Barcelone vs Inter Analyse (1-0)

28 avril 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans demi finale

L’Inter affrontera le Bayern Munich en finale de la ligue des champions 2009-2010. Les joueurs de Mourinho ont acquis leur présence à cet ultime stade de la compétition en perdant 1 à 0 sur le terrain du FC Barcelone. Une victoire insuffisante pour les catalans qui perdirent le match aller sur le score de 3 buts à 1.

Il y eut deux physionomies dans cette rencontre. Une première avec l’Inter à 11. Une seconde avec l’Inter à 10 après l’expulsion de Motta quelques minutes avant la demi-heure de jeu.

Dans le premier temps du match les deux équipes se disposèrent en barcainter433. Un 433 rendu plus défensif (par rapport à l’aller) en partie par la force des choses coté intériste car Pandev, absent de dernière minute, fut remplacé par Chivu. 433 aussi coté catalan avec Milito, d’habitude défenseur central, qui prit place à gauche de la défense avec peu de projection vers l’avant. Touré fut lui titularisé en défense central à coté de Pique, Alves occupant le coté droit. Devant on retrouvait une organisation plus classique avec un triangle au milieu, Sergio à la pointe défensive et devant lui à gauche et droite Keita et Xavi. En attaque Pedro prit le flanc gauche, Ibrahimovic la pointe, et Messi l’axe droit car il semble de plus en plus difficile d’imposer à l’argentin d’occuper ce couloir.
L’inter, pensons nous, par soucis d’économie et parce qu’il se déplaçait avec un avantage, eut un comportement beaucoup plus défensif qu’au match aller. Ainsi, pas de ligne qui gêne haut la relance, tout juste Sneijder freina-t-il quelques relances (18 par exemple). En possession du ballon là aussi une attitude différente avec de longs ballons (3 ;6 ;8 ;12 ;18 ;23) mais peu d’accompagnement. Ainsi une base défensive nombreuse et solide et qui, en restant dans l’ensemble en place, limita la dépense d’énergie. Cette attitude ce fut donc du jeu long vers Milito ou parfois personne, il s’agissait alors de renvoyer le ballon dans le camp adverse.
Derrière l’idée était la suivante. Fermer les espaces devant la défense, des latéraux qui se recentrent pour se trouver sur la trajectoire des centres et des milieux de couloirs qui aide (par leur menace ou leur présence ou les deux) pour éviter que des joueurs barcelonais prennent les couloirs pour venir centrer en retrait (ce qui est autrement plus compliqué à gérer que les centres évoqués plus avant). Il fallait fermer aussi les espaces derrière la défense. Comment faire les deux ? En défendant bas.
La réflexion était celle que les club de culture anglaise firent avec succès ces dernières années contre Barcelone jusqu’à ce qu’une mouche pique Manchester United en finale l’an passé : mouche qui porte un adage : vouloir (non pas seulement gagner mais bien) battre son adversaire à son propre jeu.
Cette réflexion donc ce fut d’amener le Barca à « choisir » une option qui n’est pas son point fort en invitant à des centres sans décalage préalablement effectué et à circonscrire les sources des schémas de jeu où le Barca se plait à briller. Et cette source c’est les espaces et la construction « d’abord » axiale du jeu.

Face à ce peu d’espace, le Barca eut des problèmes pour changer le rythme dans la première partie du match et quand il y parvenait alors l’Inter commettait la faute (7 ;8), où réalisait l’intervention défensive adéquate (19). Les difficultés se traduisirent par ces duels perdus par Messi (13 ; 23) et le faible nombre d’occasions crées.
Pedro rentra ainsi de la gauche pour tirer coté opposé : à coté (2). Messi était contré puis Samuel interceptait sur une remise en direction de l’argentin (13).
L’inter jouait remarquablement le coup derrière. Lucio se repliait fortement sur l’action suivante pour fermer la possibilité d’un centre entre la défense et le gardien (autre avantage d’une défense basse) et être face au but pour avoir à gérer ce centre. Il dégageait finalement de la tête (14).
Xavi d’un dribble parvenait à s’immiscer entre les lignes mais Samuel s’interposait (19).
Sur un centre d’Alves décalé par Messi, Ibrahimovic remisait mais Xavi perdait la possession au milieu de plusieurs défenseurs adverses dans la surface (21).
Sneijder perdait le ballon immédiatement après l’avoir récupéré pour avoir exclu l’hypothèse de repasser par derrière. Barcelone mettait le ballon à droite et Alves centrait quasi « latéralement ». C’était repris de volée par Pedro dans la surface : à gauche des buts de Cesar (22).

5 minutes plus tard (27), Motta était exclu. Le brésilien avait été l’auteursergiocheating d’un début de parti riche en fautes, sur Messi (8) puis sur Alves (9) ce qui lui valut un avertissement.

Sur l’action de l’expulsion, il raffĂ»ta avec sa main droite Sergio qui s’écroula comme si victime d’un attentat. Ă€ terre (voir image Ă  droite) il fit bien attention de voir que l’arbitre avait marchĂ© dans sa simulation de blessure grave.

Motta lui  fut exclu directement contrairement Ă  ce que l’infographie de l’uefa (visible sur les Ă©crans de tĂ©lĂ©vision) suggĂ©ra sur le coup.

On entra alors dans un second match avec Milito milieu droit (mais qui allait dans la suite de la rencontre se porter un peu plus haut pour jouer les longs ballons ;40 ;48 ;53 ;56 ;57 ;70 ;72 ;73 ;79), Eto’o milieu gauche et un Sneijder qui conserva sa position. Mourinho opta donc pour un système sans attaquant.
Barcelone de façon orthodoxe laissa toujours 2 ou trois joueurs derrière (sans compter le gardien) le ballon, en conséquence l’Inter défendit jusque la fin du match dans l’ensemble avec une supériorité numérique assez nette.
Milito et Eto’o entrèrent plus que prĂ©cĂ©demment dans l’organisation dĂ©fensive de leur Ă©quipe. Ainsi, par rapport Ă  ce nous avons dit prĂ©cĂ©demment ; Milito cotĂ© droit et Eto’o cotĂ© gauche vinrent se mettre très bas dans les couloirs pour orienter par leur prĂ©sence les centres adverses. De telle sorte que le balayage droite gauche devant la dĂ©fense (en fonction de l’endroit oĂą se trouvait le ballon), put toujours ĂŞtre effectuĂ© par 3 joueurs (ce qui n’allait pas ĂŞtre neutre sur le plan physique) mais au lieu du trio  Sneijder Motta Cambiasso on avait avec l’expulsion Sneijder Chivu Cambiasso.  Cette incorporation du roumain (Chivu ndlr) fut rendu possible par l’implication diffĂ©rente de Eto’o et Milito que nous venons de souligner.   Chivu dont on a dans l’idĂ©e qu’il fut plus qu’auparavant en charge de la surveillance de Messi (cf 40 ;42 ;45).

