L’inter s’Ă©chappe: le Milan Ă  11 points, La Juve Ă  9

15 fĂ©vrier 2009 par Erwan Delcourt  
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L’Inter de Milan s’est imposé 2 buts à 1 face à l’AC Milan pour conforter sa première place au classement. La Juventus tenu en échec par la Sampdoria, les voilà désormais avec 9 points d’avance sur ces derniers et 11 sur leur adversaire du jour.

Une victoire in fine serrée : l’inter eut les chances de tuer la rencontre en début d’une seconde période qu’elle entama avec un avantage de deux buts. Mais elle ne le fit pas, Abiatti jouant sa part, et une fois revenu à 2-1 les joueurs d’Ancelotti effectuèrent un baroud d’honneur qui les mit en position d’égaliser, de concéder de nouveau aussi. Une victoire méritée donc, qui vint récompenser leur jeu plus complet à tous points de vue même si un joueur hier éclaboussa ce joueur de sa classe : il fut milanais et s’appelle Ronaldinho.

Deux formations qui abordèrent ce match dans une formation « similaire » mais avec des joueurs bien diffĂ©rents dans leur profil.

Ainsi on pourrait arguer que les deux équipes jouèrent en 442 en losange.

intermilanMais derrière, ce ne fut pas que l’Inter joua moins bas que le Milan, mais ses joueurs furent plus vaillants au pressing (Stankovic et Muntari notamment), et furent physiquement plus capable d’aller d’une surface à l’autre. Il y eut ainsi du soutien en attaque et du replacement en phase défensive (les exemples suivront).

Le Milan eut à plusieurs reprises une attitude pour le moins étrange : en effet on peut se dire que ne pas presser est recommandable quand on a une défense qui joue bas car ça serait là le meilleur moyen de se faire éliminer via du jeu long et de se faire prendre dans cet espace entre les lignes qu’on créerait avec le pressing des milieux non suivis par une défense qui ne le peut. Mais quand les milieux ne collent pas à la défense, et ne pressent pas davantage le porteur de balle : on a tous les inconvénients sans avantages en contre partie : le premier but de l’inter fut édifiant en cela.

Offensivement, deux formations comportant deux profils de joueurs différents nous menèrent aussi à deux options de jeu différentes :

L’inter d’abord a en Ibrahimovic et Adriano deux attaquants solides, qui peuvent jouer dos au but et cet attribut fut utilisé à plein avec du jeu long (2 ;11 ;12 ;13 ;14 ;24 ;26 ;27 ;30 ;32 ;35 ;38 ;44 ;44) que ce soit pour utiliser leur qualité mais aussi pour faire reculer, d’avantage encore que leur inclinaison en ce sens, les milanais et exposer la charnière Kaladze-Maldini. Fut aussi utilisé leur puissance ballon au pied, voir ces rushs de Ibrahimovic (9) ou Adriano très en vue en cette première période (8 ;13 ;35).

Coté milanais, pas d’attaquant de pivot (ce qui limite les possibilités pour ressortir en phase de pression, de se donner du temps et qui explique pourquoi le Milan est le plus à l’aise, pas forcément le plus percutant, quand il est dans le camp adverse), pas de Kaka non plus (blessé) on eut ainsi un duo formé de Pato, le plus en pointe, et Ronaldinho en joueur libre qui fut tantôt replié pour nous faire apprécier ses qualités de passeur, tantôt plus près de son compatriote.

Dans l’animation, Milan fit une utilisation massive du jeu sur les cotés et domina ainsi le début de match : les latéraux participèrent massivement dédoublant sur leurs cotés, comme c’est la règle d’un 442 losange en général mais comme le leur en particulier: pour conserver l’équilibre, le travail des milieux axiaux en replis est important (voir à titre d’exemple le travail de Beckham 4 ;16). La fin de leurs actions consista en de nombreux centres (3 ;5 ;6 ;7 ;13 ;16 ;20 ;20 ;21 ;24 ;33) mais ce ne fut pas via ce biais qu’ils se montrèrent les plus menaçants.

Là où ils le furent le plus ce fut sur contre où quand ils jouèrent dans la profondeur (15 ;19 ;38 ;40). Las pour eux, cela correspondait aussi à des phases de jeu où ils étaient moins à l’aise au départ (avec un Inter dans leur camp), c’est à dire au pire en défense dans leur camp.

Ce qui eut un résultat pour l’attaquant (Pato) in fine trouvé : un accompagnement néant (15 ;19 ;32 ;33) de la part de ses partenaires qui fit que s’il ne s’en sortait pas seul, l’action était terminée.

Quant aux deux joueurs « meneurs » de jeu, là aussi leur comportement plus que leur profil cette fois fut différent : Seedorf ne montrant le volume défensif et offensif de Stankovic qu’en fin de match et encore il n’occupait plus alors un poste semblable au serbe après l’entrée d’Inzaghi.

La première occasion de ce match fut intériste : Kaladze perdit la possession du ballon sur une balle il est vrai difficile : l’inter récupérait dans le camp milanais et Ibrahimovic était victime d’une faute : Cambiasso trouva alors Stankovic dans la surface mais ce dernier fut trop court pour cadrer sa tête. (1’)

La réaction des joueurs d’Ancelotti intervint sur une combinaison coté gauche, un jeu en triangle se concluant par un centre de Jankulovski mais la tête à la réception de Pato ne fit que prolonger ce ballon vers le second poteau : Beckham centra alors pour Zambrotta dont le retourné n’inquieta pas César (7).

Sur un corner, Adriano au second poteau s’imposait aux dépens de Maldini mais ne cadrait pas sa reprise de la tête (10).

Suite à du jeu long ; Ibrahimovic dévia pour Stankovic qui donna à Muntari mais la frappe de l’ancien joueur de Portsmouth termina à coté (12).

Seedorf de son camp donna dans la profondeur pour Pato qui ne put aller jusqu’au bout : condamné tant par le replacement intériste que par le non-accompagnement (ou l’accompagnement tardif) de ses partenaires (15).

C’était tout le contraire sur l’action suivante : Adriano s’imposa sur une balle aérienne puis d’une aile de pigeon Ibrahimovic lança sur la gauche Cambiasso qui centra dans la surface : le ballon parvint à Stankovic qui contrôla dans la surface face à Abiatti plutôt que de frapper instantanément du droit : ce choix permit à Ambrosini de tacler en corner. (17).

