Bordeaux vs Bayern Analyse
22 octobre 2009 par Erwan Delcourt
Classé dans 3ème journĂ©e
Bordeaux a pris la tête du groupe A grâce à sa victoire 2 buts à 1 sur le Bayern Munich.
Une victoire qui fut difficile à se dessiner. En effet ils furent vite menés au score avant de revenir à égalité
puis en supériorité numérique de prendre l’avantage le tout en première période. Mais ensuite il y eut la réaction munichoise illustrée par la performance éblouissante d’un homme, l’attaquant italien Toni, qui contribua à mettre à mal les joueurs locaux pour une bonne partie de la seconde période. (En faits, jusque sa sortie et son remplacement par Gomez.) Pour le reste Bordeaux ne se mit pas à l’abri et ce ne fut pas faute coté visiteur de continuer à donner le bâton pour se faire battre. Mais Gourcuff puis Jussie manquaient sur penalty des balles de 3-1.
Le score final place Bordeaux en tête de son groupe donc mais l’impression laissée par les munichois, le fait que le Bayern ne soit qu’à une victoire 1-0 de l’avantage en confrontation directe avec le club français nous fait dire que rien n’est joué et que le Bayern reste un concurrent direct dans cette course aux 8èmes de finales.
Car on a entendu une hérésie hier : Elle consista pour la clique TF1 à arguer en début de seconde période que le Bayern pouvait bien s’en ficher de perdre sur un score large ! C’est ignorer la chose suivante :
que la différence de but particulière peut faire la différence à égalité de points et qu’une défaite large aurait compromis un bilan favorable dans ce secteur pour les joueurs de Van Gaal.
D’un autre coté la dite clique n’a pas, nous le constatons avec vous, pour but d’informer ceux qui l’écoutent mais bien de servir ses intérêts particuliers et par extension (car le tout en est lié) la soupe aux intérêts nationaux. Combien (par exemple) de références, alors qu’il s’agissait d’une rencontre de ligue des champions, à une double confrontation (entre la France et l’Irlande) qui aura lieu au mois de Novembre ?
Pourtant il y en avait Ă dire sur ce qui se passait sur le terrain.
A commencer par le plan tactique :
Le Bayern se disposa, le temps qu’il joua à 11 contre 11 du moins, en 4321 avec Müller et Klose en soutien de Toni et un milieu à 3 composé de gauche à droite de Schweinsteiger, Tymoshchuk et Van Bommel. En défense, Altintop prit le couloir droit tandis que coté opposé se trouvait Lahm.
A propos de Tymoshchuk on ne peut pas parler de sentinelle devant la défense pour la simple raison que ce rôle ne correspond pas aux attributions qui furent les siennes hier. C’est pourquoi Van Gaal refuse qu’on l’enferme dans ce role en disant par exemple que le Bayern joue parfois en 41212 (ou 442 en losange) ou en 433. En effet si il remplit certaines attributions de ce dernier (exemple cette interception devant la défense 15) on le vit aussi sortir au pressing dans l’axe (en allant alors au delà de Schweinsteiger et Van Bommel) ce qui dénote avec les attributions du 6 auquel on faisait référence dans les systèmes indiqués.
Cette précision faite, il nous faut avant d’aller plus avant évoquer le but.
Tout partit d’un jeu long vers Toni. Le Bayern récupéra le second ballon puis le ballon fut dirigé vers Müller. Diarra contrait coté droit l’allemand en corner. Ce dernier fut tiré par Badstuber : au coin des 6 mètres Van Buyten ne parvint pas à dévier, mais derrière lui Ciani dégageait vers son camp et trompait Carrasso : 0-1 (6).
Ce but ne fut bien sur par neutre dans la suite des opérations et le Bayern usa de sa stratégie pour tenter d’annihiler les intentions adverses. Ainsi Schweinsteiger et Van Bommel vers leurs cotés respectifs vinrent porter soutien à leur latéral pour contrer le jeu sur les cotés adverses. Dans l’axe Tymoshchuk et un peu plus loin devant lui Klose et Muller se chargeait de l’axe. Toni était lui seul devant et chargé de gêner autant qu’il le pouvait la relance adverse. De sorte que Bordeaux eut du mal sur les cotés (ce n’était pas faute d’essayer : 7 ;10 par exemple), et fut contré de jouer dos au but. Et à l’image de cette période (21-23), Bordeaux était neutralisé.
