Real 3 Marseille 0 Analyse

15 octobre 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2ème journĂ©e

Le Real Madrid s’est imposé 3 buts à 0 face à l’Olympique de Marseille. Une victoire qui les place en tête de ce groupe.

La soirée n’est pas si mauvaise que cela pour les hommes de Didier Deschamps si l’on excepte leur déficit acté à ce niveau qui les empêchera dussent-ils se qualifier pour les 8ème  d’aller là où certains les voyaient (lien). En effet dans l’autre rencontre du groupe le Milan AC s’est incliné face à Zurich. Se profilent maintenant deux matchs face à Zurich tandis que les milanais affronteront le Real.

ronaldo-daiwaraTout ne fut pas mauvais contre le Real loin de lĂ , mais il manqua de tout au marseillais : constance, prĂ©cision, efficacitĂ©, rĂ©ponse positive aux fondamentaux dĂ©fensifs et offensifs, luciditĂ© dans les choix (on pense par exemple  ici Ă  l’intervention de Diawara en seconde pĂ©riode).

Et même en première période, qui fut leur meilleure, le mieux qu’ils purent accomplir ne priva pas loin s’en faut un Real, assez pauvre voir ci dessous, d’occasions et de possession du ballon : les joueurs locaux avaient en effet disposé du ballon 56% du temps dans cette première mi-temps. Quand, en seconde, le Real éleva sa partition, sans atteindre des sommets, ce fut trop pour Marseille qui avait déjà montré des failles en première période notamment dans le dos de sa défense.

Marseille se disposa en 4141-433 dans ce match et se montra à son avantage en projection plus qu’en progression face à une équipe en place. Ainsi le jeu long (3 ;14 ;15), ou le jeu vers l’espace avec Taiwo vers Niang (5 ;11) par exemple fut voué à l’échec.

Ce qu’ils parvinrent parfois à faire par contre en première période c’est à bloquer le Real dans la relance (sur la période 15-17, 21 ;44). Et à sortir rapidement de derrière une fois éliminé (dans le duel ou par la passe) le premier rideau madrilène.

L’équipe local elle nous exposa un système assez bancal. Jugez plutôt : ils semblèrent débuter avec un 442 comportant deux meneurs de jeu (Guti et Kaka) et des attaquants qui s’excentraient (Ronaldo plus à gauche mais il y eut des permutations et Benzema plus à droite) cf 11 et  12  par exemple.

Cela permettait des appels vers l’axe ainsi Benzema (8 ;18), mais sur ce centre de Ronaldo (13),  il n’y avait alors personne dans l’axe.

realmarseilleEn résultat un système très axial. Les joueurs de Pelegrini semblèrent par moments après le premier quart d’heure passer en 4231 mais il n’y avait qu’un ailier au Real, en Ronaldo et qu’il soit à gauche ou à droite cela posait le problème de l’occupation du couloir coté opposé. Cette charge revint alors au latéral qu’il s’agisse de Marcelo à gauche ou de Ramos à droite. Cela posa un autre problème, qui fut de trouver ces joueurs coté opposé avec des distances assez longues ainsi un gauche droite raté vers Ramos, un droite gauche raté vers Marcelo (29).

Ce changement ne modifia pas dans l’ensemble l’approche très axiale des madrilènes, qui vinrent donc buter dans cette zone (31 ;33 ;35 ;37 ;40).

Le problème d’un appui devant se posa sous différents angles : il y eut d’abord les cas où Benzema se montra défaillant (6), il y eut d’autres cas où il fit le boulot mais le soutien manqua (25), il y en eut d’autres enfin où c’est d’appui à terre qu’il était question et qui ne vinrent pas ce qui força le Real à revenir par derrière pour perdre le ballon  (43 Marcelo), ou jouer long (43).

Cet question de l’appui notamment dans sa partie soutien manquant pose le problème d’une équipe coupé en 2 voir plus car si sur l’exemple cité ci dessus Kaka par exemple ne concourra pas au second ballon ce n’est pas parce qu’il était près de ses défenseur mais parce qu’il n’était pas suffisamment près de Benzema ou plutôt n’en manifesta-t-il pas l’envie qu’il pensait que ce dernier serait battu ou qu’il n’a pas  le « goût » pour ce genre de mission. Exceptés quelques occasions, chacun sembla jouer sa partition (Benzema :28) et les partenaires du soliste ne bougeaient pas assez pour donner tort à ce dernier.

La première occasion fut marseillaise dans ce match : Cheyrou obtint un coup franc à une cinquantaine de mètres des buts adverses : Marseille en 2 passes s’approcha du but et Cheyrou fut trouvé aux 20 mètres : il tira en se retournant mais sans trouver le cadre : sa frappe passait au-dessus des buts de Casillas (6).

Entre les milieux et la défense marseillaise, Benzema était trouvé mais son tir était manqué (11).

M’Bia gagnait un duel dans le camp adverse, subtilisant le ballon à Kaka puis Cheyrou transmettait dans la profondeur vers Niang : Casillas était attentif, et surgissait pour devancer le sénégalais du pied dans sa surface de réparation (16).

Cheyrou récupérait haut (prenant le ballon à Gago) puis tentait une frappe du droit des 16mètres environ. Cette dernière se révéla imprécise. (17).

Kaka provoquait dans la surface (coté gauche) puis passait en retrait mais c’était trop orienté vers le gardien (21) et Mandanda s’emparait du ballon.

Marseille se montrait de nouveau menaçant :

Lucho de la droite le fort devant le but, Heinz déviait mais trop pour prendre le cadre, à sa décharge la déviation demandée était très fine eu égard à la puissance mise dans le centre (24).

M’Bia récupérait dans son camp le ballon suite à un duel remporté et c’était fondamental dans l’élimination du premier rideau madrilène. Lucho servi par Cheyrou disposait alors d’espace face à la défense madrilène. Il décalait pour Niang dans l’axe gauche qui résista bien à la charge de Pepe ce qui lui permit d’entrer dans la surface pour faire face à Casillas. Il opta alors de tirer vers le premier poteau (angle que doit couvrir le gardien) plutôt que de tenter par exemple une frappe enroulée coté opposé. Il cadra certes mais ne surprit pas Casillas qui repoussa d’une main droite ferme. Dans la foulée Ramos mettait en corner (26).

X-Alonso butait dans l’axe, Marseille interceptait et lançait le contre. Las pour eux il y eut un peu dans lenteur dans le dernier tiers avec un 1-2 qui ne vint pas entre Abriel et Morientes et le centre coté opposé de Cheyrou fut finalement contré (30).

Mandanda devançait ensuite Ronaldo sur une balle dans l’espace (31), puis le portier français repoussait une frappe puissante mais dans l’axe du portugais (32). Ce dernier d’une position à gauche se recentrait avec le ballon pour enchaîner avec une frappe vers le premier poteau : Mandanda répondait présent mais devait s’employer (33) pour détourner en corner.

Un gauche droite fonctionnait cette fois (34) et Ramos centrait : Personne ne reprit au premier poteau et cela força Mandanda à un arrêt du pied.

Abriel qui passa de second défenseur latéral à une position d’ailier dans ce match, était victime d’une faute : c’était tiré rentrant (d’une quarantaine de mètres coté droit) et fort de la droite par Cheyrou mais Heinze puis Diawara furent trop courts dans la surface pour dévier ce centre vers le but (37).

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