Bucarest 3 Lyon 5 analyse

21 octobre 2008 par Erwan Delcourt  
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L’Olympique lyonnais s’est idéalement replacé dans ce groupe F en s’imposant 5 buts à 3 en Roumanie. Les hommes de Puel furent pourtant menés 2-0 puis 3-2 après être revenu au score. C’est au moment où ils semblaient baisser de pied qu’ils égalisèrent pour prendre l’avantage dans la foulée. En fin de match, Fred signa un doublé pour le 5-3.

bucarestlyonLyon se disposa en 433 dans ce match avec Makoun et Juninho à gauche et à droite du triangle dont la pointe défensive de celui-ci était occupé par Toulalan. En attaque, Benzema était dans l’axe, Ederson à gauche et Keita à droite.

Lyon démarra de manière catastrophique cette rencontre. En moins de 10 minutes les lyonnais allaient encaisser deux buts.

Le premier arriva après un renvoi récupéré par Bucarest. Qui passa à gauche avant de revenir dans l’axe via une passe entre les lignes du milieu et de la défense lyonnaise. Après fixation, Bucarest décala à droite pour Ogararu qui centra, peu gêné qu’il fut par Grosso qui resta à distance sans exercer la moindre pression sur le latéral roumain. Qui adressa un centre vers le second poteau. Arthuro avait effectué un appel croisé : passait devant Reveillère et surprenait Cris dans son dos. Sa tête croisée était moins puissante que la reprise de Ze Roberto à Munich. Mais toujours trop pour Lloris. 1-0 (7).

2 minutes plus tard, Lyon encaissait un second but. Cris puis Boumsong et enfin Grosso n’était pas parvenu à se dégager les responsabilités allant en décroissant à mesure des différents joueurs cités. Finalement un corner était obtenu par l’équipe locale. Nicolita s’en chargea et Goian devança Boumsong puis Makoun pour reprendre du dos. Lloris, gardien international aux dernières nouvelles, put anticiper une reprise de volée de l’attaquant placé devant lui. Mais toujours est il que ce dernier ne toucha pas le ballon et que cela ne prit pas à contre pied l’ancien niçois. Qui vit ensuite le ballon lui passer en slow motion sur le ventre. Lyon était mené 2-0(10).

4 minutes plus tard, Lyon touchait le fond en défense. L’équipe de Puel sembla alors apprendre la règle stipulant qu’il n’y a pas de hors jeu sur touche. En effet, sur une touche effectuée dans l’espace mais depuis son camp par Ogararu, Moreno fut lancé vers le but. Mais sa frappe fut trop croisée (14).

Ce match fut riche en tout y compris en maladresse et incompétence nous venons de l’acter. Passons maintenant à la partie plus intéressante qu’est la tactique. Et il y en a, des choses à dire.

Coté roumain, disposé en 4231 la particularité des joueurs de devant fut leur liberté dans les mouvements. Liverté qui se traduisit par des courses croisées avec des joueurs passant de la position d’avant centre à celle d’ailier et inversement, le premier but étant significatif à ce sujet. Dans le jeu, les roumains sautèrent beaucoup le milieu. Ils jouaient long (16 ;17 ;19 ;20 ;25 ;29 ;36 ;42 ;46 ;46) donc et s’il n’emportait pas le ballon dans un premier temps, il se battait pour mettre les défenseurs lyonnais sous pression sur le second ballon. Comme on l’a vu sur la touche (14) la profondeur était elle aussi cherchée.

Cette volonté de jouer long n’est pas forcément à relier avec l’approche lyonnaise. Qui pressa haut dés le début du match (2, sur le premier but aussi ce qui peut expliquer le temps de retard connu après qu’une passe ait percée le premier rideau) et fut remarquable dans ce secteur dans le seconde moitié de la seconde période (24 ;26 ;30 ;31 ;32 ;35 ;37 ;39 ;40). Ainsi, si Juninho ne fut pas le plus à son avantage dans ce domaine, l’occupation de l’espace coté lyonnais perturbait forcément la relance adverse et permettait aux joueurs locaux de revenir de plus haut et de façon plus rapprochée dans le temps vers le but de Zapata. A la récupération du ballon, Lyon tenta de jouer vite, sans touche de balle excessive et en impliquant plusieurs joueurs.