Quelle fut la réponse du Barça ? D’une part buter dans l’axe qu’il s’agisse (48 ;52 ;53) ou pas (38 ;45) de chercher quelqu’un dans une profondeur qui n’existait (comme solution) que dans un triptyque d’excellence : passe, appel, et enchaînement après réception dans un espace défini comme réduit (Alves servi par Xavi allait se trouver hors-jeu : 47). D’autre part faire ce que l’Inter espérait d’eux c’est à dire des centres 1 ou des balayages du terrain droite gauche et inversement qui usèrent d’autant moins les intéristes que les ajustements à effectuer étaient limités par l’occupation du terrain ci dessus évoqué. Dans ce contexte d’espaces resserrés, d’équipe en difficulté face à l’opposition qui lui était faite on attendait plus de l’argentin Messi que dans des matchs où l’adversaire (en fonction de ses capacités) est suicidaire, les espaces sont légions.
Las on dut s’émerveiller de ses passes latérales à « 3-4 » mètres (66 ;69 ;72 ;83 ;86 ;89 ;92 ;93 cerise sur le gâteau des passes réussies) et ses duels perdus à la pelle (39 ;41 ;59 ;73 ;75 ;80).
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  1. ainsi Alves : 51 ;59 ;67 ;68 ;69 ;74 ;76 ;86 ;93
    Ainsi Pedro : 48 ;19 ;64 ;74 ;78
    Ainsi d’autres joueurs : Maxwell 56 ; 73 ; Xavi 87 ; Touré 37 ;46)

Barcelone vs Inter Présentation

28 avril 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans demi finale

Vous trouverez ici une prĂ©sentation de la demi-finale retour de la ligue des champions 2009-2010 entre  le FC Barcelone et l’Inter Milan. La rencontre aura lieu au Camp Nou, le mercredi 28  avril 2010 .

barceloneinter………………………..FC Barcelone

…………………………………….VS ….. au Camp Nou

………………………………………Inter Milan

1/2 finale retour de la CL 2009-2010. Aller:1-3.

Dernières info

FC Barcelone: Abidal a passé un test hier. Insuffisamment remis de sa blessure à l’aine, il ne sera pas disponible tout comme Iniesta (cuisse).
Puyol est suspendu, D.Alves et Piqué sont sous la menace d’un carton.

Inter Milan: Santon (genou) et Toldo (jambe) sont indisponibles. Pandev (cuisse) est incertain. L’Inter de Milan, contrairement à ce que nous vous disions dans notre analyse du match aller ne compte qu’un seul suspendu pour ce match, le serbe Stankovic. Eto’o, lui n’est pas suspendu pour ce match retour. Il est par contre maintenant sous la menace d’un carton jaune. Sont aussi dans ce cas Maicon, Samuel et le capitaine Zanetti.

Commentaires, tactiques possibles et pronostic pour la qualification

Que va faire le Barca dans ce match ? Dominé à l’aller, mettront ils cela sur une performance à part de leurs opposants, façon de dire qu’un statut quo de leur coté suffirait à inverser la situation ? Mettront ils cela sur leur système en 442 (très dépendant à la relance des milieux relayeurs et quid si ils sont empêchés de jouer ou recevoir le ballon) et reviendront ils au 433barcainterpresentation qui leur permettrait d’avoir, via l’occupation du terrain qu’il suppose plus de solution à la relance ? Il remettrait aussi Messi sur un coté lui qui fut enfermé entre défenseurs et milieux dans l’axe. Ou se diront ils qu’ils n’ont pas fait tout ce qu’ils auraient du à l’aller face à la tactique qui leur était opposé et que jouer long par exemple vers Ibrahimovic leur permettrait directement ou via les seconds ballons d’occuper ensuite haut le terrain ? De faire ainsi travailler l’Inter sur une longueur plus importante et prendre l’avantage sur le plan physique. Quand on sait que la semaine passée déjà les intéristes ont fini sur les rotules.
Dans cet esprit ces derniers utiliseront ils la même formation, exactement la même stratégie, tactique que lors de cette rencontre aller. On peut le penser pour la formation (l’absence de Stankovic prive d’une solution dans ce domaine, et pourquoi changer, sauf blessure, ce qui fonctionna bien notamment en défense la semaine passée). Pour le reste on peut croire qu’il y aura, vu le fait qu’il joue à l’extérieur une légère inflexion.
Volonté de garder plus le ballon à la récupération plutôt que d’opter si souvent pour une attaque rapide qui si elle échoue signifie rendre le ballon à l’adversaire … rapidement.
Volonté de défendre parfois très replié dans son camp (ce qui permettrait, par rapport à autre chose par exemple un pressing haut de sa ligne de devant, de garder des forces) pour fermer les espaces et amener le Barca sur un terrain qui n’est pas son préférentiel: attaque placée face à un adversaire qui ferme l’axe et invite un certain type de centre sur les cotés.

La situation est la suivante pour la qualification : une victoire 2-0 et le Barca serait qualifié en vertu du but inscrit à l’extérieur lors du match aller. Une victoire 3-1 et on irait en prolongations. Au delà, une victoire à deux buts ne serait plus suffisante pour les catalans, les buts à l’extérieur jouant alors en faveur de l’Inter Milan.

Ne pas concéder, ou trop sera donc central pour l’équipe locale. Face à Arsenal et même Stuttgart, le Barca a eu des situations contraires avant de faire nettement la différence. Une des chances de l’Inter consistera à transformer une de ces chances si elle se présente. Car le Barca est capable de marquer plusieurs buts. Encore faut-il qu’il soit humble dans son analyse de ce qui s’est passé à l’aller ET que cela suffise.

