Lyon 2 Barcelone 2 Analyse
27 novembre 2007 par Erwan Delcourt
Classé dans JournĂ©e 5
Lyon devra gagner dans 15 jours pour continuer son aventure en Champions League. De quoi se réjouir finalement au bout d’une soirée où Lyon se sera montré poussif, imprécis et lent dans ses transmissions et par moment complètement dépassé par la qualité technique du Barça.
Si la première mi-temps fut de ce coté de bonne facture, on observa nettement plus de déchet en seconde période, par manque de qualité coté lyonnais, par volonté de faire la passe qui fait mal coté barcelonais. Lyon sembla également piocher physiquement nul doute que si vous interrogiez le grand Robert Duverne, il vous expliquerait que ce qui compte c’est d être en forme pour les grands matchs de Mars, encore faut il être toujours en course.
La première mi-temps démarra de la pire des manières. Dans l’axe gauche, 10 mètres dans la partie de terrain barcelonnaise, Ben Arfa pourtant entouré de 3 catalans décidaient de jouer individuellement. Il perdait le ballon. Les joueurs du Barça jouaient alors vite dans le replacement lyonnais.
Du genre, si vous récupérez le ballon à gauche, jouez de ce coté. Ainsi Grosso était éliminé sur cette action non de sa faute mais parce que Ben Arfa en choisissant la cause individuelle l’avait éliminé en perdant la balle. Le Barca en 3 passes et pas beaucoup plus de secondes plus tard ouvrait le score. Messi pour Bojan coté droit qui sert Iniesta au second poteau. 1-0 pour Barcelone.
Lyon ne mettait pas très longtemps à « réagir ». Réagir entre guillemets car ce but tient autant à l’inconséquence de Valdes, le gardien barcelonais qu’à Juninho. A 40 mètres dans l’axe, ce dernier faisait un centre cadré, ceci pour dire qu’il cherche un centre mais que, si d’aventure personne ne le touche, cela puisse tromper un gardien qui aurait anticipé une tête. Cette belle théorie n’excuse pas la bourde de Valdes (1-1).
Première mi temps où le Barca s’appliquait à conserver le ballon que ce soit derrière avec patience qu’en phase offensive.
Il faut dire que le positionnement de Juninho n’est plus celui qu’il était dans le 433 qui fit la marque de Lyon. Il faut dire aussi qu’avec 3 km de course d’autonomie il est difficile de lui trouver une position qui n’handicape pas l’équipe. Ainsi et ajouté au fait que le replacement de Ben Arfa, à l’opposé de Govou, était pour le moins absent, Grosso, tête de turc facile, se trouva non plus face à Messi, ce qui eut déjà été de trop, mais le plus souvent face à Messi puis Iniesta. Alors il y a deux façons de voir les choses: on regarde les conséquences et on accable Grosso, ou on regarde les causes et on se dit que la responsabilité est au moins partagée et que Juninho et Ben Arfa n’en sont dans ce cas pas absouts.
La position de Juninho, disons derrière l’attaquant, empêcha aussi les lyonnais de faire un pressing digne de ce nom. Ce qui participa à user les milieux lyonnais. En effet Barcelone récitait ses gammes, à savoir notamment du petit jeu sur un coté pour ouvrir de l’autre. Messi aimait aussi repiquer au centre pour décaler coté opposé dans le dos des défenseurs.
A la 15ème, Gudjohnsen était servi en appui. Il remettait en retrait pour Touré qui tirait sans contrôle. Le but était évité grâce à une parade de Vercoutre.
Entre ces deux actions Lyon avait réagi, par gnac plus que par esprit d’entreprise. Ainsi, il fallait un pressing de Fred pour voir la balle échoir à Fabio Santos, ce dernier en duel avec Valdes tirait droit sur ce dernier.
A la 28ème une action confuse voyait Govou se trouver en face à face avec Valdes. Tir droit sur ce dernier qui repousse. Juninho récupère le second ballon se décale et tir. Valdes et battu mais pas Abidal qui sauve sur sa ligne.
C’était la dernière occasion de la première période. Nous dirons que si le Barça domina dans la possession du ballon et dans l utilisation de celui-ci, Lyon réagit avec orgueil et gnac, ce qui irrita particulièrement l’entraîneur barcelonais, et eut deux occasions qui eut été franches avec des joueurs de classes mondiales.
En seconde période on allait assister à un jeu contenant plus de déchet que ce soit coté barcelonais ou lyonnais. Ces derniers avaient la palme cependant, on assista notamment à un festival de Toulalan qui sans être réellement pressé perdit par 6 fois le ballon dans cette seconde période. Squilacci se défendit honorablement dans ce domaine avec 2 pertes de balles. Squilacci littéralement hors du coup en cette seconde période. En effet servi par Iniesta, Messi poussait alors trop son ballon. Cela n’empêchait pas Squilacci, en retard de le faucher. L’arbitre désignait le point de pénalty et Messi se faisait justice. 1-2.
A la 62ème ce même Messi fixait Anderson pour mettre en retrait pour Gudjohnsen qui enlevait trop sa frappe.
A la 66ème minute, on insistait au point culminant de la domination barcelonaise. Une action (12 passes et un temps de jeu d’une minute 40) voyait Inesta transmettre Ă Gudjohnsen qui tirait. Vercoutre repoussa.
Sur le renvoi, Barcelone récupèra le ballon et à la suite d’un nouveau mouvement, c’est Messi qui mettait Vercoutre à contribution.
A la 78ème, l’abnégation lyonnaise compensait son manque de qualité technique et collective à ce niveau. Keita se battait bien pour récupérer le ballon dans la surface catalane. Il provoquait Abidal qui commettait la faute. Penalty pour Lyon. L’éclipse Juninho réapparaissait et trompait d’un tir plein centre Valdes.2-2.
Barcelone ne paniquait pas et via Ronaldinho allait initier une action de classe. Le brésilien d’une transversale de gauche à droite trouvait Messi. Ce dernier éliminait le long de la ligne de but Grosso, qui s’attendait certainement à un dribble intérieur, pour remettre en retrait. Son centre était contré.
Le match se finissait sur ce score de parité. Lyon a rivalisé sur l’abnégation et aussi sur le fait que Barcelone géra ses temps forts.
Dans 15 jours il faudra plus que de l’abnégation pour l’emporter à Glasgow.
Lien vers la notation des joueurs de Lyon: ici