Ronaldinho de l’autre coté sollicita dans le trou Pato qui élimina Cesar mais dut s’excentrer pour cela. Faute de solution en retrait, il fut alors contré par Samuel qui récupéra la possession (19).

Il en allait différemment sur l’action suivante : Milan était cette fois en équipe dans le camp adverse. Cette attaque placée se conclut par un centre rentrant de la gauche de Ronaldinho. La défense intériste était aligné, enfin 3 de 4 défenseurs furent dans ce cas. Celui qui couvrit Pato fut Santon qui dévia la reprise du droit de Pato mais c’était toujours cadré et il fallut une belle parade de César pour empêcher l’ouverture du score. Peut être peut-on ici reprocher au brésilien de ne pas avoir remis dans le sens où lui venait le ballon ce qui l’exposa au contre du défenseur (20).

Inter vs Milan notation

15 fĂ©vrier 2009 par Erwan Delcourt  
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Abiatti : 7 Il y a bien eu en négatif ce renvoi dans l’axe sur un corner où il avait devancé Samuel (8), mais le reste fut des plus positifs: quelques exemples : ce duel gagné face à Adriano 73, cette interception sur un centre vers Ibrahimovic (73), ou ce ballon détourné en corner sur ce centre devenu tir de Maicon (86).

Zambrotta : 2.5 Très actif, peu de rendement ce qui est aussi du au peu de présence dans la surface: du déchet dans ses centres (6;13;41) ou ses choix (47), provoque la faute du 2-0. A sa décharge doit-on être mis en difficulté sur une faute commise à 50 mètres de ses buts ?

Maldini : 1 Pas le plus mal à l’aise, mais il ne fut pas le plus ciblé par les attaquants adverses même s’il prit un vent par Adriano en seconde période (73) et fut devancé en début de match par ce même joueur (10). Lui et Kaladze, en forme ou pas, sont des poids pour leur équipe. Le fait est que des solutions visant à atténuer les problèmes causés par leur lenteur ont été explorées mais pas contre des équipes du niveau de l’Inter.

Kaladze : 0 Rentrée cauchemardesque pour le géorgien: C’est lui qui fut chargé d’aller aux duels aériens et il ne gagna que très rarement de ballon dans ce secteur à tel point qu’on se demande si sa défense n’aurait pas été plus efficace en se désintéressant du ballon. D’un autre coté abandonné par ses milieux, cela aurait peut être été reculer pour se faire prendre quand même ensuite. En seconde période, en retard sur deux interceptions (46;48) qui permirent à l’Inter de menacer.

Jankulovski : 5 C’est sur un de ses dédoublement que le Milan revint au score. Ne peut rien sur les buts intéristes : sur le premier il est en position de replis et c’est Pirlo qui ne gêna pas suffisamment le centre. Sur le second Pirlo est en charge de Stankovic qui arrive ensuite lancé dans la surface après la déviation de Ibrahimovic. Il tenta bien de le gêner dans sa frappe mais c’est plus tôt ou par un autre que cet enchaînement aurait du être interrompu.

Pirlo : 0 Match catastrophique, indigne pour le milieu italien: c’est une chose de le complimenter pour ses passes et sa mène du jeu depuis une position arrière: c’en est une autre d’ignorer ce que défensivement cette position arrière suppose: trop tardivement actif sur le premier but, marquage inexistant sur le second, et en seconde période il fut de nouveau pris en défaut de passivité: ni au contact du jeu ni au contact de sa défense sur ce contre initié par Cambiasso (48). Pour la galerie il y eut quelques transversales (33 ;54), des passes ratées aussi (26 ;37) ou mal dosées comme cette passe dans la profondeur vers Pato (38). Que dire de ce « coup franc » (52) , ou de cet hors jeu sur une remise certes involontaire après qu’il ait tiré un corner (63). Des duels perdus (40 ;68 ;86). Des fautes subies aussi, deux joueurs ayant été avertis après des fautes sur lui (Chivu 69 Vieira 87)

Beckham : 0.5 Mis à part ce qui fut relevé lors de l’article principal (ce travail de couverture quand Zambrotta prenait le couloir), pas grand chose: sa remise est moyenne sur ce qui amena la perte de balle puis la faute de Zambrotta (42). Remplacé tôt en seconde période pour cause de blessure par Inzaghi. Il y a les médiocres par leurs fautes et les médiocres par leurs faibles apports : Beckham est des seconds.
Ambrosini : 1.5 Ce pressing qu’il fit sur Zanetti en seconde période (64) aurait bien été utile dans pareille circonstance en première période (28). Par contre dans son rôle quand replié il laissa faire faire une transversale vers Adriano (64). Un retour défensif décisif devant Stankovic (17). Averti en première période pour une faute sur Maicon (45) et pas si loin de l’expulsion dans la suite du match (46 ;55 ;92). Un hors jeu qui mit fin à la dernière action du match.

Seedorf : 1 Plusieurs fois contrés, parfois de sa faute comme sur ce contrôle raté dans la surface (68). A noter en positif cette passe dans la profondeur (15). Un replacement le plus souvent fictif comme après cette passe ratée où il ne fit pas l’effort d’aller presser pour tenter de rattraper son erreur : ce qui exposa son équipe (46). Une fin de match plus volontaire à l’image de ce retour défensif (71): trop tard.

Pato : 2.5 Il rata beaucoup (passe sur contre 7, glissade 26, contrôle raté 31, duels perdus 3 ;32 ;42 ;48 ;67 ;78), et particulièrement dans la finition (16 ;40). En seconde période, il fut plus à son avantage, marquant le but du 2-1 d’un beau plat du pied décroisé, donnant la balle du 2-2 à Inzaghi en fin de match, provoquant sur son coté droit, mais il rata aussi une occasion de 2-2 en tirant droit sur le gardien dans une position enviable (78). Une bonne entente avec ses partenaires même si on aurait voulu voir Kaka avec les mêmes munitions notamment sur les balles en profondeur de la première période. Car s’il fut dans un second temps isolé, il avait une chance individuelle à jouer dans un premier (15 ;29).

Ronaldinho : 8.5 l’homme de ce match avec ces passes et centres superbes (19;20;40;51;70;71;78;89). Sur le but il y a l’appel de Jankulovski, puis la passe vers le tchèque, mais il y aussi la conservation de balle initiale au milieu de plusieurs intéristes puis la fixation de ces dernier qui s’en suivit. En jambe, comme quand il élimina coté gauche avant de centrer devant le but. Du grand Ronaldinho.

