Manchester 1 Arsenal 0 Analyse

29 avril 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans demi finale

liguechampionManchester s’est imposé 1 but à 0 face à Arsenal lors de la première manche de cette demi finale de la ligue des champions 2008-2009. Les hommes de Sir Alex Ferguson se seront montrés largement supérieurs à ceux d’Arsène Wenger sans que cela ne soit fidèlement traduit par le score final du match.

La grande différence dans ce match ce fut l’occupation des espaces.
Manchester joua sur une longueur bien moindre qu’Arsenal ce qui lui procura de nombreux avantages que nous Ă©numĂ©rerons plus bas. L’un de ces avantages, Ă  l’origine de tous les autres, fut une supĂ©rioritĂ© numĂ©rique « quelle que soit » leur position sur le terrain :

En découla :

Un pressing plus efficace (Carrick :18 ;25 ; Fletcher :3 ;34 ;39, Anderson : 1 ;31 , Tevez 0 ;8 ;22 ;35) alors que les gunners semblèrent plus d’une fois chasser des ombres (5 ;16 ;21 ;21 ;39 ;44).

Des solutions plus nombreuses en attaque alors que Arsenal manquait de soutien (15 par exemple).

Une défense plus efficace en ce que compacte (25 mètres entre la défense et l’attaquant Tevez sur cette récupération de l’argentin : 35 ou plus tard O’shea 38, Fletcher 39) elle réduisait drastiquement les options pour l’adversaire qui donna plus d’une fois l’impression de sortie de balle lente (27 ;30) : en vérité c’était lent parce qu’il fallait attendre le soutien.
Alors qu’il ne fut pas rare coté Manchester de retrouver sur des sorties de balle des joueurs à la base défensifs au début et à la fin des actions(cf 43 par exemple).

manchesterarsenalIl y eut donc ce bloc (15 ;18 ;20 ;25 ;34 ;43 3 des 4 derniers exemples étant des illustrations de ballons récupérés en phase de replacement), il y eut aussi l’animation offensive : alors que Manchester s’aligna dans un 433 elle fut très variée et consista en une alternance entre jeu long (0 ;1 ;9 ;10 ;23 ;40), fixation dans l’axe (avec des attaquants en appui : Tevez 29 ;31 ; Ronaldo 13 mais aussi Rooney) puis jeu sur les cotés avec des centres et jeu dans l’espace (7 ;8 ;14 ;42). La largeur était aussi utilisé (transversale de Carrick : 41, Fletcher 15 ; Vidic) mais on eut aussi dans ce secteur de plus simples changements de coté avec plusieurs passes réalisés.

Les milieux comme Fletcher Carrick et Anderson n’hésitait pas non plus à se placer entre les lignes adverses.

Coté Arsenal, on était étouffé et isolé de tous les cotés du terrain ce qui rendit le jeu long vers Fabregas ou Adebayor inefficace et constitue une partie de l’impression qu’il nous faut relater : Adebayor : 11 ; Fabregas : 4 ;9 ;24 ;27, Nasri :13 ; Touré 21 ou encore Sagna 20.

Guère étonnant dans ce contexte de n’acter qu’une frappe cadrée pour Arsenal dans cette première période : en l’espèce une frappe croisée de Fabregas, après un jeu à 3 avec Adebayor et Walcott (26), qui fut stoppé sans problème par Van der Sar.

Le reste ce ne fut que Manchester ou presque: Voyons plutĂ´t :

Dés la première minute un long ballon de Van der Sar fut dévié dans l’espace par Ronaldo coté droit pour Fletcher, auteur d’un match énorme, qui centrait vers le second poteau presque instantanément : il trouvait Rooney qui prenait le meilleur sur Sagna pour reprendre d’une tête croisée : Du bout de la main gauche Almunia empêchait l’ouverture du score. (1).

Adebayor au milieu du terrain voyait sa passe latérale intercepté par Anderson qui donnait à Rooney. L’anglais positionné à gauche se mettait sur son pied droit et centrait. Gibbs dans la surface glissait et Ronaldo s’emparait du ballon. Mais son centre fort devant le but ne pouvait être repris, notamment par Tevez positionné un peu plus en retrait (1).

Un 1-2 entre Tevez et Fletcher (dont la position illustrait ici ce que nous soulignions précédemment) se terminait par une passe vers l’axe de l’argentin. Ronaldo aux alentours des 18 mètres contrôlait puis frappait au but : cela manquait de puissance et Almunia captait. (10).
Ă€ ce moment du match la possession de balle Ă©tait de 67-33 en faveur des joueurs locaux.

Après deux changements de coté Manchester revenait dans l’axe pour un 1-2 entre Tevez et Ronaldo. Ce mouvement se poursuivait via un décalage coté droit de Tevez pour O’shea qui centrait vers le but pour retrouver l’argentin qui reprenait sans contrôle alors qu’il se trouvait environ à 7 mètres du but. Almunia repoussait une première fois en couvrant son premier poteau puis une seconde Tevez se trouvant sur le renvoi.

Mais Manchester ouvrait le score sur le corner. Il n’était pas repris de la tête et parvenait dans un second temps à Carrick qui pris à revers la défense d’Arsenal via un dribble.

Son centre en retrait fut dévié par Silvestre et parvint alors à O’shea alors « seul » avec Ronaldo au second plan : sa reprise de volée du droit ne fut que déviée dans ses propres filets par Almunia. 1-0 (16).

Manchester via aussi son occupation de la géométrie du terrain se sortait du pressing haut d’Arsenal : ainsi une transversale de Vidic parvint à O’shea qui donna ensuite pour Ronaldo dans l’espace coté droit : le portugais centra vers Tevez au premier poteau mais Touré s’interposa. (27).

Coté droit du terrain on assistait à un 1-2 entre Ronaldo et Tevez qui pouvait ainsi s’échapper coté droit : il centrait plus avant vers le second poteau et retrouvait … Ronaldo pour une tête croisée de près mais Almunia s’interposait brillament. Un peu plus tard dans l’axe gauche à environ 16 mètres Ronaldo enroulait mais Almunia qui avait dans un premier temps relâché était prompt pour s’emparer définitivement du ballon alors qu’Anderson rodait. (28).

Tevez trouvé en appui effectuait un 1-2 avec Anderson et s’emmenait le ballon dans la surface pour un face à face avec Almunia. Mais il poussa un peu trop loin son ballon et fut averti pour être allé au contact avec le portier espagnol. (31).

D’une transversale sur demi terrain Carrick trouvait Rooney coté gauche, qui revenait dans l’axe pour tenter une frappe enroulé coté opposé. A coté (40).

3 minutes plus tard, Manchester sortait du pressing et disposait ensuite d’espace. In fine Anderson cherchait Carrick mais Arsenal récupérait le ballon d’une interception à 25 mètres de ses buts. (43). Un minute avant Anderson lancé vers le but d’une passe dans l’espace avait été signalé hors-jeu par le corps arbitral.

La mi-temps fut sifflée sur ce score de 1 à 0.

Barcelone 0 Chelsea 0 Analyse

28 avril 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans demi finale

liguechampionChelsea est allé cherché le nul 0 à 0 sur le terrain du FC Barcelone. Un résultat mérité tant les blues auront contribué à l’aseptisation du jeu de leurs adversaires qui quoi qu’il se passe ensuite auront affiché leur limite. Messi n’aura pas été le guide technique et tactique dont son équipe avait besoin dans une partie de ce style. A sa décharge, pas plus de façon collective qu’individuelle le Barca ne trouva de solutions aux problèmes que leur posèrent les Blues.

S’ils eurent les « meilleurs » opportunités en seconde période, à la différence de la première, l’impression qui se dégagea au fur et à mesure fut que Barcelone penchait de plus en plus vers l’avant et que Chelsea parvenait mieux à ressortir le ballon via des contres. C’est dire aussi quelque chose des opportunités catalanes que de dire que celle-ci intervinrent sur autres choses que des attaques placées.

