Villarreal 0 Real Madrid 2 Analyse

29 septembre 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

Le Real s’est imposĂ© 2 buts Ă  0 sur la pelouse de Villarreal Ă  l’occasion de la 4Ăšme journĂ©e du championnat d’Espagne 2009-2010.

villarrealrealLe Real aura bĂ©nĂ©ficiĂ© de deux Ă©vĂšnements favorables Ă  leurs intĂ©rĂȘts, le but prĂ©coce de C.Ronaldo et l’expulsion dans la seconde partie de la premiĂšre pĂ©riode de G.Rodriguez.

L’équipe de Pellegrini montra de bonnes choses dans ce match (pressing haut, dĂ©fense qui suit les milieux et laisse peu d’espace si ce n’est derriĂšre elle mais avec un gardien attentif : 25 ;41, capacitĂ© Ă  jouer dans des espaces courts avec un jeu qui peut ĂȘtre axial si les dĂ©fenseurs latĂ©raux ne participent pas et des stars qui n’en font pas trop Ă  l’image de Ronaldo). Les questions ici sont les suivantes :

Cette dĂ©fense haute, cette Ă©quipe qui joue en bloc, cela peut il tenir sur la longueur d’une saison et mĂȘme d’un match ? Si Ramos semble par exemple avoir la vitesse pour une telle politique (d’ailleurs est il dĂ©sormais considĂ©rĂ© comme un dĂ©fenseur central ?), on fut plus circonspect par entre autre la vitesse de R.Albiol (Ramos reprit en effet Nilmar alors qu’il avait pris en vitesse :69. Plus tĂŽt il avait rĂ©cupĂ©rĂ© face Ă  Cazorla une erreur Ă  la passe de son partenaire de dĂ©fense). Si oui le Real sera trĂšs dangereux car offensivement cela permet de gĂȘner la relance adverse tout en ne laissant que l’option du jeu long (qu’on rend difficile par la prĂ©sence rapprochĂ©e des dĂ©fenseurs) Ă  l’adversaire pour se dĂ©faire du pressing. DĂ©fensivement cela permet une relance facilitĂ©e par la prĂ©sence de joueurs Ă  proximité : l’équipe n’est pas coupĂ© en 2. Ici un problĂšme pourrait se poser cependant dans le cas oĂč l’offensive adverse durerait. Pourquoi : car l’occupation des espaces feraient que le Real sera alors bas dans son camp et ne semble pas en tout cas avec Higuain disposer d’un joueur capable de tenir le ballon dos au but le temps que ses coĂ©quipiers remontent.

Si non la relance pourra ĂȘtre gĂȘnĂ©e par un pressing adverse, et offensivement l’espace qui pourrait apparaĂźtre entre la dĂ©fense et les milieux pourraient alors faciliter l’option du jeu direct pour l’adversaire.

Ce replacement des joueurs offensifs, est-il toujours actif ou peut-il s’agir d’un replacement passif qui rend alors plus facile la tñche des joueurs adverse. Autrement dit ici les joueurs sont en position mais l’attitude ne correspond pas à la position qu’ils occupent.

Si ce replacement est actif se posera la question du rendement offensif des joueurs contraints de faire ces efforts (on pense Ă  Kaka et Ronaldo). S’il est passif le risque sera qu’un adversaire, disposant de qualitĂ© technique bien sur,  puisse camper dans la partie de terrain madrilĂšne.

On voit avec ces questions que l’équilibre du Real est tĂ©nu : car mĂȘme sur le dernier point Ă©voquĂ© on voit que la contre-partie nĂ©gative de quelque chose de positif est proche.

Le Real se disposa en 4141 (ou 4411) dans ce match avec Gago devant une dĂ©fense composĂ©e de Diarra R.Albiol S.Ramos et Marcelo de droite Ă  gauche. La ligne de 4 milieux offensifs fut elle constituĂ©e de Ronaldo Guti Kaka et Granero. Seul en pointe l’argentin Huguain.

CotĂ© Villarreal c’est d’un 442 qu’il s’agissait avec Bruno(qui peut jouer latĂ©ral gauche) en position de milieu central aux cotĂ©s de Eguren. A gauche et Ă  droite on avait Cazorla et Cani. En pointe G.Rossi accompagnait le brĂ©silien Nilmar.

Villarreal qui encaissa un but d’entrĂ©e dans cette rencontre : Guti se fit d’abord dĂ©possĂ©dĂ© du ballon par Rossi aux alentours du rond central avant de lui mĂȘme perdre la possession dans son duel avec Ramos qui dribbla ensuite un autre joueur local pour donner sur sa gauche Ă  60 mĂštres des buts adverse Ă  Ronaldo. Qui disposa d’une vingtaine de mĂštre face Ă  lui ce qui fit qu’il arriva lancĂ© pour effectuer un dribble latĂ©ral qui Ă©limina Gonzalez : sa frappe enchaĂźnĂ©e du droit vers le premier poteau trompa le portier de Villarreal Lopez :0-1 (2).

Ce but tĂŽt bien sur changea la donne tactique. Villarreal eut du mal Ă  passer la premiĂšre ligne madrilĂšne du par exemple Ă  de l’imprĂ©cision dans le jeu long, jeu long rendu difficile aussi par le positionnement adverse (17 ;26).

Cependant quand, la premiÚre passe était précise, quand le replacement était passif il y avait des possibilités.

Ainsi le premier rideau Ă©tait Ă©liminĂ© d’une transversale et in fine Rossi obtenait un corner (11).

Le premier rideau était effacé par du jeu à terre et cela se terminait par un centre de Lopez (17 voir aussi 27 avec un centre qui passa devant le but de Casillas sans que personne ne soit assez prÚs pour le reprendre et 32  de Cani à chaque fois des centres venant de la droite).

Mais dans l’ensemble de cette premiĂšre pĂ©riode le Real tint sa politique d’équipe compact et Ă  l’image de ce mouvement (28) il gĂȘnait la relance adverse (de Capdevilla).

Offensivement ils en tiraient aussi des bĂ©nĂ©fices et ils se crĂ©Ăšrent en plus du but les plus franches occasions de cette premiĂšre pĂ©riode : ainsi Granero rentrait vers l’axe et donnait Ă  Guti qui Ă  une touche prolongeait pour Ronaldo qui lui aussi jouait sans contrĂŽle pour rendre Ă  Ganero. Mais le portugais Ă©tait fauchĂ© par Rdoriguez averti pour la premiĂšre fois dans ce match. Le coup franc n’était pas Ă  distance, c’est plutĂŽt il est vrai le cas inverse qu’il faudrait relever, et la tentative du ballon d’or 2008 terminait dans le mur (12).

Une tallonnade de Guti prenait la dĂ©fense Ă  revers dans l’axe du terrain puis Kaka lançait dans l’espace Marcelo qui passait ensuite latĂ©ralement dans la surface Ă  Higuain mais l’argentin mettait sa volĂ©e du gauche au dessus dans une trĂšs bonne position (22).

Rossi pour Villarreal Ă©tait contrĂ© dans son rush en corner : Rodriguez le reprenait de la tĂȘte mais c’était freinĂ© et sans soucis finalement pour Casillas (24).

Guti jouait directement pour Higuain qui pouvait remiser des 18 mĂštres. Ronaldo reprenait de volĂ©e et sans contrĂŽle mais en mettant trop de puissance pour sa position par rapport au ballon. Ce n’était pas cadrĂ© (27).