Et dans ce début de rencontre c’est sur attaque rapide, contre que Bordeaux fut le plus menaçant. Il ne fallait pas dans cet esprit tergiversé et c’était raté pour Gourcuff peu après l’heure de jeu (34).
Ce fut différent à la 9ème minute : Gourcuff qui avait perdu la possession au duel se voyait servi alors que le Bayern avait buté dans l’axe aux alentours du rond central. Le bordelais voulut lancer Chamakh et y parvint mais le ballon s’échappa de son partenaire qui opta quand même pour une frappe du gauche que finalement, dans un angle fermé, il dévissa (8).
Si Bordeaux fut en difficulté pour s’exprimer c’est aussi parce que le Bayern n’hésita pas à faire des fautes. Là où le bas blessa pour les visiteurs c’est dans le caractère opportun de ses fautes. Si l’on peut comprendre que loin du but, elles permettent de casser à sa base la volonté adverse (on pense à ces fautes de Van Buyten : 7 ;15, Tymoshchuk :12), plus près de celui-ci elle expose et ce choix fut d’autant plus regrettable quand il intervint dans des moments où le danger n’était pas évident.
La première alerte ici intervint suite à une faute sur Wendel (11) : le brésilien tira rentrant, Planus d’une tête effectuée en se retournant ne cadrait pas.
5 minutes plus tard c’était au tour de Badstuber de commettre une faute sur Chalmé coté droit : d’une quarantaine de mètres c’était tiré fort par Wendel : la trajectoire changeante plus le rebond perturbèrent Butt mais ce dernier parvint à repousser du bras droit (16).
Le but vint suite à un corner. Ce dernier fut lui consécutif à un coup franc des plus évitables. En effet, Van Buyten en retard chargea dans le dos Chamakh à une vingtaine de mètres des buts allemands. Trémoulinas fut contré par le mur en corner. Ce dernier, tiré par Wendel fut repris en Madjer par Ciani qui égalisait pour son équipe. Notons ici que Toni devancé au final était au départ devant le joueur bordelais et qu’une attaque de balle déficiente de sa part fut nécessaire pour permettre ce but : 1-1 (29).
Une minute plus tard Muller était expulsé pour le Bayern pour un deuxième tacle dangereux, cette fois sur Chalmé (la première irrégulairité avait été commise sur Trémoulinas: 12)
Ceci engendra « un » changement d’organisation coté bavarois.
On passa alors d’un 432 à un 441 quand il ne s’agissait pas d’un 4131 avec la conservation des principes de départ mais avec un joueur en moins.
C’est dans le deuxième système que le Bayern se sera avéré le plus menaçant.
Bordeaux n’en approcha pas moins plus facilement des buts adverses, qu’il ne l’avait été jusque là . Il fallait ainsi une frappe lointaine de Gourcuff pour menacer Butt, lequel claqua ce tir en corner (38).
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le plus marrant sur TF1 et l’Ă©quipe de France c’est qu’ils n’ont mĂŞme pas Ă©tĂ© capables d’acheter les droits du match aller: il sera diffusĂ© par M6!
Toni a Ă©tĂ© Ă©norme,je suis heureux que tu en parles. Parlant du 433 qui semble actĂ© Ă Milan, je voudrais bien le voir arriver au mercato (j’aime bien borriello, mais il est fragile; pipo ne peut pas jouer ce rĂ´le et huntelaar m’a déçu). Ca ferait très mal.
Parlant des branques de TF1, mention spĂ©ciale Ă LarquĂ© qui ironisait sur les spĂ©cialistes de c+ (ce qui est plus que concevable), mais qui est un cousin de ces derniers… Il les vaut bien en matière de nullitĂ©!