Chelsea a donc obtenu le nul : un résultat qui peut intéresser les deux équipes (Chelsea car « on » leur promettait le pire et Barcelone car un but au retour mettrait l’équipe catalane en position de force en ce qu’il obligerait Chelsea à marquer 2 fois) même si coté catalans on se présentera à Stamford Bridge sans Puyol, suspendu, et Marquez, blessé.

Mais revenons Ă  cette demi-finale aller :

barcelonechelseaTactiquement Chelsea se disposa en 4411 avec Lampard en soutien de Drogba mais qui pouvait aussi devenir un 3ème milieu axial, Drogba coulissant alors pour prendre la position du milieu anglais. Les 4 milieux étaient de droite à gauche Essien, Ballack Mikel et Malouda. En défense pas de surprise avec une composition conforme à ce qu’avait dit Hiddinck en conférence de presse avec donc Ivanovic, Alex, Terry et Bosingwa au poste d’arrière gauche.

L’idée tactique fut la suivante coté visiteur : forcer la relance adverse à être effectuée par les défenseurs (pour du jeu long ou pas d’ailleurs : Marquez :6 ;20 ;28 ;29 , Piqué : 8 ;31 ;56 ;57 ;63 ;83 ;93). Comment ? en s’en désintéressant et en commençant l’occupation du terrain au niveau des milieux et particulièrement Xavi et Iniesta. Cela peut avoir une conséquence qui est une occupation basse du terrain. Que firent-il alors dans ce cas ? 2 lignes resserrées avec une priorité à la défense de l’axe qui invitait une option qu’ils considérèrent comme étant la moins risquée pour eux : les centres. Quand il leur arrive de se trouver aux avant poste, la préoccupation à la perte de balle fut un pressing cette fois haut (donc ici même sur les défenseurs) qui put se traduire par des fautes rapides (Mikel :5) pour empêcher une relance rapide de leurs adversaires. Chelsea eut recours au jeu long (3 ;8 ;13 ;20 ;30 ;31) mais celui-ci fut assez imprécis (notamment quand il impliquait Cech et la remarque d’Hiddinck après le match : « Cech a eu un bon match défensivement » est tout sauf anodine en ce qui nous concerne) et Drogba et Malouda furent semblèrent trop isolés pour qu’il soit efficace.

Barcelone eut beaucoup de difficulté à répondre à cette stratégie : ils firent bien des enchaînements via des 1-2 avec des joueurs en pivot (19 ;20 ;43 ;66 ;83) mais ils firent dans l’ensemble ce que Chelsea attendait d’eux, revenir dans l’axe, des centres (4 ;11 ;11 ;15 ;18 ;27) et furent peu dangereux in fine. Là où ils furent les plus menaçants c’est quand ils parvinrent à jouer derrière la défense de Chelsea. Cela exclut donc le cas de l’attaque placées, Chelsea dans ce cas par son occupation basse du terrain interdisant l’option de la profondeur.

Occupation basse, lignes resserrées devant les 18 cela semblait inviter la frappe de loin mais sur le match d’hier peu d’expert dans ce domaine coté catalans.

Passons maintenant aux actions de cette première période :

La première opportunité revint à Barcelone et ce dés la première minute de jeu :

Henry se trouva en face à face avec Ivanovic, prit le meilleur sur ce dernier mais fut stoppé avant la surface irrégulièrement par le serbe. Le coup franc qui suivit fut tiré vers le second poteau. Cech se troua, Etoo remisa pour Marquez mais cette phase de jeu fut interrompu par l’arbitre. Hors-jeu ? faute dans la surface ?

Chelsea répondait : Malouda centrait précocement de la gauche : aux 18 mètres Essien remisait pour Lampard qui frappait sans contrôle de l’extérieur de la surface. A coté (3).

Sur contre Barcelone se faisait menaçant : Iniesta servait Henry qui fixait plus avant avant de donner en retrait pour Messi. L’argentin refusa la frappe et tenta plutôt un dribble via une tentative grostesque : ballon poussé droit devant et loin dans la surface ce qui permit à Chelsea de se dégager (9)

Messi effectuait ensuite une percée : pris de vitesse Bosingwa intervenait par derrière pour arrêter l’argentin. L’arbitre sifflait coup franc mais n’ajoutait pas la sanction administrative. Celui-ci ne donna rien, Messi ratant complètement son centre vers le second poteau (12).

Via une passe difficile, Messi parvenait à repondre à l’appel de Alves et Barcelone pouvait faire un centre après un décalage grace à son brésilien. Mais Alex couvrit pour Chelsea alors qu’Etoo se trouvait derrière lui (16).

Iniesta trouvait Xavi à coté d’Etoo. Xavi servait le camerounais qui se retournait et tirait : à coté. (17) On retrouvait ensuite une de ses actions types dont on parlait plus tot. Messi donnait à Henry en appui qui remisait pour l’argentin. Mais la frappe de ce dernier s’envola dans les gradins du camp nou. (19)

Mikel perdait un ballon au milieu et Barcelone en profitait pour aller de l’avant. Iniesta s’avançait pour frapper du gauche. Cela terminait à coté (dévié par Alex ?). (23)

Le Barça qui contrait sur l’action suivante : Abidal lançait Henry dans la profondeur. Face à Alex le français gagnait un premier duel mais cela eut pour résultat de l’isoler près du but certes mais près de la ligne de corner aussi. Cela permit dans un second temps à Alex de contrer Henry pour un corner (23)

Alves préférait la passe en retrait plutôt que le centre : Xavi se trouva servi et tira mais assez largement à coté (27). Messi transmettait à Iniesta qui donnait à Henry en retrait. Le français tirait vers le premier poteau : Cech mettait en corner (33).

C’est Chelsea qui allait avoir la meilleur opportunité de cette première période. Malouda joua long dans l’espace, Drogba pressa Marquez et ce dernier commit la faute : en l’espèce une passe en retrait mal assuré vers Valdes que Drogba intercepta pou se trouver face au portier espagnol. Mais sa frappe fut dirigé droit sur ce dernier qui repoussa avant de contrer de près l’ivoirien. Finalement Piqué mettait en corner (38).

Juventus 1 Inter 1

19 avril 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

La Juventus a arraché le nul 1 but partout face à l’inter de Milan qui file vers un 17ème titre qui permettrait au club du président Morati de rejoindre à ce niveau … l’AC Milan.

Voilà pour les réjouissances mathématiques coté visiteurs.

Car pour ce qui est du terrain, leur performance à minima contre une Juventus qui peine physiquement à finir la saison leur aura coûté le nul alors qu’il finissait ce match à 11 contre 10 et était parvenu sur un contre à prendre l’avantage à ½ heure environ de la fin du match.

juventusinterL’inter aborda ce match en 433 avec un Stankovic « reculant d’un cran » par rapport à la position qu’il occupait quand l’Inter évoluait en 4312. Il prenait pour ainsi dire la place de Zanetti dans le triangle du milieu, le capitaine interiste dépannant lui au poste d’arrière droit. En attaque, Figo est Balotelli était de la partie pour occuper les flancs l’un et l’autre échangeant en cours de match leur position. En pointe on retrouvait l’ancien bianconeri Zlatan Ibrahimovic. Dans cette approche à minima qu’on évoquait plus haut, il fut recherché dans le jeu long (9 ;14 ;16 ;19 ;25 ;31 ;38), charge à lui de dévier vers ses équipiers. L’autre facette de ce choix fut une approche défensive et musclée (voir ces fautes de Figo, 2, et Muntari, 3, par exemple en début de match ) conjuguée à la volonté d’exploiter les espaces concédés par la Juve en contrant.

La Juventus elle se disposa dans un 442 où Marchionni mais surtout Nedved jouèrent comme deux milieux offensifs avec une position de base excentrée mais qui pouvait rentrer dans l’axe ensuite. Difficile d’y voir une astuce tactique de la part de Rainieri dans la mesure où de par le dispositif adverse l’axe est une zone bien occupée.