Pronostic pour la qualification : Inter Milan

Lyon vs Bayern Analyse (0-3)

27 avril 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans demi finale

Le Bayern s’est qualifié pour la finale de la ligue des champions en battant largement, 3-0, l’Olympique Lyonnais à Gerland.

Les joueurs locaux se seront montrés insuffisant en tout, sur le plan technique (déchet considérable), tactique que ce soit collectif (replacement compensation, attention sur les touches) ou individuel (ainsi des pressings effectués de façon solitaire par Lisandro par exemple ou presque, un carton concédé gratuitement par Gonalons face à Van Bommel) et dans l’attitude.
Le capitaine Cris fut un exemple de ce constat. Techniquement son dĂ©but de match fut catastrophique. Sa lenteur, et celle de Boumsong a aussi handicapĂ©e fortement Lyon dans toute tentative de pressing. Enfin auteur d’une faute sur Olic en seconde pĂ©riode alors que Lyon Ă©tait menĂ© 1-0, il eut la bĂŞtise  (encore plus quand on considère les leçons d’exemplaritĂ© qu’il prĂ©tendait donner dans l’avant match) d’applaudir l’arbitre qui venait de l’avertir. Logiquement, il Ă©tait exclu. Aucune surprise ici, pareille dĂ©cision (un jaune pour applaudissement sarcastique après un jaune consĂ©cutif Ă  une faute) fut prise Ă  l’encontre de Rooney lors de la saison 2005-2006 lors d’une rencontre Ă  l’extĂ©rieur sur le terrain de Villarreal (0-0). La fin de match fut alors des plus pĂ©nibles pour les lyonnais qui allaient finalement s’incliner sur le score de 3 Ă  0.

Lyon qui s’aligna en 4231 dans cette rencontre avec au début de celle-ci Govou coté gauche et Bastos coté droit (ils intervertirent ces positions dans le courant de la première période). Delgado se situa lui derrière l’attaquant mais dans un rôle de meneur de jeu.
lyonbayernLyon opta dans l’ensemble pour des attaques rapides, avec du jeu long par exemple (5 ;8 ;17 ;20 ;28 ;36 ;72). Il y eut du pressing (1 ;8), il ne fut pas fréquent car comme on a commencé à l’évoquer celui-ci était rendu très délicat par le positionnement des défenseurs lyonnais très en retrait par rapport à ceux qui réalisaient ce pressing et cet espace offrait une sortie de pressing aux bavarois.
Il y eut dans ce contexte des scènes incroyables ainsi ce pressing ridicule car fait à 2 (Lisandro et Govou?) seulement (31-32) et somme toute aisément résolu par les munichois.
Alors juste avant le but du Bayern notre trio de commentateur geignit du fait que Lyon ne s’appliquait pas à conserver le ballon. Mais avec la qualité technique qui était la leur comme cela aurait-il pu être possible ? Dans ces conditions comment les blâmer de procéder par attaques rapides pour tenter d’exploiter ce qui peut l’être plutôt que d’essayer des choses dont ils n’ont pas les capacités. Au moins essayèrent-ils de gagner sur un tableau.
Et ce n’est pas comme si le début de match n’avait pas été marqué par ses difficultés dans la relance que ce soit derrière (Cris : 15 ;17) ou au milieu. Ce déficit technique on le retrouva aussi devant (ainsi cette remise approximative de Govou sur un 1-2 avec Lisandro 20, cette passe de Bastos vers Lisandro 29, cette recherche de Govou par Delgado 36 cette frappe de Gonalons alors qu’il a un mur de joueur face à lui, cela initiera un contre pour le Bayern 37, enfin cette passe à 3 mètres manquée de Govou vers Delgado 43).
Le Bayern de son coté s’aligna dans un 4231-442 en ce que Müller parut parfois un milieu offensif derrière l’attaquant Olic, parfois un attaquant à coté de ce dernier. Au milieu Van Bommel effectuait son retour de suspension. Altintop prenait lui la place de Ribery sur le coté gauche avec un Robben occupant le coté opposé. Défensivement les bavarois s’appliquèrent (en plus) à gêner la relance. On nota le travail d’harcèlement d’Olic (1 ;3 qui en attaque pressait aussi les ballons qui semblaient perdus :1 suite à du jeu long qui fut un des axes de jeu du Bayern : 0 ;1 ;4 ;16 ;18 ;43) et les recentrages de Robben par exemple (5).

Ils se replacèrent aussi remarquablement (ainsi 30 ;34) défendant en nombre.

Les joueurs visiteurs se créèrent la première occasion de la rencontre et la majeure partie des occasions tout court:
Lyon pressait haut mais Lahm s’en sortait en envoyant loin devant dans l’espace. Cris manquait son dégagement sous la pression d’Olic et ce dernier se trouvait dans la surface. Il donnait en retrait à Müller qui gâchait une occasion nette en reprenant le ballon légèrement derrière lui du droit : à coté (1).

Lyon péchait dans la relance, Robben était servi. Il obtenait une touche. Celle-ci fut jouée dans le dos de la défense, car il n’y a pas de hors jeu sur touche. Olic redressait ce ballon devant le but mais aucun de ses partenaires ne se trouva dans cette zone pour conclure (9).

Delgado ratait son coup franc et le Bayern se projetait vers l’avant. Olic conservait le ballon coté gauche, puis revenait sur ses pas et donnait à Altintop qui manquait son contrôle mais le ballon revenait finalement à Olic. Qui après débordement centrait du gauche. Cris s’interposait devant Robben aux environs des 6 mètres (21).

Finalement le Bayern ouvrait logiquement la marque. Le but fut une succession d’erreurs. D’abord, avant l’action du but, il y eut cette incapacité à se relancer avec Makoun qui perdit le ballon au milieu. Puis Robben fut trouvé, il décala Olic qui fut contré en touche. Il y eut alors un manque d’attention sur la touche (Makoun discutant avec l’arbitre par exemple), qui put être joué tranquillement par les visiteurs et Altintop. Ensuite un replacement du milieu de couloir droit insuffisant (mais aussi très difficile de par les espaces à couvrir) et enfin un milieu défensif (Gonalons) qui vient compenser trop tard. Robben reçut ainsi le ballon dans l’axe gauche puis lança dans la profondeur Müller qui parvint à centrer en retrait. Olic frappa en se retournant du droit et trompait Lloris d’une distance assez courte (autour de 8 mètres) : 0-1 (26).

