Bayern 2 Lyon 2 Analyse
1 octobre 2008 par Erwan Delcourt
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Le Bayern a concĂ©dĂ© le nul 1 but partout face au champion de France l’olympique lyonnais. Si les joueurs de Puel firent illusion en première pĂ©riode, ils baissèrent petit Ă petit de pied en seconde. Du cotĂ© de l’équipe locale, on peut nourrir des regrets tant ils sont autant responsables que Juninho ne peut l’être du premier but lyonnais et tant ils firent preuves de lenteur en première pĂ©riode et d’imprĂ©cision dans l’ensemble. Malgrè cela ils eurent leur chance lors du premier acte. Mais lĂ oĂą il avait fallut l’entremise de De Michelis pour que Lyon ouvre le score, Klose Ribery ou Tony ne firent pas mouche sur des occasions plus nettes. Lloris s’illustrant Ă©galement. En seconde pĂ©riode, ils haussèrent le rythme et des diffĂ©rences se crèèrent de façon plus constante. Cela leur permit d’égaliser mais ils ne purent pas passer devant. En fin de match Benzema fut repris par Breno pour ce qui fut la seule rĂ©elle « occasion » des lyonnais lors de ce second acte.
Des lyonnais qui abordèrent ce match en 433. On dit souvent que ce schéma est fait pour Juninho. N’oublions pas qu’à la base (époque Essien puis Tiago) il était à gauche du triangle. Et qu’avec l’arrivée de Makoun il est désormais à droite. Benzema occupa le coté gauche et il y fut d’ailleurs invisible pendant le premier quart d’heure. Par la suite nous ne tombâmes pas dans le panneau de ses pitreries qui n’eurent qu’une constante : leur degrè 0 d’efficacité. En pointe Fred fut assez souvent recherché que ce soit sur du jeu long ou sur du jeu en appui, ce qui n’est pas forcément pareil (1 ;5 ;8 ;10 ;15 ;15 ;31). A droite et comme d’habitude Govou. Puel soulignait avant le match que la défense était une chose collective. Les replis en dent de scie de Govou prouva que quand un latéral est abandonné, peu importe son identité, il est en difficulté. Ce fut le cas de Reveillère face à Lahm et Ribery.
Les lyonnais cherchèrent à presser mais ce fut pas moment (ex 38) et pas toujours coordonné ce qui aurait pu se payer si le Bayern avait joué plus vite à la récupération du ballon.
Le Bayern qui se disposa en 4132 avec De Michelis devant la défense. Celle-ci fut composée de Oddo à droite, Lucio et Breno dans l’axe et Lahm à gauche. Le jeune Breno fit preuve de nervosité et d’inexpérience (comprendre aussi naïveté) en début de match. Et commit pas mal de fautes (1 ;3 ;10 ; « 23 ») ce qui exposa son équipe. Ainsi à la 3ème le coup franc qui suivit de Juninho passa dangereusement devant le but. Et à la 10ème, Juninho trouva la tête de Fred, qui devança De Michelis au premier poteau, et un arrêt du pied de Rensing fut nécessaire.
L’intronisation de Breno ne solutionna pas le problème structurel du Bayern, à savoir le fait que c’est une équipe dont la défense joue bas ce qui peut créer des espaces ,et donc des difficultés pour progresser, entre ses 5 de derrière et ses 5 de devant. Cela provoqua ou des pertes de balles ou des centres lointains (19 et 28 pour Ribery, 28 pour Oddo). Bien sur ce n’était pas toujours inefficace particulièrement quand des centres entre la défense lyonnaise et Lloris pouvait être réalisés. Las, le profil des joueurs (deux droitiers à gauche) fit que ce n’était par définition possible que de la droite.
Oddo trouva d’ailleurs Klose dés la 2ème minute via un centre lointain Klose qui devança Reveillère mais ne put rabattre suffisamment sa reprise.
