Villarreal 1 Panathinaikos 1 résumé

25 fĂ©vrier 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans 8ème de finale

Villarreal peut se lamenter des occasions manquées, elle qui aura du finalement arraché le nul 1 partout sur sa pelouse face au Panathinaikos. Un résultat qui au début du match retour mettra l’équipe grecque en position de qualifié. Attention cependant, Villarreal s’est montré plus que capable de marquer et pour peu qu’il ne sur-joue pas dans 15 jours ils auront leurs chances pour passer en ¼.

villarrealpanaL’équipe locale fut la première dangereuse : D.Lopez en rentrant dans l’axe de la gauche donna une balle dans la profondeur du coté gauche de la surface pour Llorente auteur d’un appel croisé. Dans un angle fermé et avec le gardien sorti à sa rencontre, il tira au but mais fut contré par Galinovic.

Sur un coup franc à 26 mètres dans l’axe droit, Rossi tirait sans passer au dessus du mur mais sa frappa fut trop axiale et sans suffisamment de puissance pour inquiéter Galinovic.

Un autre coup franc était accordé à 26 mètres des buts grecque mais cette fois il était proche de la ligne de corner. Il fut tiré vers le premier poteau, Eguren devança le gardien mais ne put cadrer un but qui en était devenu vide via la sortie manquée du portier visiteur.

Rossi en appui à 45 mètres des buts donnait à Ibagaza qui s’emmena le ballon sur la passe de l’italien pour prendre le coté gauche. Finalement ce fut un 1-2 l’espagnol centrant vers Rossi qui reprit du droit mais vit Galinovic repoussé sa tentative pour ainsi dire à bout-portant.

Rossi était de nouveau trouvé dos au but. Il s’agissait d’un autre 1-2 avec Ibagaza et le milieu de terrain espagnol retrouvait le ballon, il contrôlait puis tirait croisé du gauche. A ras du poteau gauche de Galinovic.

Panthinaikos s’approchait via un coup franc. Karagounis tirait vers le but mais personne ne le dévia. Il n’en resta pas moins que sur ce qui devint un tir des plus anodin, D.Lopez fut tout près de rentrer dans les buts avec le ballon. Les officiels ne donnèrent pas raisons aux protestations des joueurs visiteurs.

Les 22 acteurs furent renvoyés au vestiaires sur ce score de parité, 0 à 0.

Rossi était contré dans une action individuelle qui se conclut aux 18 mètres. Le ballon échut à Cazorla qui frappa du droit sans trouver le cadre.

Villarreal pressait coté droit perdait le ballon. Gilberto puis Simao et enfin Karagounis disposèrent du ballon. Ce dernier en le contrôlant le fit se soulever ce qui lui permit de frapper de volée. Elle frappa le bas de la transversale avant de rentrer dans le but. 1-0 (59).

Panathinaikos sur sa première réelle occasion ouvrait le score. Les joueurs visiteurs étaient même tout proche de doubler la mise : Senna perdit le ballon au milieu, Panathinaikos attaqua coté gauche et latéralement Mantzios fut servi et reçut le ballon dans la surface. D’un geste technique il se débarrassa de Senna et d’un défenseur adverse. Il tirait croisé du gauche. D.Lopez repoussait.

Villarreal égalisait sur penalty. Pires donnait à Cazorla qui envoya une balle piquée dans la surface que Nihat remisa mais Wawrzyniak s’imposa au devant de Rossi mais tomba dans la foulée. Pires s’empara alors du ballon mais fut mis à terre par Wawrzyniak qui l’accrocha avec son pied gauche dans la foulée de sa chute. Rossi d’un tir décroisé égalisait. 1-1 (67).

Cazorla faisait passer le ballon de l’axe droit à l’axe gauche. Bruno gagnait son duel tout en contrôlant le ballon. Il tirait vers le but, Galinovic relâchait mais sa défense le suppléait sur son renvoi.

Plus avant, Pires trouvait Rossi en appui qui tomba en contrôlant le ballon. Il se releva cependant pour enchaîné d’une frappe enroulée mais qui passa à 1 bon mètres du poteau droit du Pana.

