Bayern vs Fiorentina Analyse
17 février 2010 par Erwan Delcourt
Classé dans 8ème de Finale
Le Bayern via deux buts inscrits en fin de première et seconde période s’est imposé sur le score de 2 buts à 1, la Fiorentina égalisant dans les 5 minutes qui suivirent la reprise du jeu. Les joueurs locaux auront peiné dans ce 8ème de finale aller de la ligue des champions 2009-2010 et n’ont du leur avantage qu’à un but hors jeu de Klose alors que les italiens jouaient à 10 depuis un peu plus d’un quart d’heure Gobbi ayant été l’auteur d’un mauvais geste qui n’échappa pas au corps arbitral.
Ce but est d’une importance capitale en ce que les joueurs de Louis Van Gaal dĂ©marreront le retour en position de qualifiĂ©s. La Fiorentina devra marquer et cela pourrait offrir leur offrir des espaces qu’un changement de système (433?) permettrait td’exploiter Ă plein tout en protĂ©geant d’avantage la dĂ©fense.
Le Bayern peina disions nous. On pense à son utilisation du ballon et à sa grande difficulté à changer de rythme après une période de possession dans le camp adverse. On eut ainsi de la conservation entre défenseur, du jeu rapide et directe dans le camp adverse mais pas ou si peu d’approche avec le ballon avec changement de rythme dans le dernier tiers du terrain. Dit autrement c’était tout l’un tout l’autre.
Schweinsteiger en 8, et sur ce match, déçut, son apport étant difficilement quantifiable à l’exception de ses longs ballons ou transversales. À propos desquelles il faut dire deux choses : d’une part elles furent trop fréquentes pour ne pas être lisibles (6 ;22 ;30 ;41 ;70 ;81 ;85 entre autre exemples). D’autres part elles n’étaient pas orientées pour des joueurs lancés mais arrêtés, ce qui en atténua d’autant la portée. Dans le jeu court, dans le soutien aux attaquants, dans la recherche d’appui au sol, le compte n’y fut pas. Techniquement il fut aussi en difficulté, voir aussi par ailleurs, ainsi ces contrôles successivement ratés : 77 ;78. Et (tout) cela pénalisa grandement le Bayern.
Le jeu alla ainsi trop vite, trop tôt et trop souvent vers les cotés où on semblait attendre coté local un exploit individuel de Ribery et Robben. Mais isolés, manquant de soutien notamment des latéraux (ce fut vrai en première période, moins en seconde). Ainsi le néerlandais perdit plusieurs fois le ballon en « butant » dans l’axe : 26 ;35.
Il y eut bien du jeu long (vers Robben : 0,1,2,4,24 ; Muller :4 ;20 ;34 ; Gomez : 13 ;30) mais alors l’espace entre les lignes empêchaient le Bayern de s’imposer au second ballon.
À tout cela s’ajouta une volonté d’aller plus vite que la musique, de prendre des risques dans ces choix quand ce n’était pas de l’imprécision technique dans le dernier tiers du terrain en début de match, qui fut en conséquence particulièrement brouillon1. Ceci sans parler des fautes commises par l’équipe visiteuse qui termina ce match avec l’avantage dans ce secteur : 27 fautes à 8.
Les deux équipes ont comme point commun la lenteur de leur arrière garde. Ce fut l’objet de plusieurs opportunités (voir plus bas).
Coté italiens, peu d’intention offensive donc et quand ils s’aventurèrent devant ce n’était pas pour un siège mais des actions rapides : ainsi des centres (2 ;6 ;25 ;29 ;31 ;39 ;45), ou frappes de l’extérieur de la surface (1 ;2 ;21 ;34). On attaquait à peu de joueurs et dans cet esprit le jeu long était tout désigné (4 ;7 ;10 ;12 ;14).
