Barcelone vs Real Madrid Analyse

30 novembre 2009 par Erwan Delcourt  
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Barcelone a pris la tête du championnat d’Espagne après sa victoire 1 à 0 face au Real Madrid qui n’aura pas su concrétiser une de ses occasions et se sera vu puni de cela via un but entaché d’un hors jeu de l’entrant, le suédois Zlatan Ibrahimovic.

Cette victoire leur permet donc de prendre la première place avec 2 points d’avance sur leur adversaire du jour.

barcelonerealL’immuable 433 catalan se heurta à la stratégie du Real dans ce match. Qui joua haut et en 4321 dans l’ensemble. Ce système permit d’une part d’exonérer un homme et un seul, le revenant Ronaldo de travail défensif (grâce au travail de replacement d’Higuain) tout en laissant avec 3 joueurs rapides une menace peser sur la défense et le milieu catalan et d’autre part de limiter les espaces au milieu.

Le Barca fut au final en peine pour dominer ne possession dans le dernier tiers du terrain adverse ou exercer un pressing à la perte du ballon dans cette zone (3 ;5 ;34). Ils essayèrent bien le jeu dans la profondeur (1 ;4 ;6 ;13 ;15 ;27 ;30 ;36 ;45) à partir des milieux de terrain et défenseurs mais le Real jouait haut parce qu’il s’en sentait capable grâce à ses défenseurs (et particulièrement Pepe cf 39 face à Henry) et dans les cas où ils auraient à se retourner pour rivaliser (en dehors des cas de hors jeu, Messi 15Henry 27 et 45) donc) et qu’ils avaient en Casillas un gardien attentif et qui à plusieurs reprises montra qu’il veillait à ce grain là (1 ;13 ;24).

Ils essayèrent aussi les centres via Alves (1 ;3 ;8) ou Keita (28) mais ce fut dramatiquement imprécis quand le soutien ne venait pas à manquer. Denoueix, consultant canal, ne manqua pas d’ailleurs de nous faire apprécier son inconséquence technique quand il s’interrogea par exemple sur le fait de savoir si les camarades de Messi croyait ou pas en l’argentin en ce que personne n’avait manifesté son soutien alors qu’il était en duel près de la surface et qu’une fois passé il eut centré.

Ce commentaire fut digne d’un joueur de console d’un jeu non réaliste. En effet, c’est une chose de croire en Messi, c’en est une autre de pouvoir faire en 2 secondes l’espace séparant l’endroit où l’on se trouve et la surface de réparation. Et en l’espèce, pour les raisons évoqués ce dernier fut plus important que dans d’autres rencontres. Ce qui explique la difficulté d’apporter son soutien.

Ils essayèrent, mais avec un seul exemple la frappe lointaine via Xavi mais là aussi la précision ne fut pas au rendez-vous.

Si le Real joua haut, si Ronaldo disposait d’une liberté totale (qui le vit par exemple passé un temps après la 25ème minute en position d’avant centre avec Kaka et Higuain derrière lui), les actions que les madrilènes se procurèrent vinrent plus après des attaques rapides et ou contres que suite à du jeu plus posé.

Ainsi Ronaldo éliminait Puyol coté gauche puis donnait en retrait pour Marcelo mais la reprise de volée des 16 mètres environ du brésilien manqua de beaucoup le cadre (6). Au départ de cette action on avait eu une intervention d’Albiol sur une tentative de passe dans le dos de la défense madrilène.
Comme cela peut arrivé quand les choses sont bloqués sur son coté Messi le désertait et fixait dans l’axe pour donner à Henry coté gauche. Le français centrait en première intention mais personne ne se trouvait en capacité dans la surface de reprendre sa passe (8).

Iniesta cherchait Xavi dans la profondeur : Casillas Ă©tait le premier au ballon (13).

ronaldoKaka et Marcelo procédait via un 1-2 (le second remettant en talonnade pour le premier) puis Kaka eliminait latéralement Puyol avant de fixer un autre défenseur et d’altruistement décaler Ronaldo : le portugais croisait sa frappe : Valdes semble-t-il pris à contre pied n’en détournait pas moins le danger du pied droit. Le tir du ballon d’or 2008 aurait pu être plus croisé ou plus aérien (19).

Valdes devançait Kaka après un 1-2 entre le brésilien et Ronaldo (20).

Via Alonso le ballon passait de gauche à droite avant de faire plus avant dans le terrain le chemin inverse impliquant cette fois trois joueurs en Ronaldo Kaka puis Marcelo. Las pour le Real, ce dernier qui disposait d’une belle marge de manœuvre au moment de la réception du ballon dans la surface la réduisit à néant avec un contrôle approximatif qui permit le retour en tacle glissé de Puyol qui le contrait (25).

Chelsea donne la fessée à Arsenal

30 novembre 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

Chelsea s’est imposé 3 buts à 0 sur le terrain d’Arsenal à l’occasion de l’affiche de la 14ème journée du championnat d’Angleterre.

Ce résultat permet aux joueurs de Carlo Ancelotti de conserver leur 5 points d’avance sur Manchester United, le champion en titre, et de désormais disposer d’un avantage de 11 points sur leur adversaire du jour (avec un match joué de plus).

arsenal chelseaLes hommes d’Arsène Wenger auront dans l’ensemble exercé une domination territoriale qui ne se transforma pas en autre chose la faute à un déficit technique trop important dans le dernier tiers du terrain.

Ce ne fut pas faute de chercher à varier (avec leurs armes du jour) dans ce qui était un 4231 avec un Fabregas derrière Eduardo et un jeu à deux facettes, la première consistant en jouer sur les cotés pour exposer l’occupation axiale du terrain des visiteurs et mettre les latéraux adverses en situation de 2 contre 1, la seconde consistant elle en du jeu derrière la défense des blues (1,12,39).