Qui obtenait là un résultat qui le place en position de qualifié.

STATISTIQUES et REMPLACEMENTS:

Distance parcourue Villarreal Pana: 114.014km / 117.657km
Possession Villarreal Panathinaikos: 60/40    source: uefa.com

Remplacements: Llorente (Nihat 62), Eguren (Pires 62), Ibagaza (Cani 70); Goumas (Gabriel 46), Karagounis (Salpingidis 85), Mantzios (Rukavina 90+4)

Sporting Lisbonne 0 Bayern Munich 5 résumé

25 fĂ©vrier 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans 8ème de finale

Le Bayern a pris un avantage décisif dans ce 8ème de finale aller de la ligue des champions 2008-2009 en s’imposant 5 buts à 0 sur le terrain d’une équipe du Sporting qui n’avait pas l’effectif pour rivaliser sans des joueurs clefs comme son gardien Patricio ou Veloso et Postiga. Ils n’ont pas démérité pourtant et il serait trompeur de croire via le score que ce match fut à sens unique du début à la fin.

sportingbayernLa première action fut ainsi pour les joueurs locaux. Lucio intercepta une passe de Polga mais fut imprécis dans sa conduite de balle qui suivit. Le Sporting récupéra puis Rochemback tira de 40 mètres environ. Sa frappe fut déviée en corner par Ze Roberto.

Sur un autre corner, le sporting menaçait. Le ballon parvint en effet à Polga dans un second temps. Qui tira au but : Rensing était battu mais sur sa ligne Lahm le suppléa.

Le Bayern via du jeu long allait répondre à cette occasion. Toni déviait vers la profondeur mais c’était dégagé. Mais le Bayern renvoyait le ballon vers la surface et cette fois Toni déviait pour Klose qui décalait sur sa gauche Ribery décroisé du droit de l’extérieur de la surface. A coté.

Sur un corner, Toni décroisait sa tête mais cela passait à coté des buts gardés par Tiago.

Liedson voyait ensuite son tir, qu’il avait orienté de la gauche vers le premier poteau, dévié en corner par Oddo.

Un centre de la droite était repoussé mais dans la surface par De Michelis, la reprise croisée de Moutinho le fut trop pour forcer Rensing à une intervention.

Finalement c’est le Bayern qui allait ouvrir le score juste avant la mi-temps. Ribery intercepta aux alentours du rond central une passe en retrait de Derlei et cela déséquilibra fortement la défense lisboète. Il n’en resta pas moins que le français élimina deux défenseurs adverses en passant entre eux deux avant de voir Toni s’effacer devant lui et de frapper et battre Tiago d’un tir à ras de terre qui passa entre les jambes du portier local. 0-1 (42).

La mi-temps fut atteinte sur ce score de 1 but Ă  0 pour le Bayern.

La première occasion de la seconde période fut pour le Sporting. Le ballon passa de la gauche à la droite et Derlei centra vers le but. Lucio renvoya dans la surface sur Abel qui tira après contrôle du gauche. Mais sans trouver le cadre.

Le Bayern marquait le deuxième but du match en passant de défense (Lucio repoussa un centre) à attaque : Ribery en fin d’action dinna à Van Bommel qui écarta sur la droite pour Oddo. Le centre de l’italien trouva Toni qui décroisa trop sa tête. Au second poteau, Klose hors jeu ne fut pas signalé comme tel et put marquer en déviant ce qui était devenu une remise de Toni. 0-2 (57).

Le Sporting se jetait et perdait le ballon au milieu du terrain. Le bayern attaquait à gauche et on assista alors un 1 double 1-2 entre Ze Roberto et Lahm qui fut mis à terre irrégulièrement dans la surface par Rochemback. L’arbitre désignait le point de penalty. Ribery marquait d’un tir décroisé. 0-3 (63).

Klose et Liedson sur des centres allaient tout deux reprendre de la tĂŞte mais sans trouver le cadre.

En fin de match, le Bayern ajoutait deux buts à ses 3 déjà inscrits.