Murray vs Nadal Finale Rotterdam 2009

15 fĂ©vrier 2009 par Erwan Delcourt  
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Andrew Murray s’est imposĂ© 6-3 4-6 6-0 face Ă  Rafael Nadal lors de cette finale (regardĂ© en direct sur le site d’unibet dans la mesure ou Sport+ ne diffusait cette finale qu’en diffĂ©rĂ©), longue d’une heure 50, du tournoi de Rotterdam.

rotterdamOn ne sait pas à quoi a pensé l’espagnol lors de la seconde partie du match : on doute que cela soit à sa place de numéro un mondial : s’il gagna fortement diminué cette manche 2, ce fut plus du à l’inconstance soudaine de son adversaire devant cette situation qu’à son niveau à lui. Il traversa ensuite le dernier set comme une ombre. Alors on entend bien les raisonnements suivant lesquels :

Respecter son adversaire ce n’est pas le priver de sa victoire en abandonnant.

Respecter le public c’est ne pas le priver de ce qu’il est venu voir.

Seulement voilà, rien n’est plus faux que ces raisonnements :

Premièrement en abandonnant on n’a jamais gagnĂ© un match donc on ne peut priver au sens littĂ©ral du terme son adversaire d’une victoire si soi-mĂŞme on abandonne. D’autre part, en continuant diminuĂ© et en gagnant mĂŞme une manche de cette façon on a toute les chances d’arriver au rĂ©sultat inverse du vrai sujet ici la victoire morale : et de ce cotĂ© comment empĂŞcher demain des personnes de dire que Murray ne fut pas capable de battre en 2 sets un Nadal du moins dans la seconde manche loin de ses capacitĂ©s. Si on regarde donc le premier point : non seulement il est littĂ©ralement faux mais pire encore agir ainsi n’est pas le meilleur moyen d’arriver Ă  cette ambition si elle est celle que sous entendant l’énoncĂ© du premier raisonnement.

Secondement, respecter le public ça ne nous semble pas lui offrir le niveau médiocre qui débuta au jeu 4 du set 2. Pensez que de ce moment à la fin du match, Nadal ne remporta aucun de ses jeux de services marquant 4 points en 6 engagements.

Alors nous le voyons, la décision de Nadal de rester sur le court ne se justifie pas selon les raisonnements ci-dessus présentés et défaits, pire encore elle lui est néfaste à lui-même en ce qu’en restant sur le court, il prit le risque de compromettre la suite de sa saison.

Quant à honorer pour la « deuxième année » consécutif un tournoi mineur, sous prétexte qu’on en avait disparu tôt l’année passée, c’est peut-être signe d’une grandeur d’âme admirable, mais ce n’est pas avec ce genre de comportement qu’on reste N°1 surtout quand on a remporté moins de 10 jours avant le début du tournoi un grand chelem à l’autre coté du monde.

Alors on le voit bien, il y eut deux matchs :
un où Nadal n’était pas le plus fringant mais où il y eut affrontement, un autre où blessé au genou ou à la cuisse, en tout cas blessé, il ne put jouer que par à coup, faiblard au service (car les jambes sont fondamentales à un engagement percutant et que ce match aura quand même servi à quelque chose s’il peut au moins prouver ce fait) et irrégulier dans les autres compartiments. Murray en fut d’abord perturbé, servant peu de première, commettant des fautes ce qui permit à Nadal d’emporter le set 2 6-4. Mais il n’y eut pas de match dans le 3 qu’il remporta 6-0.

Ce que nous nous proposons de voir plus en détail c’est le set 1 :

Set 1 :

Ce set laissa entrevoir la suite : on y vit un bon Nadal mais un Nadal irrégulier que ce soit au service (avec un pourcentage faible : 50% de première) ou à l’échange :

Des coups gagnants oui (Ă  15-0 et 30-15 dans le jeu 1 ; 0-30, 15-30, 30-30 puis 40-30 dans le jeu 2, Ă  30-30 dans le jeu 3) mais des fautes directes aussi qui :

le virent mené au score (à 0-15 dans le jeu 2 ; sur le premier point du jeu 4)

l’empêchèrent de se détacher ou de menacer (à 40-30 dans le jeu 1, à 0-30 ;15-30 ; 30-40 puis 40-40 dans le jeu 3) en début de match, trop pour lui.

La conjonction de ces deux éléments était l’indice d’un physique loin d’être à 100% ces deux éléments apportant chacun dans leur secteur une indication pour lire ce problème physique (manque de poussée au service sans un ajustement des autres éléments conduisant à un pourcentage en berne pour lui, manque de précision et d’explosivité dans le jeu de jambe menant aux fautes directes).

Passé ce début difficile, Murray qui servit aussi plus de première à mesure que le set avança se refit la cerise et breaka à 3-2 en sa faveur : il n’y avait pas que des fautes de Nadal dans ce match ; il y avait aussi un Murray de qualité car contre Tsonga et plus encore Monfils il y avait eu aussi des fautes : ça n’avait pas empêché l’ibérique de passer.

Ainsi ce contre de coup droit de Murray (car Nadal cherchait particulièrement à le fixer vers ce coup) qui fixa Nadal en coup droit ce qui donna une balle courte sur laquelle Murray s’appuya pour finir coté revers de Nadal :0-15.
Situation identique sur le coup suivant avec un Nadal orientant vers le coup droit adverse mais qui se faisait contrer dans le long de ligne sur le sien : 0-30.
Si Nadal revint à 15-30, une faute en coup droit sur son second coup de raquette le plaçait à 15-40.
un coup droit gagnant et la marque passait Ă  30-40.
Si Murray prit l’initiative dés retour de première sur le dernier point de ce jeu, Nadal avait rééquilibré l’échange quand il sortit un slice de revers pour se voir mené 4-2.

Ce break fut conservé jusqu’au bout par Murray qui conclut ce set sur son service d’un jeu blanc : 6-3 en 38 minutes.

La suite du match car elle ne fait honneur à aucun joueur et parce que nous l’avons résumé plus haut nous n’en parlerons pas dans des détails semblables.