Chelsea de son coté se présenta dans son désormais classique 442 en losange avec l’anglais Joe Cole à la pointe offensive de ce dernier, Mikel à la défensive et Lampard et Essien dans l’axe gauche et droit respectivement. Les blues furent loin d’être impressionnants se plaçant dans une position, dans l’esprit de ce que nous avons dit précédemment) de projection à partir d’une base défensive. Du jeu long (2 ;3 ;9 ;9 ;10 ;12 ;17 ;28 ;34 ;43) vers la plupart du temps Drogba mais aussi dans les espaces à l’image de ce ballon chassé par Anelka (40) et des contres on pense ici à la seconde période qu’ils atteignirent avec un avantage de 2 buts, acquis en fin de première période.

Déficit technique trop important pour Arsenal, quel euphémisme. Voyez plutôt un florilège :

Ces contrôles ratés d’Eduardo (5 ;12) Denilson (31), ces centres approximatifs de Sagna (19 ;24 ;34 ;47), Nasri (4 ;15), ces transmissions (Fabregas :8 ;27, Arshavin 27). On entendit un instant que l’avantage de Chelsea sur Arsenal était son soutien aux attaquants. Cette remarque fut d’autant plus choquante qu’Arsenal dans l’ensemble apporta plus de soutien à ces attaquants mais la faute à des centres médiocres ne put s’en servir. Alors oui les gunners ne sont pas très grands mais on ne se donnait aucune chance si le service qu’on leur adresse etait bien trop haut quand il ne passait même le premier rideau. On peut attribuer cette faiblesse dans les centres à leurs auteurs mais aussi au fait qu’Arsenal, en dépits de quelque deux contre 1, ne faisait pas de différence nette avant de centrer. Ou quand il la faisait, via une percussion de Traoré (9) ne centrait pas !

La première occasion du match vint d’une action construite sur le coté doit : un centre de Sagna fut remisé en retrait du talon par Arshavin pour Fabregas dont la reprise allait étré contré par un défenseur de Chelsea (3).

Loin d’être impressionnant les blues ? Mikel était dépossédé du ballon dans la construction et et Arshavin servait Eduardo lequel  élimina Terry mais fut contré ensuite obtenant ainsi un corner (7).

Arsenal fixait dans l’axe via Arshavin et Eduardo puis Fabregas donnait sur le coté pour Nasri mais le centre était trop aérien (15).

Chelsea se projetait et Lampard faisait une différence nette grâce à un contrôle orientée vers l’axe du terrain. Puis il cherchait Drogba d’une passe croisée vers la profondeur. Drogba ne pouvait se saisir du ballon mais derrière lui Anelka avait surpris Sagna dans son dos. A la lutte avec ce dernier il fut contré en tirant en tombant par Almunia sortit de sa ligne de but (17).

Denilson cherchait Eduardo derrière la défense : Cech était prompt pour devancer le brésilien (31).

C’est Chelsea qui ouvrit donc le score dans ce match : Un long ballon dans l’espace fut chassé par Anelka qui obtint ainsi une touche coté droit. L’équipe de Chelsea put, grâce au travail du français investir le camp adverse. La touche fut jouée et dans la foulée le ballon passa de droite à gauche. Lampard d’une passe vers l’avant trouva Cole qui dribbla vers l’intérieur et son pied droit. En toute logique (vu ses capacités avec son pied faible) il revint d’un dribble extérieur vers son pied gauche pour centrer. Sagna dans un duel qui se déroulait dans la surface se montra trop laxiste dans son marquage de l’anglais qui put le contourner avec son centre. Derrière lui Gallas se montrait incapable d’intercepter ce centre. Derrière Gallas Drogba devançait Vermalen et marquait d’un plat du pied droit décroisé qui heurta le haut du poteau avant de rentrer dans les buts d’Almunia :0-1 (41).

Milan vs OM analyse

26 novembre 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans 5ème journĂ©e

L’OM a du se contenter du nul sur le terrain de l’Ac Milan. Un résultat plus que défavorable (voir fin d’article) pour une équipe olympienne qui fit bonne figure face au Milan mais pécha dans le réalisme défensif et offensif.

milanomRéalisme devant le but, réalisme aussi dans la stratégie, et les erreurs qu’on avait noté au Real par exemple, on les retrouva aussi et ce fut un des axes de jeu des milanais. C’est à dire d’une part une première ligne qui joue haute (ou pas d’ailleurs) mais ne presse pas (constamment) le porteur de balle et d’autre part une défense qui ne joue pas assez bas pour éviter la solution dans la profondeur.
Ainsi Milan chercha à jouer derrière la défense et la plupart du temps vers son joueur le plus rapide, Pato (1 ;4 ;33 par exemple). Il se trouve que ce dernier est ailier droit et se retrouva donc en face de Taiwo. Cela ne saurait suffire à faire du nigérian le coupable des maux olympiens.
Car c’est une chose de regarder les conséquences d’une tactique qui expose, c’est autre chose de plus profond que d’analyser les causes de cette exposition et les causes ici qui exposèrent les marseillais c’est cette liberté laissé aux joueurs milanais dans la relance et cette défense qui ne colle pas au milieu (de par sa lenteur) mais ne joue pas bas non plus ce qui les expose à triple titres :

D’une part la latitude laissée permet la précision adverse dans la relance. On ne peut pas laisser à ce niveau 5 mètres aux joueurs adverses sans le payer.