Cette « nouveauté » mise à part, nous eûmes donc une organisation que l’on connaît avec du jeu long (1 ;3 ;9 ;12 ;12 ;15 ;19 ;24 ;26 ;28 ;32) vers un attaquant massif (Iaquinta) ou vers des milieux qui s’ils ne pouvaient concourir aux dits ballons devaient en revanche presser aux second ballons. Ce qui n’est pas neutre physiquement. Autour de Iaquinta, un joueur libre Del Piero. Del Piero qui illustra la baisse de régime dont nous parlions et qui se caractérisa par des imprécisions dans le dernier geste (21 à deux reprises)

La première occasion fut pour l’inter et il fallu une belle interception de Chiellini pour intercepter un centre de Ibrahimovic (7).

Sur un long ballon qui ne fut dévié par personne mais attira à lui des joueurs de la Juventus, Balotelli fut servi dans un second temps. Il rentra vers l’axe alors qu’il était au départ sur le coté droit. Son tir du gauche fut ralenti par Buffon mais ne se dirigeait pas moins vers les filets. Tiago revenu sauvait son camp sur la ligne de but d’un tacle. (9).

La Juventus répondait sur corner. Zanetti ne pouvait que prolongé au premier poteau. Sans conséquence pour son équipe, la remise au second poteau de Grygera étant repoussé devant son but par la défense intériste (13).

Balotelli s’imposait dans un duel puis Figo transmettait à Ibrahimovic qui remisa pour Samuel mais la frappe de l’argentin termina à coté (23).

Chiellini trouvait Nedved qui répondait à l’appel de Iaquinta. L’italien était contré dans sa frappe en corner (27).

Prés de la surface Tiago était victime d’une faute de Muntari. Del Piero centrait vers le second poteau mais seul Grygera manquait le cadre (29).

Del Piero trouvait Marchionni dans la profondeur mais l’italien butait sur César (30).

Une transversale vers Balotelli et ce dernier trouvait ensuite Stankovic. La frappe sans contrôle de ce dernier passait à coté du but de Buffon (33).

Figo était au début et à la fin de l’action suivante : il interceptait d’abord, Ibrahimovic relayait et enfin nous retouvions le portugais dans la surface mais Buffon le contrait (36).

La dernière occasion intervint sur coup franc, Molinaro ayant été bloqué coté gauche près de la surface de réparation par Zanetti. Dans un angle fermé Del Piero tirait directement et César repoussait des poings (42).

La seconde période fut dans l’ensemble à l’avantage de l’inter tant la Juventus peina à créer quoi que ce soit (49 ;58 ;62 ;63). Ainsi Stankovic (49), Zanetti (56) puis Ibrahimovic (56) menacèrent. La Juventus répondit alors via des phases arrêtées (Del Piero 57). Mais fut contrée sur l’une d’elles.

Ainsi Stankovic fit ressortir un ballon et trouva Muntari qui donna à Ibrahimovic. A 30 de ses buts le suédois d’une talonnade rendit le ballon à Stankovic. A une touche ce dernier transmit dans la course d’Ibrahimovic qui lança à une touche et dans l’espace devant lui Muntari auteur d’une course croisée. Il poursuivait sa course et centrait pour Balotelli dans la surface. Qui reprit croisé sans contrôler du droit. Buffon était battu. 0-1 (63).

La Juventus allait répondre de façon caractéristique :

Marchionni récupérait un second ballon et centrait dans la foulée. Del Piero enchaînait contrôle et frappe mais Cordoba le contrait (65).

Iaquinta appelait le ballon coté droit puis temporisait avant de servir Marchionni en retrait qui élimina sur son contrôle Stankovic mais poussa trop loin son ballon ensuite ce qui permit enfin à César de le contrer de près dans un angle fermée (69).

6 minutes plus tard, Tiago qui venait de faire une intervention limite sur Muntari effectuait une semelle sur Balotelli près de la ligne de touche : il était exclu (75).

L’inter eut alors l’initiative, alternant action percutante et possession de balle : Buffon devant par deux fois mettre d’une claquette en corner sur des frappes de Stankovic (78) puis Cruz (87).

La minute 89-90 allait être décisive : Legrottaglie semblait bien avoir stoppé irrégulièrement Ibrahimovic dans la surface : l’arbitre ne bronchait pas : de l’autre coté la Juventus obtenait un corner : Stankovic se retrouvait à marquer deux joueurs : derrière lui Grygera dans les 6 mètres profitait d’un César resté sur sa ligne pour égaliser. 1-1 (90).

Un dernier contre n’était pas favorable à Cambiasso contré en corner (93).

Avec 10 points d’avance sur son plus proche poursuivant (la Juventus et peut-être Milan si les joueurs d’Ancelotti gagnent dimanche soir) et 6 matchs restants à jouer, l’Inter s’est rapproché du titre : 3 victoires et ce sera à coup sur dans la poche.

Remplacements:

Juventus: Molinaro (De Ceglie 62), Marchionni (Trezeguet), Del-Piero (Giovinco 79).

Inter: Balotelli (Vieira 75), Muntari (Burdisso 77), Figo (Cruz 86).

Arsenal 1 Chelsea 2

19 avril 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans Coupes

Chelsea s’est qualifiĂ© pour la finale de la Fa Cup (le 30 mai) aux dĂ©pens d’Arsenal. Fabianski a failli le jour de ses 24 ans: s’il ne fut pas le seul (Silvestre en grande difficultĂ© face Ă  Drogba ou Denilson) et qu’Arsenal subit par pĂ©riode la puissance adverse, il pĂ©nalisa grandement son Ă©quipe en Ă©tant impliquĂ© sur les deux seuls buts inscrits finalement par Chelsea.

arsenalchelseaArsenal se disposa dans un 4231 dans ce match avec de la liberté pour Fabregas aux cotés de Denilson, un Diaby qui alla d’une position en soutien d’Adebayor à celle de l’homme de plus devant la défense, Van Persie sur le coté gauche mais n’hésitant pas à revenir dans l’axe, Walcott à droite et Adebayor seul en pointe.

Gibbs étant finalement apte, Silvestre n’eut pas à se décaler à gauche et la charnière Touré-Silvestre en fut reconduite. A droite, Sagna toujours malade, Eboué poursuivit son intérim.

Coté Chelsea et comparé à l’équipe qui démarra la demi-retour face à Liverpool, 2 changements avec le retour de Terry en lieu et place de Carvahlo et le remplacement de Kalou par Anelka. Dans ce qui fut vite un 4231 avec Ballack et Essien devant la défense et un milieu offensif composé de Malouda Lampard et Anelka de gauche à droite, Drogba étant seul en pointe devant.

L’approche d’Arsenal fut la suivante : alternance entre jeu long (10 ;11 ;12 ;23 ;23 ;25 ;26 ;27 ;28 ;35 ;40 ;44) et direct (6 ;6 ;15 ;17 ;41) et jeu plus au sol le premier ayant pour ambition de pousser Chelsea dans son camp tout en utilisant la puissance d’Adebayor. Le début de match fut à l’avantage des gunners avec une équipe de Chelsea approximative (24 ;25 ;25 ;28 ;29 ;30 ;31 ;46) ce qui l’empêcha d’évoluer suffisamment haut pour exploiter les capacités de Drogba. Le jeu de Chelsea en fut majoritairement long (7 ;10 ;22 ;34 ;40 ;40 ;42 ;45) quand il n’était pas carrément dirigé vers les espaces libres (3 ;14 ;24 ;32).

C’est d’ailleurs suite à une action de ce type que Chelsea se créa la première occasion : un long ballon dans l’espace fut étrangement apprécié par Silvestre qui décida au dernier moment de ne pas jouer le ballon et de laisser Gibbs à la lutte avec Drogba. Fabianski ayant décidé que malgré ce 2 contre un il pouvait être d’une utilité en dehors de sa surface, le portier d’Arsenal se trouva battu quand Drogba s’imposa de la tête. Mais Gibbs effectua un retour gagnant et tacla sur sa ligne pour sauver son camp d’une ouverture précoce du score de leur adversaire. (3).