A titres d’illustrations complémentaires notons par exemple qu’après l’intervention du kiné à 2-1 Nadal, Murray donna 4 points pour que Nadal breake, que Nadal put de « moins en moins » pousser au service ce qui permit à Murray d’avoir l’initiative quand l’espagnol engageait. Mais que servant moins de première l’écossais s’exposa sur son engagement à lui aux coups gagnants de Nadal (retours gagnants à 30-15 et 40-30 dans le jeu 6 celui qui permit à Nadal de mener 4-2) Ce set 2 Nadal le remporta sur service adverse et d’un jeu blanc :

un contre, Murray qui craque en revers en défense, une volée gagnante de Nadal et une faute directe de l’écossais et Nadal parvenait à s’imposer 6-4.

Mais c’était reculer pour mieux sauter et dans le dernier set le seul joueur valide sur le terrain, Murray (ndlr) s’imposait 6-0 en dépassant les 63% de première ce qui n’est pas neutre dans le contexte du set 2 (46 dans le premier, 43 dans le 2ème).

Parcours jusqu’en finale: Murray

Tour

Adversaire et score

Jour et durée

1

Ljubicic 6-3 6-2 Lundi :74 min

2

Seppi 7-6 (4) 7-5 Mercredi: 107 min

3

Gicquel 7-6 (2) 4-6 3-0 Jeudi: 114 min

4

Ancic 6-1 6-2 Vendredi: 61 min

Parcours jusqu’en finale: Nadal

Tour

Adversaire et score

Jour et durée

1

Bolelli 4-6 6-2 7-5 Mardi :145 min

2

Dimitrov 7-5 3-6 6-2 Mercredi: 145 min

3

Tsonga 6-4 6-7 (5) 6-4 Jeudi: 160 min

4

Monfils 6-4 6-4 Vendredi:102 min

Hoffenheim 1 Leverkusen 4

13 fĂ©vrier 2009 par Erwan Delcourt  
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Leverkusen s’est imposé 4 buts à 1 sur la pelouse d’Hoffenheim, jusqu’à cette journée invaincu à domicile en championnat. Les joueurs locaux auront commis trop d’erreurs pour s’en sortir face à une équipe pas dépourvue de qualités offensives. Leverkusen qui revient avec cette victoire à 3 points de leurs adversaires du jour.

Équipe visiteuse qui ne mit pas plus de 2 minutes pour passer devant à la marque. Ibertsberger dans un début de construction manqua d’abord une passe avant ensuite de perdre son duel face à Augusto Renato qui passa en retrait pour Helmes qui dés 16 mètres et d’une frappe puissante trompa Hildebrand. Notons que ton tir toucha la barre avant de rentrer dans le but. 0-1 (2).

Nous avons pour habitude de commencer par l’exposé tactique des deux formations mais qui ne conviendra pas qu’un but dés le début du match a une influence sur celui-ci.

Hoffenheim se disposa dans un 442 en losange avec Eduardo en soutien de deux attaquants, Ba et Sanogo. Une équipe d’Hoffenheim qui ne joua pas beaucoup long (39;41;42) dans cette première période mais procéda davantage par centre (9 ;15 ;17 ;18 ;34 ;40 ;42). Des attaquants qui se distinguèrent aussi par leur attitude : pas de ballons perdus pour eux en attestent ces actions où soit ils pressèrent sur des balles dans l’espace (34) ou profitèrent de leur position pour récupérer des transmissions adverses (13).

hoffenheimleverkusen0809Un joueur se distingua particulièrement dans ce schéma, le pivot défensif du milieu Dias auteur de nombreuses interceptions dans cette seconde période (5 ;13 ;25 ;38 ;42).

L’équipe de Leverkusen fut elle parfaitement lancé par ce but évoqué plus haut. Eux aussi furent disposé dans un 442 en losange avec une particularité cependant ; le comportement plus défensif de deux joueurs au milieu : Rolfes et Zdebel. Offensivement, les deux attaquants n’hésitèrent pas à appeler des ballons sur les cotés (41 ;43). Quant aux deux milieux plus offensifs, si Augusto Renato fut surtout visible coté droit, Barnetta fut lui dans un rôle plus libre.

Défensivement Ibertsberger gagnait un duel puis une attaque s’en suivait pour son équipe. Le centre de Sanogo était renvoyé mais Dias était l’auteur d’une récupération haute. Il centrait vers le second poteau mais la tête de Salihovic passa à la gauche des buts de Adler. (9).

2 minutes plus tard et suite à une faute de Dias, Barnetta tira tendu un coup franc de 40 mètres. Nilsson manqua son interception dans la surface puis Helmes bénéficia d’un contre favorable face à Ba avant que Rolfes « ne devance » dans les 6 mètres Hildebrand (entre guillemets car il apparaît bien que Hildebrand avait ses deux mains sur le ballon) et marque dans un second temps devant Dias. 0-2 (11).

Un but lui aussi intervenu après plusieurs erreurs grossières, dont une dont on peut penser qu’elle émane de l’arbitre.

La réaction d’Hoffenheim fut presque immédiate : Préssé, Henrique donna en retrait pour son gardien mais Ba à l’affut intercepta. Seulement en dribblant le gardien il s’excentra (pour situer il était hors de la surface coté droit) et son tir qui suivit fut arrêté par Adler qui revenait vers son but (13).

Taissler donnait ensuite dans la profondeur pour Ba qui centra en retrait mais Eduardo fut trop court au premier plan ; au seconde Sanogo fut contré dans les 6 mètres.

Nilsson effectuait une interception défensive puis le contre d’Hoffenheim se développa. Sanogo lança Ba qui poussa son ballon mais ne put le récupérer fauché qu’il fut par Adler. Le gardien disposant de couverture derrière lui au moment de sa faute, il ne recevait qu’un carton jaune en plus du penalty. Sahilovic tirait droit devant et ramenait le score à 1-2 (30).

On était dans une meilleure période pour l’équipe locale : Weis était victime d’une faute aux abords de la surface : Sahilovic tirait mais le mur dévia sa frappe juste au dessus des buts de Adler (35).

Sur un centre lointain de Ibertsberger, Ba aux 16 mètres dévia puis Eduardo s’imposa au second ballon mais fut contré une fois entré dans la surface (42).

Barnetta dans l’axe droit à environ 24 mètres des buts était victime d’une faute de Nilsson : les joueurs de Leverkusen réalisèrent une superbe combinaison : Barnetta fit semblant de frapper et transforma cette feinte en appel de balle coté droit, Kadlec fit lui mine de frapper pour lui donner le ballon. Pris à revers, la défense locale eut une chance de se refaire. En effet sur la passe en retrait de Barnetta, Weis manqua son dégagement sur ce qui aurait été une interception. Derrière lui Helmes récupérait le ballon et frappa du droit vers le premier poteau. 1-3 (45).

