Roma 2 Bordeaux 0 analyse
9 décembre 2008 par Erwan Delcourt
Classé dans journĂ©e 6
Bordeaux, qui devait s’imposer pour finir parmi les deux premiers de son groupe, s’est incliné 2 buts à 0 face à l’AS Roma qui elle termine en plus de sa qualification en terminant premier de son groupe.
| Groupe A | J | V | N | D | BP | BC | Pts |
| Roma | 6 | 4 | 0 | 2 | 12 | 6 | 12 |
| Chelsea | 6 | 3 | 2 | 1 | 9 | 5 | 11 |
| Bordeaux | 6 | 2 | 1 | 3 | 5 | 11 | 7 |
| Cluj | 6 | 1 | 1 | 4 | 5 | 9 | 4 |
On ne dira pas que cela fait d’elle, par rapport à ces dernières années, une meilleure équipe. Le déchet dans ce match fut considérable. Il était suggéré en quelque sorte : Bordeaux ne voulant pas se découvrir donna le sentiment surtout en première période de ne pas vouloir jouer haut avec le ballon.
Quant à la Roma leur déchet général (ce n’est pas vrai que de ce match) dans leur transmission n’échappera qu’aux amateurs des résumés.
La Roma aborda ce match en 4321, le Christmas tree du Milan AC. Et là aussi l’adage selon lequel l’original vaut mieux que la copie fut illustré.
Au delà d’un personnel loin d’être à la hauteur (pensez plutôt l’indigne De Rossi à la place de Pirlo, Birghi à la place, Perrotta à celle de Gattuso, Menez pour Kaka, Baptista pour Seedorf).
En fait un seul de ces joueurs pourraient faire exception : en attaque avec Totti qu’il faudrait comparer avec Borriello. Mais cela serait oublier les caractéristiques qu’un tel système suppose de son attaquant de pointe si l’on veut éviter un jeu à une seule vitesse et dans cet esprit disons le : Totti n’est pas un joueur de pivot qui pèsera sur l’attaquant.
Le problème qu’il peut poser aux défenseurs résident plus dans son absence (faut il alors le suivre ou pas) que dans sa présence aux avants poste.
Nous n’avons pas pour l’instant abordé les défenseurs. Cela ne veut pas dire qu’ils sont plus adaptés: on pense particulièrement aux latéraux : si Riise pourrait rivaliser avec Jankulovski il fut peu utilisé. Quant à Panucci sa qualité de centre fut trop faible (cf 28 ;32 ;40 ;39) pour qu’il puisse ne serait-ce que rivaliser avec le Zambrotta de l’actuel Milan.
Dans la transmission ses coéquipiers n’étaient pas en reste : De Rossi (7 ;23 ;29 ;34), Brighi (25), Mexes (9), Riise (8), Perrotta (19), Panucci (44 à ajouter aux cas précédent)
Si cette partie fut très peu relevé, c’est aussi parce que si la Roma a peut-être changé de tactique, elle n’en a pas changé d’esprit et celui-ci est celui du service minimum, comprenez : on se créera toujours bien une occasion qui nous permettra de faire la différence. Et comme en face Bordeaux était parti dans l’idée d’attendre pour attaquer ensuite, il ne nous restait plus que nos yeux pour pleurer.
Si l’on a tentĂ© de montrer que le « dĂ©chet » Ă©tait explicable, il n’en est pas pour autant justifiĂ© Ă ce niveau : ainsi, et mĂŞme si nous n’aimons pas plus mettre le doigt sur un individu en particulier, ChalmĂ© en première pĂ©riode et Gourcuff ( les guillemets sont pour lui parce que au delĂ de la statistique qui fait qu’une passe pour ĂŞtre considĂ©rĂ©e comme ratĂ©e ne doit pas parvenir Ă un dĂ©fenseur, dans les faits une passe peut ĂŞtre ratĂ©e tout en trouvant un partenaire mais sans que cela soit jouĂ© dans sa course ou par exemple après une temporisation que la situation n’exigeait pas: si vous donnez 10 seconde Ă Fernando pour faire une passe au lieu d’exiger qu’il le fasse en 2 ou 5 lui aussi ratera moins de passes) en seconde pĂ©riode illustrèrent les difficultĂ©s de leur Ă©quipe.