D’autre part le fait de ne pas, dans ce contexte, fermer la profondeur offre cette solution à l’adversaire.

Enfin cette solution est d’autant plus pertinente que les défenseurs marseillais ne sont pas, on pense particulièrement à Heinze, Bonnart et Diawara, des foudres de guerre quand il s’agit de rivaliser en vitesse en devant en plus se retourner.

Et finalement Taiwo sauva par sa vitesse à plusieurs reprises son équipe par ses duels gagnés (1 ;6 ;11 ;40 ;60) ou ses interceptions (4 ;21 ;60 ;86).

Le Milan exprima comme d’habitude (même si le 433 vient limiter les problèmes) des difficultés dans la gestion des espaces et leur temps fort, on pense au début de seconde période coïncida avec la période où ils jouèrent en équipe et non avec une partie défensive d’un coté et une offensive de l’autre et pas grand chose (si ce n’est personne) entre les deux. Il y eut peut-être de la prudence dans ce choix de la part des défenseurs centraux Nesta et T.Silva.
Il y a surtout un déficit physique (qu’il soit volontaire, = pas de volonté de défendre par exemple, ou « involontaire », = une incapacité) chez des joueurs comme Ronaldinho, Seedorf, Pirlo Ambrosini, Pato, Oddo, Zambrotta qui fait que ces derniers ne peuvent durablement joindre les deux bouts.

C’est cette différence physique qui permit à l’OM de dominer. Des joueurs comme Cissé (23 ;64), Cheyrou (30 ;32 ;39) se montrant capable de faire le piston entre la défense et l’attaque.

Marseille qui s’aligna dans un 4411 dans ce match avec un Lucho libre de naviguer entre le milieu (il fut parfois un troisième milieu axial) et l’attaque pour soutenir Brandao (visé par un jeu long qui ne fut pas l’arme unique des olympiens: 7 ;29 ;31 ;33 ;40 ;43 ;44) et gênait la relance adverse. C’est ainsi qu’on le retrouva à plusieurs reprises en position de relais. Ce dispositif n’était pas neutre défensivement et dans le contexte de ce schéma du soutien de Niang pour Taiwo était exigé et à l’image de cette action de Pato(30), il fut manquant. Evidemment regarder l’arrivée du problème fait pointer du doigt Taiwo. Regarder le départ de l’action fait voir que le brésilien arriva lancé et en était donc d’autant plus difficile à arrêter.

Milan se disposa pour sa part en 4-21-3 avec des espaces conséquents entre ce qui devint clairement sa partie défensive et celle offensive.

Les actions de jeu avec une absence de pressing et de l’espace dans le dos de la défense marseillaise furent légions : c’est sur une action de ce type que Milan fut la première à se montrer dangereuse. Pirlo laissé libre de dicter le jeu par Lucho adressait une balle piquée derrière la défense marseillaise en son coté droit : Bonnart était battu par Zambrotta qui arriva lancé dans la surface mais n’enroula pas suffisamment sa frappe coté opposé : Mandanda repoussait la frappe du latéral italien (5).

Marseille commettait ensuite une erreur d’un autre type, celle de la perte de balle en période de construction. Erreur d’importance en ce que elle intervint alors que l’idée est dans cette phase de se projette vers l’avant et qu’elle prend donc à revers la plupart de ses joueurs. Ainsi Niang perdit le ballon et Taiwo n’était plus là pour suppléer Heinze qui se trouva seul face à Borriello servi par Pato. L’attaquant italien n’est pas le plus rapide des avant-centre mais cela allait suffire il revint donc vers l’intérieur avant de dribbler extérieur et d’enchaîner face à Mandanda d’une frappe à ras de terre en ouvrant son pied gauche : Le ballon passait entre les jambes du N°2 de l’équipe de France : Milan 1 OM 0 (9).

Le joueur sénégalais se rattrapait et il était à l’origine de l’égalisation. Trouvé dans l’espace coté gauche grâce à une ouverture de Lucho, il gagnait son duel avec Oddo puis centrait en retrait. Un centre difficile pour Dida car à une hauteur basse et qui lui échappe. Il détourna mais cela orienta le ballon dans l’axe de la surface et Lucho à l’affut trompait le joueur positionné sur la ligne, Zambrotta : Milan 1 OM 1 (15).

Abriel effectuait un 1-2 avec un Lucho en appui mais la frappe du gauche de l’ancien lorientais terminait à droite des buts de Dida (18).

espaceNesta sortait au duel sur Brandao. Le ballon échoyait à T.Silva qui laissé libre de manœuvrer à sa guise nous faisait apprécier la qualité de son jeu long.

D’une balle piquée il trouva derrière la défense Borriello qui vint buter sur Mandanda (23) mais sans ballon car c’est bien Diawara qui revint de l’arrière tacler le ballon de façon décisive dans les pieds de l’attaquant milanais.

Abate qui avait remplacé Oddo ne disposait pas de solution devant lui. Il donnait latéralement vers Nesta mais Lucho interceptait. Il dribblait latéralement Nesta mais suite à cela il appuya trop sa passe pour Niang qui parvint quand même à la récupérer mais la qualité du mouvement marseillais et de son centre s’en ressentit et Pirlo, devant Dida, pouvait intervenir (36).
Milan répondait avec un autre ballon long derrière la défense de Silva pour Pato (auteur d’un appel croisé). Diawara n’attaqua pas le ballon et se trouva lobé par le rebond. Taiwo gêna le brésilien dans sa reprise qui passa in fine au dessus des buts (37).

