Olympiakos vs Bordeaux Analyse

25 fĂ©vrier 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans 8ème de Finale

Bordeaux s’est imposé 1 but à 0 sur le terrain de l’Olympiakos à l’occasion de son 8ème de finale aller de la ligue des champions 2009-2010.
Par rapport à l’équipe locale, les joueurs de Laurent Blanc auront fait la différence dans le domaine de l’efficacité. Car l’Olympiakos a eu des opportunités, ils n’ont à rougir de rien face au champion de France en titre. Mais ils n’en ont converti aucune et ils l’ont payé au prix fort. Ils aborderont le match retour en position d’éliminés.

bordeauxolympiakosBordeaux, déployé en 451 (avec Sané remplaçant Diarra blessé), développa ses armes habituelles :

jeu long avec Chamakh (1 ; 3 ; 9 ; 13 ; 19 ; 21 ;25 ; 30 ; 31 ; 33 ; 44) cherché pour des déviations et un pressing pour le second ballon qu’il soit consécutif à un renvoi sur du jeu long ou sur un ballon dans les passes que les joueurs bordelais suivaient pour récupérer dans un second temps donc (15 ;16 ;19 ;31 ;36 ;40 ; 44)

jeu sur les cotés via les latéraux notamment pour des centres (Trémoulinas : 4 ; 8 ; 24 ; 25) et des coups de pieds arrêtés qu’on joue à fond même s’ils sont lointains.
Les bordelais n’hésitèrent pas non plus à procéder via des périodes de possession, même si il s’agissait au départ de voir les défenseurs s’échanger le ballon entre eux.
A la perte du ballon, 10 voir 11 joueurs derrière le ballon et des lignes qui se resserrent autour de la défense, défense qui n’hésite pas à commettre des fautes rapides pour stopper une possible attaque rapide adverse et permettre le replacement de toutes l’équipe. Il ne manqua que les contres et à dire vrai si on en vit pas c’est en grande partie parce que l’Olympiakos ne se jeta pas corps et âme à l’attaque. La différence avec Bordeaux ce fut peut-être le recours plus grand à la percussion et aux attaques rapides via Lua-Lua notamment (il faut dire que Bordeaux galvauda quelques opportunités dans ce domaine avec un Gourcuff trop lent ou qui veut conserver le ballon trop longtemps 59 ; 65).

Le but concédé en fut d’autant plus navrant pour l’équipe grecque. Mais sans jamais s’exposer outrancièrement (ce qui ne veut pas dire sans jamais avoir eu à concéder des actions), ils se sont créés des occasions jusqu’au bout et c’est porteur d’espoirs pour le retour.

La première occasion de la partie fut en faveur de l’Olympiakos. Planus vint coté gauche sécher Lua-Lua. Le coup franc fut tiré de la droite par Datolo avec son pied gauche. Rentrant il trouva la tête décroisée de Mellberg : à coté (5).

La réponse de Bordeaux intervint sur un coup franc lointain après une faute de Maresca sur Plasil. Wendel mit le ballon dans la boîte. Nikopolidis sortit mais son dégagement des deux mains heurta Sané pour un 6 mètres (9).

Trémoulinas perdait le ballon coté gauche à proximité du rond central, il ne pouvait le récupérer. On assistait ensuite à un 1-2 conclut d’un centre de Lua-Lua : Carrasso répondait présent (11).

L’Olympiakos procédait par attaque rapide. Il trouvait sur cette action par deux fois un relais dans l’axe. Finalement un centre de la droite était prolongé par un attaquant puis remisé au second poteau vers le but mais Planus s’interposait à propos (13).

Bordeaux se montrait dangereux. Carrasso jouait long, Chamakh déviait pour Plasil qui plus avait été de nouveau trouvé, cette fois par Gourcuff pour une remise en retrait vers Fernando qui tirait au but de l’extérieur de la surface : droit sur Nikopolidis qui repoussait des deux mains (26).

Mitroglou prenait le meilleur sur Chalmé coté gauche. Il centrait vers la surface ; intervention de Ciani (26).

