas dans ce match. Ainsi, ils aspiraient leurs adversaires, ce qui créait des espaces quand ils venaient à récupérer le ballon. D’autant plus qu’ils orientaient alors le ballon sur les coté et particulièrement vers Robben que celui ci soit situé à gauche ou à droite d’ailleurs.

C’est logiquement que le Real ouvrait le score. Giuly était lâche au pressing et ceci autorisait le lancement d’un 1-2 entre Torres et Robben. Celui ci se trouvait alors lancé sur le coté gauche. Il filait vers la ligne de corner et 10 mètres avant celle ci centrait en retrait pour Guti à l’entrée de la surface. La frappe de l’espagnol parvenait à un autre, Raul, qui marquait en reprenant sans contrôle la frappe de son partenaire. Doni était battu. 1-0. (7ème).

La Roma réagissait dans la foulée. Cassetti, 8ème, éliminait sur son coté gauche, revenait dans l’axe et frappait. Captée en deux temps par Casillas. A la 12ème, Giuly alertait de la droite et d’un centre Mancini au second poteau. Celui-ci remisait pour Perrotta qui, las pour les joueurs locaux, dévissait sa reprise de volée.

A partir de ce moment et jusqu’à la 24ème minute, la Roma allait privilégiait le jeu long et il nous faut acter l’échec total de cette stratégie qui vaut autant par le profil du receveur des longs ballons, Totti, que par la faiblesse de précision des « bombardiers ». Pas étonnant dans ce contexte d’enregistrer une nouvelle occasion mais en faveur du Real dans cet intervalle.

A la 21ème minute, Robben éliminait coté droit, centrait du droit en retrait pour Raul qui à 8 mètres croisait trop sa reprise de la tête.

On le sait, il ne fait que rarement bon de rater dans de grandes oppositions des occasions franches. Ce n’est jamais bon en règle générale, la seule différence étant que face à une opposition de qualité, on risque de le payer avec une plus grande probabilité. Et c’est ce qui se produisait.

La Roma revenait pour ce faire à ce qui fit ou fait encore sa renommée. Totti décrochait, se trouvait servi dans les pieds. Il donnait sur la gauche et dans la profondeur pour Mancini qui centrait en retrait dans sa direction. Gago s’interposait alors et renvoyait comme il le pouvait. Ce renvoi allait se trouver être droit dans la direction de Pizarro qui sortait de sa torpeur pour marquer d’une frappe décroisée. 1-1.(24ème)

Ce but en perturbait pas plus que cela le Real dans cette seconde partie de la première période. Les madrilènes faisaient preuve d’assurance, et particulièrement en phase défensive. Ainsi deux têtes effectuées en retrait par Ramos et Diarra pour Casillas inclinèrent à le penser. Dans la construction, le Real alternait jeu en une touche avec un gros travail de construction. Dans les deux cas ils faisaient montre d’une grande qualité technique.

Dans le jeu à une touche, on retrouvait à la 28ème Ramos à l’initiative. Il rentrait dans l’axe de son coté droit, donnait pour Raul qui transmettait sans contrôle à Van Nistelrooy. Le néerlandais lui aussi ne prenait pas le temps de contrôler mais sa reprise du gauche était insuffisamment redressée.

Dans le travail de possession, une action, initiée à la 30ème et conclut à la 32ème était significative de leur travail de sape. Cette longue possession de balle se concluait par un centre de Gago pour Van Nistelrooy qui remisait pour Robben qui malheureusement pour son équipe voyait sa reprise de volée contrée.

La mi temps était sifflée sur ce score de 1-1.

Une première mi temps qui nous apporta un enseignement. De Rossi sait jouer au football. Les derniers mois avaient nourris notre inquiétude à son sujet, tant il semblait avoir fait de la perte de balle et des frappe jet d’eau un « leitmotiv ». Rien de tout cela hier où il fit preuve de beaucoup d’engagement et de qualité dans la transmission. L’effet champions League sans doute.

Son compère, Pizarro lui fut plus fidèle à ses prestations des derniers mois, et il mit à plusieurs reprises en danger ses coéquipiers. A son actif le but de l’égalisation. Giuly de son coté fut plutôt discret et c’est bien ce qu’on lui reprocha sur le but madrilène. Totti fut intéressant quand on ne lui demanda pas de faire ce dont il n’est pas capable c’est à dire aller courir sur les ballons perdus ou dévier des ballons de la tête. En défense, Mexes se distingua dans cette première mi temps par une agressivité qui vu par l’arbitre aurait pu lui coûter cher, nous pensons ici à cette tentative de coup de tête sur Heinze.

La seconde mi temps débutait conformément à la façon dont s’était finie la première. Les madrilènes, conservaient le ballon, y montrant une certaine aisance, mais il avait plus de déchet qu’en première période tout en se montrant moins tranchant dans le dernier tiers du terrain. Ils attaquaient aussi, et toujours, en nombre et s’exposaient par là au contre. Un premier lancé de la droite, passé par la gauche et fini à droite se concluait par un recentrage de Giuly et une tentative de frappe enchaînée du gauche, complètement dévissée par le français. (49ème).

8 minute plus tard, un ballon intercepté par Mexes était suivi d’une balle lancée dans la profondeur par le français. Heinze, excellent jusque là se trouait dans son anticipation. Totti contrôlait alors parfaitement le ballon, revenait dans l’axe du terrain et juste avant la surface servait de façon croisée et dans la profondeur Mancini, dont l’appel avait déclenché la passe. Ce dernier se saisissait du ballon, éliminait Casillas qui se coucha peut être un peu vite et redressait suffisamment sa frappe pour permettre à son équipe de passer en tête.2-1. (57ème )

A partir de ce moment, et jusque la 74ème minute, le Real allait se montrer plus à la peine encore qu’il ne l’avait été dans cette seconde période pour se créer des occasions. Une raison à cela, la Roma forte d’un avantage non pas heureux mais qui ne reflètait pas la physionomie du match, se repliait et offrait moins d’espace. Ainsi le Real mis à part à la 66ème ou après un coup de pied arrêté coté romain, ils contrèrent pour se procurer une occasion via Robben dont le tir fut repoussée par Doni puis mis en corner par Juan, ils procédèrent par frappe de loin.

A la 61ème, Robben sur la droite transmettait à Ramos qui frappait des 25 mètres et du gauche sur la gauche du but de Doni.

A la 72ème Gago frappait lui aussi de loin sans trouver le cadre. Idem à la 74ème .

L’entrée de Drenthe à la place de Robben permettait à un autre hollandais de s’illustrer.
A la 79ème un centre venu de la droite trouvait Van Nistelrooy qui parvenait à transformer un quart d’occasion en occasion tout court. La reprise en pivot du batave trouvait le poteau de Doni.

Des espaces se créaient à nouveau dans cette fin de match. On jouait alors d’un but à l’autre.

A la 81ème, un contre du Real et c’est Van Nistelrooy qui se trouvait lancé sur l’aile gauche. Il centrait en retrait pour Raul qui remisait de la poitrine pour Baptista. Le brésilien enlevait trop sa reprise. La Roma avait déjà eu un 4 contre deux qui s’était fini par une prolongation de Totti trop longue pour qu’elle soit efficacement exploitée par Mancini. On retrouvait à la 92ème les deux hommes mais avec cette fois des rôles inversés. Un bon retour d’Heinze empêchait la mise en relation des deux hommes.

Le match se terminait sur ce score. La Roma aura tiré le maximum d’un match qu’elle n’aimerait sûrement pas rejouer. C’est sans compter sur le match retour.

Notation

Lien vers notation des joueurs du Real: Ici

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