Cazorla trouvait Rossi qui prenait le meilleur sur R.Albiol avant de centrer devant le but. Au second poteau le ballon échut à Cani qui effectua un bon dribble extérieur mais se manqua ensuite dans sa conduite de balle ce qui permit au Real de se dégager (33).

Une minute plus tard Rodriguez était expulsé, second carton jaune : cf 12, pour un tacle dangereux sur Kaka (34).

Un 1-2-3 se concluait par une passe de Guti vers Ronaldo qui ne chercha pas à aller au bout (confirmant son approche pragmatique dans cette premiÚre période : cf 15 ;29 ;37 ;39 ;44 et plus avant 65) mais attendit du soutien : sa passe était finalement contré en corner. (37)

Idem dans la conclusion 7 minutes plus tard et sur le corner de Granero qui suivit Ronaldo en pleine surface reprit de volée du gauche mais il ne se pencha pas suffisamment au dessus du ballon et cela terminait au dessus. (44).

La mi-temps fut sifflée sur ce score de 1 à 0 en faveur des visiteurs.

En seconde Villarreal bien que rĂ©duit Ă  10 se montra plus menaçant qu’en premiĂšre pĂ©riode la faute en partie au Real qui baissa d’un ton ses intentions de dĂ©part :

L’espace entre les lignes s’allongea et derriĂšre on Ă©tait plus en peine pour relancer (47 ;50). Idem dans le replacement avec deux diffĂ©rences d’attitude pour Ronaldo : une passive qui ne gĂȘne par les joueurs adverses (56), une bien meilleur avec du harcĂšlement une minute plus tard (57).

C’est sur un pressing haut que Villarreal rĂ©cupĂ©ra le ballon Ă  la suite d’un prolongement de passe mal assurĂ© de Guti dos au but : C’est Rossi qui s’empara du ballon cotĂ© droit pour rentrer dans l’axe et tirer vers le premier poteau : Casillas vigilent s’interposait (47).

Le Real rĂ©pondait, le ballon passait de la gauche vers le centre du terrain et Gago percutait pour dĂ©caler ensuite Higuain. Qui tira croisĂ© vers le second poteau dans un angle fermĂ©. D.Lopez dĂ©tourna mais il fallut la couverture sur sa ligne de A.Lopez pour Ă©viter le passage Ă  2-0. In fine le ballon parvenait Ă  Ronaldo, toujours dans la surface, mais la frappe de l’ailier du Real ne semblait pas cadrer quand elle fut renvoyĂ©e par un dĂ©fenseur (54).

Cazorla s’essayait de loin : A cotĂ© (57) puis Rossi effectuait une percussion (de la droite vers l’axe toujours) avant que Cazorla n’hĂ©rite du ballon : Mais sa frappe trop Ă©crasĂ©e ne mettait pas plus que cela Ă  l’ouvrage le gardien de l’équipe d’Espagne (60).

10 minutes plus tard le Real pliait l’affaire. Guti servait dans l’intervalle milieu dĂ©fenseur Marcelo qui centra vers le but mais son centre fut repoussĂ© du bras par A.Lopez. L’arbitre signalait le point de penalty. Kaka tirait dĂ©croisĂ©e : 0-2 (70). Score final.

Milan 0 Bari 0 Analyse

28 septembre 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

Le Milan Ac a concĂ©dĂ© le nul 0 Ă  0 face Ă  Bari pour le match qui mettait fin Ă  la 6Ăšme journĂ©e de ce Calcio 2009-2010. Les joueurs de Leonardo auront Ă©tĂ© auteurs d’une performance sidĂ©rante.

milanbari0910SidĂ©rante de faiblesse physique, technique, ils n’auront mĂȘme pas su arracher la victoire en fin de match sur une rĂ©elle opportunitĂ© (via Abate) alors que Storari et la dĂ©faillance dans le dernier geste des joueurs de Bari, qui ne sont pas promus pour rien non plus, les avaient laissĂ© dans la partie.

Alors il faut dire quelque chose d’emblĂ©e : le Milan n’a, arrĂȘtez nous si on se trompe, jamais Ă©tĂ© une Ă©quipe capable de briller via la rotation de son effectif. D’ailleurs quand ils gagnĂšrent leur derniĂšre ligue des champions (contre Liverpool en 2007) ils Ă©taient loin de jouer le titre. Et l’entrĂ©e de joueurs comme Bonera et Rocchi n’avait pas Ă©tĂ© pour rien dans la prise d’eau de la seconde pĂ©riode Ă  Old Trafford (dĂ©faite 3-2 alors qu’il menait 2-1 Ă  la pause).
Et si on prend l’équipe qui joua contre l’OM1 comme l’équipe « type » du Milan on se rend compte que 6 des titulaires contre Bari Ă©taient de la partie dĂ©s le dĂ©part vs OM.

Cela n’est certainement qu’une partie des raisons de la performance d’hier soir mais Ă  ne pas nĂ©gliger quand mĂȘme. Car si Milan a toujours Ă©tĂ© exposĂ©, de par la nature de son occupation du terrain et de pressing (le maximum de joueur lĂ  oĂč se situe le ballon), au jeu cotĂ© opposĂ© il n’était semble-t-il plus depuis l’arrivĂ©e de T.Silva (qui prit la place de Kaladze) une Ă©quipe qui joue sur « 70 » mĂštres comme ca pouvait ĂȘtre le cas l’an passĂ© par exemple.
Car si un 442 en losange, ou 4312 peut poser Ă  une Ă©quipe jouant en 442 Ă  plat le problĂšme de l’infĂ©rioritĂ© numĂ©rique dans l’axe du terrain c’est Ă  une condition seulement : que les deux Ă©quipes occupent la longueur du terrain de la mĂȘme façon. LĂ , Milan joua sur « 70 » mĂštres pendant que Bari jouait sur un espace plus resserrĂ© ce qui non seulement leur permit de ne pas ĂȘtre en infĂ©rioritĂ© numĂ©rique mais en plus de ne pas s’user au pressing et dans le replacement comme cela aurait pu ĂȘtre le cas dans un affrontement de systĂšme Ă  occupation d’espace Ă©gal.
Ces grands espaces cotĂ© milanais eurent d’autres dĂ©savantages : les sorties de balle ralenties par la nĂ©cessitĂ© d’allonger ou de procĂ©der par plusieurs passes et la lisibilitĂ© de ces transmissions qui venaient de loin. Milan fut d’ailleurs pris Ă  plusieurs reprises obligĂ©s de jouer dos au but adverse et ce mĂȘme loin de ce dernier (16 avec Seedorf, 24 avec Ambrosini, 40 avec Ambrosini puis Pirlo).

Le rĂ©sultat ce fut la lenteur du jeu local (ainsi ce jeu en appui et au sol vers Huntelaar en dĂ©but de match : 1 ;2 ;9, dans un autre style : 36) et un dĂ©chet trĂšs Ă©levĂ©. Citons pour l’exemple : ce centre de Abate (42), ces passes de Ambrosini (vers Huntelaar dans la profondeur :33), de Seedorf (12 ;26 ;44), Pirlo (41 ;45), Ronaldinho (4 ;4 ;34 ;38 ;40).

Ce dernier tenta bien sa chance seul mais il faisait face Ă  un mur en face de lui et disons le n’était pas dans sa meilleure forme. Ainsi des duels perdus Ă  la pelle : 3 ;4 ;9 ;24 ;27 ;43.