Denilson manquait sa transmission et Chelsea récupérait le ballon aux alentours du rond central. Drogba était ensuite servi dans la surface, son centre allait être capté mais en 2 temps par Fabianski.

Arsenal ouvrait le score, étant là récompensé de son entame qui nous l’avons constaté ci-dessus ne se traduisit pas par des occasions : Le ballon passa sur cette action de droite à gauche pour arriver à un Adebayor excentré. Qui donna dans l’espace pour Gibbs qui centra. Il trouva en retrait Walcott dont la reprise du gauche fut dévié de la main par A.Cole ce qui acheva de tromper Cech derrière lui sur sa ligne. 1-0 (18).
Difficile d’en vouloirs à Cole en arguant d’un marquage lâche de Walcott, le latérale anglais étant là où il se trouvait précisément dans la mesure où il avait coulissé comme ses partenaires de défense. Si un coupable il faut ici chercher il faut plutôt regarder vers celui ou ceux qui auraient du coulisser après lui.

La réaction de Chelsea fut timide, signalons tout de même cet enchaînement coté gauche avec Essien pour Cole qui prolongea pour Malouda qui centra fort devant le but. Le ballon passa entre le pied et la main de Fabianski mais il ne fut pas cadré. (21).

Un 1-2 entre Van Persie et Diaby se termina par une reprise difficile pour le néerlandais : sans problème pour la défense de Chelsea (24).

Alors que Chelsea n’avait pas fait grand chose de bien sur les minutes qui précédaient (voir le déchet sur cette période mentionné plus haut), ses joueurs revenaient à la marque. Comment ? Une transversale effectué après le rond central coté droit de Lampard échut dans la surface (ce qui en dit long sur la hauteur à laquelle défendait les gunners) à Malouda qui enchaînât contrôle mise sur son pied droit et frappe vers le premier poteau. Fabianski était coupable de ne pas avoir couvert celui-ci : il était battu et bien battu. 1-1 (32).

Arsenal qui allait donner le bâton pour se faire battre. Une chose avait changé cependant, si Chelsea était imprécis, Chelsea jouait aussi plus haut : son jeu long même s’il n’était pas efficace repoussait Arsenal, il exposait aussi la défense des gunners et les relances longues de Silvestre notamment allaient de moins en moins loins dans le camp adverse (33 ;35 ;45). Ce qui permit à Chelsea de récupérer plus haut, et même quand il perdait le ballon de pouvoir presser plus haut.

Ainsi Denilson, pas à la fête lui non plus, récupéra dans la surface coté gauche pour lui. Mais plutôt que de dégager le danger il opta pour une passe dans la surface vers Diaby qui perdit le ballon presser qu’il fut par Malouda. Anelka qui était aussi de ce mouvement récupéra le ballon et frappa dans la foulée du gauche : Poteau ! (36).

La dernière occasion de la première période fut pour Chelsea. Une longue touche fut déviée par Drogba pour Anelka. Mais la reprise de la tête du français fut trop peu appuyée pour que Fabianski en soit inquiété. (46)

La seconde période ressembla pour partie à ce qu’on avait pu constater en première à savoir une domination dans son entame d’Arsenal avec du déchet coté Chelsea (Essien: 50,65,78,87; Lampard: 52; Anelka 61; Malouda 72; Ballack 66). La différence avec la première période c’est que Chelsea via sa puissance ne rééquilibra pas vraiment les débats, leur but décisif fut d’ailleurs inscrit sur contre, ne pesant sur ceux-ci que via les rush de Drogba et ce qu’il pouvait ou pas en tirer face à Silvestre notamment.

Pourquoi cette différence ? Peut-être parce que pendant le temps où Arsenal n’investissait pas le camp adverse, il pouvait malgré tout via le jeu long vers Adebayor puis celui qui le remplaça (60 ;67 ;71 ;74 ;76 ;78 ;80 ;82 ;88) jouer dans le camp de Chelsea tout en ne se découvrant pas trop.

La première occasion fut pour Arsenal : d’une transversale Fabregas trouva Diaby qui centra de loin : Van Persie ne gagna pas son duel avec Alex mais gêna ce dernier dans son dégagement de la tête : Adebayor à la réception frappa de volée mais sans trouver le cadre (47).

Suite à une touche, Van Persie centrait pour Adebayor contré par Terry (51).

Lampard récupérait, aux dépens de Denilson, et Chelsea contrait : Furent ensuite sollicités Drogba Anelka qui dans la surface coté droit n’opta pas pour la frappe mais pour la passe latéral vers Lampard. Ce dernier était contré dans sa reprise par Touré : corner (53).

Diaby effectuait une percée dans l’axe du terrain avant de donner à Adebayor qui décala Walcott. L’anglais centrait devant le but. Au second poteau il manquait un mètre à Van Persie pour reprendre cette transmission (58).

Après un 1-2 avec Fabregas Walcott centrait mais Diaby cette fois était trop court pour reprendre de la tête au premier poteau. Derrière lui Alex prolongeait, Van Persie récupérait mais sa reprise était hors cadre. (65)

La réponse de Chelsea impliqua 3 joueurs : Cole donna à Lampard qui transmit à Drogba qui centra du gauche vers son partenaire. Mais la reprise de Lampard ne fut pas décroisée : vu sa position il ne pouvait pas cadrer sans une trajectoire de ce type. Son tir termina à droite des buts de Fabianski (67).

Une minute plus tard Drogba à la lutte avec Silvestre sur un de ces longs ballons, vit le français toucher de la main et dans la surface le ballon. L’arbitre ne broncha pas (68).

Eboué chercha ensuite via du jeu long Adebayor qui remisa pour une frappe en ciseau de Fabregas aux 25 mètres. Contré. (74)

Finalement Chelsea prenait l’avantage. Les joueurs d’Hiddinck sortaient vainqueurs de duels sur la gauche de leur défense et Lampard allait en être servi. A une touche il balançait dans l’espace. Drogba s’imposa face à Silvestre à 25 mètres des buts d’Arsenal et se défit dans la foulée d’un dribble extérieur de Fabianski de nouveau sorti à la pêche. Il redressait ensuite du gauche pour donner la victoire à son équipe. 1-2 (83).

Car en fin de match Arshavin était contré en corner par Alex. C’est Chelsea qui disputera la finale de la cup. Contre Arsenal ou Everton.

Il n’y eut pas que des mauvaises nouvelles pour Arsenalen ce 18 avril 2009:
Son poursuivant Aston Villa a fait match nul à domicile face à West Ham (égalisation des hammers via Tristan à 5 minutes du terme) et il compte désormais 7 points d’avance avec un match de plus à jouer. Résultat qui pourrait être décisif en leur faveur tant avec une fin de championnat qui leur réserve des matchs vs Liverpool Manchester et Chelsea, ils n’étaient pas à l’abri d’un retour des hommes d’O’Neil qui ont eux un parcours sans membres du top 4 à affronter.

La passe de 5 pour Nadal

19 avril 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2009, Monte Carlo

Rafael Nadal s’est imposé pour la 5ème fois consécutive à Monte Carlo en disposant en 3 manches du serbe Novak Djokovic. Une finale à rebondissement, Nadal gagnant le 1er set après avoir été mené 3-1 puis perdit le deuxième set alors que Djokovic avait semblé touché avant de remporter ce match en 3 sets montrant dans le dernier une détermination qui lui permit de passer au dessus de ses difficultés du jour.

montecarloSon adversaire aura lui montré de son coté dans cette dernière manche la difficulté de tenir ses choix : ceux-ci sont coûteux en énergie, en concentration et d’autant plus dans ce domaine (qui affecte aussi le premier) qu’il lui faut pour les mettre en œuvre prendre des risques (prendre la balle tôt) et/ou sortir de sa filière d’attaquant mais de fond de court. Or l’énergie est ce qui vient à manquer quand on affronte Nadal (comparativement bien sur) et ce match ne fit pas exception.