Niang éliminait Abate coté droit puis résistait à Nesta. Mais sa passe en retrait le fut trop pour Brandao qui ne put infléchir sa course (46).
Mandanda sortait sur un corner mais relâchait le ballon : Silva en héritait mais choisit alors l’option la plus difficile, la frappe dans un angle fermé, alors qu’une passe devant le but aurait au moins exposé la défense marseillais en ce que Mandanda ne gardait plus celui-ci (48).
La mi-temps fut sifflée sur ce score de 1-1.

Inter vs Barca analyse

25 novembre 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans 5ème journĂ©e

Le FC Barcelone s’est justement imposé 2 buts à 0 face à l’Inter de Milan de José Mourinho. Une victoire qui les place en tête du groupe devant leur adversaire du soir car dans l’autre groupe Kazan a été tenu

Groupe F J V N D BP BC Pts
Barcelone 5 2 2 1 5 2 8
Inter 5 1 3 1 5 6 6
Rubin 5 1 3 1 4 5 6
Kiev 5 1 2 2 6 7 5

en Ă©chec Ă  domicile par Kiev. La situation est « simple » dans ce groupe en ce que si  l’Inter et Barcelone gagnent leur dernier match ils seront qualifiĂ©s. Pour Kazan aussi c’est simple une victoire Ă  l’extĂ©rieur en terres italiennes les qualifierait. Pour Kiev l’affaire est plus complexe en ce que pour ĂŞtre sĂ»r d’ĂŞtre qualifiĂ© il leur faudra s’imposer 2-0 au minimum Ă  domicile contre le champion d’Europe en titre. Cela veut dire que les deux premiers de ce groupe après cette 5ème journĂ©e peuvent encore ĂŞtre Ă©liminĂ©s. Situation qui Ă©tait difficile Ă  envisager au tirage au sort surtout quand on sait que les matchs 3 et 4 n’opposaient pas les deux grosses Ă©quipes de ce groupe.

VoilĂ  pour la situation au classement.

Le Barca a donc remporté le match qu’il ne fallait pas perdre et ils se seront montrés largement supérieurs à une équipe de l’Inter dont on se demande quel était son ambition dans ce match. Elle ne reproduit pas la stratégie de l’aller que ce soit celle qui avait été déployée en première période (avec un gros pressing) ou seconde période (avec un gros replis défensif matérialisé par la fermeture des espaces derrières avec des milieux très proches des défenseurs)1

En effet, le pressing quand il vint ne suivait pas des ballons longs qui auraient pu repousser le Barca dans son camp et gêné la relance catalane. De plus il y avait trop d’espaces entre leurs lignes pour rendre efficace ce pressing et d’autant plus quand on connaît la qualité technique des catalans. Il faut ajouter à ce qui est déjà en soi un lourd handicap à surmonter que leur organisation en 442 losange, plus une volonté de se déplacer en équipe dans la largeur selon l’endroit où se trouvait le ballon, les exposait aux cotés opposés où il l’exerçait quand ce n’était pas des deux cotés quand leur venait la fâcheuse idée de presser dans l’axe (12 ;15 ;22-23 ; 31).

Il n’optèrent  pas non plus pour le choix de la seconde pĂ©riode du match aller ou de  Chelsea au Camp Nou la saison dernière c’est Ă  dire attendre le barça dans ses 40 derniers mètres (ce qui limitait les options de jeu court ou entre les lignes) et les inciter Ă  jouer long, Ă  procĂ©der par centre domaines oĂą prĂ©parĂ©s de la sorte ils auraient eu du rĂ©pondant.

Le résultat de l’optique choisie ne fut pas catastrophique pour l’Inter (à relativiser par le fait qu’ils furent menés 2-0 après 25 minutes) en occasions concédées si on considère :

d’un coté, les dangers inhérent à leurs choix développés plus haut, le peu de possession de balle qu’ils eurent (61-39 en première période) et le déchet qu’ils montrèrent techniquement (Maicon : 4 ;33 34, Milito : 22 ;24 ;27, Stankovic : 28 ;29 ;34 ;37) et leur domination dans le domaine de la vivacité (on pense à des duels opposant Pedro à Maicon, cf 23, ou Iniesta à Lucio, cf 16).

De l’autre la variété du jeu barcelonais (profondeur : 2 ;5 ;6 ;7 ;8 ;28 ;37 ;43, appui via Henry positionné dans l’axe : 15 ;31, les centres qu’ils soient effectués sans décalage préalable ou après fixation : 9 ;11 ;18 ;24 ;25 ;43), la qualité du pressing exercé (1 ;7 ;8 ;20 ;28 ;38 ;39 ;43 ;44) grâce à la solidarité dans le replacement défensif et le soutien offensif.

barceloneinterLe Barca se disposa dans son 433 habituel mais le personnel, la faute aux blessures, changea. Pedro prit le positionnement d’Henry coté gauche alors que le français remplaçait Ibrahimovic poste pour poste. Iniesta remplaça lui Messi mais laissa son couloir (en se recentrant et dans l’ensemble se déplaçant avec une grande liberté sur le front de l’attaque : cf 16 ;31) à Alves qui participa fréquemment aux attaques. C’était un peu l’inverse coté opposé avec un Pedro qui garda plus le couloir tandis que Abidal incertain se concentrait sur les tâches défensives.

C’est suite à un centre d’Alves que Barcelone se procura la première occasion. Il obtint en corner qui fut tiré de la gauche. Piqué prolongea vers le second poteau mais Lucio mettait en corner (3).

3 minutes plus tard (6), Iniesta qui avait balayé le terrain pour se retrouver coté gauche centrait rentrant mais nous semble-t-il Pedro fut trop court pour décroisé de l’extérieur du droit ce centre. César s’emparait finalement du ballon.