Score sur lequel fut sifflée la mi-temps. A la reprise, Hoffenheim procéda à deux changements : Nilsson fut remplacé poste pour poste par Isaac Vorsah et Obasi prit la place de Weis.

Las pour les joueurs locaux et comme pour la première période il nous faut parler d’un but avant d’évoquer la tactique :

Un corner fut tiré au poteau par Barnetta, Castro devança de la tête le nouvel entrant Vorsah mais aussi Hildebrand sorti mais à la pêche dans ses 6 mètres. 1-4 (46).

Entrée difficile pour Vorsah qui sera par la suite auteur de belles choses (interceptions : 60 ;63, duels gagnés : 48 ;57 ;59) : las pour lui les dés étaient joués.

En effet à 4-1 les espoirs de retour qu’ils pouvaient nourrir à 3-1 s’évanouirent : ils procédèrent d’avantage long (55 ;60 ;61 ;66 ;67 ;83 ;85), conservèrent leur approche via des centres (51 ;61 ;66 ;73 ;76). Mais c’était pour l’honneur et des deux équipes ce fut Leverkusen qui se montra la plus percutante :

Suite à une faute de Eduardo, Sahilovic tira rentrant : ce fut dévié par le mur puis par Friedrich dans la surface puis par Alder en corner. (57).

Un ballon long vers Sanogo fut dévié par ce dernier pour Ba mais sa reprise fut largement à coté (61).

Kiessling n’était pas hors jeu sur une passe dans la profondeur mais en dribblant Hildebrand il s’excentra et fut ensuite contré par le portier d’Hoffenheim dans sa tentative de centre (63).

Après un double 1-2 Schwegler centra en retrait : si ce centre fut freiné, il parvint tout de même à Kissling dans la surface qui donna en retrait pour Helmes qui tira du gauche à coté (70).

Une volée du plat du pied droit de la part de Castro termina hors cadre (72).

Sur un centre de Obasi, Wellington entré lui aussi reprit de la tête mais à coté (73). Une autre tête, celle-ci piquée par Ba, n’inquiéta pas Adler qui s’empara sans problème du ballon.

Ibertsberger manquait un dégagement : Schwegler était ensuite contré par Hildebrand. (79)

Aucun autre but n’allait être inscrit dans cette seconde période et Leverkusen s’imposait 4 buts à 1.

Simon Gilles

10 fĂ©vrier 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans s

Vous trouverez ici une fiche du joueur de tennis français Gilles Simon comportant une analyse de son jeu mais aussi des informations plus classiques comme sa date de naissance (et son lieu), le nom de son entraineur, sa taille, son poids, s’il joue son revers Ă  une ou deux mains ou encore depuis quand il est professionnel.

Fiche d’identitĂ©
simon Nom:
Date de naissance (+ lieu)
Lieu de résidence
Taille
Poids
Droitier ou gaucher
Revers Ă 
Professionnel depuis
Entraineur
Simon
27/12/84 Ă  Nice (France)
Neuchatel (Suisse)
1m80
65kg
droitier
2 mains
2002
Thierry Tulasne
Analyse
Que dire du français: il aime jouer contre des adversaires qui l’attaquent. Lui remet alors sans consistance, en se positionnant assez loin de sa ligne ce qui peut faire faire des fautes Ă  ses adversaires ou alors les contre d’une autre façon en se rapprochant de la ligne de fond. Il s’agit alors ici de prendre la balle tĂ´t et de se servir de la vitesse de balle adverse pour priver de temps l’adversaire dans l’execution du coup suivant.
Sa capacité à durer dans cette voie reste à démontrer en grand chelem où les matchs se jouent en 5 sets gagnants.
C’est en tout cas ainsi (via cette façon de jouer) qu’il a remportĂ© ses plus grandes victoires et a atteint le masters 2008.
Pour aller plus haut, il lui faudra progresser au service et disposer d’un coup d’attaque (mĂŞme si dans son style le contre peut en ĂŞtre un) mais c’est une inflexion de jeu dangereuse et il lui faudra Ă©viter un destin Ă  la Ferrer qui s’est cassĂ© les dents dans cette ambition (Ă  relativiser par le fait que lui a une technique plus sĂ»re ce qui lui permet d’ĂŞtre moins en force mĂŞme si sa prĂ©paration en coup droit est assez ample) qui reste nĂ©cessaire quand on n’est pas un contreur de la classe de Federer.

Schuettler Rainer

10 fĂ©vrier 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans s

Vous trouverez ici une fiche du joueur de tennis allemand Rainer Schuettler comportant une analyse de son jeu mais aussi des informations plus classiques comme sa date de naissance (et son lieu), le nom de son entraineur, sa taille, son poids, s’il joue son revers Ă  une ou deux mains ou encore depuis quand il est professionnel.

Fiche d’identitĂ©
schuettler Nom:
Date de naissance (+ lieu)
Lieu de résidence
Taille
Poids
Droitier ou gaucher
Revers Ă 
Professionnel depuis
Entraineur
Schuettler
25/04/76 Ă  Korbach
Altstaetten (Allemagne)
1m80
70kg
droitier
2 mains
1995
Dirk Hordorff
Analyse
Ă  renseigner
Palmarès en grand chelem

Quand la finale en question a fait l’objet d’un article, un clic sur l’annĂ©e vous dirigera vers ce dernier.

Vainqueur Finaliste
Open d’Australie - en 2003
Roland Garros - -
Wimbledon - -
US Open - -

Tottenham 0 Arsenal 0

8 fĂ©vrier 2009 par Erwan Delcourt  
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Tottenham et Arsenal se sont séparés sur un score de 0 à 0 à l’occasion de ce derby entre les hommes d’Arsene Wenger et d’Harry Redknapp. Les premiers auront joué un peu moins d’une heure en infériorité numérique et auront eu leur chance en seconde période. Quant aux seconds ils n’auront pas su imposer une pression constante à 11 contre 10 en seconde période et s’ils gâchèrent une opportunité énorme dans le temps additionnel, une victoire aurait masqué leur insuffisance du moment.

