Lyon vs Bordeaux Analyse
1 avril 2010 par Erwan Delcourt
Classé dans quart de finale
Bordeaux s’est incliné 3 buts à 1 face à Lyon au stade Gerland, dans le premier ¼ de finale de la ligue des champions entre deux clubs français.
L’équipe de Laurent Blanc se disposa en 451. Par rapport à l’équipe
type, Sané remplaçait Planus en défense centrale, Plasil descendait d’un cran pour remplacer Diarra suspendu. Gouffran prenait la position de Plasil à la droite du milieu de terrain. Du classique pour le reste. En face Lyon joua aussi dans son schéma habituel. Par rapport à la rencontre aller face au Real, Bastos était dans le 11 de départ (pour Govou), idem en ce qui concerne Bodmer (pour Boumsong).
Dans l’animation on assista en première période à une bataille de gagne terrain via du jeu long1 principalement vers Lisandro pour Lyon, vers Chamakh pour Bordeaux2 quand ce n’était pas carrément dans l’espace (pour ce qui ressemblait alors à du kick and rush (frappe et courre littéralement, ainsi en ce qui concerne Lyon : 34 ; 37, pour Bordeaux : 1 ;7 ;16 ;40).
L’idée était de repousser l’adversaire dans son camp, d’exploiter les seconds ballons qu’il s’agisse de déviation pour d’autres joueurs ou de récupérer le renvoi de la défense adverse mais aussi d’attaquer avec peu de joueurs et défendre avec beaucoup.
Ă€ ce jeu, Lyon fut le moins faible.
Cris interceptait dans le camp adverse, poussait son action après avoir donné à Pjanic qui perdait la possession. Bordeaux contrait et de son camp Gourcuff jouait long vers Gouffran dans l’axe. Le second ballon était pouyr Chamakh, son tir était dévié mais l’arbitre de la rencontre avait signalé une faute (4).
Fernando pris en vivacité faisait la faute sur Lisandro. Le coup franc, de 32 mètres était expédié dans le mur. Cissokho remettait dans le paquet ; Ciani reculait vers son camp (Lisandro le pressait comme un attaquant doit le faire sur du jeu long) mais il recula trop (du fait d’une mauvaise appréciation de la trajectoire) et quand il voulut dégager de la tête, vers un coté (le gauche), il fut trop court et il se manqua : dans la surface le ballon revenait à Bodmer qui centrait fort devant le but pour Lisandro qui devançait Ciani en détournant du gauche: 1-0(9).
Bordeaux égalisa très rapidement, gagnant d’abord du terrain avec du jeu long et se retrouvant ainsi haut dans le camp adverse. Coté droit Gourcuff via un dribble revint vers son camp pour adresser en sortie de dribble un centre du gauche. Chamakh décroisait sa tête : Lloris était battu : 1-1 (12).
Sur du jeu long, Bastos s’imposait face à Sané et cherchait à enrouler coté opposé : à coté (18).
Du jeu long, Cris s’imposait au duel aérien et Lyon jouait long, cette fois dans l’espace. Delgado s’avança vers le but mais ne redressa la tête face à Carrasso sorti de son but et qui s’était livré. Un lob aurait fait mouche mais pas cette frappe que le portier girondin repoussait (23). Coté opposé Trémoulinas centrait en retrait, Wendel dévissait sa reprise, le ballon parvenait à Gouffran qui dos au but parvenait à compenser l’approximation de son adversaire en réalisant dos au but une Majder, Lloris détournait d’une parade.
Trémoulinas faisait « comme » Gourcuff sur le but. À savoir qu’à l’approche de la ligne de corner, il revint sur ses pas, mais lui centra de son pied fort. Lloris sortit alors à la pêche et heureusement pour lui Chamakh mettait sa tête à coté (29).
Lyon reprenait l’avantage quelques instants plus tard. Cette fois c’est la touche qui était jouée longue vers Lisandro coté gauche. Lyon récupérait le ballon, et réalisait un mouvement de classe car fait de mouvement et de transmission rapide. Ainsi Lisandro donna vers l’axe tout en effectuant une course vers le but. Delgado enchaîna contrôle et passe pour Makoun qui donna latéralement pour un joueur, Pjanic, qui arrivait lancé. Ce dernier s’embarqua vers la gauche de la surface pour centrer in fine du gauche. Trémoulinas seul dans sa zone sauta trop tôt (mauvaise appréciation de la trajectoire comme sur le premier but) et manqua son renvoi. Bastos héritait du ballon, il se mettait sur son pied gauche et enroulait coté opposé, l’opposition de Trémoulinas venant logiquement trop tard (en raison du temps de réaction entre son intervention précédente et son intention d’intervention sur l’ailier lyonnais) : 2-1 (32).
Bordeaux progressait à terre, une fois n’est pas coutume mais dans une période où l’on vit cependant qu’il cherchait à ressortir différemment que par les longs ballons(ainsi ce déchet de la part Ciani (36), Fernando (36), Sané (38), Plasil (41 ;42). Gouffran se recentrait et donnait à Gourcuff lequel lancé donnait à Chamakh à l’extérieur de la surface mais l’attaquant tunisien tirait vers le centre du but et Lloris non sans se coucher s’emparait du ballon.
La mi-temps fut atteinte sur ce score de 2 buts Ă 1 pour les joueurs de Claude Puel.
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