Lyon réagissait, le Bayern défendait en supériorité numérique mais Makoun servi en retrait centra vers le second poteau. Las Bastos qui avait surpris Lahm dans son dos croisait trop sa volée du plat du pied gauche effectuée sans contrôle de l’extérieur des 6 mètres : à coté (30).

Dans le camp bavarois Reveillère s’imposait au duel puis Makoun d’une transversale trouvait Delgado dans la surface coté gauche. Il opta pour le contrôle et un retour vers son pied droit. Il était finalement contré (44).

Les deux Ă©quipes rejoignaient les vestiaires sur ce score de 1 Ă  0 en faveur des joueurs de Louis Van Gaal.

Lyon vs Bayern Présentation

27 avril 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans demi finale

Vous trouverez ici une présentation de la demi-finale retour de la ligue des champions 2009-2010 entre  Lyon et le Bayern Munich. La rencontre aura lieu au stade Gerland, le mardi 27 avril 2010 .

lyonbayern……………………….Olympique Lyonnais

………………………………………VS ……….. au stade Gerland

………………………………………Bayern Munich

1/2 finale retour de la CL 2009-2010. Aller:0-1.

Dernières info

Olympique Lyonnais : Clerc (genou) et Bodmer (ischio-jambiers) sont indisponibles. Makoun (aine), Lisandro (cheville) et Boumsong (mollet) sont incertains. Toulalan est suspendu. Sont sous la menace d’un carton jaune Cissokho, Delgado, Gonalons, Kallstrom, Cris et Pranjic.

Bayern Munich : Tymoshchuk (gastro-entérite) n’a pas fait le voyage. De Michelis (mollet), Van Buyten (mollet), Contento (jambe) et Klose (malade) sont incertains. Pranjic et Ribery sont suspendus. Aucun joueur du Bayern n’est sous la menace d’un carton jaune.

Commentaires, tactiques possibles et pronostic pour la qualification

L’incertitude qui pèse l’état physique de ses défenseurs centraux notamment (De Michelis, Van Buyten), la probabilité de devoir aligner une défense composée de plusieurs joueurs encore tendrelyonbayernpresentation à ce niveau de la compétition (Contento, Badstuber), la caractéristique principale de cette défense (un axe lent ce que la présence de Badstuber ne viendra pas remettre en cause) et l’absence de Ribery pourrait conduire Van Gaal à quelques modifications dans son organisation.
Vu que les solutions ne sont pas légions (en raison de la maladie de Tymoshchuk, de la suspension de Pranjic en plus de celle de Ribery), on ne penche pas pour qu’il y ait un changement de système mais plutôt de positions pour plusieurs joueurs. Ainsi Müller, habituellement au départ des matchs derrière l’attaquant pourrait débuter à gauche. Pour s’assurer d’un replacement défensif « sans faille » Altintop occuperait le coté droit plutôt que Robben qui glisserait lui dans l’axe derrière un attaquant travailleur et mobile qui serait Olic.
Ce choix de placer Robben derrière l’attaquant outre ce qu’il apporterait défensivement sur les cotés avec Altintop, donnerait au Bayern plus de vitesse à ce poste (par rapport à ce qu’offre Müller dans ce domaine) tout en n’enfermant pas le néerlandais sur un coté ce qui aurait été plus le cas en mettant l’ancien joueur de Chelsea à gauche (où il aurait eu moins qu’à droite l’occasion de revenir dans l’axe, contrairement à ce qui est le cas quand il joue à droite où il peut revenir vers son meilleur pied en prenant l’axe, ce qui peut lui offrir les espaces dont il a besoin si il entend développer une action le long de la ligne de touche vers son pied faible, le droit).
Ce choix donnerait au Bayern une bonne assise défensive, des joueurs offensifs capables d’exploiter les espaces en mettant son meilleur joueur dans les meilleurs conditions (en allégeant sa charge défensive et en le plaçant dans un rôle où il aurait une grande liberté offensive) mais aussi d’occuper les espaces de telle façon qu’ils auraient les moyens de priver (comme à l’aller par exemple en exploitant la largeur) Lyon du ballon.

Le Bayern, jusqu’à maintenant dans cette ligue des champions 2009-2010, n’est pas une équipe qui sur-joue ; elle fait ce dont elle est capable et si cela passe tant mieux. C’est pourquoi on ne croit pas qu’elle pariera sur la santé de ses deux défenseurs centraux dés le départ. Mais préférera en titulariser un des deux en se gardant une solution (celui qui restera) sur le banc. Il n’y aurait en effet rien de pire (même si Van Bommel pourrait éventuellement dépanner dans l’axe) d’avoir Van Buyten et De Michelis tous deux titulaires puis blessés dans cette rencontre.

Du coté de Lyon on dira que vu le passé et l’expérience de Claude Puel (avec Lille puis Lyon) dans les affrontements à élimination directe, vu le match aller et son résultat (une victoire 1-0 de l’Olympique Lyonnais enverrait les deux équipes en prolongations), on peut s’attendre à ce que Lyon se montre prudent (s’exposer bêtement serait prendre le risque d’un but concédé qui les forcerait à en mettre trois sans en concéder un autre, ce qui rendrait la tâche très compliquée) en espérant sinon faire une différence ce faisant du moins se mettre dans une situation où tout pourrait encore se jouer (réalistiquement) dans le dernier quart d’heure. Démarrer avec Lisandro et Gomis semble une idée pour le moins hasardeuse en ce que cela priverait Claude Puel d’une solution en fin de match et après tout c’est une rencontre qui peut aller en prolongations.

Démarrer tout feu tout flamme comporterait aussi de grands risques car tout d’abord cela signifierait une grande débauche d’énergie, cela signifierait ensuite qu’il faille faire la différence au risque de le payer plus tard (et on a rappelé les implications d’un seul but du Bayern) et enfin cela signifierait que les joueurs locaux en soient capable sans s’exposer dramatiquement (et on a vu des hypothèses plus crédibles que celle-là).

