Fiorentina 1 Bayern 1 analyse

5 novembre 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans journĂ©e 4

Le Bayern et la Fiorentina se sont séparés sur le score de 1 but partout hier à Florence. Un résultat qui fait les affaires du Bayern longtemps mal engagé et qui via ce score de parité perd certes la première place à la différence de but mais aura surtout évité de relancer un adversaire directe.

fiobayernEn effet avec 3 points contre 8 à Lyon et leur adversaire du soir, les joueurs de la Fiorentina sont dans l’obligation de remporter leur deux prochaines rencontres, à domicile contre Lyon et en déplacement à Bucarest, s’ils veulent se donner une chance de se qualifier pour les 8ème.
Sauf catastrophe cependant, avec 3 points contre 1 Ă  Bucarest ils devraient au pire finir en Uefa.

La Fiorentina se disposa en 442 en losange dans ce match.

En face d’eux le Bayern fut lui aligné dans un 442 classique avec Ze Roberto au poste d’arrière gauche.

Ces deux organisations différentes impliquaient de la part du Bayern notamment un recentrage de ses milieux en fonction du coté où se déroulait l’action afin de ne pas laisser les milieux axiaux de la Fiorentina en position de surnombre ce qu’ils étaient à la base de par leur schéma.

Si ce coulissage n’était pas effectué et qu’il n’y avait que recentrage, cela laissait les cotés libres et exposaient les latéraux.

Si tout les milieux et notamment les milieux de couloirs ne se repliaient pas, on aboutissait également à la même situation finale.

De même enfin si les attaquants à défaut de presser ne gênaient pas la relance adverse.

Majorité des problèmes rencontrés par les hommes de Klinsman dans cette première période vinrent de cette triple source. Et disons le, l’homme de base de ce déséquilibre fut le français Ribery.
Qui fut plus que laxiste dans son replacement quand celui si n’était pas que fictif par défaut d’implication à faire ce travail. En attaque aussi il illustra les problèmes de son équipe, étant imprécis dans ses passes (10 ;40 par exemple) et ralentissant les mouvements de son équipe via des provocations qui aboutirent à des duels perdus (20 ;45).
Parfois cela passait et ajouter à du jeu rapide, cela faisait la différence (23 ;33). Mais cette seconde approche fut trop rare dans l’ensemble.

Le Bayern qui pratiqua un jeu dans l’ensemble posé et si on eut le traditionnel jeu long vers Klose (4 ;21 ;22 ;25 ;31), on remonta plus souvent le ballon pour finir les actions par des centres (12 ;13 ;15 ;38 deux fois ;44).

Cette approche opposée à celle de la Fiorentina qui chercha du jeu rapide et direct (7 ;8 ;16 ;17 ;18 par exemple) vers les attaquants expliqua la possession de balle plus que cette dernière ne prouva une domination de telle ou telle équipe.

En effet la possession de balle qui atteint 57% à la 41ème pour le Bayern explicitait le jeu déployé par le Bayern. Car coté domination, on allait le voir, c’est les joueurs locaux qui exerçaient une pression et une menace supérieur.
Par contre, la question soulevée par cette possession ajouté à une équipe qui domine mais qui n’a pas la possession en sa faveur, c’est celle de l’usure physique c’est à dire de savoir si la débauche d’énergie du au replacement et à la reconquête du ballon ne se paiera pas sur la longueur.

Les 5 premières minutes furent brouillonnes. La pression était grande au milieu de terrain et des deux équipes le Bayern s’en tirait le mieux (Schweinsteiger tenta sa chance sans cadrer 4), les florentins se montrant eux plus en difficulté face à l’encombrement au milieu du terrain.

Gilardino à l’issue de ce début de rencontre y allait de son plongeon dans la surface. Mais sa réputation de tricheur est connu des arbitres et celui de la rencontre ne se laissa pas berner (5).

Les joueurs locaux ouvraient le score à l’issue d’une double action.

Un premier centre de Zauri, sur une action commençant à gauche pour finir par un centre coté droit, était repoussé par Oddo mais l’action se poursuivit.
Ribery portait le ballon et sous la pression de deux joueurs adverse, le libéra mais pour le rendre à l’adversaire.
Qui attaqua dans le « replacement » du français. Zauri, servi, pouvait centrer dans un fauteuil. Mutu voulut reprendre d’une tĂŞte dĂ©croisĂ©e mais cela ne fut qu’une lĂ©gère dĂ©viation in fine qui eut la consĂ©quence d’éliminer Lucio.
Derrière eux, Gilardino devança Oddo et d’une reprise de volée trompait Rensing. 1-0(10).

La prochaine action venait de la gauche.

Gobbi centrait. Dans la surface mais d’assez loin du but, Gilardino reprenait de la tête. Rensing s’emparait du ballon (18).

Le Bayern réagissait. Sur un centre de Oddo, Ze Roberto piqua au premier poteau pour reprendre de la tête mais ne cadra pas. (21).

Ribery nous gratifiait d’une percussion « gagnante » coté gauche. Entre guillemets parce que finalement, sa percussion attira des joueurs à lui mais il ne les élimina pas de dribble mais d’une passe entre deux florentins pour Podolski. Mais la frappe de l’allemand fut contrée (23).

La Fiorentina se créait l’occasion suivante.
La latitude laissée au début de l’action permit de trouver dans l’axe un joueur de la Fiorentina entre les lignes qui décala sur la droite pour un nouveau centre dans un fauteuil faute de replacement de Ribery. Gilardino reprit de la tête et Rensing sauva son camp d’une manchette décisive.

Au Bayern aussi on tentait de faire bouger le bloc adverse, en essayant d’exploiter les cotés. Borowski trouvait Oddo à droite qui percutait avant de centrer. Dans la surface Schweinsteiger manquait sa reprise de volée qui se transforma en tir en cloche. (32).

Une minute plus tard, Ribery effectua une percée via un relais avec Van Bommel. De l’axe du terrain il donnait à droite pour Oddo avant de poursuivre sa course. L’italien choisit de centrer en retrait mais tous ses partenaires avaient fait le même appel et il ne trouva personne.(33).

Kuzmanovic pour la Fiorentina allait se trouvait dans la mĂŞme situation 6 minutes plus tard (39).

Felipe et Montolivo se « marchait » dessus. Ce qui permit à Van Bommel de récupérer le ballon dans le rond central. Puis de poursuivre sa course et de servir après fixation dans la surface et sur sa droite Schweinsteiger mais il dévissa son tir. (41).

Après du jeu long, Lucio intervenait à propos face au menaçant Santana (43).

La mi-temps fut atteinte sur ce score de 1 but Ă  0 pour les joueurs locaux.

La seconde période offrit deux visages. Le premier fut celui d’une rencontre qui devint un match d’une surface à l’autre. Les deux équipes attaquaient, le Bayern plus en nombre qu’il ne l’avait fait jusque là et cela exposa ses défenseurs centraux à la vitesse adverse.

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