Ze Roberto récupéra haut suite à un pressing sur un dégagement du gardien. Il donna instantanément à Ribery qui centra du droit vers le second poteau : Toni marquait de la tête son premier but dans ce match. 0-4 (84).

Il doublait ce total dans les arrêts de jeu. Klose intercepta une passe latérale vers le gardien avant de tenter de le dribbler pour finalement tirer dans un angle fermé. Le gardien repoussa mais Klose récupéra, donna à Ribery qui avec sa balle piquée élimina 4 joueurs dont un qui remonta trop tardivement pour mettre hors-heu Toni qui marqua en 2 temps : son premier tir à une touche du droite fut contré de près par Tiago : le ballon lui revint et il tira de nouveau à une touche mais cette fois du gauche pour faire passer le score à 0-5 (91).

Score final

STATISTIQUES et REMPLACEMENTS:

Distance parcourue Sporting/Bayern: 107.486 / 103.299
Possession Sporting/Bayern: 51/49    source: uefa.com

Remplacements:Izmailov (Vukcevic 61′), Abel (Pereirinha 61′), Derlei (Djalo 71′);Oddo (Lell 67′), Schweinsteiger (Atintop 71′), Lucio (Van Buyten 78′).

Chelsea 1 Juventus Turin 0 résumé

25 fĂ©vrier 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans 8ème de finale

Chelsea s’est imposé un but à 0 face à la Juventus de Claudio Ranieri. La première victoire à domicile pour Chelsea sous Guus Hiddinck qui disposa son équipe dans un 433 avec Kalou à droite et Anelka à gauche, l’homme de pointe se trouvant être l’ivoirien Didier Drogba.

chelsea-juventusChelsea domina ce début de match :

Cole donnait à Anelka coté gauche, qui rentrait dans l’axe pour écarter dans un second temps à droite pour Kalou. L’ivoirien peina quelque peu à prendre contrôle du ballon mais il y parvint. Il initia alors le même mouvement qu’Anelka mais le conclut d’une frappe enroulée du gauche. Cette dernière manqua de puissance et Buffon ne fut pas particulièrement mis à l’ouvrage pour s’emparer du ballon.

Mikel envoyait un long ballon dans l’espace coté gauche: Chelsea via Kalou chassait ce ballon perdu. Chiellini sous pression dégagea droit devant mais Ballack à une touche renvoya le ballon dans l’espace. Cette fois Chelsea était dans le dernier tiers du terrain (bon exemple de Kick and rush) et Kalou devançait Chiellini : il revenait sur son pied gauche et centrait. Repoussé vers la gauche pour Chelsea ce ballon échut à Bllack qui tira au but mais sa frappe passa assez largement à coté.

Chelsea passait ensuite de gauche à droite via Cole, Mikel pour Kalou qui rentra dans l’axe donna à Ballack qui écarta pour Bosingwa qui contrôla puis centra. Drogba reprit décroisé de la tête en devançant Legrottaglie mais c’était au-dessus.

Sur l’action suivante, Chelsea ouvrait le score. Un coup franc de la droite tiré par Lampard ne passait pas le premier rideau de joueur mais Camoranesi ne parvint pas à se dégager même en deux temps et le ballon arriva pour Kalou dans l’axe à 25 mètres des buts. Sa passe vers la profondeur parvint à Drogba qui bénéficia du fait que Lampard ne concourut pas au ballon (hors jeu qu’il était). L’ivoirien enchaîna contrôle et frappe croisée. Buffon était battu par la vitesse du mouvement. 1-0 (12).

Anelka était contré en corner par Mellberg dans sa frappe. Lampard de la gauche tirait le corner mais la reprise croisée de la tête de Drogba fila à coté du cadre.

Legrottaglie jouait via une balle piquée directement pour Amauri qui dévia vers l’avant pour Tiago qui lança dans la profondeur et la surface Del Piero qui tira croisé du droit. Cech détourna en corner. Dévié au premier poteau vers le second, le ballon ne pouvait être redresser vers le but par un Chiellini qui fut trop court même en se jetant.