A la 8ème une passe tendue de Schweinsteiger était mal ajustée pour Lahm. Mais le latéral droit parvint à s’emparer du ballon. Et le contrôle long qu’il réalisa pour cela lui permit d’éliminer Reveillère. Finalement il rentrait dans l’axe mais sa frappe qui suivit manqua de puissance.
Les latéraux du Bayern participant, Lyon fut efficace (au sens dangereux ou percutant) quand ils parvinrent rapidement à changer d’aile (12, « 15 »,28,42).
Ainsi à la 15ème Reveillère fut décalé et tenta de loin une frappe. Qui passa de très peu à coté du poteau gauche de Rensing.
A la 16ème, Toni et Schweinsteiger effecutaient un 1-2. Toni rendait alors à son coéquipier qui tentait de le lui rendre à nouveau. Mais l’italien fut trop court.
A la 22ème, un contrôle raté de Toulalan sur une passe de Cris permettait au Bayern de récupérer haut le ballon. Lahm donna plus tard à Ribery qui tira de façon décroisée. Lloris mit en corner au prix d’une belle parade.
A la 24ème minute, Lyon ouvrait le score. Sur un coup franc Juninho tirait d’au moins 40 mètres. Au 18 mètres, De Michelis sembla marquer son intention de ne pas prendre le ballon mais le dĂ©via quand mĂŞme du haut du crane dans son propre but. L’arbitre accorda le but , et ce bien que plusieurs joueurs lyonnais hors jeu masquaient la vue de Rensing. 1-0.
Après ce but, il y eut une réaction bavaroise :
Il fallait d’une part une intervention de Bodmer sur un centre de l’extérieur du droit de Klose (29).
Et d’autre part un arrêt de Lloris quand De Michelis trouva Toni qui laissa sur place Cris pour tirer croisé du gauche. Mais après cette réaction, les difficultés qu’on avait déjà pu décelé coté allemand ne firent que s’accentuer. Les transmissions étaient approximatives (De Michelis 32 Lucio, 36, Schweinsteiger 37, Breno 40) ou trop lentes. Une action fut significative sur ce plan. A la 35ème des passes trop lentes avec des contrôles trop nombreux donnèrent tout loisir à Lyon de se replacer et quand Ribery reçut la balle coté gauche, il ne put que tenter un centre du gauche sans décalage et le manqua presque inévitablement dans ces conditions.
La fin de mi temps était cependant à leur avantage.
De Michelis décalait pour oddo qui centra. Toni devança Reveillère mais ne put cadrer ce faisant. (39ème)
A la 41ème un changement de coté de gauche à droite et Oddo pouvait de nouveau centrer. Deux corners sans conséquence pour les joueurs de Puel suivirent.
A la 44ème Toni était trouvé dans le jeu long. Il dévia pour Klose qui élimina dans un premier temps Bodmer avant de se faire reprendre in fine par le français.
La mi-temps fut sifflée sur ce score de 1 but à pour Lyon.
Une mi-temps qui nous laissa avec un sentiment contrasté tant Lyon a ,au bilan marqué, sur un ¼ d’occasion et sur une situation, Juninho ou pas, qui ne devrait pas les mettre dans un tel danger (un mur peut être placé à 9 mètres pourquoi par Zeus les équipes défendent elles dans leur 18 mètres sur un coup franc joué dans le rond central ?) et que dans le même temps et au milieu de beaucoup d’imprécisions mais avec une grande détermination, les joueurs du Bayern semblaient avoir plus de solutions que leurs adversaires.
La seconde période confirma ce sentiment. Le Bayern tenta de jouer plus vite, connut toujours du déchets (Lahm 49, conduite de balle de Ribery 49, remise mal assurée du français 79, contrôle de Toni 56,57 De Michelis 63, 91, coups francs mal exécutés de Schweinsteiger 66 ou Oddo 70, centre imprécis de ce dernier 88). Mais quand de déchet il n’y eut pas, des différences se firent. Et cela ajouté à une équipe de Lyon de moins en moins capable de sortir et qui ne se résolut plus qu’au contre, firent que Munich revint dans la partie.
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