Il y eut aussi le pathĂ©tique avec un Gattuso partant comme un chien fou faire un pressing solitaire dans l’axe du terrain (32) alors que les espaces Ă©taient bĂ©ants pour Bari que ce soit derriĂšre, latĂ©ralement ou devant. Celui de Ronaldinho (40) en fin de premiĂšre pĂ©riode Ă©tait plus justifiĂ© car le Milan Ă©tait alors dans sa meilleure pĂ©riode, jouant haut (interception haute dans le terrain de Nesta ou Kaladze : 37 et 38). Seulement voilĂ  Ă  ce moment personne ne l’accompagna ce qui rendit son pressing tout aussi inutile que dans l’exemple prĂ©cĂ©dant avec Gattuso.
Bari pressa (5 ;9 ;18) donc forçant en partie Milan Ă  jouer dos au but et n’hĂ©sita pas Ă  appuyer lĂ  ou cela fait mal avec des changements de cotĂ© (17 ;22 ;27 ;32 ;30) avec Ă  plusieurs reprises au prĂ©alable une prise d’appui dans l’axe avec Kutuzov en appui. Les joueurs visiteurs Ă©taient dans des cercles vertueux (plus d’athlĂ©tisme de ses joueurs mais plus d’athlĂ©tisme permit par un jeu plus compact) Ă  l’opposĂ© de leurs adversaires ce qui explique leur domination dans ce match.

Il se créÚrent la majorité des occasions franches dans ce match ce qui inclut logiquement la premiÚre période :

Milan se mit en position dangereuse en premier mais Ronaldinho aprĂšs une rĂ©cupĂ©ration d’Huntelaar devant la surface donna dans le dos de ce dernier mettant fin Ă  cette opportunitĂ©. (4).
Dos au but Ă  50 mĂštres des siens, Ambrosini Ă©tait dĂ©possĂ©dĂ© du ballon puis Baretto se lançait dans une course vers le but. Ambrosini pour l’avoir stoppĂ© irrĂ©guliĂšrement Ă©tait averti. Le coup franc, de l’axe droit Ă©tait enroulĂ© vers le but :Bonucci reprenait de la tĂȘte mais ne trouvait pas le cadre (7).

Par derriùre Ambrosini faisait une nouvelle faute sur Donati mais Baretto tirait dans le mur d’environ 19 mùtres.

La transmission Ă©tait lente cotĂ© milanais mais Erbate en fin d’action parvenait Ă  trouver Huntelaar dans l’espace. Le nĂ©erlandais donnait alors en retrait pour Seedorf mais ce dernier gĂȘnĂ© par un dĂ©fenseur ne cadrait pas sa frappe (10).

Bari passait via une transversale droite à gauche puis Rivas centrait : Nesta2 devança Kutuzov mais le renvoi était pour Gazzi qui ne cadrait pas des 16 mÚtres (22).

Huntelaar perdait trop facilement le ballon cotĂ© gauche et dos au but : Salvatore Masiello donnait ensuite Ă  Rivas qui Ă©limina Nesta d’un petit pont puis Kaladze et Abate d’un dribble latĂ©ral : sa frappe enroulĂ©e elle terminait Ă  cotĂ© (28).

Sur un long ballon dans l’espace Alvarez devançait Storari mais ne pouvait que devancer le portier milanais : devant son but Nesta dĂ©gageait son camp (30).

Ca chauffait pour le milan : Kaladze dĂ©viait un centre en corner : qui Ă©tait tirĂ© vers le premier poteau puis prolongĂ© par un joueur de Bari vers le second :Bonucci reprenait alors de la tĂȘte et Storari de façon reflexe repoussait sur sa ligne (34).

Le Milan terminait moins mal la premiÚre période :
aprĂšs une pĂ©riode de possession Nesta rĂ©cupĂ©rait haut et donnait Ă  Ronaldinho mais ca s’arrĂȘtait lĂ  le centre du brĂ©silien s’avĂ©rant trop fuyant pour Huntelaar au second poteau (37).

Alvarez Ă©liminait Gattuso dans l’axe puis manquait sa frappe : cette derniĂšre n’en retomba pas moins prĂšs de la barre de Storari.

..

  1. Storari, Zambrotta, Nesta, T.Silva, Oddo, Pirlo Ambrosini, Flamini, Seedorf Pato Inzaghi
  2. revenu à son niveau aprÚs ses problÚmes de dos en atteste ces duels gagnés :3 ;27 ;34, ces interceptions : 16 ;16 ;30 ;37 ;41 ou tacle défensif :5

L’om chute Ă  VA: 2-3 Analyse

27 septembre 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

L’Olympique de Marseille s’est inclinĂ© 3 buts Ă  2 face Ă  Valenciennes au terme d’une prestation des plus inquiĂ©tantes. Le terme d’équipe semble rester une considĂ©ration trĂšs vague chez les olympiens.

Ici il faut dire les choses de suite : la critique que l’on fit, fait et fera doit se lire dans un soucis d’exigence : donner Ă  Marseille des ambitions europĂ©ennes, des ambitions de progrĂšs tout court et elle est plus que nĂ©cessaire et il semble mĂȘme urgent d’ouvrir les yeux. Donner Ă  Marseille l’ambition de figurer en L1 et la faiblesse de ce championnat ajoutĂ© aux moyens 1  dont a disposĂ© l’Om cet Ă©tĂ© fera passer cette ambition pour un vulgaire nombrilisme.

Ce match d’hier soir fut pauvre et cela inclut la premiĂšre pĂ©riode qui vit plus d’occasions que la seconde mais pour une seule raison : les espaces bĂ©ants rĂ©gnant au milieu de terrain.

vaom0910Bien sur Valenciennes joua long (2 ;2 ;6 ;7 ;15 ;27 ;33 ;46) et parfois dans les espaces (0 ;6 ;11 ;16 ;35 ;45) cela ne fit que contribuer à faire reculer une défense marseillaise qui  joue déjà bas structurellement avec la lenteur de ses défenseurs et le soucis de ces derniers de ce protéger de la vitesse des défenseurs adverses.

Alors quand en plus vous ajoutez Ă  ce problĂšme structurel, un choix offensif qui ne fait que le rendre plus problĂ©matique encore vous ĂȘtes engagĂ©s dans un match qui s’annonce difficile.

Ce choix offensif quel fut-il : il fut de titulariser de nouveau Lucho dans un rĂŽle de 10 qui n’est pas le sien. De mettre devant lui 3 attaquants avec deux joueurs normalement plus excentrĂ©s, Brandao Ă  gauche et Niang Ă  droite, que le troisiĂšme dans l’axe Morientes.

Ici le sénégalais (nous verrons des exemples) fut défaillant dans ses replacements et manqua de rigueur offensivement quant il ne vit pas ses initiatives individuels stoppés par des fautes rapides adverses (3 ;11 ;18).

Lucho quand à lui est un joueur qui a besoin de voir le jeu devant lui ce que permet un poste de 8 dans un 433 classique. Ce poste de 10 dans un 442 en losange et un 443 avec deux milieux défensifs implique une capacité à exister dos au but (on ne pense pas au jeu long ici) et il ne semble pas avoir la vélocité pour cela.

La problĂ©matique marseillaise fut donc celle d’une Ă©quipe coupĂ©e en 2 par l’espace rĂ©gnant entre sa « base » dĂ©fensive et sa partie offensive. Cela lui posa deux problĂšmes face au 433 valenciennois :

Le jeu sur les cotĂ©s dĂ©fensifs (passage du centre Ă  la droite 3 ;7) et l’exposition aux seconds ballons (espace devant la dĂ©fense : 9) avec des milieux dĂ©fensifs livrĂ©s Ă  eux-mĂȘmes.

