Chelsea vs Inter Analyse
17 mars 2010 par Erwan Delcourt
Classé dans 8ème de Finale
L’Inter de José Mourinho a donné la leçon au Chelsea de Carlo Ancelotti. Au final une victoire 1-0 à Stamford Bridge pour l’équipe italienne qui cumulée à celle de l’aller envoie donc L’inter de Milan en ¼ de finale.
Cela ne suffira certainement pas pour sauver l’Italie dans sa quête pour conserver 4 places qualificatives pour la ligue des champions (l’Italie va très certainement la perdre au profit de l’Allemagne, voir cet article) mais l’essentiel est acquis pour les champions d’Italie en titre.
Organisé en 4213 (433 avec un meneur de jeu) , ils auront annihilé la stratégie adverse, un système variant d’un 4321 à un 433. Comment ? De plusieurs façons :
Avec des ailiers qui dissuade les offensives des latéraux adverses (10 ; 16) ou quand ce n’est pas le cas qui effectuent le travail défensif sur ces latéraux, affectant ainsi l’apport de ces derniers.
Avec deux milieux défensifs (Motta et Cambiasso) qui se situe près de leur défense afin d’isoler les attaquants (ce qui les mit dans une sorte de tenaille entre défenseurs centraux et milieux) ou milieux près de ces derniers (5 ; 9 ; 29).
Avec un milieu offensif (Sneijder) qui presse la première relance (2 ; 8 ; 14), aidé en cela par le travail de l’unique attaquant, Milito (2 ; 19).
Avec des respirations nécessaires qu’il s’agisse de jeu long vers l’avant (Pandev ou Milito dans l’ensemble : 1 ; 4 ; 8 ; 12 ; 29 ; 30 ; 32 ; 36) ou de phase de possession de balle (12-14 ; 22-25 ; 35-36).
Avec l’exploitation de la faille adverse défensivement à savoir le replacement vers les cotés via les rush de Maicon, on développera ce point lors du compte rendu des actions de la première période mais plus particulièrement lors de celui de la seconde période.
Chelsea de son coté face à ce qui lui était opposé eut une réponse classique de sa part cette année, à savoir du jeu long (3 ; 9 ; 14 ; 17 ; 18 ; 20 ; 21 ; 22 ; 28 ; 29 ; 40 ; 44 ; 45), du jeu axial ou/et individuel(3 ;6 ; 19 ; 37) et quand le ballon allait sur les cotés des centres sans décalage préalable (2 ; 5 ; 8 ; 21 ; 21 ; 34 ; 35). Comme si cela ne suffisait pas nous eûmes du déchet technique (à l’image par exemple de ce coup franc d’Alex : 28) ce qui termina de gâcher le peu qui put sortir de ce stéréotype. Car ce n’est pas parce qu’on joue de façon axiale qu’on ne peut pas se créer quelques occasions. Seulement l’absence de variété couplé au caractère prévisible et attendu de la chose rend l’ensemble moins délicat à gérer pour une défense.
La première occasion de la rencontre fut en faveur de l’Inter. Une période de possession se conclua par un centre, en force, de Maicon. Sneijder était servi à une vingtaine de mètre du but : son tir était contré par un défenseur dans la surface de réparation (4).
Action typique d’un 4321, Malouda et Anelka recentré laissait les couloirs aux latéraux. Mais d’une part cela était attendu et d’autre part ils furent trouvés trop lentement et trop loin de la zone dangereuse pour pouvoir réaliser un centre qui apporte le danger. La tentative de Ivanovic ne passait même pas le premier rideau et l’Inter contrait dans le replacement d’Ivanovic. Sneijder lançait Pandev mais le centre de l’ancien joueur de la Lazio de Rome était repoussé par la défense (5).
Malouda percutait dans l’axe qui poussait le ballon pour s’empaler sur Lucio dans la surface (6). Voilà l’interprétation de l’arbitre qui ne bronchait pas sur cette intervention du défenseur brésilien (6, quelques instants plus tard, il fera la même interprétation sur un contact hors surface entre Eto’o et Mikel : 7).
Lampard donnait à Ballack qui tentait sa chance de l’extérieur de la surface(d’environ 24 mètres) : à coté des buts de César (11).
Une longue touche vers la surface était prolongée par Anelka puis remisée par Malouda (ou le dos du défenseur à la lutte avec lui ?) pour Drogba, mais l’ivoirien était contré par l’intervention de Maicon (25).
L’inter, ce que nous n’avons fait qu’évoquer dans l’entame, cherchait à exploiter les failles du 4321 de Chelsea en ce que coté opposé au ballon peut se poser le problèmes du replacement des milieux situés derrière les attaquants. Cela impose un « coulissage » des milieux centraux, ou un replacement des joueurs offensifs derrière les attaquants qui ou n’a pas le temps de se faire si l’attaque et le changement de coté est rapide ou nécessite des « coulissages » donc qui mal effectué peuvent créer des espaces ailleurs (par exemple dans l’axe) ou exigent un travail défensif qui peut affecter la futur sortie du ballon.
Toujours est-il qu’ici que le passage d’un coté à l’autre (gauche à droite) fut rapide et Maicon fut trouvé coté droit. Malouda n’eut pas le temps de venir réellement gêné le brésilien qui centra vers le second poteau. Eto’o manqua sa tête (mauvais placement, la faute au joueur devant lui qui le fit peut être mal apprécier la trajectoire du ballon, alors que le service était de grande qualité, qui eut pour conséquence que sa reprise manqua de netteté) in fine trop piquée (32).
Chelsea domina la fin de première période :
Anelka (depuis la gauche) donnait à Ballack dans l’axe qui trouvait Malouda aux 16 mètres. Ce dernier prit le meilleur, grâce à son contrôle orienté, sur Cambiasso mais l’Inter attendait Chelsea en nombre dans l’axe et Samuel était là pour contrer le français (40).
Lampard transmettait vers la gauche pour Drogba, qui piquait le ballon vers la surface. Anelka manqua quelque peu (mais suffisamment pour ne pas le mettre dans les conditions optimales pour la suite) son contrôle de la poitrine et cela le mit de profil par rapport au but pour tirer. César sortit promptement et contra le français et sa tentative pour redresser le ballon avec son pied droit, en corner (41). Sur celui-ci on assista à un accrochage entre Samuel et Drogba (42). Comme plutôt entre Motta et Ivanovic (33), l’arbitre ne signalait pas d’infraction.
La dernière occasion était pour Chelsea. Du jeu long vers Drogba qui n’effectuait pas un contrôle remarquable mais cela était compensé par la présence près de lui de Lampard. Qui s’embarquait bien le ballon mais était repris par Samuel (45).
La mi-temps était sifflée et si les visiteurs avaient appliqué leur stratégie avec classe, ils avaient le souffle court (Eto’o, Samuel) ce qui explique déjà pourquoi face à des équipes capable de mettre plus de rythme (et surtout de façon plus longue et régulière, car on peut considérer la fin de première mi-temps comme un temps intéressant de Chelsea) ils auront des difficultés malgré les progrès accompli depuis l’an passé.
Pages : 1 2


Le sursis n’a pas Ă©tĂ© levĂ©, Drogba a Ă©tĂ© suspendu pour deux matchs, mais la pĂ©riode de probation a Ă©tĂ© portĂ©e Ă 4 ans et courre dĂ©sormais jusque 2013.