La première minute traduisit le départ tout feu tout flamme qu’on évoqua. Robben était trouvé d’une transversale dans l’espace, il faisait la différence en avec son contrôle et donnait pour Muller lequel ratait son contrôle. Coté opposé Marchionni effectuait un 1-2 puis tirait de l’extérieur de la surface : à coté (1).
On assistait plus avant à une mésentente entre Van Buyten et Butt. Le premier, suite à un ballon dans l’espace, protégea la sortie de son gardien (sous la pression de Gilardino) qu’il appelait de ses vœux ce faisant. Celle-ci fut réalisée à retardement et finalement Butt du pied mettait en corner (9).
De son camp Van buyten jouait long dans l’espace : Gomez s’imposait à la course au dépens de Koldrup. Il tirait dans un angle fermé, bouché par Frey qui repoussait (12).
Servi dans l’espace Gilardino disposait de plusieurs mètres d’avance mais glissait dans la surface, permettant le retour de Badstuber (16).
Badstuber stoppait irrégulièrement Marchionni : c’était tiré rentrant de la droite : Butt s’il ne se troua n’intervint pas. Et au second poteau Natali dévia de la tête : à coté (17).
Ribery tentait sa chance du gauche mais c’était trop sur Frey (21).
Gilardino avait tout loisir de se retourner alerter par son arrière garde. Il lançait coté droit un partenaire, Marchionni, qui donnait en retrait pour Montolivo dont la frappe de 20 mètres passa assez largement en dehors du cadre (34).
La fin de période fut plus fertile, et créatrice pour le Bayern. Qui trouva quelques appuis, réalisa quelque enchaînements et vit même ses latéraux participer. Avec deux milieux de couloir sur leur mauvais pied, l’idée était pourtant clair : Robben à gauche avait l’opportunité de revenir sur son pied gauche en rentrant dans l’axe. Cela laissait le couloir à son latéral droit. Idem coté opposé. Mais Badstuber semble manqué de vitesse, et Lahm qui rentrait tellement sur son pied droit quand il jouait à gauche passa très peu la ligne médiane pour apporter son concours. De telle façon que son rendement offensif de ce coté restera à l’état de conjecture. Car s’il le prit plus, son couloir ndlr, en seconde période il fut assez peu servi, d’où la difficulté de se faire une idée. Mais cette absence d’apport des latéraux rendit la tâche de l’équipe italienne moins difficile et de façon opposée pour le Bayern. Ainsi les difficultés de Ribery qui perdit nombre de duels (1 ;3 ;3 ;25 ;26 ;35 ;43).
Badstuber sorti se faire soigner pour saignement, c’est d’abord la Fiorentina qui attaqua de son coté : in fine Van Buyten contrait une frappe sans contrôle dans la surface(43). 2 cornes s’en suivaient : sans conséquence pour le Bayern.
Qui ouvrait le score après 3 actions intéressantes dans un temps très court.
D’abord Muller fut trouvé entre les lignes mais Gomez perdait le ballon en appui. Puis un 1-2 entre Robben et Lahm se concluait par un centre du premier :intercepté. Enfin Robben et Gomez croisait leur course tout en réalisant un 1-2. Le néerlandais dos au but remisa à une touche, servi qu’il avait été par Van Buyten. Il enchaîna son action avec une course dans l’axe. Gomez lui rendit le ballon dans le même esprit et voilà Robben qui s’avançait pour donner à Ribery dans la surface auteur d’un appel croisé. Il était stoppé irrégulièrement par Koldrup. Gomez marquait mais l’arbitre avait déjà arrêté le jeu pour un penalty : Robben tirait croisé : 1-0 (46).
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- passes manquĂ©es de Van Bommel: 5 ;6 ;14, Schweinsteiger : 6, centre de Ribery manqué : 11, Muller : 9 ;10, Gomez : vers Robben 4, contrĂ´le de balle pour Robben 15 ; Muller : 0 ; Gomez : 5 ;22 ↩
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