Om 1 Real 3 Analyse
9 décembre 2009 par Erwan Delcourt
Classé dans 6ème journĂ©e
L’OM disputera l’Europa League après sa défaite 3 bus à 1 contre le Real Madrid. Le résultat de l’autre rencontre leur avait pourtant été favorable, le Milan n’obtenant que le nul en suisse (1-1).
| Groupe C | Résultats et Classement | ||||||||||||
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| Classement | J | V | N | D | BP | BC | Pts | ||||||
| Real | 6 | 4 | 1 | 1 | 15 | 7 | 13 | ||||||
| Milan | 6 | 2 | 3 | 1 | 8 | 7 | 9 | ||||||
| Marseille | 6 | 2 | 1 | 3 | 10 | 10 | 7 | ||||||
| ZĂĽrich | 6 | 1 | 1 | 4 | 5 | 14 | 4 | ||||||
| Résultats des matchs précédents: ICI | |||||||||||||
Mais Marseille n’aura battu que Zürich dans ce groupe et pouvait difficilement prétendre à mieux dans ces conditions. Que dire de ses supporters qui auront un jour la punition qu’ils méritent pour leurs jets de projectiles en direction du terrain et en l’occurrence, des joueurs adverses.
Marseille finit donc à la 3ème place. Quant au Real ils recevront au match retour des 8èmes de finale en vertu de leur première place finale dans ce groupe. Le Milan est qualifié et de façon opposé au Real devra se déplacer au retour en février prochain.
Le Real domina ce match mais leur imprécision dans la finition ne faillit pas leur coûter cher (en marquant les premiers et vu le déroulé de l’autre match ils s’assuraient quasiment la qualification) pour la qualification mais pour la victoire dans cette rencontre. Car Marseille, qui était déjà revenu au score une fois disposa d’un penalty pour remettre cela à 20 minutes du terme. Mais Lucho tira sur la barre et le Real marqua un troisième but qui scella officiellement le résultat.
L’équipe de Pellegrini se disposa dans un 4321, ou Christmas Tree (pour sa forme en sapin de Noël), où des trois joueurs de devant, Van der Vaart, Ronaldo et Higuain, les deux derniers permutèrent le plus quant aux positions occupées. Ainsi Ronaldo fut tantôt à droite (19 ;26), tantôt à gauche (20 ;32) mais aussi dans l’axe, nous le verrons.
Le Real joua en projection par rapport Ă une Ă©quipe marseillaise se livrant, il n’hĂ©sitèrent pas non plus Ă jouer long pour repousser Marseille dans son camp mais aussi initier un pressing (sur la dĂ©fense et les milieux dĂ©fensifs marseillais) avec leur 3 milieux « centraux » et le positionnement de leurs 3 joueurs plus offensifs dĂ©jĂ citĂ©s.
Derrière ils jouèrent haut ce qui réduisit de façon assez sensible le jeu dans l’intervalle entre ces milieux et la défense de telle façon qu’ils faisaient le choix de laisser l’espace dans leur dos.
Marseille de son cotĂ© joua pour une fois en 433 avec CissĂ© devant la dĂ©fense et Ă sa gauche et droite en position plus avancĂ©e Cheyrou et Lucho. Lucho dans une position qui lui est Ă priori plus familière (prudence qui tient au fait du personnel qui Ă©tait autour de lui Ă Porto, des habitudes de jeu pris dans cette organisation qu’on ne peut comparer Ă la situation prĂ©sente Ă Marseille oĂą ce système n’a que rarement Ă©tĂ© utilisĂ© en sa prĂ©sence) tenta de faire le lien entre la dĂ©fense et l’attaque. Tenta seulement car Marseille opta pour un jeu dĂ©pensier en Ă©nergie Ă savoir d’une part du pressing qui fut rendu difficile par leur occupation du terrain dans la longueur (plus d’espace Ă couvrir, et plus de solution pour l’équipe adverse qui joue elle regroupĂ©e et qui a donc plus de solution au mètre carrĂ© sans parler de sa supĂ©rioritĂ© technique) et d’autre part du jeu dans les espaces pour des attaquants ou joueurs de couloirs chassant les ballons envoyĂ©s dans la profondeur. Ajoutons Ă cela les initiatives individuelles (Taiwo 10, Bonnart 12, Niang 24) et il n’y a pas besoin d’être sorti de polytechnique pour comprendre qu’on dĂ©pense plus d’énergie Ă dribbler et courir avec le ballon qu’à procĂ©der par passes.
