Bayern vs Lyon Analyse (1-0)

22 avril 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans demi finale

Le Bayern Munich s’est imposé 1 à 0 face à l’Olympique Lyonnais à l’occasion de la demi-finale aller de la ligue des champions 2009-2010. Les joueurs de Claude Puel auront été auteurs d’une prestation trop insuffisante à ce niveau pour espérer mieux que cette défaite à l’extérieur. Le Bayern quant à lui a fait une différence alors que l’équipe de Van Gaal fut la première réduite à 10 (expulsion de Ribery).
Le score aurait pu être plus large mais tant avant l’infériorité numérique que pendant cette dernière puis qu’ après celle-ci, ils manquèrent de qualité dans la finition. Mais dans ce domaine ils ont un joueur qui sort du lot et c’est lui, Robben ndlr, qui marqua ce but qui les met en position avantageuse pour le match retour, mardi prochain (27) à Gerland. Mais même ce but porta le sceau de l’inconséquence pour Lyon, Gonalons se baissant pour laisser passer le tir du néerlandais. Aller saluer sa performance après une bévue de cette magnitude est très difficilement compréhensible. Et ce n’est pas comme si, en dehors de cette action (voir son jeu de passe : 2 ;41) il avait été irréprochable.

Lyon dans cette première période se présenta dans un 4141 ou 451bayernlyon en fonction de la position de Kallstrom tantôt aux cotés de Gonalons devant la défense, tantôt au sein d’une ligne plus haute derrière l’attaquant Lisandro.
Le Bayern se disposa lui dans une formation classique avec Robben et Ribery sur les cotés droit et gauche, Müller derrière l’attaquant Olic. À signaler pour le reste de l’équipe que Pranjic et Contento remplaçaient les suspendus Van Bommel et Badstuber.
La stratégie de Lyon fut globalement de jouer long (8 ;10 ;15 ;16 ;22 ;26 ;26 ;42) et d’être présent aux seconds ballons. Leurs autres « occasions » vinrent de coups francs ou corners.
Le Bayern de son coté fit preuve de d’avantage de variété, jouant aussi long (vers Robben : 5 ;24 ;44 ou Müller : 9 ;14) mais développant aussi du jeu rapide et simple (18 ;20 ;23 ;31 ;32). Simple pour le peu de touches de balle effectués par les joueurs concernés par les dites attaques. Qui « consistèrent » en des triangles, le plus souvent sur les cotés avec tantôt la pointe de ce triangle le long de la ligne de touche, tantôt dans l’intérieur du terrain. Ribery (20) et Robben (33) furent dans cet optique notamment auteur d’appui en position recentrée pour permettre par exemple la prise de couloir des latéraux bavarois. Las pour ces derniers la finition ne fut pas à la hauteur de ces mouvements.

La première opportunité fut bavaroise : Olic centra de la droite, mais Van Buyten à la réception dans la surface dévissait sa volée du droit (11).
Ribery était plus avant tout près de tromper Lloris d’un corner « directe ». Le portier de l’équipe de France détournait d’une claquette en corner. Il se trouait sur celui-ci, Schweinsteiger devançait Cissokho mais ne cadrait pas sa tête (11-12).
Lyon récupérait un second ballon consécutif à du jeu long vers Lisandro. Reveillère était ensuite servi coté droit : il centrait entre la défense et le gardien mais cela s’avéra trop fuyant pour trouver un de ses partenaires (16).
Suite à un jeu en triangle coté gauche impliquant De Michelis puis Contento sur le coté gauche et Ribery en position plus recentrée, le français était servi, il se débarrassa de Cris mais sa frappe depuis l’intérieur de la surface et orientée vers le premier poteau terminait à coté (17).
Le Bayern jouait ensuite dans l’espace derrière la défense lyonnaise. Robben contrôlait dans sa course puis décalait sur sa gauche dans la surface Olic : le plat du pied du croate lui échappa largement : 6 mètres pour Lyon (19).
Robben de la droite revenait dans l’axe et servait Ribery qui avait dézoné pour offrir un appui. Servi il remisait pour Müller dont la frappe du gauche s’envolait (21).
Lyon répondait sur corner : il était repoussé en premier rideau par Contento mais le renvoi vint sur Ederson qui tira sans contrôle du droit: détourné devant Butt par De Michelis en corner (29).
Un tournant qui n’allait pas en être un allait suivre. Ribery (36) se recentrait et sollicitait puis obtenait un 1-2 avec Schweinsteiger en appui. Le français échappa à l’intervention de Gonalons mais sa reprise d’appui consécutive au tacle du lyonnais le mit en retard par rapport au ballon. Il tendit quand même le pied mais en retard ne touchait que la cheville de Lisandro : auteur d’une semelle il était exclu. Pour avoir vu à plusieurs reprises par le passé le français commettre des gestes volontairement violents, on ne classe pas celui-ci comme tel. On attribut plutôt sa violence finale à un temps de retard (était-il judicieux de persévérer malgré un temps de retard c’est une question). Et la différence entre une intervention remarquable et une faute violente c’est parfois une ½ seconde.
Toujours est-il que le Bayern était réduit à 10. Ce tournant n’en fut pas un car Lyon, par manque de moyen ou pas (après tout cette présence en ½ les flatte plus eux que la compétition), n’en profita pas en confisquant le ballon pour faire travailler le Bayern et faire mal à l’équipe bavaroise par le fait d’être contrainte à défendre. Là plutôt que d’attaquer à « 11 » contre 11 comme précédemment le Bayern le fit à « 10 » contre 11.
La dernière occasion de la période fut quand même pour Lyon. Lyon récupérait, via Kallstrom, la possession suite à un long ballon. Le suédois tirait au but du gauche, Butt repoussait main opposé, c’est à dire sa main droite pour un plongeon sur sa gauche.

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