Valenciennes de son cotĂ© manqua de rigueur ce qui fit que l’équipe de Montanier se trouva dans des situations telle que celle-ci en premiĂšre pĂ©riode :

une premiĂšre ligne haute mais ne pressant pas, et une dĂ©fense basse mais qui erreur fatale se dĂ©cide en moments des transmissions vers l’avant adverse de suivre les dĂ©crochages des attaques ce qui rend dramatique un choix qui ne peut se soutenir (par dĂ©faut mais on attend pas non plus d’une Ă©quipe comme Valenciennes qu’elle ait toutes armes dans sa manche) qu’en Ă©vitant ce type de comportement.

Car en dĂ©crochant on ajoute des espaces dans son dos qu’on empĂȘchait pas sa position basse. Et comme la premiĂšre ligne qui ne presse pas n’a pas gĂȘnĂ© la premiĂšre passe adverse on se retrouve alors avec toutes les difficultĂ©s sans avantages en contre-partie (33).

La premiĂšre action fut d’ailleurs valenciennoise dans ce match : Les joueurs locaux n’étaient pas attaquĂ©s et le ballon passait de l’axe droit au centre du terrain. Audel pouvait mĂȘme contrĂŽlĂ© et se retourner aux 16 mĂštres mais sa frappe du gauche n’était pas Ă  la hauteur de sa libertĂ© au moment de l’exĂ©cution (3).

Le premier rideau passĂ©, Niang Lucho et Morientes combinait dans l’axe : le premier donnait au second qui trouvait le troisiĂšme lequel en appui donna en retrait pour l’argentin qui d’une passe croisĂ©e rendit Ă  Niang : dont la frappe de volĂ©e fut dĂ©tournĂ©e en corner par Assembe (8).

Valenciennes jouait long vers Audel, Bonnart renvoyait mais dans l’axe : Ducourtioux Ă©tait au second ballon mais sa frappe Ă©chut dans les gants de Mandanda (9).

Marseille ouvrait la marque : Dans des espaces bĂ©ants Heinze Ă©liminait la premiĂšre ligne valenciennoise pour servir Lucho dans l’intervalle. Brandao avait lui aussi appelĂ© le ballon mais c’est l’argentin qui avait Ă©tĂ© servi. Ceci n’est pas neutre du tout tant Mater, latĂ©ral droit le suivit. Ainsi quand Lucho reçut le ballon il y avait de l’espace dans le dos de Mater et l’argentin servit alors Brandao auteur d’un appel dans l’espace. Plus avant, dans la surface, le brĂ©silien donnait latĂ©ralement Ă  Morientes qui marquait de prĂšs en 2 temps : 0-1 (13).

Il n’allait falloir que 7 minutes pour que Valenciennes Ă©galise : Audel travaillait cotĂ© gauche et obtenait en corner. Schmitz le reprenait croisĂ© de la tĂȘte. Mandanda relĂąchait devant lui et Bisevac marquait alors de prĂšs : 1-1 (20).

Marseille reprenait l’avantage dans la foulĂ©e : sur un corner Valenciennes se dĂ©gageait vers un cotĂ© mais Cheyrou qui l’avait tirĂ© remettait le ballon « dans la boĂźte ». Son centre rentrant du gauche (exĂ©cutĂ© de la droite donc) fut repris dĂ©croisĂ©e de la tĂȘte par Morientes. Assembe relĂąchait Ă  son tour et cette fois c’est Niang, non sans se dĂ©barrasser prĂ©alablement de Schmitz, qui marquait de prĂšs : 1-2 (21).

AprĂšs une fixation de Samassa le ballon passait de droite Ă  gauche avec Audel qui s’effaça pour Sanchez mais la frappe enroulĂ©e de ce dernier se rĂ©vĂ©la trop Ă©crasĂ©e (23).

Ce n’était d’ailleurs pas la premiĂšre fois que les joueurs locaux Ă©taient dĂ©faillants techniquement : on pense Ă  ce centre de Sanchez (5), cette conduite de balle d’Audel un peu plus tard ou encore (25), ce contrĂŽle de Mater (17) cette passe de Bisevac (17), cette action individuelle de  Sanchez alors qu’il allait contre un mur marseillais et qu’une opportunitĂ© existait Ă  sa gauche (31), cette tĂȘte de Samassa (35).

Cet espace entre la base défensive olympienne et sa partie offensive posa des problÚmes quand Valenciennes avait le ballon mais aussi quand il le perdait.

Pourquoi ? car ces espaces rendent plus difficiles les transmissions des dĂ©fenseurs ET rendent ces passes plus lisibles pour les joueurs adverses. Quand en plus on a un dĂ©fenseur de la qualitĂ© technique de Diawara 
 qui manquait sa transmission et Valenciennes rĂ©cupĂ©rait pour passer Ă  gauche. TiĂ©nĂ© dĂ©doubla mais Audel ne lui donna pas prĂ©fĂ©rant utiliser son appel pour centrer en confort. Car Niang n’avait pas suivi exposant Bonnart Ă  ce 2 contre 1. Le centre d’Audel fut repris d’une tĂȘte plongeante par Ducourtioux qui devançait ici Rool et trompait Mandanda : 2-2 (28)



  1. n’est il pas intĂ©ressant de constater que Robert Louis Dreyfus avait exigĂ©, ou on a mal compris, de Pape Diouf qu’il transfĂšre D.CissĂ© en raison de son statut financier au club et de sa position de remplaçant, et regardez maintenant les salaires qui s’y amassent : Si Morientes Ă©tait titulaire hier il fut plus souvent sur le banc avec Hilton, Rodriguez, Valbuena, Ben Arfa, Abriel pour l’accompagner ces derniers nous rappelant que le pire n’est pas de donner des salaires importants Ă  des cadors mais de payer cher des joueurs moyens. Et ces choix sont discutables. Valbuena ne verra pas sa valeur augmentĂ© sur le banc, bonjour donc pour la valeur de son futur transfert, et Ben Arfa n’a pas le bagage Ă  ce stade de sa carriĂšre pour ĂȘtre un joueur d’impact en sortant du banc. Quant Ă  Abriel par exemple on peut penser, mais c’est ici supposition, que son niveau Ă  Lorient tenait de beaucoup Ă  l’enchaĂźnement de match qu’il jouait : pourra-t-il conserver son niveau en jouant moins : bienvenu dans un club qui se veut grand

Notation Manchester United vs City

25 septembre 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

manchesterFoster : 0.5 un jeu au pied Ă  plusieurs reprises dĂ©sastreux (1 ;15 ;45), responsable sur des deux 3 buts concĂ©dĂ©s par son Ă©quipe, il n’aura rien fait sur ce grand match pour plaider sa cause de possible gardien N°1.

Sur le premier but il juge mal la trajectoire ce qui fit qu’il attendit dans la surface un ballon qui ne vint jamais dans celle-ci. Ensuite il voulut revenir sur son pied gauche mais fut contrĂ© par Tevez sans pouvoir se refaire dans la foulĂ©e.

On parlait de plaider sa cause : comment veut il faire oublier Van der Sar s’il n’amĂ©liore pas son jeu au pied ? le gardien nĂ©erlandais utilise les deux pieds avec une qualitĂ© certaine que ce soit du droit ou du gauche.

Il faut dire qu’il y eut du mieux en seconde pĂ©riode dans ce domaine (64 ;66 ;72 ;91), mais c’était dans des situations Ă  tension moindre.

En fin de match, et certes aprÚs une faute préalable de Ferdinand, il ne couvrit pas son premier poteau offrant un trou de souris à Bellamy qui fut exploité par ce dernier.