Arsenal se présenta en 442 avec Eboue sur le flanc droit, Nasri sur le gauche et en pointe Adebayor et Van Persie. Si Arsenal n’eut pas de longues périodes de possession du ballon, la faute en partie au pressing adverse, cela veut dire qu’ils jouèrent rapidement. L’idée était de prendre appui via un attaquant ou un milieu (Van Persie dans l’ensemble de cette première période très discret : 5 ;12 ; Adebayor, 10 ;23 ;29, qui le fut moins mais qui se montra assez brouillon ou en difficulté au duel ou encore Song 27) selon la position de ces derniers et ensuite de faire participer des milieux en mouvement au jeu. Les latéraux participèrent peu.

 

Ce qui nous amène à Tottenham qui se disposa elle aussi dans un 442 mais avec un Modric à gauche qui n’hésita pas à rentrer dans l’axe (7 ;20 ;42 ;44) et un Keane en attaque qui navigua sur tout le front de celle-ci mais particulièrement coté gauche (21). Dans le jeu, Tottenham joua long (3 ;8 ;23 ;24 ;29 ;32 ;43 ;45) avec deux ambitions : étirer Arsenal et gêner cette équipe en pressant ensuite pour bloquer Arsenal dans son camp ou pour récupérer le second ballon (29 ;33).

Les armes tactiques mises en œuvre firent que cette première période fut dans l’ensemble pauvre en occasions franches mais pas en intensité :

La première occasion fut pour les visiteurs :

Eboué intercepta une passe de Modric, sollicita en appui Van Persie qui lui rendit ensuite dans la profondeur. L’ivoirien résista alors au duel livré par Dawson mais sa frappe croisée le fut trop. Un 6 mètres en résultat pour Tottenham. (5)

La réponse de Tottenham se fit dans la foulée : Modric rentra dans l’axe puis décala sur la droite pour Lennon, qui d’un crochet intérieur élimina Clichy mais sa frappe du gauche qui suivit fut droit sur Almunia. (7).

Une frappe lointaine de Palacios était ensuite captée sans problèmes par le portier visiteur (8).

Arsenal se créait une occasion via la filière citée plus haut. Mais notons que si Van Persie fut cherché en appui dos au but à 20 mètres environ de ces derniers, il ne fut pas trouvé. Mais Woodgate s’il intercepta ne put contrôler correctement le ballon et Eboué s’imposa pour percuter puis centrer de l’extérieur du droit. Le ballon fut repoussé mais l’action officiellement s’arrêta là puisque au sol Adebayor avait effectué un croche pied sur Woodgate (12)

Sur la prochaine action, Gallas chercha en appui Song mais ce dernier fut dépossédé du ballon par A-Ekotto aux alentours du rond central. Le ballon parvint à Jenas puis Modric qui de l’axe lança Lennon dans la profondeur mais la frappe de l’anglais fut trop croisée (27)

Arsenal répondait via un rush de Touré et un appui à gauche de Adebayor. Finalement le premier nommé centrait en retrait mais Cudicini s’empara en 2 temps du ballon (29).

Suite à du jeu long, Modric s’imposait à la lutte pour le second ballon. Sa frappe de 20 mètres fut détournée en corner (les joueurs locaux qui en auront 7 dans cette première période : 1 ;2 ;17 ;20 ;30 ;39 ;47) par Almunia (29).

Corluka était pris sur l’action suivante : sur une balle en profondeur, il tenta de protéger son ballon pour une sortie en 6 mètres. Mais sa tâche fut grandement compliquée par le fait que il ne dut pas faire ceci face à un (Clichy) mais deux joueurs (Nasri et Clichy). Finalement l’ancien marseillais (Nasri) juste avant la ligne de corner toucha ce ballon pour ce qui fut une passe pour l’ancien cannois (Clichy). Le centre de ce dernier fut freiné puis dégagé par A-Ekotto (31).

Eboue allait ensuite être exclu. Il avait été averti(17) pour contestation d’une décision arbitrale à l’encontre d’un de ses partenaires, là victime d’une faute il allait répondre d’un coup de pied (36). L’arbitre ne broncha d’abord pas avant de revenir à l’incident. Il avertit de suite Modric. Et Eboue, qui était en faute, au lieu de se tenir tranquille, à tout le moins se tenir loin de l’incident (on ne sait si il s’en serait sorti quand même en adoptant ce conseillé comportement), resta dans ce coin là, allant même jusqu’à réconforter le joueur adverse averti. Mais finalement, l’arbitre l’appela pour lui donner son second jaune synonyme d’expulsion.

A partir de ce moment, Arsenal joua à 3 au milieu, une sorte de triangle avec deux joueurs avec une intention d’abord défensive (Denilson et Song) et un autre Nasri (à la gauche du triangle) plus libre de ses mouvements ce qui nous permettra en seconde période de le voir un peu partout sur le terrain même si défensivement il fut plus souvent vu donc dans l’axe gauche qu’ailleurs.

Mais avant de parvenir à cette seconde période, il nous reste une action à aborder de cette première : une frappe de Palacios détournée d’une claquette main droite en corner par Alumina (47).

 

La seconde période est à scinder en 2 :

un début dominé par Tottenham avec un Pavlyuchenko très en vue dans son apport en appui au sol (47 ;49 ;52 ;54 il s’agit ici de Keane) ou sur du jeu long (45 ;50 ;55 et après sa sortie 69à mais moins dans la partie dernier geste (disons que son remplacement par Bent priva Tottenham de l’avantage sans se débarrasser de l’inconvénient : enfin difficile à dire tant Bent eut peu à se mettre sous la dent)

Puis, ce qui coïncida avec la sortie de Pavlyuchenko, avec la baisse de régime physique aussi des locaux, à une partie de match plus équilibré où Arsenal eut quelques opportunités.

Ce qui caractérisa cette seconde période pour Tottenham ce fut la faillite dans le dernier geste : Tottenham dispose de bons joueurs, au moins sur le papier, mais ils n’arrivent pas à transcrire ces qualités sur le terrain :

Ainsi : cette passe de Pavlyuchenko vers Modric(46), ce coup franc mal décalé par Modric pour le russe (48), ce tir imprécis de ce dernier (49) et d’autres gestes techniques par d’autres joueurs mal ajustés (53 ;54 ;58 ;59 ;65 ;79 ;80 ;81 ;82)

La première occasion de cette seconde période est un autre exemple. Sur un ballon dans l’espace, A-Ekotto déroba le ballon des pieds de Touré, entra dans la surface mais manqua complètement son enroulé du droit (49).