Ce, ces choix, furent désordonnés, exécutés de façon grossière. Il y a pressing et pressing inutile (exemple quand celui-ci n’est pas un pressing collectif, il ne sert alors qu’à user l’imbécile qui s’y exerce et à désespérer l’inconséquent qui en a eu l’idée sous cette forme: cf la discussion surréaliste entre le cancre tactique E.Petit et Roger Lemerre lors de la coupe du monde 2002 visible dans les Yeux dans les Bleux), il y a volonté d’engagement et engagement excessif et inutile. C’est ainsi que le Real ouvrit le score :
X.Alonso élimina le premier rideau d’une passe aérienne vers un Van der Vaart d’abord dos au but (difficilement un position dangereuse vous l’apprécierez) qui fut victime d’une semelle aérienne de Cissé à 35 mètres des buts marseillais. Arriva Ronaldo qui tira ce coup franc au dessus du mur. Mandanda, légèrement avancé (ce qu’on peut mettre en question sur ce genre de frappe, boucher l’angle avec un tel espace entre le portier et le tireur semblant au mieux hasardeux) tenta bien de se donner le maximum d’amplitude en utilisant sa main gauche ne plongeant à droite : mais il était trop court en hauteur et ne pouvait que détourner dans son but la frappe puissante du ballon d’or 2008 : 0-1 (3).
Marseille égalisa 7 minutes plus tard. Taiwo dans un rush élimina en vitesse Ramos pour centrer en cloche vers le second poteau. Brandao reprit de la tête et Albiol s’interposa sur la ligne. Las pour l’espagnol dans l’urgence, car Brandao était tous près, il dut faire un grand pas pour essayer de dégager son camp. Son renvoi ne sortit pas de la surface contrôlé du genou par Lucho qui enchaîna avec une frappe de volée du droit : 1-1 (10).
Le Real allait avoir les affaires en main pour une bonne partie du reste du match. Mais la finition allait s’avérer manquante.
Qu’il s’agisse sur action initié par Ronaldo à gauche d’une passe pas assez appuyé coté opposé de Van der Vaart (20), qu’il s’agisse suite à un contre parti via Van der Vaart à 60 mètres du but marseillais d’une transmission mal ajustée par le portugais (29), qu’il s’agisse toujours dans ce domaine de la dernière passe d’Higuain dans l’axe gauche pour chercher d’une talonnade Ronaldo (39) ou autre (43).
Dans la finition on eut cette tentative osée de Ronaldo consécutive à un contrôle du genou (23), cette tête décroisée sur corner du N°9 madrilène qui heurta le poteau avant que dans la continuité Higuain Pepe puis Ramos ne voient leurs frappes repoussées ou déviées pour ce qui allait être un nouveau corner (27), cette nouvelle tête de Ronaldo qui passa au dessus car effectuée en retombant sur un centre de Ramos alors que dans le camp marseillais via Diarra le Real avait récupéré dans les pieds marseillais la possession (40), ce choix d’Higuain qui effaça le temps d’avance dont il disposait en ne frappant pas dans la foulée de la réception du ballon pour finalement permettre l’intervention de Bonnart sur une tentative de dribble intérieur (41), cette frappe à coté du droit de Marcelo (gaucher de formation) alors que le brésilien avait été servi d’une talonnade par un Ronaldo vers le but avant de poursuivre en éliminant en vivacité Diawara mais en s’embarquant vers son mauvais pied pour face à Mandanda le résultat que l’on connait (46).
Marseille dans tout ce laps de temps n’avait pas menacé un adversaire qui ne fut pas économe en fautes (14 contre 6 dans cette première période) mais soigneusement faites loin du but. Signalons cette transmission qui devint une passe dans l’espace pour Brandao car Pepe avait manqué son interception : derrière lui cependant Albiol, pas le plus rapide des madrilènes, faisait le boulot et contrait le brésilien (39).
Juste avant la mi-temps Ronaldo face à Lucho dribblait extérieur dans l’axe gauche. L’argentin était pris et stoppait irrégulièrement son vis à vis. Ronaldo tirait directement dans un angle fermé (il marqua un but semblable avec Manchester contre le Sporting Lisbonne en 2007 :Cf résumé) mais c’était trop axial et Mandanda détournait des poings (47).
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