Il a Ă  son crĂ©dit d’avoir toujours rĂ©agi aprĂšs des performances mĂ©diocres (Chelsea, Arsenal), de ne pas Ă  avoir beaucoup jouĂ© ces derniĂšres annĂ©es (blessures plus concurrence) et Ă  son dĂ©bit ce qui commence Ă  ressembler Ă  une rĂ©pĂ©tition de matchs insuffisants dans les grands moments.

O’Shea : 3.5 S’il n’offrit pas une contribution offensive semblable Ă  celle d’Evra cotĂ© gauche, ce n’est pas non plus ce qu’on attend de lui. Il n’en joua pas moins haut en atteste ses interventions (13 ;14 ;63) et il participa au jeu dans le camp adverse mĂȘme si ce ne fut pas souvent dans le dernier geste (centre par exemple).

Tous les buts vinrent de son cotĂ© sans qu’il en soit pour autant responsable Ă  chaque fois, on pense ici au but 1 et 3 de City.

Le 2Ăšme but porte davantage Ă  dĂ©bat : Ă  sa dĂ©charge ce fut trĂšs rapide (l’enchaĂźnement de Bellamy) et l’anticipation de Park sur la feinte de passe du gallois vers Tevez parut difficile Ă  composer. D’un autre cotĂ© Bellamy en tant que droitier postĂ© Ă  gauche Ă©tait plus dangereux en revenant dans l’axe qu’en partant vers son pied faible. C’est donc cette orientation (vers l’axe) qui aurait du ĂȘtre bloquĂ©e en prioritĂ©.

Ferdinand : 4 Sur le premier but, effectuer une couverture de balle aurait Ă©tĂ© dĂ©savouer Foster tant le portier anglais semblait disposer de temps pour faire un choix. Coupable sur le but 3 avec une tentative de relance en louche vers O’Shea. S’il ne put ensuite, fallait il encore en avoir l’envie, faucher Bellamy, ce dernier se montrant particuliĂšrement vĂ©loce, il lui boucha l’angle d’une frappe vers le second poteau, Foster effectuant dans ce contexte une lecture dĂ©plorable du jeu.

Vidic : 7 Une faute cynique sur Shawn Wright Phillips en fin de premiÚre période (42). En dehors de cela une performance solide avec une transversale de classe en fin de match (89).

Evra : 6.5 Pas toujours prĂ©cis dans ses centres ou passes (22 ;61 ;63), il ne joua cependant pas moins, et plutĂŽt le contraire, un grand rĂŽle dans la prise d’espace. Excellente entente avec Giggs ce qui se traduisit par son implication sur le but 1 (passe dĂ©cisive) et 2 (avant derniĂšre passe) de son Ă©quipe. En partie responsable sur la deuxiĂšme Ă©galisation de City avec cette passe en retrait au niveau du rond central qui fut trop peu appuyĂ©e (51).

En dehors de cela il fit quelques fautes, mais cette implication signifia en d’autres moments des duels gagnĂ©s (81 ;92)

Park : 3 Plus en vue aprÚs la pause (2 tirs mais non cadrés) mais il se fit berner sur le but de Bellamy (51) : on peut penser ici que y eut-il eu passe latéral vers Tevez il aurait pu disposer de suffisamment de temps pour coulisser et que son anticipation fut capitale dans la réussite du « mouvement » adverse.

En premiĂšre pĂ©riode il coulissa bien pour faire face au surnombre des milieux de City dans l’axe (443 vs 442 oblige) mĂȘme si ce faisant il fit quelques fautes. Moins en vue offensivement : il faut dire qu’il formait avec O’shea une doublette moins offensive.

L’entrĂ©e de Valencia est Ă  lire dans cet esprit : l’équatorien fit ce dont il nous a habituĂ© c’est Ă  dire dribble extĂ©rieur suivi d’un centre : si ce ne fut pas directement dĂ©cisif cela contribua, via l’obtention de corner notamment, Ă  faire reculer City. Une bonne entrĂ©e en jeu.

Anderson : 7 ComplĂ©mentaire de Fletcher dans la rĂ©partition dĂ©fensive et offensive des tĂąches. Il permit de trouver des solutions dans le jeu long : ainsi ses transversales (47 ;51 ;74) utiles pour faire vite la diffĂ©rence vers l’avant. Duel fĂ©roce avec Bellamy qui termina d’ailleurs averti. 2 tirs mais non cadrĂ©s (19 ;87). Puis Carrick.

Fletcher : 9 Match de grande classe pour le milieu Ă©cossais. Il pressa (4 ;14 ;21 ;24 ;54 ;67), rĂ©alisa des interceptions tĂ©moin d’une belle lecture du jeu (5 ;7 ;22 ;66) en atteste aussi cette ouverture vers Valencia (69). De plus, il participa plus en avant du terrain offensivement avec deux buts (48 ;80) ce qui se traduisit aussi par des centres (70 ;72) ou ce corner obtenu (92). S’il n’est pas, encore, un spĂ©cialiste du jeu de tĂȘte on a souvenir de plusieurs buts de sa part dans ce domaine tel en fin de saison il y a quelques annĂ©es contre Southampton ou plus rĂ©cemment en Fa cup Ă  Old Trafford contre Arsenal preuve de ses capacitĂ©s dans ce domaine. Non seulement il semble confirmer les qualitĂ©s qu’on pouvait dĂ©jĂ  entrevoir chez lui Ă  ces dĂ©buts mais il a Ă©galement progresser par ailleurs avec son implication grandissante dans l’équipe.

Giggs : 8.5 passes dĂ©cisives, des dribbles qui mystifiĂšrent plus d’une fois ses adversaires. Exemple pour ses partenaires comme quand il incita ce pressing sur Given qui permit in fine Ă  son Ă©quipe de rĂ©cupĂ©rer le ballon sur la touche qui suivit (62). Lecture du jeu aussi avec cette touche vite jouĂ© qui amena le premier but. Il ne lui manqua qu’un but mais ses deux tentatives cadrĂ©s furent trop sur Given pour qu’il ait sur chacune d’elle une vraie chance de « faire mouche » (51 ;69).

Berbatov: 3 Au crĂ©dit du bulgare sa prĂ©sence dos au but, sur le jeu long notamment, son abattage (46 ;47 ; 56 ; 71) et le fait qu’il se trouva lĂ  oĂč il le fallait devant le but. À son dĂ©bit, l’usage qu’il fit de ces excellentes positions avec des reprises cadrĂ©es mais insuffisamment orientĂ©es pour ne pas dire droit vers le gardien adverse (65 sur un corner de Giggs, 67 sur un centre du gallois) et une lenteur qui n’est pas une lĂ©gende quand il s’agit d’aller vers la profondeur (comme sur cette transversale de Anderson 47). Puis Owen qui se distingua avec du pressing sur les dĂ©fenseurs (85 ;86 ;89 ;96), des premiĂšres touches de classe (comme cette passe sans contrĂŽle et dans la course de Giggs, sur une balle aĂ©rienne le long de la ligne de touche :93) et que dire de ce but avec de l’intelligence dans le placement, la qualitĂ© de l’appel de balle, le contrĂŽle dans la course de l’extĂ©rieur du droit suivi du timing de sa frappe avec un dĂ©fenseur revenant sur lui et un gardien sortant pour couper l’angle : DÉCISIF ! Owen offrit d’autres choses et ce but en attesta avec la vitesse et ce jeu qu’il permet, via la diversitĂ©s de ses appels, dans la profondeur.