D’une manière générale cette rencontre ne laissera pas une trace indélébile tant Nadal donna comme l’an passé (face à Ferrer puis Federer) l’image d’un joueur en rodage (service, fautes directes) et que Djokovic dans sa stratégie connut pas mal de déchet mais voyons cela plus en détail via l’analyse des sets.

1er set :

Pas moins de 6 breaks dans ce premier set : Djokovic est le premier serveur à remporter son engagement ce qui lui permettra de mener 3-1. Ce fut aussi son dernier jeu marqué tout court dans ce set qu’il concède finalement 6-3.

Le serbe
aura montré une grande variété dans ses approches avec des services gagnants (2 dans le premier jeu), une volonté de ne pas se faire marcher dessus dés le retour avec des relances longues orientées vers le centre, l’utilisation de l’amorti (qui lui permettra par exemple de remporter le dernier point du 4ème jeu), des montées au filet et des attaques sur le coup droit de Nadal.
Il y eut la volonté de prendre la balle tôt avec la recherche d’un avantage, ne pas reculer. Mais deux risques ici : avoir voir jouer une balle difficile (en raison du lift) d’une part et d’autre part avoir à jouer une balle encore plus difficile si on cherche à l’attaquer.

De son coté l’espagnol, qui aura peiné au service dans l’ensemble sur ce match (pourcentage mais aussi qualité du service) aura d’abord eu du mal à trouver de la longueur( exception faite de son utilisation du revers lifté : voir l’avant dernier point du jeu à 1-2) et même si son lift le protégea il perdit des points de par ce manque que ce soit en commettant lui même des fautes ou quand Djokovicle surprenait via des amortis ou parvenait à l’attaquer sur ces balles courtes. Il eut cependant le soucis de faire jouer Djokovic. Pas de meilleures ouvertures pour cela que sur ses services. Dés le 1er échange sur son engagement, il y eut d’ailleurs 24 coups échangés.

Ces deux approches ne furent pas neutres dans l’évolution du score.

Ainsi, Djokovic pendant tous le set fit des fautes en essayant de prendre la balle tôt ou en se montrant offensif mais des fautes de Nadal lui permirent de mener 3-1 (4 dans le jeu du second break). Mais à 3-1 par exemples Djokovic fut pris par deux fois sur des montées médiocres et hâtives (après son service) et il était deux fois passé : 0-30. Puis deux fautes la 1ère pour avoir pris très tôt la seconde pour un défaut de placement et Nadal refaisait son break de retard pour revenir à 2-3. 3 rally gagnés par Nadal, un passing lui permettaient de revenir à 3-3.

Le niveau de l’espagnol s’éleva ici :

S’il joua plus long, il n’en perdait pas moins le premier point avec une attaque vers son coup droit de Djokovic. 15-0. Mais son travail de sape payait ensuite :
15-15 puis 15-30 avec un point gagné à la volée après un travail préparatoire effectué sur le revers de Djokovic puis un enchaînement lob-amorti manqué du serbe. Djokovic prenait tôt sur le point suivant, attaquait le coup droit adverse avec son revers mais était pris sur un passing croisé :15-40. Si Djokovic revint à 40-40 via un service gagnant et un amorti-lob réussi, on le vit alors accuser le coup avec l’indice suivant : il peinait au service : plus de première et quand il en servit une (avant la 3ème égalité) c’était davantage une première seconde et il commit la faute dés le coup suivant. Il explosait deux fois en revers et Nadal passait devant : 4-3.

Au changement de coté Djokovic faisait appel au kiné. Nadal confirmait son break (5-3) avant de breaker de nouveau pour enlever le set: passing en 2 temps, droite gauche avec un Djokovic loin de sa ligne (0-30) et à 30-30 deux fautes en revers dont une dernière à l’échange alors qu’il était de nouveau loin de sa ligne. 6-3.

2ème set :

Ce deuxième set fut donc remporté par Djokovic. Nadal vit son niveau chuté avec des fautes lourdes de conséquences :

2 au jeu 1 dont une qui offrit une balle de break à Djokovic lequel convertira cette opportunité malgré une défense remarquable de l’espagnol suite à un enchaînement amorti lob gagnant. 0-1

1 dans le jeu 2 que Djokovic remporte en s’appuyant aussi sur un bon service : 2 points gagnants et un 3ème suite à une engagement percutant. 0-2.

1 dans le jeu 3 que Nadal remporte quand mĂŞme pour revenir Ă  1-2.

4 dans le jeu 4 (qui durera plus de 8 minutes) dont une Ă  30-40 et une autre 4 40-40 : deux coup droit dans le couloir.1-3.

3 dans le jeu 5 dont un Ă  30-40 pour le second break du set pour Djokovic. 1-4.

Il y eut ensuite du mieux pour Nadal mais Djokovic ne perdra pas son engagement du set pour remporter celui-ci sur le score de 6-2. Il ne faudrait pas comprendre de ce qui précède que Djokovic ne fit rien du set si ce n’est attendre la faute de Nadal. Mais plutôt que l’espagnol commit des fautes inhabituelles pour son niveau sur terre et que certaines d’entre elles eurent des conséquences très fâcheuses. Mais que Djokovic pour le reste fit le boulot :

Lob gagnant à 30-15 dans le jeu 1, point gagné à la volée à 30-15, 40-30 puis à balle de break dans le même jeu.

Utilisation de balles relevées comme avait pu le faire Murray en demi pour neutraliser Nadal : à 40-40 au jeu 4 ; 15-15 au jeu 5.

Attaque le revers ou coup droit de Nadal via des coups risques mais percutant et qui font mouches : 40-15 dans le jeu 3 ou sur la 3ème balle de break à 1-2.

Set 3 :

Ce dernier set eut deux histoires :

Une première lors de laquelle se déroula une bataille féroce qui se conclut par un 2ème break de Nadal pour voir l’espagnol se détacher 3-1.

Une seconde lors de laquelle Djokovic était battu et le savait et qui vit l’espagnol remporter tous les autres jeux et ce en ne concédant que 2 points en tout.

Dans la première partie de ce set donc, on eut droit à un Nadal qui n’était toujours pas au mieux (deux fautes en coup droit pour concéder une occasion de break) mais qui s’accrochait :

A l’instar de ce rally à 0-0 30-40 où il passa finalement Djokovic en 2 temps. De son coté Djokovic était entreprenant mais cela avait un coût : pour ce revers gagnant sur seconde dés le premier point du set, voir ces deux ratés à 0-30 et 15-30. A 40-40 il fixait Nadal sur son coup droit pour finir coté opposé. Mais cette seconde balle de break du jeu fut sauvé d’un service gagnant. Nadal qui serrait le jeu et allait faire de même sur la 3ème balle de break de ce premier jeu.
On nota aussi coté Djokovic un manque de lucidité dans ses choix : ainsi cette « montée en chaussette » sur laquelle il fut passé à 40-40. Finalement un passing puis un coup droit gagnant permettait au numéro 1 mondial de mener 1-0 : un jeu où 14 points furent joués.

A l’instar de ce jeu 2 où il n’avait pas été des plus gaillards dans le déplacement comme sur ce point où son passing termina dans le filet : 30-0. Mais Djokovic dans la lignée de ce que nous évoquions plus haut allait manquer par deux fois en coup droit (40-30). Puis commettre deux doubles fautes. Le travail de sape de Nadal semblait donner ses fruits, le n°1 mondial gagnant un rally que Djokovic n’avait pu conclure avant de voir son adversaire faillir en coup droit sur son second coup de raquette. 2-0: un jeu où 12 points furent joués.