[Dernier point remarquable avant de s’attaquer aux actions qui suivirent celles déjà exposées : l’attitude des roumains sur coup de pied arrêtés. En effet, on s’est lamenté de voir le Bayern dans ce secteur face à Juninho, là la réponse de Bucarest fut exemplaire, les joueurs locaux défendant haut ce qui força in fine à ne pas pratiquer comme à son habitude c’est à dire tirer vers le but en se disant que si personne ne reprend son tir cela pourrait au moins surprendre le gardien. Là comme personne n’était dans la surface il lui fallait centrer vers ce paquet (4 ;11) et Lyon en fut nettement moins dangereux. A la 19ème, il ne tenta même pas sa chance Lyon préférant jouer vite.]

C’est ainsi qu’après un relais entre deux lyonnais, Benzema se trouva servi. Il emmena le ballon et se trouva entouré sur sa droite et gauche de roumains mais face au gardien. Sa frappe croisée et écrasée força Zapata à un arrêt en 2 temps. (17).

5 minutes après, Makoun d’une balle piquée trouva Keita, hors-jeu, sur la droite de la surface. Qui reprit de volée au premier poteau. Zapata fut battu par la puissance de la frappe de l’ivoirien.2-1 (22).

Dans la foulée de ce but, Lyon se procurait une nouveau face à face : Makoun servait Benzema qui décala Keita toujours sur la droite de la surface. Ce dernier frappa cette fois croisé vers le second poteau. Mais Zapata mit en corner.(23). Plus tard, Benzema en appui servait Ederson dans la profondeur. Ce dernier effectua une course de 35 mètres environ avant de centrer fort devant le but. Juninho fut trop court au premier poteau et au second Keita ne rabatta pas suffisamment son tir. (29).

3 minutes plus tard, Lyon égalisait. Au départ de l’action, Grosso intercepta. Makoun fut ensuite servi et à la fin de l’action lyonnaise on retrouva Grosso qui à l’instar du premier but roumain (mais avec Semedo dans le rôle du défenseur passif) centra sans opposition. Benzema, hors jeu au moment du centre de l’italien trompa le juge de touche et le gardien de Bucarest d’une tête (effectuée dans le dos de Goian). 2-2 (32).

Lyon réalisait de beaux enchainements. Bucarest était à la limite mais ce fut d’une part Goian qui intercepta devant Benzema après un bon travail préalable de Makoun et Keita, puis Rodoi qui tacla en touche sur un jeu à 3 impliquant dans sa phase finale Toulalan et Reveillère coté droit.

Reveillère s’interposait d’ailleurs devant Arthuro alors que Cris, indigne dans cette première période, avait perdu dans un premier temps un duel. Lyon avait beaucoup poussé, et tentait de récupérer en cette fin de mi temps. Las pour eux, ils allaient encaisser un nouveau but. Un centre de la gauche était renvoyé par Grosso sur Lovin qui frappa mais fut contré en corner. Nicolita s’en chargea et cette fois c’est Petre qui devança Makoun. Sa reprise croisé de la tête envoyait les lyonnais aux vestiaires avec un déficit d’un but. 3-2.

Une première période qui nous laissa avec une impression contrastée. D’un coté une équipe de Bucarest à la limite des ses capacités en tout secteur : de l’autre une équipe lyonnaise capable d’étouffer son adversaire mais très faible derrière ce qui limitait sa stratégie d’étouffement. Et comment oublier que les deux buts lyonnais n’auraient du être accordé ?

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