Rooney : 5.5 Son contrĂŽle orientĂ© fait la diffĂ©rence sur son but. Le reste de sa prestation en premiĂšre pĂ©riode fut plus brouillonne (passe 21 ;32), notamment dans son jeu dos au but (44). À titre d’exemple cette passe ratĂ©e aux alentours des 18 qu’il rĂ©cupĂ©ra au pressing pour ensuite enchaĂźner avec une frappe alors qu’il n’était pas positionner pour ĂȘtre efficace.

La seconde pĂ©riode, mĂȘme si sans but, fut plus complĂšte : il alla plus souvent Ă  gauche du terrain et dĂ©livra quelques centres dans cette position. ImpliquĂ© sur le but d’Owen : au dĂ©part un coup franc mĂ©diocre, qui ne passa pas le premier rideau adverse, puis sur le renvoi une balle haute qui permit Ă  Manchester United de rĂ©cupĂ©rer le second ballon via Giggs pour la suite que l’on connaĂźt.

Canal + nous fait le coup de la secrétaire

22 septembre 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans Humeurs

Le coup du jardinier est derriĂšre nous, viendra peut-ĂȘtre le coup du roseau. Place aujourd’hui au coup de la secrĂ©taire : en quoi consiste-t-il ?

Le coup de la secrĂ©taire c’est chercher Ă  enrayer une avarie avec des seaux. Si cette dĂ©finition n’est pas suffisante pour vous Ă©clairer, 3 exemples vous aideront peut-ĂȘtre dans ce but (toute ressemblance avec des cas rĂ©els serait purement fortuite):

Le premier c’est le club de foot qui vire une partie de son personnel administratif pour lutter contre le dĂ©ficit qu’il rencontre, ou pour accroĂźtre ses profits alors que dans le mĂȘme temps il paye des fortunes pour des joueurs qui ne sont pas ou si peu mis Ă  contribution.

Le deuxiĂšme exemple verra un Etat chercher Ă  rĂ©duire le dĂ©ficit de la sĂ©curitĂ© sociale (faut il encore qu’il y en ait une) en Ă©conomisant sur des millions (dĂ©-remboursement de mĂ©dicaments, chasse Ă  la fraude) alors que dans le mĂȘme temps il exonĂšre par milliards des entreprises de cotisations.

Le troisiĂšme exemple verra un Etat, qui peut ĂȘtre aussi celui qui prĂ©cĂšde, qui entend lutter contre un dĂ©ficit public  se chiffrant en milliards, faire de sa figure de proue dans ce but la politique visant Ă  ne pas remplacer un fonctionner sur 2 partant Ă  la retraite « Ă©conomie » qui se compte en millions.

On le voit avec ces exemples : Au mieux le coup de la secrĂ©taire c’est faire quelque chose qui peut ĂȘtre utile mais qui ne rĂ©sout pas loin s’en faut le problĂšme qu’on dit vouloir rĂ©soudre. Au pire on n’accomplit mĂȘme pas une action utile quand ce n’est pas carrĂ©ment le contraire.

Alors qu’a fait Canal pour mĂ©riter ce coup peu flatteur?Et qui sont les victimes de ce coup?

Le coup de la secrĂ©taire de Canal + c’est le non-renouvellement de la Bundesliga qui a Ă©tĂ© acquise pour une somme de 2m € par Orange. C’est ce qu’affirme l’Équipe  en page 18 de son Ă©dition du 13/09/2009 oĂč on nous dit  par ailleurs que ce n’est pas dramatique car c’est le championnat Ă©tranger le moins cotĂ© des 4 Ă©trangers, les trois autres Ă©tant  l’italien, l’anglais et l’espagnol.

Mais oĂč est le drame ici ?

Dans le fait ne pas mettre 2m pour la Bundesliga ou d’en mettre 460 pour la L1 ?

Dans ce commentaire de l’Équipe?

Dans les leçons de pourfendeur en hypocrisie d’HervĂ© Mathoux qui donne des leçons Ă  TF1 expliquant que  cette chaĂźne a1 un intĂ©rĂȘt commercial Ă  faire croire que les matchs de l’Ă©quipe de France qu’elle diffuse sont de qualitĂ© alors que de son cotĂ© Canal (dont il est un employĂ©) prĂ©tend nous vendre de l’extraordinaire tous les week-ends vidant de fait ce mot de toute substance?

Assertion justifiĂ©e: Canal + est prĂȘt Ă  verser plus de 450m par an pour la ligue 1. La chaine cryptĂ©e  cherche par ailleurs Ă  obtenir l’exclusivitĂ© d’exploitation du contenu filmĂ© par OM  et Psg TV (image d’avant et aprĂšs match, lors des stages etc)2 . Mais elle  n’a pas voulu versĂ© 2m pour dĂ©tenir les images de tout le championnat allemand !

Qu’on n’aille pas nous dire ensuite que :

Ce qui compte pour eux c’est le contenu.

Ce qui est recherchĂ© c’est l’analyse et l’information du public.

Quant Ă  arguer du divertissement ce serait oublier que :

_ 1 c’est de L1 qu’ il s’agit.

_ 2 il y a pire que la L1 : les coulisses de cette derniĂšre et on ne parierait pas contre le fait que l’exclusivitĂ© qu’on Ă©voquait plus haut (s’il elle devait ĂȘtre obtenue) se situera Ă  un niveau supĂ©rieur Ă  ce qu’il aurait fallu dĂ©bourser pour acquĂ©rir les droits du championnat allemand. GĂąchis d’envergure!

Ici les victimes sont au moins au nombre de 3 : les aficionados de football allemand, le championnat allemand qui perd en couverture (Car Orange n’a pas la mĂȘme base d’abonnĂ©s que Canal) alors qu’il n’était pas exigeant dans ses demandes, et l’abonnĂ© Canal +.

En effet faut-il rappeler que ce dernier n’a pas vu, au contraire son abonnement baisser alors que Canal + paye moins pour les droits que lors du prĂ©cĂ©dant contrat (460 contre 600). Qu’il a depuis ce moment moins de choix en ce qui concerne la L1 avec un match au lieu de 3 auparavant ?

Et que s’il se trouve ĂȘtre fan de L1 et de Bundesliga il aura Ă  en passer par deux abonnements pour avoir l’offre dont il disposait auparavant.

..

  1. grand journal du lendemain de Serbie-France
  2. Ă©quipe magasine, page 99 du 19 septembre 2009

Quel match!United vs City

22 septembre 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

premier-leagueManchester United a arrachĂ© la victoire au bout du temps additionnel du derby qui l’opposait Ă  son rival local Manchester City. Une victoire 4-3 mĂ©ritĂ©e au terme d’un match que les erreurs directes des joueurs de Manchester United, le « manque de saignant » Ă  la finition servit Ă  pimenter jusqu’à la fin.

Il faut tout de suite Ă©vacuer la « polĂ©mique » de fin de match sur le temps additionnel car Owen marqua Ă  cet instant, 95 min 28 secondes, et qu’un temps minimum de 4 minutes supplĂ©mentaire Ă  jouer avait Ă©tĂ© donnĂ©.