A l’instar de ce jeu 3 : puni sur seconde :0-15 ; attaqué sur balle courte :15-30 ; faute en coup droit après son service :40-40. Finalement, Djokovic à l’offensive prenait tôt pour finir avec son revers et cette fois il breakait (à sa 3ème occasion dans ce jeu) , Nadal mettant un revers dans le couloir après une bonne première défense. 2-1: un jeu où 14 points furent joués.

Manque de lucidité disions-nous : à 15-0 il se rua au filet après son service et s’il gagna des points au filet dans ce match il y avait eut au préalable construction. Rien de cela ici, il était passé en 2 temps. Lucidité en baisse, ce que la fatigue peut expliquer aussi : 2 seconde balle, une faute après son service, une autre à l’échange : 15-40. Nadal à 30-40 rendit la monnaie de sa pièce au serbe : le service était bon mais son retour long au centre prit Djokovic dans son dégagement pour jouer en coup droit. Nadal menait 3-1.

La seconde histoire de ce set, c’est donc un Nadal qui gagna ses services blancs et un Djokovic qui sur son dernier jeu de service tente le tout pour le tout. Prise de risque qui lui sera fatal avec notamment une double faute pour concéder un 3ème break en autant d’engagement dans ce set.

Il s’inclinait 6-1.

Que dire de ce match ?

Qu’un Nadal en rodage a battu un Djokovic qui fit ce qu’il put mais dont on voit mal comment il pourrait menacer sur terre battue, par définition en fin de tournoi et sur la longueur des 5 sets l’espagnol : le jeu qu’il pratique manque de constance qu’exige la terre battue surtout face à un spécialiste et Nadal est aujourd’hui un des derniers du genre.

Pas étonnant dans ces conditions qu’il domine aussi outrageusement sur cette surface qu’il soit brillant (comment oublier son parcours à Roland l’an passé) ou pas (Ferrer et Federer à Monte Carlo l’an passé ; Djokovic et Federer à Hambourg ou face à Murray et Djokovic cette année à Monte carlo donc).

Statistiques du match: voir ce lien

Everton en finale, Manchester au tapis

19 avril 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans Coupes

Everton a éliminé Manchester United pour se qualifier pour la finale de la coupe d’Angleterre. Cela au terme d’un match « insipide ». Manchester « a fait » assez dans ce match pour mériter la défaite : on ne peut tant manquer aux fondamentaux (passes : Gibson 37 ;43, tirs, centres : on pense à celui complètement raté du gauche par Welbeck 41’ ou cet autre de Park 24) et se plaindre de n’en être pas sorti en vainqueur.

Ajoutons de suite qu’Everton n’a pas été exemplaire dans ce domaine loin s’en faut mais assez logiquement on attend moins d’un club qui n’avait pas été à ce niveau depuis 1995 d’un autre qui est champion d’Europe et d’Angleterre en titre.

Ainsi Everton et Manchester ne cadrèrent leur première frappe qu’en seconde période.

Manchester aborda ce match en 442. De la demi-finale contre Porto 3 joueurs mancuniens furent reconduits dés le départ : Ferdinand Vidic et Anderson.

manchesterevertonSir Alex Ferguson aligna une équipe assez jeune (Welbeck Macheda et les Da Silva ont moins de 20 ans) et dont quelques joueurs n’avaient pas évolué à ce niveau depuis un bail, on pense à Gibson qui accompagna Anderson au milieu, ou Welbeck dont la dernière apparition en équipe première dés le départ d’un match remontait à la finale de la coupe de la ligue début mars. Macheda lui débutait en pointe avec Tevez en soutien. Coté droit Park effectuait son retour. En défense les deux frère Da Silva, Fabio et Rafael occupèrent les flancs. Dans les buts la présence de Foster semblait établir une hiérarchie au poste de gardien de but tant depuis le match de Blackburn c’est lui qui officie quand Van der sar n’est pas aligné.

Coté tactique et évolution sur le terrain on observa que pour le jeu long c’était Macheda qui était recherché (3 ;6 ;6 ;13 ;19 ;20 ;28 ;33 ;44), qu’en relais c’était plutôt Tevez (4 ;22 ;35), qu’on eut de trop rares changements de cotés, marque de fabrique d’un 442 si on entend déstabiliser l’adversaire (12 ;24 ;30 ;31).

Notons aussi le fait que si Sir Alex Ferguson titularisa des joueurs plus habitués à la réserve qu’à l’équipe première il prit soin de les mettre dans un environnement connu avec cette partie « gauche » de l’équipe composé de Fabio Gibson Wellbeck et Macheda. La relation entre ces deux derniers fut d’ailleurs intéressante comme nous pourrons le voir plus bas. Si offensivement Manchester se distingua via l’italien par un pressing sur les défenseurs adverses (7 ;15 ;33 ;34 ;39) qui lui permit de récupérer quelques ballons, défensivement il arriva que face aux poussées adverses ils peinèrent à se dégager de phases défensives (18 ;20).

Ce qui nous permet d’aborder le cas de l’équipe d’Everton : disposé en 442 l’équipe de David Moyes « bombarda » vers Fellaini (2 fois dans la première minute puis 2 ;5 ;7 ;8 ;15 ;17 ;;32 ; 36 ;37 ;41 ;44) et dans une moindre mesure Saha (6 ;9 ;36 ;32) finalement apte. Mais ces deux joueurs ne permirent pas à leur équipe de faire la différence dans ce domaine bien pris par Vidic et Ferdinand. Ce dernier continuant de se ménager : en effet on constata que dans cette première période, et sauf mégarde, il ne vint pas disputer les corners.

La première occasion de ce match fut pour Manchester. Macheda (3) s’imposa face à Jagielka suite à un ballon long. Mais sa frappe enchaînée termina à coté des buts d’Howard un des 3 anciens mancuniens coté Everton (avec Saha et Neville).

De l’autre coté Everton récupérait le ballon suite à une perte de balle d’Anderson au milieu de terrain. Osman donnait ensuite à Fellaini qui alertait Neville à une touche et vers la profondeur. En position licite ce dernier sous la pression de Fabio ne parvenait qu’à frapper vers le but sans trouver le cadre. (10).

Un 1-2 entre Macheda et Welbeck était suivi d’une passe de l’anglais pour Tevez aux 18 mètres. Mais l’argentin ne put frapper en première intention et en seconde tira à coté (12).

Si nous avons dit qu’Everton attendit la seconde période pour mettre à l’ouvrage Foster, cela ne signifie pas que le portier anglais ne s’y mit pas tout seul : Ainsi suite à une passe en retrait, il tenta le dribble face à Saha mais le français ne se fit pas avoir et contra d’un tacle le gardien mancunien. Qui put alors s’emparer du ballon à la main. (20).

L’action ayant été relative sur ce match, nous nous permettons une aparté sur Foster. Gardien intéressant sur sa ligne (on pense à sa performance à Derby l’an passé) mais qui devra impérativement travailler son jeu au pied (voir 16 ;41 ;50 ;56 ;59 ;118) s’il veut percer à Manchester.
Alors qu’avec Van der Sar on peut jouer sur le pied droit ou gauche sans avoir à s’inquiéter, il semble qu’avec Foster on en soit réduit à chercher son pied gauche et encore n’est on pas plein d’assurance sur l’issue. A vrai dire c’est assez décevant de voir qu’un gardien qui n’a que ces domaines à travailler à l’entraînement, car il dit vouloir concourir au poste de N°1, nous gratifie de ce genre de performance dans ce domaine.

La période qui suit, 21-25, fut très favorable aux mancuniens. Ainsi un 1-2 Welbeck Macheda se conclut par un tacle défensif à propos de Lescott dans la surface. Manchester obtenait un corner (21).

Sur l’action suivante Manchester procéda via une transversale de gauche à droite, puis Rafael centra pour Welbeck qui était au premier poteau. Sa reprise de volée ne semblait pas cadrée mais la déviation de Lescott l’a rapprocha sensiblement du but pour ce qui fut finalement un corner (22).