Alors oui la marge est étroite mais il n’allait pas en être autrement pour cette équipe à ce stade de la compétition. Et si le Bayern n’est pas une équipe énorme, c’est une équipe, dans l’ensemble, consciente de ses moyens (et Van Gaal a joué un rôle capital dans ce secteur particulier) et qui dispose d’un joueur de classe mondiale en Robben.

Pronostic pour la qualification : Bayern Munich

Schumacher, un bilan après 4 courses

26 avril 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans ActualitĂ©s

Nous vous proposons de réaliser un bilan du retour de Schumacher en F1 après les 4 premiers grand prix de la saison 2010 (Bahrein, Australie, Malaisie, Chine). L’heure semble au lynchage, il convenait donc d’aller au delà des apparences (les résultats finaux, il compte actuellement 10 points soit 40 de moins que Rosberg, son équipier chez Mercedes, et 50 sur Button, le leader du championnat sur Mclaren) pour voir où en est vraiment l’allemand.

Nous avons décidé de procéder en 3 temps pour la réalisation de cette analyse. schumachermercedes205Un premier où l’on reviendra sur le contenu de ses grand prix avec au besoin le rappel d’un contexte particulier.

Un deuxième temps oĂą nous aborderons le contexte gĂ©nĂ©ral de son retour car la critique, « positive ou pas », ne vaut rien si elle est faite en dehors de tout contexte.

Un troisième enfin où nous évoquerons la monoplace qu’il a à disposition, tireront des enseignements de ce qui a été dit antérieurement et via cette base parlerons de ce qui pourrait advenir dans le futur pour le pilote allemand.

Le contenu des 4 grand prix

Le grand prix de Bahrein (disputé intégralement sur le sec)

* Il se qualifie en 7ème position à 283 millièmes de son équipier Nico Rosberg (5ème). Il gagne une place au départ (au dépens de l’australien Mark Webber).

* Il finira la course en 6ème position à 4 secondes (3,9 secondes en fait) de son équipier. Les deux pilotes réalisent leur meilleur temps lors du même tour, le 45 avec un avantage de 32 millièmes pour le septuple champion du monde.

POST-SCRIPTUM :

- Après les qualifications, on entendra personne parler de l’âge de Button, Alonso et Webber, pourtant tous trois devancés par leur équipiers pour des marges plus importantes (455 millièmes pour Button par rapport à Hamilton, 366 millièmes pour Alonso par rapport à Massa, 1181 millièmes pour Webber par rapport à Vettel) que celle de Schumacher sur Rosberg.

Le grand prix d’Australie (qualifications sur le sec, course débutée sur piste humide)

* Schumacher devance Rosberg lors du samedi matin (séance 3, 403 millièmes d’avance) il sera plus près en qualifications qu’à Bahrein (43 millièmes contre 283) même si ceteris paribus (avec les réglages choisis donc) et pour des raisons différentes (Schumacher gêné par Alonso, Rosberg qui fait une faute) ils auraient pu tous deux faire mieux.

* Au départ (il était 7ème), il gagne des positions et il aborde le première virage en 4ème place. Las pour lui, il est la victime collatérale de l’incident entre Button et Alonso. Dernier à l’issue du premier tour, il remontera finalement pour atteindre l’arrivée en 10ème position après une longue bataille avec Alguersuari qu’il aura doublé deux fois in fine. C’est le dépassement du pilote Sauber De la Rosa qui lui permet d’obtenir le point de la 10ème place.

POST-SCRIPTUM :

- Schumacher sera tancé (C.Malbranque sur TF1 par exemple) pour être longtemps resté derrière Alguersuari (le « journaliste de TF1 ira même jusque comparer les temps de Schumacher alors qu’il était freiné par l’espagnol à ceux de Rosberg qui n’avait pas ce handicap plus à l’avant de la course)

- Le lendemain, A.Pernaud fera de mĂŞme lors d’Auto Critiques (Eurosport).

- Ils ne parlent pas de 121 des 58 tours oĂą il se montra plus rapide que Rosberg.

Le Grand prix de Malaisie (Qualifications sur piste humide, course sur le sec)

*Lors de la séance 3, il devance Rosberg (de 98 millièmes), mais en qualification l’avantage va pour la troisième fois de l’année au fils de Keke (pour 1 seconde et 44 millièmes). Il ne profite pas à plein (voir ci après) des défections des équipes Ferrari et Mclaren, avec les pilotes de ces équipes « sauf » Button (qualifié mais auteur d’une sortie de piste il ne pourra prendre part à Q2, la deuxième partie des qualifications) éliminés des Q1. Il se qualifie 8ème.

*Le lendemain en course, il est auteur d’un bon départ malgré une prise de premier virage extérieure (Button dans une manœuvre identique, mais plus dans le paquet, perdra beaucoup de positions). Il est 6ème au premier virage, se situe à partir de là à distance de course de Sutil. Quand il abandonne (perte d’un écrou de roue à l’arrière gauche), il commence à faire des temps moins éloignés de Rosberg plus à l’avant de la course (1.42.166, 1.42.266 et 1.42.084 contre 1.41.987, 1.41.797 et 1.42.238)

POST-SCRIPTUM :

- Ferrari, Massa « et » Alonso (car l’espagnol suit son équipier), ne dépasse en course Alguersuari puis Buemi qu’au prix de l’arrêt au stand des pilotes de l’écurie Toro Rosso. Pourtant la Malaisie n’est pas moins favorable au dépassement que l’Australie, la Ferrari est supérieure à la Mercedes. Personne cependant ne les pointera du doigt comme ce fut le cas avec Schumacher au grand prix précédant.

- Après les qualifications, Eddie Jordan (consultant sur la BBC), comparera les temps les plus rapides lors de Q3 de Schumacher et Rosberg (un peu plus d’une seconde à l’avantage du second ndlr) alors qu’ils ne furent pas réalisés au même moment (voir ci après), rendant de fait nulle et non avenue la comparaison.

Le Grand prix de Chine (qualifications sur le sec, course disputée dans des conditions changeantes)

*Lors de la séance du Vendredi après midi, Schumacher s’il ne bat pas son équipier au temps final, réalise une série de tour plus constante et rapide que son équipier.