Nasri (51) centrait de la droite mais c’était trop fuyant pour Bendtner, qui nous le signalons un peu tard, avait remplacé Adebayor blessé à la cuisse en première période (34)

Lennon rentrait dans l’axe donnait au 16 mètres à Corluka, mais autre exemple le croate n’appuyait pas assez sa frappe du gauche et c’était finalement sans problème particulier que Alumina s’interposait. (52)

Que dire, autre exemple, de ce centre de Lennon pour une reprise décroisé de la tête de Keane au dessus dans une position enviée pour un attaquant (56) ? Ou de cette passe du gauche de Keane, trop appuyée (ce qui permit à Alumina de sortir dans les pieds du croate) dans la surface pour un Modric qui avait dédoublé (65) ?

Alors à partir approximativement de ce moment, Arsenal sortit quelques fois et dans l’ensemble la pression imposée par les joueurs locaux se fit moins grande :

Arsenal obtint ainsi un corner. Van Persie alla vers le ballon mais sa reprise croisée du gauche ne trouva pas le cadre (66) Sur un autre, obtenu par Nasri coté droit, Song devança dans l’axe à l’extérieur des 6 mètres Palacios mais sa reprise croisée passa juste à coté. Une grosse occasion d’Arsenal en cette seconde période (68).

Sur du jeu long, Jenas s’imposait après rebond devant Touré : Keane reprit de volée croisé sur cette passe de la tête. Mais il ne cadra pas (71).

A 6 minutes de la fin du temps réglementaire, nous assistâmes à un fait de jeu scandaleux qu’il nous faut condamner. Alors que sur un centre Clichy avait contré Bent, le français fut laissé sans assistance, l’arbitre honteusement laissa l’action se poursuivre avant d’interrompre plus tard le jeu, alors qu’il saignait à la tête : seulement voilà : en Angleterre les arbitres ont obligation d’interrompre le jeu dés lors qu’un choc à la tête s’est produit. L’arbitre passa outre, le fait que le français n’eut rien de grave (il dut quand même céder sa place) n’est PAS une circonstance atténuante.

 

Cette fin de match allait nous réserver deux occasions :

Bendtner dévia pour Van Persie sur du jeu long puis le néerlandais rendit le ballon à son compère danois. Qui tira de l’extéireur de la surface forçant Cudicini à mettre en corner. Sur celui-ci le portier italien s’imposa dans les airs. Et initia le contre.

Taarabt fixa pour décaler dans la surface Modric qui comme tant de footballeurs contemporains, de notre époque, ignora le piqué dans son 1 contre 1 avec le gardien : Sa frappe croisée à ras de terre fut repoussée par Almunia.

La rencontre se terminait sur un score de 0 à 0. Arsenal est toujours à 5 points de la 4ème place désormais occupé par Chelsea, Aston Villa l’ayant emporté à Blackburn.

Tottenham, 15ème, compte 2 points d’avance sur le 18ème Blackburn qui compte cependant un match de plus à jouer.

Marseille 1 Bordeaux 0

8 fĂ©vrier 2009 par Erwan Delcourt  
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Marseille s’est imposé 1 but à 0 dans le dernier match de la 23ème journée du championnat de ligue 1 2008-2009. Une victoire acquise aux dépens de bordelais insuffisants dans le dernier geste et qui auront craqué face à la pression imposée par les hommes de Gerets en seconde période.

Cette victoire place Marseille à un point de la 3ème place, occupée par le PSG, à 4 et 5 de leurs adversaires du jour Bordeaux et du leader Lyon.

marseillebordeauxCette partie fut abordée par les deux équipes dans un système semblable un 442 en losange. La différence entre les deux équipes en cette première période fut le replacement (ce qui mit au début Marseille en difficulté) et le déficit dans la faculté de rechercher proprement ses partenaires vers l’avant.

Il faut dire que ces deux éléments peuvent être liés : un espace plus important entre les lignes pouvant expliquer :

1 la difficulté de couvrir les espaces.
2 l’exercice plus difficile de jouer vers l’avant avec des passes qui soient viennent de loin et sont donc plus lisibles pour l’adversaire, soit des passes qui interviennent après une conduite de balle et qui font alors face à un adversaire définitivement replacé.

A cela nous voulons ajouter un jeu trop lisible, orienté vers l’axe, alors et ils ne peuvent l’ignorer jouant dans le même système, que c’est sur les cotés que peuvent se créer des failles avec un 442 en losange ET des joueurs pas dans le coup techniquement :

Voyons plutôt : Ziani (5 ;7 ;11 ;12 ;40), Taiwo (6), Bonnart (11), Cheyrou (12 ;28 ;32 ;43), Wiltord (20 ;21), Brandao (42). Bien sur il n’y eut pas que de l’échec (voir cette passe de Ziani vers Wiltord 31 ou de Taiwo vers Wiltord 11 ; Brandao 28) mais ce dernier fut trop important pour permettre à Marseille de s’exprimer de façon continu.

Le gabarit de Brandao fut aussi peu utilisé via le jeu long et direct vers lui (17 ;32)

Dans cette première période il y eut deux phases pour Bordeaux :

une première où ils arrivèrent à trouver Chamakh en appui d’une part pour ce qui était des attaques placées et attaquer en contre d’autre part : cela dura environ 25 minutes au delà desquels le jeu se hacha et c’est peu de le dire pas à leur avantage ce qui ne veut pas dire qu’ils furent timides dans le défi physique. Ils eurent cependant les occasions de cette première mi-temps que nous allons maintenant développer en détail :

Un corner joué en 2 temps par Marseille se termina par un centre de Cheyrou pour la tête décroisée de Valbuena : à coté des buts de Ramé (1).

Sur un contre Jussie portait le ballon avant de servir Gourcuff aux abords des 18 mètres. Un contrôle de qualité du girondin l’aurait certainement mis en position idéale. Mais tel n’en fut pas ainsi. Crédit à lui, il compensa cette faute technique par un geste technique, qui comme l’aurait dit le technicien Platini n’aurait pas été nécessaire si le contrôle avait été bon ou le placement meilleur. Toujours est-il que sa talonnade parvint à Chamakh qui tira croisé du gauche face à Mandanda. A coté (3).