Sané auteur d’un bon début (avec des changements de jeu notamment : 4 ; 7) baissa par la suite. Ainsi des fautes ( 27 ; 34 ; 39 ; 45) et des erreurs dans la transmission (16 ; 35 ; 38 ; 76) notamment.
Là il stoppait irrégulièrement Stoltidis : le coup franc fut tiré vers la surface pour une tête de ce même Stoltidis : coup franc précis mais qui eut comme inconvénient de manquer de puissance de telle sorte que pour que la tête soit dangereuse il faut pour cela que le joueur qui la réalise en mette pas mal dans l’exécution. Carrasso d’une claquette mettait en corner, il joua la sécurité non en ce qu’il détourna une balle qui n’allait pas au cadre mais en la détournant plutôt qu’en cherchant à la capter (29).

Suite à un corner, Bordeaux récupérait le renvoi via Wendel, qui ignora ses coéquipiers et tira vers le but. Ce ne fut pas cadré et ses coéquipiers étant plus en retrait ils ne purent tenter de dévier cette tentative (31).

Torosidis était trouvé lancé coté droit mais le centre qui suivit de la part du grecque fut trop devant le but pour trouver un partenaire (32). De toutes les façons, Stoltidis qui se trouvait dans la surface avait été l’auteur d’une faute.

Sané commettait une faute sur Stoltidis : Maresca tirait le coup franc mais c’était écrasé : Carrasso s’emparait du ballon sans s’employer (34).

À droite de la surface, Sané stoppait irrégulièrement un adversaire. Datolo dans un angle fermé chercha à mettre de la puissance mais manqua sa cible assez largement (43).
Dans le temps additionnel de la première période, Bordeaux ouvrait le score. Trémoulinas à la sortie d’un 1-2 avec Gourcuff fut selon l’arbitre victime d’une faute de Lua-Lua. Gourcuff tira rentrant vers le but, Ciani s’imposa au milieu de défenseur et trompa le gardien en coupant la trajectoire du ballon : 0-1 (47).

La seconde période fut de la part de Bordeaux intéressante en ce qu’on put constater leur occupation du terrain dans la largeur en fonction de l’endroit où, se trouve le ballon. Ainsi il récupère à plusieurs reprises la possession en mettant leurs adversaires en infériorité numérique qu’ils se trouvent dans leur camp ou pas (49 ; 51 ; 55 ; 56 ; 64 ; 65 ; 86).

Bordeaux disposa de la première occasion. Fernando fut victime d’un pied haut de Stoltidis. Un coup franc indirect était accordé : Décalé par Wendel, Gourcuff tira au but mais fut contré par un joueur « sorti du mur » (48).

La réponse de l’Olympiakos vint d’un centre de la gauche de Raul Bravo orienté entre le gardien et la défense. Maresca devança Trémoulinas ( ?), pour une tête plongeante face au but à environ 7 mètres de ce dernier : au dessus (57).

Chalmé et Plasil progressait via un 1-2. Finalement Chalmé passait en retrait mais Wendel reprenait de façon trop croisé. Quelques instants plus tard, sur du jeu long, Derbyshire contrôlait de la poitrine vers le but. Planus vint aider Ciani, moment que l’ancien de Blackburn choisit pour donner sur sa droite à Lua-Lua. Planus chercha à repartir vers l’ailier adverse mais ne put que tendre son pied alors que Lua-Lua tirait face à Carrasso. Il nous sembla bien que Carrasso détourna cette frappe croisée hors de son but mais l’arbitre signala un renvoi aux « 6 » mètres(81).
Mais l’Olympiakos n’allait pas revenir, la frappe soudaine de Lua-Lua ne surprenait pas Carrasso (85), sa tête était détournée d’une claquette en corner par le portier français (87). Enfin sur ce corner Trémoulinas repoussait sur sa ligne une tête de Torosidis puis Stoltidis ne pouvait convertir sur le renvoi.

0-1 score final.

Olympiakos
STATISTIQUES (source uefa.com) Bordeaux
1 Buts Marqués 1
5 Tirs cadrés 4
4 Tirs non cadrés 1
3 Cartons Jaunes 2
0 Cartons Rouges 0
13 Fautes commises 7
0 Corners 5
3 Hors jeu 3
23′ 2′ Possession 44′ 49′
33% Possesion (%) 67%
111.759km Distance parcourue 111.408km

Remplacements:

Olympiakos: Ledesma (Zairi 64), Mitroglou (Derbyshire 77).

Bordeaux: Plasil (Gouffran 82), Wendel (Jussie 83).

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