*En voulant améliorer sa monoplace, qui n’a pu (en raisons de contraintes logistiques) être l’objet de modifications importantes depuis le début de la saison, Schumacher aboutit au résultat inverse : il se qualifie en 9ème position à 723 millièmes de son équipier (classé 4ème).

POST-SCRIPTUM :

- Raillé pour ses temps (quand Hamilton le remonta à un moment de la course), les commentateurs ne s’en émerveillent pas moins du dépassement d’Hamilton sur Schumacher. Il faut pourtant savoir : ou bien il (Schumacher ndlr) est beaucoup plus lent et le dépassement est le fruit de la logique, et on ne peut le (pour Hamilton) mettre sur un piédestal à ce titre. Ou bien il est beaucoup plus lent en effet mais parvient par son agilité à faire durer plus que la normale dans un duel si désavantagé mais c’est alors lui, et non Hamilton, qu’il faudrait complimenter. Ce ne sera pas le cas.

La suite de l’article en page suivante.

  1. les 6 ; 9 ; 12 ; 13 ; 14 ; 15 ; 26 ; 31 ; 32 ; 42 ; 57 ; 58

Bayern vs Lyon Analyse (1-0)

22 avril 2010 par Erwan Delcourt  
Classé dans demi finale

Le Bayern Munich s’est imposé 1 à 0 face à l’Olympique Lyonnais à l’occasion de la demi-finale aller de la ligue des champions 2009-2010. Les joueurs de Claude Puel auront été auteurs d’une prestation trop insuffisante à ce niveau pour espérer mieux que cette défaite à l’extérieur. Le Bayern quant à lui a fait une différence alors que l’équipe de Van Gaal fut la première réduite à 10 (expulsion de Ribery).
Le score aurait pu être plus large mais tant avant l’infériorité numérique que pendant cette dernière puis qu’ après celle-ci, ils manquèrent de qualité dans la finition. Mais dans ce domaine ils ont un joueur qui sort du lot et c’est lui, Robben ndlr, qui marqua ce but qui les met en position avantageuse pour le match retour, mardi prochain (27) à Gerland. Mais même ce but porta le sceau de l’inconséquence pour Lyon, Gonalons se baissant pour laisser passer le tir du néerlandais. Aller saluer sa performance après une bévue de cette magnitude est très difficilement compréhensible. Et ce n’est pas comme si, en dehors de cette action (voir son jeu de passe : 2 ;41) il avait été irréprochable.

Lyon dans cette première période se présenta dans un 4141 ou 451bayernlyon en fonction de la position de Kallstrom tantôt aux cotés de Gonalons devant la défense, tantôt au sein d’une ligne plus haute derrière l’attaquant Lisandro.
Le Bayern se disposa lui dans une formation classique avec Robben et Ribery sur les cotés droit et gauche, Müller derrière l’attaquant Olic. À signaler pour le reste de l’équipe que Pranjic et Contento remplaçaient les suspendus Van Bommel et Badstuber.
La stratégie de Lyon fut globalement de jouer long (8 ;10 ;15 ;16 ;22 ;26 ;26 ;42) et d’être présent aux seconds ballons. Leurs autres « occasions » vinrent de coups francs ou corners.
Le Bayern de son coté fit preuve de d’avantage de variété, jouant aussi long (vers Robben : 5 ;24 ;44 ou Müller : 9 ;14) mais développant aussi du jeu rapide et simple (18 ;20 ;23 ;31 ;32). Simple pour le peu de touches de balle effectués par les joueurs concernés par les dites attaques. Qui « consistèrent » en des triangles, le plus souvent sur les cotés avec tantôt la pointe de ce triangle le long de la ligne de touche, tantôt dans l’intérieur du terrain. Ribery (20) et Robben (33) furent dans cet optique notamment auteur d’appui en position recentrée pour permettre par exemple la prise de couloir des latéraux bavarois. Las pour ces derniers la finition ne fut pas à la hauteur de ces mouvements.

La première opportunité fut bavaroise : Olic centra de la droite, mais Van Buyten à la réception dans la surface dévissait sa volée du droit (11).
Ribery était plus avant tout près de tromper Lloris d’un corner « directe ». Le portier de l’équipe de France détournait d’une claquette en corner. Il se trouait sur celui-ci, Schweinsteiger devançait Cissokho mais ne cadrait pas sa tête (11-12).
Lyon récupérait un second ballon consécutif à du jeu long vers Lisandro. Reveillère était ensuite servi coté droit : il centrait entre la défense et le gardien mais cela s’avéra trop fuyant pour trouver un de ses partenaires (16).
Suite à un jeu en triangle coté gauche impliquant De Michelis puis Contento sur le coté gauche et Ribery en position plus recentrée, le français était servi, il se débarrassa de Cris mais sa frappe depuis l’intérieur de la surface et orientée vers le premier poteau terminait à coté (17).
Le Bayern jouait ensuite dans l’espace derrière la défense lyonnaise. Robben contrôlait dans sa course puis décalait sur sa gauche dans la surface Olic : le plat du pied du croate lui échappa largement : 6 mètres pour Lyon (19).
Robben de la droite revenait dans l’axe et servait Ribery qui avait dézoné pour offrir un appui. Servi il remisait pour Müller dont la frappe du gauche s’envolait (21).
Lyon répondait sur corner : il était repoussé en premier rideau par Contento mais le renvoi vint sur Ederson qui tira sans contrôle du droit: détourné devant Butt par De Michelis en corner (29).
Un tournant qui n’allait pas en être un allait suivre. Ribery (36) se recentrait et sollicitait puis obtenait un 1-2 avec Schweinsteiger en appui. Le français échappa à l’intervention de Gonalons mais sa reprise d’appui consécutive au tacle du lyonnais le mit en retard par rapport au ballon. Il tendit quand même le pied mais en retard ne touchait que la cheville de Lisandro : auteur d’une semelle il était exclu. Pour avoir vu à plusieurs reprises par le passé le français commettre des gestes volontairement violents, on ne classe pas celui-ci comme tel. On attribut plutôt sa violence finale à un temps de retard (était-il judicieux de persévérer malgré un temps de retard c’est une question). Et la différence entre une intervention remarquable et une faute violente c’est parfois une ½ seconde.
Toujours est-il que le Bayern était réduit à 10. Ce tournant n’en fut pas un car Lyon, par manque de moyen ou pas (après tout cette présence en ½ les flatte plus eux que la compétition), n’en profita pas en confisquant le ballon pour faire travailler le Bayern et faire mal à l’équipe bavaroise par le fait d’être contrainte à défendre. Là plutôt que d’attaquer à « 11 » contre 11 comme précédemment le Bayern le fit à « 10 » contre 11.
La dernière occasion de la période fut quand même pour Lyon. Lyon récupérait, via Kallstrom, la possession suite à un long ballon. Le suédois tirait au but du gauche, Butt repoussait main opposé, c’est à dire sa main droite pour un plongeon sur sa gauche.