Cavenaghi servait ensuite Jussie qui d’un dribble latéral élimina Hilton. La frappe du droit du brésilien força Mandanda à une parade. Un corner en résultat. (7).

Diarra effectuait une faute sur Valbuena. Décalé par Ziani, Taiwo tirait au but. Ramé avait anticipé une frappe plus croisée qu’elle ne le fut et finalement fut contraint de repousser ce tir des pieds. Sur le renvoi fut Wiltord mais ce dernier ne put cadrer sa tête (24).

Hilton stoppait irrégulièrement Chamakh. C’était trop loin pour un tir direct : Wendel tira alors rentrant vers le but pour qu’un de ses coéquipiers dévie le ballon mais celui (Henrique) qui fut tout près de le faire était de toutes façons hors-jeu. (24).

Le jeu était émaillé de fautes : sur l’une d’elle (Henrique sur Brandao), Ziani tirait piqué au-dessus de la défense. Dos au but Rodriguez reprit de la tête mais celle-ci passa à coté (28)

Une nouvelle faute sur Brandao amenait un coup franc tiré rentrant. Wendel en difficulté dégagea comme il put et le résultat fut un corner. Qui parvint dans un second temps à Valbuena dans la surface. Mais son tir fut contré par Wendel (37).

La dernière action de la première période fut girondine et intervint sur contre. Ramé relança pour Chalmé qui trouva Jussie qui parvint à lancer dans la profondeur Cavenaghi qui face à Mandanda ignora (comme Modric face à Almunia voir article) le piqué pour frapper à ras de terre de façon légèrement enroulée. Mandanda s’interposa remportant donc ce 1 contre 1.

Les 22 acteurs rejoignaient les vestiaires sur ce score de parité 0 à 0.

En seconde période Marseille changea d’approche :

Taiwo plutôt que chercher ses attaquants de loin fut trouvé plus haut sur le terrain : une équipe de Marseille qui d’une part utilisa Brandao en appui (48 ;52 ;59 ;70 ;78 ;83), et d’autre part procéda par beaucoup de centres (48 ;53 ;56 ;60 ;64 ;66 ;73 ; 79 ;82). Valbuena n’hésita pas à venir apporter son concours sur les cotés :

Cela mit en difficulté les bordelais (dans les coulissages que cela imposait à ses milieux et des espaces en résultant si jamais ceux-ci n’étaient pas rigoureux ou assez rapides) qui n’eurent plus (mais cela confirmait aussi la seconde partie de la première période) que peu d’actions pour s’exprimer.

La première action fut marseillaise :

Valbuena tira de loin : Henrique s’interposa de la tête : Marseille disposait d’un corner : Sur celui-ci le ballon parvint à Wiltord au second poteau. Il réussit à se défaire de Wendel d’un dribble latéral mais fut trop juste pour enchaîner cela avec une frappe cadrée : un Wiltord convaincant pour quelqu’un qui a quand même passé du temps au placard à Rennes. (46)

Cheyrou qui allait se montrer beaucoup plus visible sur le coté gauche, centrait vers Wiltord qui remisa pour Brandao mais Diawara s’interposa (48).

Bordeaux répondait sur contre. Gourcuff lança Jussie mais il manqua à ce dernier un pas pour ne pas être contrait de laisser passe le ballon ce qui l’excentra, facilita la défense de Mandanda puis le retour en tacle de Taiwo une fois le gardien marseillais malgré tout éliminé (49).

Cheyrou d’un centre trouvait Wiltord mais ce dernier fut trop haut pour la hauteur à laquelle le ballon se présenta à lui et la précision de sa reprise de la tête s’en ressentie : il ne trouvait pas le cadre (53).

Marseille ouvrait le score 3 minutes plus tard :

Cheyrou avait lancé Valbuena sur la gauche. Ce dernier provoqua son opposant direct, Chalmé, qui commit la faute à la limite de la surface de réparation. Averti, le coup franc était tiré par Ziani qui l’exécuta rentrant. Chamakh tenta de dégager mais pour lui-aussi la ballon était trop bas pour que sa tête soit précise. Il visait le dégagement, il obtint le cadre : Ramé était battu : 1-0 (56)

Un coup franc était ensuite joué long par Marseille. Brandao en déviation trouvait Wiltord qui tenta de lui rendre en centrant : Ramé s’interposa entre les deux attaquants marseillais. (59).

Les latéraux bordelais condamnés ou presque à rester dans leur camp, commençaient à sortir : Chalmé d’un centre trouvait Gourcuff dans la surface mais idéalement placé l’international français reprenait au-dessus de la tête (60).

Cavenaghi trouvait Wendel dans la surface. Sous la pression d’Hilton le brésilien parvenait à tirer au but. Le poteau repoussait sa tentative mais le renvoi heurta la tête de Mandanda qui ne marqua pas contre son camp mais mit involontairement en corner. (63)

Marseille répondait : Wiltord fixait puis donnait à Valbuena qui avait dédoublé : le centre de meneur marseillais fut intercepté par Ramé.(66).

De la gauche Valbuena centrait de nouveau : Wiltord profita alors du ballon relâché par Ramé pour marquer de près. Mais l’arbitre surprit son monde en invalidant ce but (73).

Marseille n’eut pas à s’en souvenir : Pourquoi ?

Parce qu’ils continuèrent à être les plus dangereux via Ziani (lob trop court face à Ramé après un perforant 1-2, 76) puis Brandao (centre repoussé qui parvint au brésilien qui contrôla puis tira dans la surface : tire contré en corner, 79) et enfin Valbuena (centre de Wiltord non repris par Cheyrou mais par Valbuena en second rideau : las droit sur Ramé qui repoussa, 82).

Parce que Bordeaux ne put égaliser, leur seul début d’opportunité allant être cette ouverture de Jussie pour un Gourcuff trop lent pour une telle passe. (Au jeu du conditionnel, et au jeu de la comparaison Gourcuff-Kaka, Ancelotti ne dirait-il pas de pareille action que Kaka aurait lui été sur un tel ballon ?)

Marseille s’imposait donc 1 but à 0 au terme d’une seconde période convaincante.

Remplacements + lien vers Notation des joueurs de Bordeaux

Marseille: Rodriguez (Civelli 88), Valbuena (Kabore 90), Ziani (Ben Arfa 92)

Bordeaux: Trémoulinas (Gouffran 73)

Lien vers la notation des joueurs de Bordeaux :ICI

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