Le Barça ouvrait le score suite à un corner. Cette fois c’est Henry qui du haut du crane prolongea du premier vers le second poteau : Piqué était à la réception et marquait du plat du pied droit en croisant son tir : 1-0(9).

En appui Henry était stoppé irrégulièrement aux abords de la surface. Xavi tenta bien d’enrouler au dessus du mur mais sans pourvoir trouver le cadre (19).

À la 26ème minute, le Barca doublait la mise : un jeu en triangle dans l’axe droit se terminait pas une passe à une touche de Xavi pour Alves qui avait pris son couloir : il centrait de façon piquée pour Pedro qui lancé marquait d’une volée du gauche qui n’était pas des plus puissantes mais vint de près (8 mètres environ). On a dans l’idée que César qui détourna dans ses buts cette frappe ne sera pas ravi de son intervention : 2-0 (25).

L’Inter répondait : Abidal pressait dans son camp donnait en retrait à Valdes qui manquait son contrôle (il ne sera pas impérial plus tard non plus dans son jeu au pied :42) mais parvenait à tacler dans les pieds d’Etoo : le ballon parvint alors à Stankovic qui sans gardien dans le but adverse tenta de réaliser un tir piqué : mais il ne cadra pas ne forçant pas de fait un des défenseurs qui avaient couru en retrait pour couvrir leur portier à intervenir. (34).

.

  1. Faut il y voir la consĂ©quence des absences attendues de Ibrahimovic et Messi (les deux finalement sur le banc)? Si c’est le raisonnement qui a Ă©tĂ© tenu c’est oublier le fait que le Barca est une Ă©quipe plus qu’une somme d’individualitĂ© et qu’Ă  ce titre ils peuvent passer outre l’absence d’un ou deux joueurs importants.

Mais dans quel monde vit-on ?

23 novembre 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans Humeurs

france-henryC’est vraiment la question que l’on se pose après la semaine dernière et les réactions à la qualification de l’équipe de France face à l’Irlande, entachée de la tricherie du joueur de Barcelone, Thierry Henry.

Idiotie dans les tentatives d’explications ou de justifications, indécence dans les propositions pour remédier au problème à tel point qu’on en est rendu à se demander si l’objectif est de répondre à la question que posa cette (ces) main (s) volontaire (s) du joueur français pour offrir le but à Gallas. Dans ce contexte que faire ? proposer.

C’est de cette façon que nous allons procéder.

Qu’est ce que l’idiotie ? Dans le langage familier on parle d’idiotie Ă  propos d’ « acte, parole qui dĂ©note un esprit borné ; action inconsidĂ©rĂ©e ». Quel autre terme conviendrait mieux aux explications et justifications suivantes à savoir :

1- les autres aussi trichent alors pourquoi pas la France et Henry ? La transposition de ce genre de remarque dans la vie courante fait froid dans le dos. C’est un appel à l’anarchie, bonjour liberté !

2- Qu’aurait fait les irlandais si la situation avait  été inversée? Ce qui est une façon de dire que les irlandais ne se plaignent que parce qu’ils en ont été victimes mais se seraient bien gardés de crier au loup si c’est eux qui en avaient profités. Autrement dit : la gravité ici ne serait pas tant de l’avoir fait que d’en avoir profité. Bonjour morale !

3- Roy Keane (irlandais qui joua Ă  Manchester United et entraine aujourd’hui le club de D2 anglaise Ipswich), lui, nous proposa du « bien fait » et remarqua que si les irlandais avaient saisi leur chance ils seraient passĂ©s quand mĂŞme et que sur l’action du but français l’Irlande dĂ©fendit mal. Comme si cela justifiait l’effraction aux règles du jeu de la France: bonjour sportivité !

4- De toutes façons, il y avait penalty sur Anelka quelques instants plus tôt. Ici l’idée est semble-t-il de dire que certes c’est une injustice mais que cela ne faisait qu’en réparer une autre. Bonjour justice ! Là aussi transposer ce genre de raisonnement dans la vie courante fait froid dans le dos. Il consistera par exemple à vouloir un coupable à un délit peu importe si le coupable en question l’est.

Ceci intervint dans une ambiance où après l’indignation première (le lendemain du match) les journalistes infléchirent leur position (c’est dire sa force !) et :

prirent des excuses circonstanciées d’Henry pour des excuses tout court car il y a une grande différence entre « je m’excuse mon comportement était indigne », et « je m’excuse SI j’ai blessé des gens ».

prirent au sérieux la proposition de rejouer le match d’Henry alors qu’il aurait pu la faire dés ses premières déclarations d’après match, voir le lendemain de la rencontre mais le fit le vendredi quelques heures après que la Fifa ait déclaré cette hypothèse impossible.

remirent en cause (Équipe du vendredi 20 novembre) les conclusions faites de l’action entre Anelka et Given en disant que c’était plus discutable (le fait qu’il y ait penalty ou pas) alors que le lendemain du match le témoignage de leur expert était censé avoir résolu la question, l’ancien arbitre français Quiniou ayant dit de la façon la plus claire que de penalty il n’y avait pas.

ne s’indignèrent pas quand un Evra leur disait que les français par fierté ne devraient pas polémiquer sur son compte mais lui faire une statut (Équipe du 21 novembre) ou leur rapportait que Henry était déçu du manque de soutien venu de France.