Bayern vs Lyon Présentation

21 avril 2010 par Erwan Delcourt  
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Vous trouverez ici une prĂ©sentation de la demi-finale aller de la ligue des champions 2009-2010 entre  le Bayern Munich et Lyon. La rencontre aura lieu Ă  l’Allienz Arena, le mercredi 21 avril 2010 .

bayernlyon……………………….Bayern Munich

………………………………..VS …..Ă  l’Allianz Arena

…………………………………..Olympique Lyonnais

1/2 finale aller: ligue des champions 2009-2010

Dernières info

Bayern Munich : Le Bayern compte deux joueurs suspendus, Mark Van Bommel et Holger Badstuber. Danijel Pranjic sera suspendu pour le retour s’il reçoit un carton jaune lors de ce match aller.

Olympique Lyonnais : Claude Puel ne pourra compter pour ce match sur Clerc (Genou), Bodmer (ischio-jambiers), Boumsong (mollet). Makoun (aine) et Lisandro (cheville) sont incertains.
Seront suspendus en cas de carton jaune Cissokho, Delgado, Gonalons, Kallstrom, Cris, Pjanic et Toulalan.

Commentaires, tactiques possibles et pronostic

Un point sur la discipline pour commencer ce propos

-Ce qui pourrait jouer en la défaveur de Lyon : leurs joueurs sous la menace d’un carton, avec l’influence que cela aura ou pas sur leur engagement et les conséquences qui en découleront sur ce match aller mais aussi par rapport au retour.

-Ce qui pourrait jouer en la défaveur du Bayern : leur attitude contre Manchester United en ¼ de finale retour (ciblage de Rooney, attitude envers l’arbitre par rapport à Rafael, finalement exclu).
On a parfois l’impression que les instances réparent des injustices avec d’autres injustices, dans le cours d’un match on appelle cela de la compensation. Et si cette impression se confirmait, les joueurs de Van Gaal pourraient le payer. Quand on sait que des matchs de ce niveau peuvent se jouer à des détails.
Il n’est pas non plus à exclure (c’est même très probable) qu’ils soient surveillés de particulièrement près après leurs agissements du tour précédant par le corps arbitral. Et ils auront plus de mal dans ce contexte à échapper, s’ils récidivaient, à la patrouille.

Un point sur la tactique
bayernlyonpresentation

-Ce qui pourrait jouer en la défaveur de Lyon : sa défense, lente. Les absences et la nouvelle répartition des positions qu’elles imposent derrière et au milieu. Et l’absence dans ses rangs d’un joueur de classe mondiale.

-Ce qui pourrait jouer en la dĂ©faveur du Bayern : Sa dĂ©fense, lente (mais composĂ©e de joueurs dont c’est le poste), le jeu au pied de Butt, le travail dĂ©fensif de leurs joueurs de couloirs, le niveau de la production de MĂĽller s’il dĂ©bute.

-Ce qui pourrait jouer en faveur du Lyon: une opportunité rare pour une équipe de leur rang, accéder à une finale de ligue des champions.

-Ce qui pourrait jouer en faveur du Bayern : Robben, joueur de classe mondial, qui a marqué les buts en 8ème et en ¼ qui ont in fine qualifiés le Bayern et le fait que les bavarois ne sur-jouent pas.

Pronostic pour ce match : Victoire du Bayern Munich.

Inter vs Barcelone Analyse (3-1)

20 avril 2010 par Erwan Delcourt  
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L’Inter de Milan a fait une différence lors de match aller de la ligue des champions 2009-2010 en marquant 3 fois face au FC Barcelone. Sera-t-elle suffisante alors que les catalans ont inscrit le but à l’extérieur, c’est la question.

Ils ont en tout cas fait assez lors de cette rencontre aller pour avoir du cœur à l’ouvrage la semaine prochaine.

Faire assez, en quoi cela consista-t-il ? Cela consista à étaler aux yeux de Tous les faiblesses d’un 442 catalan qui n’est pas encore rodé. Il en a vu des 442 José Mourinho et des 442 d’une autre envergure que l’actuel de Pepe Guardiola. Alors il manœuvra via son 433 (avec un meneur de jeu, Sneijder) de la façon suivante.