Alors 3 choses :

La premiĂšre c’est que tout est dit dans l’intitulĂ© : un minimum de : laisser jouer plus que ce minimum n’est donc pas contestable Ă  la diffĂ©rence du contraire d’ailleurs. Mais ce n’est pas suffisant. Pourquoi ? parce que 1 minute 28 secondes en plus du temps minimum ce n’est pas banal.
La deuxiĂšme c’est que Manchester City marqua Ă  la fin du temps rĂ©glementaire et que la longue cĂ©lĂ©bration qui suivit (45 secondes environ) n’avait pu ĂȘtre prise en compte par l’arbitre au moment de le dĂ©terminer (le temps Ă  ajouter). L’arbitre expliqua Ă  Mark Hughes (manager de City) qu’il avait dĂ©cidĂ© d’ajouter une minute. Ce qui irrita particuliĂšrement ce dernier soulignant que cela avait durĂ© moins que cela: on comprend la dĂ©ception du manager de City mais il y a des procĂ©dures standards sur lesquels on ne peut pinailler de cette façon. Exemple : on ajoute 30 secondes par changements : Mais parfois ceux-ci prennent moins, parfois ils prennent davantage. Ce n’est pas pour cela que l’on compte parfois 25 secondes quand c’est 25 et 40 quand c’est 40. Il est dĂ©cidĂ© que c’est 30 pour chacun d’entre eux.

La troisiĂšme chose Ă  dire c’est qu’il y eut un changement( Carrick pour Anderson) et que cela ajouta aux 4 minutes de base 30 secondes supplĂ©mentaires. Avec la minute pour cause de cĂ©lĂ©bration, on voit bien que Manchester United a marquĂ© dans le temps imparti. Á 4 secondes prĂšs.

D’ailleurs s’il fallait voir biais il faudrait le voir dans le fait que le match continua ensuite au delĂ  des 4 secondes qu’ils restaient Ă  jouer une fois la reprise du jeu. Et cet Ă©lĂ©ment montre que de biais pour Manchester United il n’y eut pas.

Mais revenons au match :

unitedcityManchester s’aligna en 442 dans ce match. Scholes suspendu, le seul changement par rapport Ă  la semaine passĂ©e Ă  Tottenham fut la titularisation de Park Ă  « sa » place. En fait Fletcher passa de la droite Ă  l’axe du terrain pour laisser le cotĂ© droit au corĂ©en.

Un seul changement aussi cotĂ© visiteur avec le remplacement, dans un 433 de Adebayor suspendu par l’argentin Tevez.

La particularitĂ© de cette rencontre ce fut l’occupation du terrain : les deux Ă©quipes occupĂšrent un espace trĂšs rĂ©duit : dit autrement la distance entre les dĂ©fenseurs et les attaquants Ă©taient bien plus courte que ce que l’on peut voir dans d’autres matchs contre des Ă©quipes moins fortes l’une que l’autre ou dans des championnats de moindre valeur.

Ainsi cotĂ© Manchester les interventions hautes de Vidic (4), O’Shea (13 ;14), Ferdinand (25).
Coté citizen (15 ;30 ;31).

Si on a les joueurs pour, ou qu’on accepte les risques que jouer haut et compact impliquent si ce n’est pas le cas, cela permet un replacement moins coĂ»teux que pour d’autres organisations : ainsi ce retour sur un contre menĂ© par Rooney repris au rond central (43)

Dans cet esprit les espaces à exploiter étaient réduits : il y en avait bien derriÚre les défenses placées haut donc mais fallait il encore avoir les joueurs pour les chasser et le temps (la qualité technique, les joueurs à la passe) pour jouer sur cette orientation.

On dira que Manchester par un pressing haut et collectif fut l’équipe la plus dangereuse en attaque placĂ©e alors que City eut plus de mal dans ce secteur mais se montra plus percutante dans des attaques rapides aprĂšs rĂ©cupĂ©ration (22-23 ; 27 interrompu par une faute ; idem pour 40 ;43 ;44).

Pour la réussite de la fin de mi-temps il faut penser à deux choses :
Les échecs du début : Bridge passe manquée vers la profondeur (8), centre de Shawn Wright Phillips (9), Tevez vers Barry (14) ou Bridge (21).

Et le changement d’équation avec un pressing qui s’était quelque peu relĂąchĂ© cotĂ© mancunien aprĂšs un gros dĂ©but dans ce secteur (1 ;4 ;5 ;8 ;9 ;11 ;11).
City dans la premiÚre période joua plus souvent long que son adversaire aussi (6 ;10 ;14 ;28 ;31 ;33 ;34 ;39 ;41).

Si dans la disposition Fletcher sembla bien dĂ©marrer dans l’axe gauche avec Anderson gaucher dans l’axe droit, la suite du match nous sembla moins dĂ©finitive Ă  ce sujet.

Manchester marqua dés la 80Úme seconde de jeu :

Richards avait taclé Rooney pour mettre en touche mais plutÎt que de se replacer commença à tailler la bavette avec Touré sur le thÚme « qui doit faire quoi ». Manchester joua vite la touche via Giggs et le seul Shawn Wright Phillips à proximité se trouva bien isolé. Evra fut servi dans son dos, et dans la surface Richards était en retard. De telle façon que Rooney fut servi aux 6 mÚtres environ.

Son contrĂŽle orientĂ© vers l’intĂ©rieur Ă©limina TourĂ© et Ireland. De prĂšs face Ă  Given il marquait du droit : 1-0 (1).

Plus avant, Fletcher donnait Ă  Anderson et les deux joueurs effectuaient une course croisĂ©e. Á l’issue de ce mouvement Anderson servait Berbatov qui dos au but se retourna et frappa mais de l’extĂ©rieur de la surface il ne trouvait pas le cadre (13).
City Ă©galisait contre le court du jeu : cette ouverture ressemblait Ă  un ballon perdu. Pour l’auteur (Lescott) et aussi pour Ferdinand qui pensa bien que Foster n’aurait aucun mal Ă  devancer Tevez : il passa donc outre un travail de couverture du ballon. Sauf que d’une part Foster espĂ©ra tant que le ballon parvienne dans la surface qu’il attendit ce qui remit Tevez dans le jeu. Et qu’ensuite ne voulant pas jouer pied droit, tenta un dribble intĂ©rieur du droit vers son pied gauche : cette fois Tevez le contrait puis le chipait le ballon pour donner en retrait Ă  Barry qui de la ligne des 16 mĂštres dans l’axe gauche marquait dans un but gardĂ© par le seul Vidic : 1-1 (23).

Le match se rĂ©Ă©quilibra et City fut Ă  partir de ce moment dangereux sur une phase de jeu principalement : les attaques rapides aprĂšs rĂ©cupĂ©ration qu’on Ă©voquait plus haut :

Ainsi aprĂšs une interception de City en dĂ©fense, Shawn Wright Phillips fut servi dans l’espace cotĂ© droit : Son centre fut un peu trop haut pour Tevez au second poteau qui ne put cadrer (23).
Sur attaque placĂ©e City obtenait un coup franc grĂące Ă  une faute de Park venu faire le nombre dans l’axe (ce qu’il fallait faire car Manchester avait par dĂ©finition, 442 vs 433, un dĂ©ficit dans ce secteur) sur Ireland. Le tir en force de Tevez Ă©tait contrĂ© par .. Lescott.

Giggs trouvait Berbatov en retrait qui servait Fletcher lequel donnait à Rooney. Ce dernier perdit la possession mais la récupéra au pressing juste pour se précipiter et tirer en déséquilibre : au dessus (32).
Anderson effectuait une transversale pour Giggs auteur d’une merveille de contrĂŽle avant d’ĂȘtre victime de la faute de Richards. Le coup franc fut centrĂ© et Berbatov, hors-jeu mais non signalĂ©, reprenait de la tĂȘte mais au dessus : (36-37).