Le défenseur latéral girondin fut à la rue : au delà de l’aspect technique, il fut débordé par la vivacité de Menez (9 ;24 ;31), mais aussi de Brighi (18), il aurait pu avec un arbitre plus près du règlement ne pas voir la fin du premier quart du match.
La volonté des bordelais de ne pas s’exposer se traduisit comme nous le disions en entame par des prises d’initiative à faible probabilité de succès mais qui avait l’avantage de permettre ensuite le replacement : ainsi ces tirs rapides de Fernando (1 ;30) ; Gouffran (4 ;39), Gourcuff (38).
La première occasion du match fut romaine :
Fernando, au milieu du terrain fut dépossédé du ballon par Menez qui donna à Totti qui décala Baptista. Le brésilien frappa vers le premier poteau. Ramé capta à terre ce ballon. (2).
Jurietti commettait ensuite une faute sur Totti aux alentours des 20 mètres. Baptista ne répétait pas sa performance de l’aller, où il avait marqué sur coup franc. Et sa tentative fut assez nettement au dessus pour un tir de cette distance. (7).
Bordeaux était pris sur l’attention qu’un match de ce niveau exige. Sur une touche rapide à droite, Menez était cherché dans la surface sur un centre, mais Planus intervint remarquablement pour tacler devant le français et mettre en corner. (12).
Si sur l’action suivante, Planus intervenait devant Brighi dans la surface, le ballon n’en revint pas moins à Baptista qui tenta d’enrouler des 18 mètres. Au dessus. (17).
Totti effectuait un rush mais Ă©tait repris par Diawara, auteur d’une bonne performance dans cette première pĂ©riode (que ce soit dans les interceptions ou dans les duels gagnĂ©s, 20′ par exemple).
Bordeaux coupé en deux entre son attaque et sa défense avait beaucoup de peine à s’exprimer d’autant plus que ses joueurs allaient peu nombreux vers l’avant ET que le replis romain était de qualité (41).
Un des moyens de tromper ou de mettre à mal ce replis c’est de faire bouger l’adversaire de droite à gauche et inversement le 4321 étant un dispositif assez axial dans sa partie défensive.
Une fois cela fut tenté avec plusieurs renversements de jeu mais ce fut trop lent et trop poussif techniquement pour créer un décalage (27).
Chalmé parvenait difficilement à contrôler, puis centrait. Gourcuff reprit de la tête mais Juan le contra en corner (24). Sur celui ci Wendel trouva Diawara au premier poteau mais la reprise de la tête de ce dernier fut elle aussi contré dans les 6 mètres cette fois.
Jean Michel LarquĂ© en dĂ©but de match avait instillĂ© l’idĂ©e que il faudrait oublier de passer par les airs face Ă Juan et Mexes (oui le mĂŞme qui musèle les grands attaquants, en taille, en Ă©quipe de France: rĂ©fĂ©rence ici Ă son match face Ă l’Autriche: non pas ici que nous voulions instillĂ© l’idĂ©e que Mexes ne peut s’imposer dans le jeu long. Et si l’Autriche peut ĂŞtre vu comme un match sans jouĂ© dans une forme physique prĂ©caire, ce que nous voulons ici faire comprendre c’est que Mexes a des qualitĂ©s mais que le jeu de stoppeur n’est pas l’une d’elles.).
C’est sur une phase arrêtée que Bordeaux via Doni se montra le plus dangereux.
Chalmé avait été séché par Brighi à 40 mètres dans l’axe droit du terrain des buts de l’AS Roma. Wendel tira rentrant, la défense romaine recula, Doni relâcha alors un ballon qui semblait anodin. L’action se poursuivit mais la volée du gauche de Gourcuff ne trouva pas le cadre. (38).
Sur un centre de la droite dirigé entre le gardien et la défense, Diawara effectuait une intervention de belle facture (45).
La mi-temps fut sifflée sur ce score de 0 à 0.
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