Dans un 442 le rôle des deux milieux centraux dans l’élaboration du jeuinterbarcelonedemi (par exemple en ce qu’ils ont un rôle de relais entre la défense et l’attaque) est central. Diminuer l’influence de ces milieux c’est donc « diminuer la menace » du système tout entier. L’inter chercha donc à gêner Xavi et Sergio en coupant les trajectoires de passe (9 ;14 ou en les forçant à décrocher aux niveaux de leur défenseur pour toucher le ballon ; 14 ;16 ;27) vers ces derniers où en empêchant via les joueurs de devant (Eto’o, Pandev, Milito, Sneijder et parfois Motta ou Cambiasso) les défenseurs de trouver ces milieux (14 ;22 ;27 ;37). Au pire ils ralentissaient la transmission vers l’avant. Et il ne s’exposait pas derrière car la défense ne colla pas à ces joueurs évoqués. Le risque nous direz-vous était de voir le Barça utiliser le jeu long (6 ;18 ;27 ;37) vers Ibrahimovic et ainsi d’éliminer 5 joueurs d’un coup mais d’une part les défenseurs étaient sous pression pour faire leur relance (ce qui pouvait en limiter la qualité) et d’autre part ce ne fut pas une solution vraiment mise en place par les catalans. Quand ils jouèrent long, souvent après une longue conservation du ballon derrière cela ressemblait plus à une manière de se débarrasser du ballon qu’à une volonté de trouver quelqu’un devant.
Et dans le jeu court, le Barca ne perça que trop rarement (32) de façon rapide le travail de cette partie de l’équipe adverse.
La lecture des statistiques est trompeuse (généralement c’est un postulat que l’esprit critique recommande), car si Barcelone disposa de plus de 60 % du temps le ballon dans cette première période, ce n’était pas dans l’ensemble dans sa configuration habituelle, c’est à dire dans le camp adverse. Cela eut son rôle dans le manque de rythme des catalans.
Défensivement, quand le Barca passait cette première ligne, l’Inter se regroupait derrière en protégeant l’axe et en cherchant à limiter le jeu sur les cotés adverses par le positionnement de leur latéraux au moment des centres, positionnement sur la trajectoire idéale de ces derniers. Ainsi à plusieurs reprises, Alves fut contraint d’orienter ses centres (effectués depuis la zone des 20 mètres environ) en retrait (plutôt qu’entre la défense et le gardien). N’oublions pas d’évoquer le rôle qui pouvait être« passif » des ailiers de l’Inter (Eto’o et Pandev, des ailiers qui n’hésitèrent pas par ailleurs à se recentrer) qui par leur seul présence posait la menace.
En possession du ballon l’Inter opta pour deux axes de travail : le jeu rapide (2 ;25) et la conservation du ballon dans le camp adverse. Milito joua un rôle important dans ce domaine (6 ;36), Pandev aussi (41), parvenant à plusieurs reprises à conserver le ballon où à obtenir quelque chose alors qu’au départ isolé.

Le Barca offensivement chercha fut réduit à des centres dans l’ensemble sans décalages préalables (1 ;5 ;18 ;25 ;30 ;32 ;34 ;39 ;39 ;40) et à la recherche de la profondeur (13 ;15 ;18 ;22), ajouté aux traditionnels percussions de Messi qui face à une arrière garde regroupée retomba dans ses travers c’est à dire provoquer envers et contre tout. Il allait vivre un calvaire, perdant des duels par chariot (2 ;5 ;24 ;45 ;47 ;55 ;56 ;85), et en étant peu heureux dans ses passes (13 ;81 par exemple).
Le 442 exige aussi, surtout face à un 433 vu l’infériorité numérique au milieu, travail d’un ou deux des attaquants, et replacement des milieux de couloirs. Si le bas blessa dans ce domaine, le résultat ne fut pas la domination via de la possession dans le camp adverse de la part de l’Inter, mais du surnombre, et le premier but illustra ce point.

Alors l’Inter ne réalisa pas le match parfait, il y eut du déchet (mais c’est une contre-partie du jeu rapide, on peut inclure les hors-jeu, 5 dans les 25 premières minutes, dans cette catégorie) et des erreurs. Mais ET c’est un constat bon à marteler, nul besoin de faire le match parfait pour battre le Barca.
Il faut ici aller plus loin en rappelant qu’à vouloir sur-jouer (c’est à dire par exemple tenter des choses dont on n’est pas capable avec régularité) on prend, par définition, un risque important de se prendre les pieds dans le tapis.

L’inter domina cette rencontre. Ils n’en furent pas moins surpris d’entrée par la prise de couloir de Maxwell qui put centrer vers la surface mais Ibrahimovic était trop court (1).

Alves ne disposant pas de solution (l’isolement des milieux centraux) percutait balle au pied depuis son camp. Il était dépossédé du ballon par un intériste au milieu puis Eto’o lançait rapidement Milito ; las pour l’équipe locale l’argentin était hors jeu (9).

Eto’o se recentrait et enroulait du gauche d’environ 18 mètres. Valdes relâchait (ou détournait mais cela entend indiquer que s’emparer du ballon était possible) sur sa droite, mais Milito dans un angle fermé ne pouvait en tirer profit, son tir passant devant le but (16).

Lucio perdait le ballon dans sa tentative de relance. Cela fut une cause indirecte du but. Car celui-ci ne vint pas directement après mais dans un second temps. Barcelone parvint, plus qu’à trouver un latéral en phase offensive coté gauche, à le solliciter lancé. Et cela fit la différence, les imposants gabarits de l’Inter ne pouvant réagir à temps. Maxwell in fine centrait en retrait (le type de centre à éviter comme la peste) après avoir poussé sa course jusque la ligne de corner : Pedro reprenait du gauche, sa frappe croisée faisait mouche : 0-1 (18).

L’inter réagissait : sur coup franc Lucio était trouvé mais il ne cadrait pas sa tête et avait été de toutes façons signalé hors jeu (20).

Pandev dans la surface prolongeait pour Milito couvert coté opposé par Maxwell mais dans un angle fermé il ne trouvait pas le cadre avec sa frappe enroulé coté opposé du droit (26).
L’égalisation vint 3 minutes plus tard : les ajustements (défensifs) ou pas du Barca allaient être mis à l’épreuve. Le ballon passait de gauche à droite, puis Maicon donnait sur sa droite à Eto’o qui centrait en retrait. Milito revint vers son camp pour contrôler le ballon dans la surface et dos au but barcelonais. Pandev vint à ses cotés (embarquant Alves venu aidé ses défenseurs centraux qui se seraient sans cela trouvé en 2 contre 2). Mais si cela coulissa ici, Pedro (c’était logiquement son rôle en tant que milieu droit dans ce 442) ne répondit pas présent pour couvrir Alves, et Milito servit Sneijder sur sa droite (à gauche face au but). Seul le néerlandais n’enroula pas coté opposé mais vers le premier poteau : Valdes avait anticipé la première option et à terre ne put que détourner du pied dans ses buts ce tir du droit : 1-1 (29).
Pedro on le trouvait en phase offensive. Il centrait en retrait après avoir débordé son vis à vis : Alors que le ballon avec sa trajectoire s’éloignait de lui, Cesar s’en emparait devant Ibrahimovic (34), une intervention de classe.

Xavi répondait à l’appel d’Alves dans la profondeur et parvenait à le trouver malgré la présence de joueurs de l’Inter dans la zone : le brésilien centrait mais Lucio dégageait pied opposé (c’est à dire du droit alors que le ballon vient de la gauche) en l’air de façon acrobatique (39).

C’est sur ce score de 1-1 que la mi-temps fut atteinte.

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