La mi-temps fut sifflée sur ce score à l’avantage des joueurs locaux.

La première occasion fut pour Chelsea. Une combinaison dont il sera intéressant d’acter ou pas dans le futur sa répétition. On passa en effet de gauche à droite où Kalou, Ballack et Bosingwa jouèrent en triangle. Le dernier nommé centra, Drogba devança Legrottaglie mais ne décroisa pas suffisamment sa tête pour que celle-ci soit cadrée.

Sur un coup franc de Del Piero, Cech (qui était sorti à une dizaine de mètres de son but) ne parvint pas à s’emparer du ballon en 3 temps mais Terry le suppléa pour dégager sur un coté.

Sissoko écartait pour Marchionni, l’entrant qui allait être assez actif en tout cas dans ce qu’il nous fut donné de voir. L’italien rentra dans l’axe et tira du gauche mais au dessus des buts de Chelsea.

Via deux de ses centres, la Juventus reprenait de la tête via Del Piero (manque de puissance et non cadrée) et Amauri (cadrée mais sans puissance).

L’avant dernière occasion du match était pour Anelka. Trezeguet manquait sa passe vers la droite. Chelsea interceptait via Malouda qui donnait droit devant à Drogba qui transmit à Lampard qui écarta vers la droite pour Anelka. Qui s’avança quelque peu dans l’axe droit avant de tirer de 30 mètres croisé. A coté (1 mètres environ).

Sur un long ballon, Alex prenait le meilleur sur Amauri mais renvoyait dans l’axe, la frappe sur second ballon qui suivit de Nedved fut déviée aux 16 mètres par Alex et termina juste à coté des buts mais l’arbitre n’ordonna pas un corner n’ayant pas vu cette déviation pourtant assez nette.

C’est sur ce score que se quittaient les deux équipes. Elles se retrouveront le mardi 10 mars.

STATISTIQUES et REMPLACEMENTS:

Distance parcourue Chelsea Juve: 109.721 km/ 114.551 km
Possession Chelsea Juventus: 50/50    source: uefa.com

Remplacements: Kalou (Malouda 72′), Ballack (Mancienne 81′); Camoranesi (Marchionni 52′), Tiago (Marchisio 62′), Sissoko (Trezeguet 86′).

Real Madrid 0 Liverpool FC 1 Analyse

25 fĂ©vrier 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans 8ème de finale

Liverpool s’est imposĂ© 1 but Ă  0 face au Real Madrid de Juande Ramos. Une victoire mĂ©ritĂ©e pour les hommes de Rafa Benitez qui se savaient supĂ©rieurs mais qui n’ont pris aucun risque car Liverpool tout en s’exposant davantage est moins dangereux quand il mène le jeu.

Le résultat visuel de cela ne fut alors peut-être pas superbe mais alors c’est vers le Real qu’il faut se tourner, incapable (on parle généralement) de produire quoi que ce soit ou presque de collectif, ne disposant d’aucun appui devant, et finissant par s’en remettre à des rushs individuels le plus souvent mené par Robben mais face à une équipe de Liverpool défendant avec deux lignes séparés de 10 mètres dans ses 35 derniers mètres, il n’allait jamais disposer de l’espace qui lui était nécessaire pour faire la différence.

Alors certains amateurs de Liga se surprendront peut-être du fait que Raul et Higuain ne firent pas illusion dans le jeu dos au but : c’est ignorer que des duo Carragher- Skrtel, il ne doit pas y en avoir beaucoup en liga. Cela était prévisible et cela fut largement confirmé, le jeu direct ou long ou via un appui au sol vers les attaquants était condamné à l’échec.

realliverpoolLe Real se disposa dans un 442 dans ce match : Raul et Higuain en pointe donc. La seule surprise fut la titularisation de Marcelo en milieu gauche. Gago et Diarra formait l’axe du milieu.
Un mot ici, Diarra pour toute sa bonne volonté n’apporta pas ce qu’on attend d’un milieu central dans un 442. Il essaya bien de mettre de l’impact physique mais il ressemblait plus à un kamikaze qu’autre chose. Quand à l’utilisation qu’il fit du ballon, c’était bien trop lisible (surtout quand il joua dans la verticalité) quand ce n’était pas simplement imprécis. Cette paire ne fit pas illusion face au couple Mascherano-Alonso. A la droite du milieu Robben.
En défense sans surprise on retrouvait de gauche à droite, Heinze, Cannavaro, Pepe et Ramos. Les deux centraux furent eux-aussi en difficulté particulièrement pour faire face au jeu long adverse.