Ainsi Shawn Wright Phillips dĂ©possĂ©da Anderson du ballon puis partit dans une action individuelle pour n’ĂȘtre que stoppĂ© irrĂ©guliĂšrement par Vidic dans le camp mancunien : le serbe Ă©tait averti mais la phase arrĂȘtĂ©e ne donna rien. (43).

Ainsi City rĂ©cupĂ©ra haut via une interception de TourĂ© sur Rooney dans le camp mancunien aux alentours du rond central. L’anglais tenta ici une talonnade en position difficile car le ballon lui venait de la gauche et il y avait dans cet esprit plus d’espace que sur d’autres situations dans l’axe. TourĂ© une fois le ballon gagnĂ© s’y engouffra et poussa son action jusqu’au 16 mĂštres oĂč il donna sur sa droite. Ireland ne toucha pas le ballon mais son jeu de corps Ă©limina Vidic et finalement c’est Tevez qui tirait depuis l’intĂ©rieur de la surface : sur le poteau le retour de Evra ne lui ayant pas donnĂ© tout le temps qu’il aurait espĂ©rĂ© (44).

Evra faisait la faute dans l’axe : Bellamy tirait le coup franc, c’était contrĂ© par Tevez mais Lescott d’un tir du droit (son mauvais) dĂ©s 16 mĂštres manquait sa frappe (47).

La mi-temps fut sifflée sur ce score de 1 but partout.

Cilic Marin

20 septembre 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans c

Vous trouverez ici une fiche du joueur de tennis croate Marin Cilic comportant une analyse de son jeu mais aussi des informations plus classiques comme sa date de naissance (et son lieu), le nom de son entraineur, sa taille, son poids, s’il joue son revers Ă  une ou deux mains ou encore depuis quand il est professionnel.

Fiche d’identitĂ©
cilic Nom:
Date de naissance (+ lieu)
Lieu de résidence
Taille
Poids
Droitier ou gaucher
Revers Ă 
Professionnel depuis
Entraineur
Cilic
28/09/88 Ă  Medjugorje
Monaco
1m98
82kg
droitier
2 mains
2005
Bob Brett
Analyse
Ă  venir

Juventus vs Bordeaux résumé

17 septembre 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans 1Ăšre journĂ©e

Bordeaux a obtenu le nul un but partout sur le terrain de la Juventus de Turin. Pour espĂ©rer passer dans ce groupe ils devront faire mieux dans la finition que d’espĂ©rer tromper les gardiens adverses en cherchant Ă  les prendre en dĂ©faut sur les fondamentaux tel les tirs en direction du gardien ou vers le premier poteau. D’un autre cotĂ© c’est bien sur les fondamentaux que RamĂ©, qui remplaça Carrasso blessĂ© avant l’heure de jeu que Bordeaux a failli, autorisant l’ouverture du score de l’équipe locale. C’est finalement sur un but hors-jeu que les joueurs de Laurent Blanc revinrent Ă  la marque.

juventusbordeauxBordeaux qui se disposa dans un 4231 comme à Marseille, se procura la premiÚre opportunité du match :

Fernando effectua une percée dans la défense adverse et tira croisé dans un angle fermé : Buffon détourna.

La rĂ©ponse de la Juventus, au sein de laquelle Giovinco remplaçait Diego blessĂ© dans le 442 en losange de Ferrara, vint aprĂšs un passage de gauche Ă  droite : Gross donna Ă  Melo qui prolongea pour Marchisio qui finit le changement de cotĂ© en dĂ©calant Caceres : ce dernier centra pour Amauri qui devança Planus mais dont la tĂȘte manqua de puissance pour inquiĂ©ter Carrasso.

Une mi-temps peu fertile en occasion franche se concluait sur ce score de 0 Ă  0.

Les bordelais furent les premiers dangereux Ă  la reprise : La Juventus ne parvint pas Ă  se dĂ©gager et Wendel tira de l’extĂ©rieur de la surface : son tir fut contrĂ© dans la surface par Legrottaglie.

Bordeaux partait de derriĂšre sur l’action suivante. Planus d’une balle piquĂ©e donnait Ă  Tremoulinas qui prolongeait droit devant lui vers Wendel. Le brĂ©silien transmettait alors Ă  Gourcuff dans l’espace qui frappa sans contrĂŽle dans un angle fermĂ© du gauche. Buffon s’interposa.

Bordeaux comme Marseille se faisait surprendre sur un coup franc vite jouĂ© aprĂšs une faute sur Amauri. TrĂ©moulinas se retrouva alors en couverture (cotĂ© opposĂ© du sien) mais Iaquinta fut contrĂ© par RamĂ© dans la surface puis ne put redresser sa frappe vers le but alors qu’il Ă©tait prĂšs de la ligne de corner.

Un coup franc tirĂ© par Grosso d’environ 35 mĂštres Ă©tait mis en corner par RamĂ©.

Bordeaux se faisait prendre dans la construction : Gourcuff donna Ă  Fernando qui tenta une percĂ©e dans l’axe alors qu’il Ă©tait en infĂ©rioritĂ© numĂ©rique Ă  cet endroit du terrain. Il Ă©tait dĂ©possĂ©dĂ© du ballon par Melo et dans la foulĂ©e Ă  une touche Cannavaro lançait Iaquinta dans l’espace et l’italien marquait d’un tir vers le premier poteau. RamĂ© Ă©tait battu : 1-0.

Fernando, dribblait latĂ©ralement aux 18 mĂštres puis frappa du gauche profitant bien de l’appel croisĂ© de Chamakh : mais son tir fut trop dirigĂ© vers Buffon qui repoussa cette frappe puissante droit devant  lui.

RamĂ© dĂ©tournait plus avant une reprise de la tĂȘte d’Amauri, qui avait ici devancĂ© Ciani au premier poteau. De la main gauche RamĂ© dĂ©tournait.

Bordeaux Ă©galisait suite Ă  un coup de pied arrĂȘtĂ©. Fernando prolongea vers le second poteau un coup franc tirĂ© de la gauche et de façon rentrante par Gourcuff. Plasil marquait de prĂšs au second poteau, le tchĂšque n’était pas signalĂ©, Ă  tort, en position de hors jeu sur la dĂ©viation de Fernando. 1-1.

Groupe A J V N D BP BC Pts
Bayern 1 1 0 0 3 0 3
Bordeaux 1 0 1 0 1 1 1
Juventus 1 0 1 0 1 1 1
Haifa 1 0 0 1 0 3 0

Poulsen sortait le ballon balle au pied puis, peu aprĂšs le rond central donnait Ă  Caceres sur sa gauche qui donna dans l’espace pour un de ses attaquants. Planus tacla glissĂ© devant l’attaquant mais Caceres rĂ©cupĂ©rĂ© et centra pour Marchisio au second poteau. Ce dernier reprit d’une volĂ©e du plat du pied : qui fut repoussĂ©e par la transversale. Puis Poulsen reprenait mais au dessus.

Les deux clubs se quittaient sur ce score. Lors de la prochaine rencontre Bordeaux recevra Haifa (avec obligation de victoire s’ils visent les 8Ăšme de finale) et la Juventus ira chez le Bayern Munich vainqueur 3 Ă  0 Ă  Haifa lors de cette premiĂšre journĂ©e.

Statistiques et Remplacements:

Distance parcourue Juventus/Bordeaux: 113.943km / 112.843km
Possession Juventus/Bordeaux: 50/50    source: uefa.com

Remplacements: Cannavaro (Zebina 66), Giovinco (Camoranesi 73) Tiago (Poulsen 81); Ramé (Carrasso 55), Plasil (77).

Page Suivante »