Via Tevez Manchester passa cette fois de droite Ă  gauche et Welbeck se trouva servi dans la surface mais fit un pied droit pied gauche dans sa tentative de frappe (24).

Everton répondait et Rafael stoppait irrégulièrement Baines à l’entrée de la surface ; excentré Pienaar tentait sa chance, mais Anderson détournait en corner (26).

Welbeck-Tevez et Macheda combinait et l’italien lançait finalement le premier nommé dans la surface mais ce dernier péchait dans la finition et dévissait son tir du gauche (39). Voilà pour la dernière action de cette première période.

Si Manchester n’avait pas été brillant, au moins y avait-il eut quelques mouvements dignes de ce nom. On baissa dans ce domaine en seconde période, quant à ce qui est d’Everton, le bombardement continua (voyez plutôt vers Fellaini : 45 ;48 ;50 ;51 ;52 ;53 ;54 ;58 ;60 ;75 ;77 ;81 ;83 ;91) : sans davantage de succès.

Ce fut cependant eux qui cadrèrent la première frappe du match, Cahill tentant sa chance d’une frappe croisée de 25 mètres environ. Foster se coucha bien pour dévier ce ballon avant que celui-ci ne touche le sol. (53)

Sur une remontée de ballon Manchester répondait : Anderson trouvait Tevez qui dinnait à Park. Face à Pienaar le coréen revenait dans l’axe de la droite pour frapper du gauche vers le premier poteau. Non cadrée et Howard semblait couvrir de toutes façons. (62)

Puis, de loin Gibson alertait Howard qui mettait en corner (66)

M.Riley allait pourrir le restant de cette mi-temps quand il ne sanctionna pas Jagielka d’un penalty pour avoir stopper irrégulièrement Welbeck (6 dans la surface. Ensuite, semble-t-il partisan du « comment rattraper une injustice par d’autres injustices » il hacha le match par des coups de sifflets hâtifs en faveur de Manchester avec Cahill et Fellaini comme victimes favorites.

Anderson (75) puis Welbeck (82) n’allait pas trouver le cadre après des percées, nous avions donc droit à des prolongations.

Il y eut lors de la première période de celles-ci une agitation remarquable dans le contexte du match :

Ainsi ce contrôle poitrine-frappe de Cahill sauvé du pied par Foster (92)

Cette réponse mancunienne avec un droite gauche conclut par une passe en retrait de l’entrant Berbatov pour Welbeck qui … manqua le ballon (99).

Tevez tentait une frappe enroulée en fin de mi-temps mais faute de puissance elle était facilement arrêtée par Howard.

Lors de la seconde période des prolongations Everton se procura une occasion : Baines parvint à se détacher coté gauche pour un centre vers Vaughan mais ce dernier fut contré dans sa reprise par Vidic. Un 6 mètres fut accordé.

Foster était contré en fin de match (118) dans son jeu au pied puis sanctionné d’une faute quand il essaya ensuite de protéger le ballon pour que celui-ci sorte en 6 mètres. Mais cela ne donna rien.

La sĂ©ance de tirs au but Ă©tait notre « rĂ©compense ».

Elle allait servir à une chose : ne pas blâmer coté mancunien ceux qui ne sont habituellement pas titulaires comme Welbeck qui rata beaucoup dans le dernier geste comme cette analyse l’aura illustrée.

En effet, Berbatov s’y prit tellement bien sur sa tentative qu’il donna vraiment l’impression de n’avoir aucune conviction. On doit appeler cela le contrôle de soi. Bref sa frappe croisée, qui donne par définition plus de chance à un gardien qui part du bon coté (en raison de la trajectoire de la balle qui passe devant lui), et molle fut stoppée du pied par Howard.

Cela permettait à Everton de ne pas être décroché d’entrée car Cahill avait tiré au dessus pour commencer cette séance. Ferdinand vit lui aussi sa frappe croisée arrêter par Howard. Everton ne ratant pas un seul de ses autres tirs (Baines, Neville, Vaughan, Jagielka), les joueurs de Moyes se qualifiaient pour la finale où ils retrouveront Chelsea qualifié depuis hier.

Porto 0 Manchester 1: signé Ronaldo

15 avril 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans quart de finale

Manchester United s’est qualifié pour les demi finales de la ligue des champions 2008-2009 en produisant une grande performance collective. Les joueurs de Sir Alex Ferguson ont resserrés les lignes et Porto en a payé le prix offensivement. Un but aura suffi, et quel but : un missile de plus de 35 mètres de son ballon d’or, Cristiano Ronaldo. Manchester affrontera Arsenal pour une place en finale.

portomanchesterManchester qui s’aligna en 4411 dans ce match avec Giggs bien aidé de Anderson à gauche et Rooney à droite ce pour assurer un replis défensif sans exception. En attaque Berbatov fut résolument en retrait de Ronaldo homme libre de pointe. Il y eut deux visages de Manchester dans ce match : un brillant qui les vit alors utiliser Berbatov en relais dans du jeu majoritairement au sol (5 ;6 ;8 ;8 ;12 ;13 ;29 ;32 ;33 ;37 ;40) un autre où ils furent plus en difficulté et cela c’était quand Porto balança de longs ballons (18 ;21 ;24 ;25 ;26) pour gagner du terrain. A défaut de se montrer réellement dangereux.

Car la différence avec l’aller, ce fut la rigueur dans le replacement nous le disions qui permit de réduire les espaces entre les lignes et de défendre plus efficacement [tant il est alors possible de gêner la relance (ou forcer celle-ci a être d’un certain type par exemple long) sans être éliminer pour venir aider défensivement. On vit dans cet esprit Anderson et Carrick rester prés des attaquants].
Ainsi, fini la défense en reculant très dangereuse face à des joueurs puissant capable de provoquer. Place à la défense en avançant en atteste ces interceptions (Ferdinand 9, Vidic 16 ;18 ;32, Evra 18, Carrick 27 ;40) et ces duels gagnés avec un Evra particulièrement énorme (7 ;22 ;31 ;31 ;35 ;42).

Défensivement au point, l’essentiel était « fait » tant Manchester a prouvé cette année que même dans ses matchs les moins aboutis (Stoke à l’extérieur, Sunderland à domicile, Porto la semaine passée) ils étaient capables de marquer.

Et le but vint vite : Après une période de conservation du ballon avec Berbatov au « milieu » de celle-ci, Anderson décalait Ronaldo qui dans la mesure où il reçut le ballon à 40 mètres des buts d’Helton surprit son monde en enchaînant son contrôle d’une frappe puissante et croisée. Le portier de Porto était bien battu. 0-1 (6).

À ce stade, Porto était éliminé.

S’il y eut du déchet coté mancunien (Anderson 1’;7;34, Giggs 10;26;26 par exemple), la volonté était au jeu simple et direct. Ainsi O’shea donnait à Rooney en appui aux alentours de la surface. L’anglais servait en retrait son compatriote Carrick qui tirait croisé sans contrôler préalablement. Son tir passait à coté (11).

Carrick stoppait irrégulièrement Lisandro. Alves ne trouvait pas le cadre sur ce coup franc situé à une trentaine de mètres des buts de Van der Sar. (18).

Lucho trouvait Lisandro qui enchaînait contrôle de la poitrine et frappe. Mais sans la puissance nécessaire pour mettre Van der Sar à l’ouvrage. (24).

Par deux fois on retrouvait Berbatov en relais sur l’action suivante. In fine il centrait de la droite. Au second poteau Ronaldo était trop court pour reprendre de la tête mais derrière lui Giggs reprit d’une volée en direction du premier poteau que repoussa Helton. (29).

Porto avait du mal à s’approcher. Sapunaru tentait une frappe de loin. Sans succès (36).

Alors qu’un corner, obtenu via un pressing de Ronaldo sur Helton n’avait rien donné, Rooney concédait un coup franc suite à une faute de main. Mais la tête de Alves fut trop décroisé.