Dans ce contexte désastreux pour la pensée en général et pour le journalisme en particulier, que pouvait-on attendre des propositions de solutions qui pouvaient en sortir ? Pas grand chose et on n’allait pas être déçu. L’indécence (action de ce qui est contraire à la décence, à l’honnêteté, à la bienséance) était au rendez-vous :

Ces propositions (mondiales) quelles furent-elles ? en gros de 2 types : introduire la vidéo pour le futur et refaire le match pour le cas d’espèce.

Dans the sun (du samedi 21 novembre), Terry Venables proposa ainsi de faire recours à la vidéo en ajoutant qu’il fallait cependant se garder de procéder comme au tennis (où les joueurs ont chacun 3 challenges par set) et laisser cette initiative à l’arbitre. Mais comment arguer de cette manière quand on sait que l’arbitre en question M.Hansson a assuré les joueurs irlandais qui protestaient après le but qu’il était sûr que de main il n’y avait pas eu. Assurément  on n’est pas dans un cas où peu sûr de son fait il aurait fait appel de lui même à la vidéo. Comme dans l’hypothèse de Venables (sélectionneur de l’Angleterre lors de l’euro 96) les équipes n’auraient pas cette solution on est dans ce cas précis, sans aborder le problème de la vidéo dans son ensemble, ce que nous ferons plus bas, face à une proposition qui n’aurait pas résolu le problème qu’elle entendait solutionner. Bonjour solution !

La seconde proposition fut celle , en gros des irlandais, de rejouer la rencontre : mais proposer cela c’est

France vs Irlande Notation

19 novembre 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans Equipe Nationale

Vous trouverez ici une notation des joueurs de l’équipe de France qui affrontaient l’Irlande à l’occasion du match retour des barrages pour la qualification au mondial de football 2010 qui se déroulera en Afrique du Sud. En raison de la qualité de la rencontre (ce qui en signifie pas que la qualité fut au rendez vous des deux cotés), de son intensité la note maximale est bien de 10/10 contrairement au match aller où nous avions fixé cette barre à 8/10 (ce qui donnait une moyenne à 4/10, voir ICI la notation du match aller)

Lloris 6.5 : s’il déçut sur une relance (7) au pied, ce fut là un de ses deux « seuls » impairs de la soirée (l’autre consistant en une sortie dans le vide sur corner à la 108ème) car il ne pouvait rien sur le but et par ailleurs se montra attentif comme sur ce ballon dans la profondeur de O’Shea pour Keane (11), sur cette remise de la tête de Lawrence pour ce même Keane ou sur d’autres phases de jeu, celles-là arrêtées (42 ;47 ;117 ;118). Si cela vint droit sur lui il écarta quand même le danger face à Duff en seconde période.

Gallas 1 : dominé dans les airs (il peina pour contenir Doyle ainsi cette faute :45), embarqués par l’appel de Doyle sur le but irlandais, limité à la relance ce qui ne lui permit pas de suppléer dans ce domaine ses partenaires du milieux.

EscudĂ© n’avait pas mal dĂ©butĂ© avec un duel gagnĂ© (1) et une interception (3). Cela ne saurait prĂ©sager de ce qu’il aurait pu advenir ensuite. Victime d’un coup de coude d’Evra dans une lutte aĂ©rienne il fut remplacĂ© par Squillaci (1) qui rendit une copie « similaire » Ă  celle de Gallas. Il eut une attitude contestable avec McShane comme quand, avant un corner offensif, il vint heurter sans raison l’irlandais avec qui il avait dĂ©jĂ  eu maille Ă  partir sur les phases arrĂŞtĂ©es prĂ©cĂ©dentes.

Sagna : 1 comme samedi dernier il fut des deux latéraux celui qui prit le plus son couloir mais à l’exception d’un centre pour Anelka après s’être débarrassé de Duff il fut assez décevant dans la distribution : sur cette sortie il ne semble pas capable de centrer sans débordement ou décalage préalable. Il y en aura pour regretter Sagnol. Rapide il est mais rien il ne put quand il se retrouva en infériorité numérique face à deux irlandais dans son couloir comme sur le but. Lui aussi fut assez décevant à la relance comme sur cette passe en retrait alors qu’il était en couverture suite à un corner pour son équipe (97).

Evra : 4.5 sous-exploité offensivement et face au meilleur coté défensif irlandais (Lawrence-O’shea) il fit le boulot défensivement à l’image de ces couvertures (17 ;49). Un contrôle aérien raté (94).

A.Diarra : 0 La France joua tellement bas qu’à un moment du match c’est lui qui se trouva chargé de Doyle (85). Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il fut loin du niveau escompté, incertain techniquement (passe, contrôle : 3 ;92 par exemple) et loin d’être exemplaire dans le défi physique (35 ;68). Il fut moins mauvais que L.Diarra : il faut bien voir aussi qu’il fut aussi nettement moins entreprenant.

L.Diarra : 0 s’il est vraiment le dépositaire du jeu de Madrid (à entendre certaines gazettes, l’Équipe, les journalistes canal, on le croirait) alors le club de Florentino Perez va au devant d’abyssale difficulté. Il fut tout simplement indigne perdant des duels par paquets (19;42 ;49 ;55 ;60 ;63 ;76 ;89) quand il ne se gênait pas avec un partenaire (Sagna 108) lui qui fut avec A.Diarra (19 ;22 ;42 ;43 ;43 ;49 ;49 ;58 ;63 ;89 ;92 ;92) visé par le pressing irlandais. En général son jeu de passe fut médiocre ainsi ses ratés (30 ;45 ;45 ;60 ;85 ;88) ou cette absence de relance vers l’avant qui se caractérisa par un passe finalement en retrait pour Lloris (79). Sa passe, de nouveau en retrait, mal ajustée qui fut intercepté par Keane aurait pu sonner le glas des espoirs français (90). Qu’il soit titulaire en équipe de France en dit long sur le vivier français au poste qu’il occupe.