Cela dit finalement toute la faiblesse du Real et la force Ă  relativiser du championnat espagnol qui ne prĂ©pare pas aussi bien que la Premier League, de par l’absence de variĂ©tĂ© dans le jeu des Ă©quipes qui le composent mais aussi de ses joueurs. Ce qui fait que quand vient la ligue des champions, les Ă©quipes anglaises arrivent mieux prĂ©parĂ© Ă  ce qui peut les attendre car le jeu « continental » y est pratiquĂ©, mais le jeu plus direct, voir long, aussi. A titre d’exemple, Arsenal, en jouant contre des Ă©quipes comme Bolton, Blackburn Stoke, est prĂ©parĂ© au combat physique.(Arsène Wenger, après la victoire au Real dont on reparlera en fin d’article, avait signifiĂ© qu’il Ă©tait Ă  son Ă©quipe plus difficile de jouer Ă  Blackburn oĂą il se rendait Ă  l’Ă©poque après leur victoire 1-0 au bernabeu, que d’affronter le Real: ils perdirent d’ailleurs 1 Ă  0 ce match le 25 fĂ©vrier 2006)

Ce problème pour gérer le jeu long et direct de Liverpool le retrouva inversé pour le Real en attaque ou les joueurs locaux ne parvinrent pas à trouver efficacement leurs attaquants en appui que ce soit pour ressortir des ballons de phases défensives (8 ;34) ou dans le jeu pour trouver leurs attaquants (10 ;19 ;24 ;35). Ils essayèrent bien des changements de jeu avec des transversales (5 ;6 ;7 ;14 ; « 24 ») mais face à une équipe en place et avec comme l’équipe de Ramos un ligne de 4 à plat au milieu difficile de faire la différence. A cela s’ajouta du déchet comme cette passe de Gago vers Pepe(33) ou ce contrôle raté de Robben sur un contre (43).

Liverpool joua de son coté en 4411 avec en l’absence de Gerrard dans le 11 de départ un Kuyt replacé dans l’axe derrière Torres. Dans une équipe attendue, Benayoun prit sa place sur la droite du milieu.

Liverpool qui acta en deux temps dans cette première période : un premier où ils attendirent le Real dans leur partie de terrain pour les frustrer avant d’eux même prendre les devant et de se créer ce qui sera les meilleures occasions de cette première période.

Dans les deux cas la recette fut identique avec du jeu long vers Torres (10 ;27), Riera (1ère ; 7) mais surtout Kuyt et cela correspondit cette fois à la meilleure période de Liverpool (20 ;22 ;24 ;29 ;38 ;39 ;40 ;41 ;43). Lors de celle-ci Liverpool fut l’auteur via son pressing haut de plusieurs récupérations hautes (37 ;40) : leur travail de sape portait ses fruits. Cette présentation fut un peu longue, mais elle compense le peu d’éléments qui suit et qui correspond au contenu de cette première période :

La première occasion fut madrilène :

Diarra dans son style physique caractéristique s’imposait au milieu et donnait à Robben qui revint dans l’axe pour donner dans la surface et répondre ainsi à l’appel de Raul : ce dernier dans la surface contrôla puis frappa du droit mais n’inquiéta pas du tout Reina qui s’empara du ballon (4).

Dans la surface Raul était la reception d’une touche. Son ctonrôle bénificia à Marcelo tout près de lui qui frappa dans un angle fermé. Reina s’interposait (15).

