PSV 2 Marseille 0

22 octobre 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans journĂ©e 3

L’Olympique de Marseille s’est incliné 2 buts à 0 face au PSV Eindhoven à l’occasion de cette 3ème journée de la ligue des champions 2008-2009. Une défaite logique tant l’équipe de Gerets joue tout sauf comme une équipe. Le « technicien » belge paye son approche qui a consisté à une chose : donner le ballon aux individualités de devant en espérant que celles-ci feraient la différence.
Or, deux choses : d’une part quand celles si s’émoussent elles n’en sont plus capables et secondement en ligue des champions et même contre le PSV les équipes sont armés à résoudre ce genre d’équation. Ainsi le PSV se replia et put contrer quand ce fut nécessaire par une supériorité numérique les joueurs marseillais.

psvmarseilleLe PSV qui s’aligna en 4231 dans ce match. Les joueurs locaux procédèrent par à coup ne s’engageant vers l’avant que quand ils avaient la sensation qu’une différence pouvait être faite. Cela, et le jeu marseillais que nous détaillerons plus bas, eut pour conséquence une première mi-temps assez insipide pour dire le moins. Ils varièrent entre deux options : le jeu long, (0 ;1 ;11 ;24 ;28 ;41) souvent vers Koevermans, parfois il le trouvait en appui à terre (3) et des centres (5,10,19 ;20 ;37). Coté marseillais c’est un « dispositif » en « 4141 » qui fut choisi. Ici les guillemets sont de rigueur tant cela fut dépendant du replacement marseillais à géométrie variable. En effet quand il était rigoureux c’est d’une ligne de 4 devant Cana dont il était question. Quand il l’était moins on avait plus Cheyrou et Ziani devant le capitaine marseillais pour ce qui ressemblait plus alors à un 433. Marseille pressa peu pour un système qui sur le papier s’y prête. Pourquoi ? Une explication existe mais si elle serait faire un crédit tactique important au technicien belge. C’est que face à une équipe ayant la capacité de jouer long faire le pressing ne peut s’envisager que si la défense colle au milieu. Or celle-ci, en Zubar et Hilton, possède deux joueurs qui sont loins d’avoir la capacité de vitesse nécessaire pour faire cela sans s’exposer dans leur dos au jeu cette fois en profondeur et il y avait en Affellay un joueur capable de les punir dans ce domaine.

Le pressing fut donc une exception dans cette première période. (aucune mégarde, en seconde aussi mais c’est parce que nous aborderons séparément cette seconde période que la remarque précédente se justifie). Quand ils avaient le ballon les marseillais ne procédèrent que par initiative individuelle qui commençait plus où moins loin du but adverse. Il serait plus aisé de dire quels joueurs marseillais ont gagné un (des) duel(s) dans cette première période, mais il nous faut affronter cette difficulté et acter plutôt de ceux qui ont failli. En tête de liste nous avons Ben Arfa qui perdit un minimum de 6 duels (3 exemples : 15 ;23 ;26 ;34), ensuite Niang qui semblait en jambe (en atteste ces différences après des contrôles orientés : 2 ;35) mais qui n’a jamais paru aussi hors de position que depuis que Cissé est parti. Il fut dominé lui aussi dans la provocation (2 ;26) et s’en frustra : il aurait pu être justifié sans injustice pour une semelle sur un défenseur adverse. Au rayons duels perdus, Kone (ex 22) et Ziani (ex 18), même si dans une proportion moindre furent moins en reste mais parce qu’ils furent moins impliqués aussi. Alors on est obligé d’acter d’un manque de soutien même si on peut objecter deux choses :

Ce manque n’est il pas une conséquence des choix tactique de Gerets à savoir qu’il veut faire la différence via peu de joueurs pour être solide derrière et donc ces derniers n’ont pas à venir aider.

La seconde chose vient contredire pour partie la première à savoir que ce soutien fut là mais ne se manifesta pas clairement. Ainsi, si Niang (44) tira au lieu de passer à Bonnart dans l’espace sur sa droite, c’est aussi parce que l’appel du latéral marseillais toujours en retrait du sénégalais sur cette action n’incita pas ce dernier à le solliciter.

Evidemment cette approche restrictive de Gerets produit peu offensivement et expose défensivement si d’aventure on n’est pas solide dans ce secteur. Malchance pour eux, ils ont en Hilton un défenseur relégué (avec Lens l’an passé), en Hilton un cannais qui n’est pas regretté par Dumas, en Bonnart un joueur venu pour jouer arrière gauche et qui termine arrière droit et en Taiwo un joueur puissant mais qui hier ne pouvait compter sur la couverture de Ben Arfa. N’allez pas conclure de ce qui précède que ce dont Marseille a besoin, c’est de joueurs au « pedigree » ligue des champions. Recruter Boumsong serait une idée détestable par exemple. De la même façon, recruter dans des clubs de moindre envergure, ou même des clubs qui sont descendus à l’échelon inférieur ne signifie pas mécaniquement que l’échec est au bout du chemin. Seulement ici, la pioche fut détestable et le résultat est visible tant sur l’aspect défensif qu’offensif. Après tout, si Marseille ne défendait pas si bas, Ben Arfa aurait moins d’effort à accomplir pour venir aider son camarade du coté gauche.

Mais trêve, momentanée, de considérations tactique passons au contenu du match.

Sur une touche, Hilton suivi un appel en retrait de Koevermans, ce qui aurait du forcer Zubar ou Bonnart (vu la position de départ du joueur adverse) à suivre l’appel croisé de Bakkal. Mais le défenseur central marseillais n’en fit rien et le hors jeu n’existant pas sur touche, il eut plusieurs mettre d’avance à la réception du ballon. Ce qui lui permit de centrer pour Wuytens seul mais qui reprit au dessus face à Mandanda, plutôt face au but tant le déséquilibre dans la défense marseillaise puis le centre devant le but avait mis le portier de l’équipe de France hors de position d’intervention pour un tir qui ne serait pas venu dans sa direction. (5).

Marseille ne créait rien collectivement et sa première opportunité vint après une approche qui fut significative dans cet esprit. Taiwo provoqua une touche, puis sur celle-ci Cheyrou provoqua un corner. Celui-ci tiré par Ziani trouva Niang mais l’attaquant marseillais n’eut pas le timing suffisant pour imprimer suffisamment de puissance à ce reprise piquée de la tête. (11).

Sur un des rares pressing gagnant, exercé par Niang et dans son camp (17) Marseille récupéra le ballon et joua ensuite en première intention, chose assez rare pour être relevé. La récupération de Niang permit à Koné d’avoir le ballon. Puis de transmettre à Hilton ( ?) qui donna à Niang. Tout cela se déroulait sur la partie gauche du terrain. Niang lança dans la profondeur pour Ben Arfa qui résista à la charge du défenseur adverse avant de tirer croisé. Isaksson repoussa des pieds.

Sur un long ballon, Affellay s’imposa Ă  la lutte avec Cana et tira au but. Mandanda repoussa d’une parade dĂ©cisive. (24).

Taiwo y allait d’une frappe lointaine (31), dans ce secteur, Koevermans lui répondit sans tromper la vigilance de Mandanda.

La mi temps fut finalement atteinte sur ce score de 0 Ă  0.

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