Anelka : 0 Actif mais sur une partie du terrain seulement : il n’inquiéta pas Given avec ses frappes lointaines (15 ;45 ;59 ;71), fut en difficulté sur le plan physique (duels perdus : 76 ;79 ;90 ;90 ;91), et techniques (conduite de balle suspecte : 40 ;82). Une main en pleine surface irlandaise symbole de l’esprit français (119) des prolongations au cours desquels il tenta avant le but de duper l’arbitre avec son plongeon dans la surface (97). Attitude qui ne mérite aucun encouragement. Obtint quelques fautes dans son duel avec McShane (70 ;74).

Gourcuff : 0.5 alors que ses milieux et défenseurs étaient en difficulté on pouvait espérer qu’il décrocherait pour sortir ces derniers de la mouise. Si on excepte cette transversale (44) il n’en fut rien quand il ne venait pas semer lui même la pagaille avec des passes improbables (ou venir apporter son lot de passe en retrait) et sa propension très limitée à conserver le ballon (4 ;28) dominé qu’il fut à dans l’impact physique (67 ;76 ;81). Offensivement on nota comme points positif ce contrôle orienté et cette passe dans la profondeur sur des contres français (9 ; 68) et comme négatifs un centre qui ne passe pas le premier rideau défensif (15), une talonnade pour personne (36) et plus avant une passe vers la profondeur à contre-temps (48). Un coup franc centré non dévié (70) et un autre qui ne créa pas le danger (74). Dans l’ensemble il fut peu disponible et en dedans physiquement.

france-henryHenry : 0 Un tricheur qui sortit la France de ce qui était un mauvais pas. Il y avait la main de Vata il y aura la main de Henry. Un amoureux du jeu, ce qu’il prétend être (en tout cas c’est le message qui est relayé) n’aurait pas agi de la sorte. En première période il avait déjà obtenu un coup franc en attrapant le maillot d’O’shea puis en le relâchant en tombant pour duper l’arbitre (14). Un match où il ne sembla jamais capable de faire la différence balle au pied (4 ;27 ;36). Cela ne saurait justifier son geste. On ne sait pas si la Fifa pratique l’arbitrage vidéo à posteriori mais si c’est le cas le mondial n’a pas besoin de joueur de cet acabit. Une sanction exemplaire, du type de celle qui rendrait caduque sa participation au mondial, ferait réfléchir à deux fois les joueurs armés d’intention comme celle qui fut la sienne hier soir.

On ne sait pas si les français seront vraiment embarrassés par son geste : mais ils auront un moyen très clair de le montrer.

Gignac : 0.5 Mis à part son rush sur le contre français (9), et son tir contré de près en seconde période (55) ? Pas grand chose ou plutôt si, des approximations comme ces trois contrôles de balle ratés en première période (1 ;28 ;40) ou ces duels perdus (56 ;67 ;76). Remplacé par Govou qui occupa son couloir défensivement et offensivement ce qui marquait déjà un changement.

L’essentiel c’est de gagner… et peu importe les infractions aux règles du jeu !

19 novembre 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans Equipe Nationale

france-henryLe prĂ©sident Sarkozy oublia ce complĂ©ment (mais vu les circonstances ne pas ajouter ce complĂ©ment, ou un autre, c’Ă©tait lui donner plus de portĂ©e encore car c’est le message qui demeure en l’Ă©tat) dans son intervention d’après match (il dit prĂ©cisĂ©ment: « l’essentiel est lĂ : la France est qualifiĂ©e« ). Car il fallut cette fois plus qu’un tir dĂ©viĂ© par un irlandais pour se sortir du guĂŞpier irlandais pour ce match retour des barrages qualificatifs pour la coupe du monde 2010 qui se dĂ©roulera en Afrique du Sud.

Vice, lâcheté, aveu d’infériorité, cupidité, appelez cela comme vous vous voulez. Mais on tourne bien autour de la notion employée par la France en prolongations pour obtenir l’égalisation qui élimina des irlandais qui auront donné dans l’esprit et sur le terrain une leçon de football aux joueurs de Raymond Domenech.

Las pour eux et comme au match aller ils manquèrent cruellement d’efficacitĂ© et cela les mit Ă  portĂ©e de fusil des « braconniers » français, fĂ©lons de classe.

La France ira donc au mondial mais que peut-elle y espérer, elle qui a étalé ses faiblesses  individuelles et collectives lors de ce match retour (voir notation)? Gallas, Squillaci, les deux Diarra, pour des raisons différentes il n’y en avait pas un pour rattraper l’autre et c’est sur leur incapacité à utiliser le ballon balle au pied que l’Irlande construisit une partie de sa toile. Comment pratiqua-t-elle ? En jouant long vers Doyle ou Keane ou carrément dans le dos de la défense française elle repoussa celle-ci dans son camp. Puis elle pressa les défenseurs et milieux défensifs français (19 ;22 ;42 ;43 ;43) via ses attaquants et ses milieux.

La seconde partie fut leur connaissance du fait qu’il n’avait rien à craindre du jeu long français.

franceirlandeCela eut un rĂ©sultat : le fait que l’Irlande put presser (via les joueurs Ă©voquĂ©s) en laissant des espaces derrière elle, plus prĂ©cisĂ©ment entre ses milieux et sa dĂ©fense, ce qui permit Ă  l’arrière garde irlandaise de rester suffisamment bas pour priver dans l’ensemble la France de solutions dans la profondeur. Et, quand il ne parvenait pas Ă  glaner les seconds ballons (ceux qui suivent le jeu long) ces espaces, elle les rĂ©duisait via son action sur le porteur du ballon ce qui permettait (en freinant la relance) par exemple du replacement Ă  l’opposĂ©, ruinant toutes chances, si jamais exception une transversale d’un des 4 sus-citĂ©s (ou d’un Gourcuff dĂ©crochant) parvenaient Ă  destination (si elle Ă©tait tentĂ© double condition qui annihilait presque cette alternative) qu’elle crĂ©Ă© un dĂ©calage.