Vidic découpait Rodriguez. Contrairement à une action « similaire » avec Rooney précédemment (36) et plus tard Ronaldo (42), l’arbitre sifflait et avertissait le serbe. Le coup franc fut mal exécuté par nous semble-t-il Meireiles.

Manchester se procurait une sérieuse occasion. Un corner de Giggs fut prolongé avant le premier poteau par O’shea qui trouva alors un Vidic qui à moins de deux mètres du but ne put cadrer déséquilibré qu’il se trouvait au moment de sa reprise (43).

Ca a toujours été ça l’Équipe ?

14 avril 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans Humeurs

La semaine passée, l’Équipe fêtait son 20000ème numéro. La question que nous nous sommes posés, c’est si le compte y était en terme de restitution des faits, d’analyse mais aussi d’éthique et de rigueur. C’est peu dire qu’on est loin du compte pour un quotidien qui regarde de haut la presse britannique populaire.

Alors procédons à l’examen en commençant d’abord par la restitution des faits :

_Le 08/04/2009 , Jean Michel Rouet affirmait dans son article publié en page 4 que Riise n’avait plus jamais joué pour Liverpool après la demi finale aller de l’an passé et son but contre son camp versus Chelsea.

Problème, il rejoua pour eux et pas plus tard que la semaine suivante face à cette même équipe de Chelsea. D’ailleurs, regardez ce lien, regardez l’auteur de l’article et aller sur la feuille de match vérifier que Riise rejoua bien pour Liverpool après le match aller.

_Le 09/04/2009 en page 2, Vincent Duluc affirmait lui que Van der Sar avait vu son invincibilité en championnat interrompu par un but de Blackburn inscrit par Santa Cruz.

Problème, ce jour là c’est Kuszczak qui jouait. La série de Van der Sar s’interrompit le match suivant contre Newcastle, via un but de Lovenkrands (lien).

_Le 09/04/2009, Jean Michel Rouet (en page 2) affirmait que la défaite 3-1 à domicile de Liverpool était la plus large concédé depuis un 4-1 par Chelsea en championnat en 2005 (2 octobre).

Problème, Liverpool, via notamment 4 buts de Baptista, avait concédé une défaite 6 buts à 3 à domicile face à Arsenal en 2007 (lien).

Procédons ensuite à l’examen de l’analyse qui peut être proposée par ce journal :

Passons sur ce tatouage (Henry) vs bracelet (Ribery), l’Équipe du 8 avril 2009, au bénéfice du doute sur la recherche d’un peu de divertissement même si le fait que cela apparaisse dés la page 2 nous fait craindre une autre ambition.

Et regardons l’œuvre de Vincent Duluc lors de son compte rendu de Manchester Porto (08/04/2009 page 5).
Cela commence par le schéma tactique qui positionne Fletcher à gauche d’un milieu en triangle avec une formation de Manchester en 433.
Ce se termine surtout par une affirmation plus loin dans le propos : passage de Manchester en 442 en seconde mi-temps avec Ronaldo en attaque. Le fait que le schĂ©ma proposĂ© ait Ă©tĂ© impropre une grande partie du match (Fletcher ayant jouĂ© Ă  droite et dans un 442 dĂ©s la 13ème minute pour ne changer de position et jouer dans l’axe qu’à l’entrĂ©e de Tevez et Neville Ă  la 72ème) ne serait pas si grave, (car les schĂ©mas ne sont pas figĂ©s et « on ne peut » en mettre autant qu’il y en a au cours d’un match), si au moment de dĂ©crire un changement d’organisation on ne se trompait pas d’une demi-heure comme ce fut le cas ici.

Inconséquence ici, inconséquence aussi mais c’est ici dans un contexte plus global qui prend les internautes et les lecteurs pour des imbéciles : en effet, Vincent Duluc dira dans son compte rendu que Evans, (il associait aussi O’shea) est trop juste pour la ligue des champions. Le 3 avril 2009, il était décrit comme un crack par David Michel sur le site de l’Équipe (lien). Remarquable constance ! Ca doit être cela de faire des analyses ex-nihilo.

[N’ignorons pas aussi les affirmations péremptoires et pour cause dépourvue d’exemples comme celle sur le français Cissokho qui aurait montré sur ce match une qualité de centre intéressante : sauf que des centres on en a recensé quelques uns (6 ;17 ;24 ;31) : peu si ce n’est aucun n’a trouvé de partenaires alors qu’ils furent plus d’une fois exécutés sans opposition.]

Notons ici que le manque de constance, nous ne l’observons pas pour la première fois. En effet, après l’élimination de Lyon, l’Équipe avait cherchĂ© les moyens de rendre les clubs français plus compĂ©titifs en ligue des champions (article du 13/03/2009 intitulĂ© « Comment la gagner »). Parmi ces moyens, rĂ©duire le quota des autres pays (Ă  2 billets pour les grandes nations, 3 pays Ă©taient citĂ©s : Espagne, Italie Angleterre). Observons ici qu’il est proposĂ© de rĂ©duire la place rĂ©servĂ© aux grands pays, sans rien dire du sort qui serait rĂ©servĂ© Ă  la France. Difficile d’envisager au nom de quoi la France pourrait arguer d’une reprĂ©sentation similaire Ă  l’Angleterre ou l’Espagne. Car on ne peut croire que l’idĂ©e ici serait d’avoir une reprĂ©sentation supĂ©rieure.
Mais ce n’est pas ce point que nous voulons aborder. Mais plutĂ´t celui-ci : comment peut-on vouloir que les clubs français soient plus compĂ©titifs et faire la publicitĂ© quelques semaines plus tard d’un stade du futur (dans son numĂ©ro spĂ©cial 20000ème du 10 avril 2009) dont la livrĂ©e la plus importante comporterait … 32000 places (les deux autres Ă©tant Ă  26000 et 20000). Quant on sait que Liverpool dit ne pouvoir rivaliser avec une capacitĂ© d’environ 45000, qu’Arsenal est passĂ© d’Highbury Ă  l’Emirates stadium pour cette raison, c’est Ă  dĂ©sespĂ©rer.

D’autant plus que l’exemple donné dans l’article sur les solutions était Lille soit un stade de plus de 50000 places.

Procédons pour finir à l’élément moral et éthique:

dans son numéro du 7 et 8 avril 2009, l’Équipe accepta d’être complice de la fuite « organisé » (selon leur propre terme du 11 avril) par l’AFLD (Agence française de lutte contre le dopage) dans l’affaire du contrôle d’Armstrong et de l’épisode dit de la douche. Cet incident est d’autant plus fâcheux que ce n’est pas la première fois que l’Equipe a maille à partir avec l’américain via la divulgation d’information en provenance d’un laboratoire et avec pour conséquence si ce n’est pour but de le discréditer.

En effet, l Équipe avait accusé l’américain (journal du 23 août 2005) d’avoir pris de l’EPO en 1999 pour remporter le tour de France alors qu’il savait qu’une contre-expertise (obligatoire dans la procédure pour envisager des sanctions) sur les échantillons qu’ils disaient être ceux de l’américain ne pouvait être effectuée. Cette promiscuité avec ce laboratoire, le fait qu’ils aient le même patron (Amaury) que l’Aso qui organise le Tour, plus cette absence de probité alors qu’ils engagent l’honneur d’un homme, nous font nous interroger sur le fait que l’Équipe roule pour autre chose que la recherche de la vérité.

Alors si dans l’histoire de ce quotidien il n’y a pas eu de baisse d’exigence dans l’exposé des faits, si de dramatique erreur de casting il n’y a pas eu dans le recrutement de ceux qui sont aujourd’hui chargés d’analyser les évènements sportifs, et si d’indépendance il n’y a jamais eu laissant libre cours à toutes les manipulations d’opinions possibles, alors il n’y a rien à célébrer dans ce 20000ème numéro si ce n’est la fantastique escroquerie que constituerait la longévité de ce quotidien et l’audience dont il jouit en France et en Europe.

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