Cluj 1 Bordeaux 2 analyse
4 novembre 2008 par Erwan Delcourt
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On fut tenté par l’ironie, mais ce genre de sentiment eut encore été de trop pour ce match affligeant. La première temps avait laissé entrevoir les possibilités, limités, des deux équipes, la seconde période le confirma atrocement. Le fait que Bordeaux reprit l’avantage dans la dernière partie du premier acte a joué pour beaucoup dans ce match. Cela a autorisé les bordelais à reculer davantage et à laisser l’initiative aux joueurs de l’équipe roumaine. Et on ne peut pas dire que cela soit la spécialité de cette dernière.
Ils sont en effet plus à l’aise en contre ou du moins quand ils ont de l’espace devant eux et particulièrement entre les lignes adverses. C’est pourquoi ils furent dangereux en première période. En seconde, les milieux bordelais collèrent davantage à leurs défenseurs laissant seul en pointe Chamakh.
En découla coté roumain beaucoup de déchets dans l’approche du but, voir même dans la première relance. Ce qui ne voulut pas dire qu’ils ne s’en montrèrent pas dangereux pour autant. En effet, si ils étaient eux imprécis, Bordeaux l’était tout autant dans la relance (ce qui aboutit à une rencontre d’un niveau déplorable) et cela contribua aux quelques occasions roumaines de la seconde période.
En fin de match, Bordeaux se montra menaçant en quelques occasions, Cluj se découvrant de plus en plus. Mais aucun but ne fut ajouté et c’est donc Bordeaux qui s’imposa 2 buts à 1. Cela les relance pour la qualification même si on peut penser que les hommes de Blanc et Blanc lui même aurait à choisir préférer voir Chelsea, qu’ils recevront dans 15 jours à Chaban Delmas s’imposer à Rome. Maintenant avec 2 matchs restant à jouer contre les deux meilleurs équipes sur le papier, les voilà à égalité de point avec la Roma et à 1 point de la tête occupé par Chelsea. Cluj n’est pas exclu de la course mais il lui faudra obtenir un résultat lors de la prochaine rencontre face à la Roma pour espérer aller plus loin dans cette compétition.
Les deux équipes se présentèrent dans un schéma identique dans la formation : Un 4231, la différence résidant dans l’occupation du terrain. Bordeaux était plus étiré et il y avait plus d’espace entre sa défense et son milieu que chez l’équipe locale.
Cet espace fut d’ailleurs visé par Cluj qui joua long, de façon directe ou dans les espaces (7 ;8 ;12 ;14 ;16 ;18 ;25 ;29 ;32 ;34 ;35 ;41) pour faire reculer davantage encore la défense bordelaise. L’idée était soit de faire la différence dans un premier temps, soit de récupérer le ballon dans un second temps sur l’éventuel renvoi adverse, soit enfin d’obtenir une faute.
Du coté de l’équipe de L.Blanc passé 5 première minutes favorables on fut en difficulté. D’abord à cause de la tactique adverse qui avait bien ciblé l’espace à exploiter. Ensuite parce que Bordeaux joua long (0 ;3 5 deux fois ; 11 deux fois ; 12 ; 19 ;31 ;41) aussi mais faute de sollicitations dans de bonnes conditions, Chamakh fut si ce n’est à la peine en difficulté pour trouver via ses remises des partenaires entourés qu’il était par des défenseurs et milieux adverses. Enfin, Bordeaux fut particulièrement déficient dans le jeu de passe, Fernando et Planus décrochant le pompon dans cette première période.
C’est donc Bordeaux qui alterna en début de match jeu directe et combinaison via des jeux en triangle sur les coté qui démarra le mieux.
Ils ouvraient même le score suite à une touche. Chalmé trouva Chamakh qui fixa deux défenseurs coté droit pour servir dans la profondeur et dans la surface Gouffran. Qui donna vers le premier poteau pour Gourcuff qui ouvrit le score d’une reprise croisée. 0-1 (5).
Mais cet avantage acquis ne le fut pas pour longtemps.
Si Muresan ne trouva pas le cadre sur une frappe de volée (7), Dani lui ouvrit le score.
Tout partit d’un ballon long qui provoqua une faute de main de Planus à la lutte avec son attaquant. De la gauche le coup franc fut tiré en direction du second poteau. Chamakh et Planus furent battu, Koné put alors remisé pour Toni qui marqua de la tête en devançant Valverde. 1-1 (8).
S’en suivit une poussé des joueurs locaux. Qui se caractérisa principalement par des corners (cf 18; 25 ;29 ;30 ;32).
A la 20ème, Fernando perdit le ballon au milieu du terrain. Le ballon fut immédiatement joué dans la profondeur par Cluj mais Peralta fut injustement signalé hors-jeu. (20).
Bordeaux « réagit » via une frappe lointaine de Fernando. Qui passa à coté avec l’assentiment du gardien.(22).
Ca chauffait 3 minutes plus tard. Dans la profondeur Dubarbier était servi mais reprit d’un tacle glissé par Planus dans la surface.
Sur le corner, Valverde se troua dans sa sortie mais Cadu en sembla lui aussi surprit et sa remise de la tête ne se dirigeait pas vers le cadre mais vers son coéquipier Koné qui fut devancé par Chalmé qui dégagea ainsi son camp. (25).
7 minutes après, un long ballon était dévié dans la profondeur par Koné pour Dubarbier. Mais Diawara veillait et finalement mettait en corner.
C’est Bordeaux qui reprenait l’avantage. Eux aussi avait en Chamakh un joueur capable dans son jeu dos au but d’obtenir des coups francs bien placés. C’est ce qui se passa 8 minutes avant la fin du temps réglementaire de cette première période (37).
Chamakh à 23 mètres sur la droite des buts fut victime d’une faute. Wendel se chargea du coup franc. Il enroula au dessus du mur et le gardien ne put rien. 1-2.
6 minutes plus tard, Bordeaux contrait Cluj mais en fin d’action la passe de Gourcuff fut trop puissante et trop dans l’espace pour profiter à Gouffran (43).
La mi-temps fut atteinte sur ce score de 2 buts Ă 1 pour les visiteurs.
Cluj avait donc l’obligation de prendre l’initiative en seconde période. Ou du moins, s’ils espéraient que Bordeaux se ruerait à l’attaque ils en ont été pour leur frais. Les joueurs de Bordeaux se replièrent se disant peut être qu’il s’exposerait moins en se repliant et en serrant les lignes qu’en continuant sur le chemin emprunté en première période. Ainsi, s’ils jouèrent toujours long vers Chamakh (56 ;59 ;64 ;70 ;80 ;89), ils ne laissaient plus autant d’espace entre leurs défenseurs et leur milieux, ce qui isola le tunisien. Mais força Cluj à procéder face à un bloc plus resserré.
Et après un premier quart d’heure difficle, en raison aussi des imprécisions dans la relance (Chalmé et Diarra prenant le relais de Planus et Fernando en première période), les bordelais semblèrent plus en contrôle du match même si c’est aussi dans cette période qu’ils furent le plus inquiétés.
Il faut dire qu’en face on touchait le fond:
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