Une fois le ballon récupéré haut (7 ;8 ;17 ;20 ;30 ;34 ;34 ;35) le soutien de défenseurs latéraux (ou d’attaquants venant combiner)  permettaient des enchaînements cette fois à terre qui avaient pour fins des centres. Ainsi ceux de Lawrence (2 ;25), Duff (4 ;17 ;29 ;31 ;34), Doyle (17), O’shea (37).

Ce jeu à terre il y en eut après la récupération consécutive au pressing. L’idée était toujours cependant de procéder par des joueurs en appuis dos au but adverse qu’il s’agisse de Doyle ou Keane.

On parlait de la faiblesse technique des joueurs de derrière coté français, que dire de ces interventions de Gourcuff qui ne parvint que de façon résiduelle à conserver le ballon ou le donner sans le perdre. Ses compères, Anelka, Henry et Gignac même si isolés (par tout ce qui précéda ce qui ne saurait justifié l’indigence technique) ne départirent pas dans cette médiocrité ambiante avec un festival de contrôles ratés.

Ils étaient isolés mais qui leur interdisaient de venir se replacer en défense pour aider leurs camarades puis en conséquence leur offrit des solutions pour ensuite ressortir vers l’avant ?

Dans ces conditions les actions françaises furent peu légions et indice d’une équipe qui peine à la création ces frappes lointaines (34 ;37 ;45). Déviées par personne elle n’inquiétèrent pas Given.

La première action fut sans surprise après ce préambule irlandaise : Gourcuff perdit le ballon sur le coté gauche français près de la ligne de touche au niveau du rond central. L’Irlande récupéra, passa par l’axe pour alerter sur son coté gauche Duff qui centrait vers la surface : Keane était trop court pour reprendre de la tête (4).

La France « répondait » sur contre. Tout partit d’un corner irlandais qui ne trouva personne sauf Gignac qui se lança dans un rush, transmit arrivé dans le camp adverse à Gourcuff qui décala dans l’axe droit Anelka qui prolongea à une touche pour Henry dans la surface. Lequel voulut passer en retrait mais la défense irlandaise replacée écartait le danger (9).

Evra, et pas pour la seule fois dans cette rencontre, était décisif : il intercepta en effet un centre de Duff  alors que derrière lui Lawrence était à l’affût au second poteau (17).

L’Irlande récupérait la possession haut dans la partie de terrain française : le ballon passait ensuite à droite et sur une passe en retrait Lawrence centrait vers la surface mais il ajustait mal sa transmission et ne pouvait trouver Keane. Sagna comme Evra précédemment (à la différence près que le centre était moins bien ajusté) dégageait de la tête car un autre irlandais se trouvait derrière lui. (21)

Un nouveau centre parvenait de la gauche : Lawrence remisait pour Keane mais Lloris sortait avec promptitude sans pouvoir s’emparer du ballon mais l’essentiel avait été remarquablement effectué (23).

Sur un long ballon, Doyle déviait pour Keane vers le coté droit : le joueur de Tottenham passa en retrait pour Lawrence qui centra : Doyle décroisait trop sa tête et la France disposait d’un 6 mètres.

O’shea jouait long et l’Irlande récupérait le second ballon : puis l’action passait de droite à gauche : le replacement des joueurs offensifs de couloirs français étaient inexistant : A.Diarra vint donc compenser mais en retard, il ne gêna pas Kilbane et Duff qui éliminèrent Sagna à leur guise. Une fois passé Duff alla au bout et passa en retrait juste avant la ligne de but. En retrait Keane seul (par la combinaison du fait que Gallas et Squillaci avait été embarqués par l’appel au premier poteau de Doyle et que la compensation évoquée plus haut empêchait une couverture de A.Diarra) trompait Lloris d’une frappe décroisée du plat du pied droit : 0-1 (31).

C’est sur ce score que fut atteinte la mi-temps car la rĂ©action française fut timide en l’espèce un dĂ©bordement de Sagna suivi d’une passe latĂ©rale au niveau de la surface pour Anelka lequel tira du gauche après un dribble intĂ©rieur: il en obtint un corner (38).

Federer Roger

18 novembre 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans f

Vous trouverez ici une fiche du joueur de tennis suisse Roger Federer comportant une analyse de son jeu mais aussi des informations plus classiques comme sa date de naissance (et son lieu), le nom de son entraineur, sa taille, son poids, s’il joue son revers Ă  une ou deux mains ou encore depuis quand il est professionnel.

Fiche d’identitĂ©
federerfiche Nom:

Date de naissance (+ lieu)

Lieu de résidence

Taille

Poids

Droitier ou gaucher

Revers Ă 

Professionnel depuis

Entraineur

Federer

08/08/81 à Bâle

Oberwill (Suisse)

1m85

80kg

droitier

1 main

1998

Ivan Ljubicic/Severin LĂĽthi

Analyse
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Palmarès en grand chelem

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Wimbledon en 2003, 2004, 2005, 2006, 2007, 2009, 2012, 2017 en 2008, 2014, 2015
US Open en 2004, 2005, 2006, 2007, 2008 en 2009, 2015

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