Liverpool répondait via un 6 mètres joué long par Reina. Kuyt était cherché mais il ne dévia pas le ballon. Torres n’était pas hors jeu car il n’y en a pas sur 6 mètres. Mais il embarqua un peu loin son ballon sur son contrôle et ceci l’excentra. Il n’en tira pas moins dans un angle fermé ce qui força Reina à une parade pour mettre le ballon en corner. (20)

De nouveau Kuyt était recherché pour dévier un ballon. Cette fois, il donnait à Benayoun qui butait sur Casillas sorti de ses buts (22).

Le festival, qu’on pourrait relever à chaque match, des commentateurs Canal + était au rendez vous sur l’action suivante :
Carragher avait mis un centre en corner. Sur celui ci, Ramos au second poteau remisa vers le but pour Higuain qui marqua en deux temps mais fut signalé hors jeu. Le coup franc fut donc tiré, une fois les joueurs replacés, et alors Kuyt qui avait été de nouveau cherché fut signalé hors jeu. Laurent Paganeli s’insurgea alors, bientôt suivi de ses acolytes en disant que des erreurs flagrantes d’arbitrage on en voyait décidément à tout niveau et que de hors jeu sur un 6 mètres il ne pouvait y avoir. Sauf que ce n’était pas un 6 mètres qui avait été sifflé mais un hors jeu qui fut tiré en effet aux alentours des 6 mètres. Parenthèse refermée. (29)

Le Real ne disposant d’aucune solution collective dans son jeu, s’en remit à des initiatives individuelles : Ainsi ce rush de Marcelo qui se conclut par un tir du gauche à coté (36), ceux de Robben (38 ; 39) avec à chaque fois des frappes qui s’échappèrent du cadre, ou celui de Higuain conclut d’une frappe des 16 mètres du tibia (41). Après un corner joué à deux, Reina s’emparait sans faillir du ballon sur une frappe vers son premier poteau (43).

Ramos cherchait dans le rond central Higuain, Alonso avait tout vu et s’imposait au duel avant d’enchaîner d’une frappe de 50 mètres (qui nous rappela sauf pour sa conclusion défavorable ici son but à Anfield face à Newcastle le 20 septembre 2006) que Casillas d’une claquette mit en corner.

La mi-temps fut sifflée sur ce score de 0 à 0.

La seconde période fut moins palpitante encore pour deux raisons : le Real continua de nous étaler son incapacité à percer une défense regroupée, et Liverpool (comme Manchester la veille face à l’Inter même si Inter-Manchester fut un match différent) se montra dans l’attitude offensif moins généreux : l’idée était clairement d’éviter de prendre un but alors que la situation était sous contrôle.

Le jeu long du Real fut tout aussi inefficace qu’en première période (50 ;55 ;60 ;61 ;64 ;84 ;88 ;91 par deux fois), idem quand les attaquants furent cherché en appui (48 ;54) : c’est peu dire que quand vous avez à gérer le même type de jeu que celui pratiqué vers joueurs spécialistes comme Drogba, Heskey, Adebayor, voir ce type là de jeu mis en place vers des footballeurs comme Raul ou Higuain ne peut faire peur.

Du déchet il y eut encore, pour Higuain (51 ;54), Ramos (75), Guti (89) par exemple. Ils en revinrent de nouveau à la percussion individuelle, ce qui reste souvent aux équipes sans collectif. Mais Diarra n’était pas dans son registre ici, quand à Higuain, il décevait (78). Nous en verrons d’autres dans l’énoncé des opportunités de cette seconde période qui commence maintenant :

Après une fixation, Riera fut servi coté gauche. Son centre força une intervention de Casillas qui ne put se saisir du ballon : Benayoun donna alors à Kuyt qui centra vers Torres mais la défense se dégagea dans l’axe. Alonso effectua alors une volée du gauche mais qui ne fut pas cadrée (48).

Robben s’essayait à une percée mais son tir dans un angle fermé et du droit n’appelait aucune chose positive. Son tir termina dans le petit filet extérieur de Reina (52).

Un 1-2 entre Kuyt et Benayoun permettait à l’israélien de se lancer dans une course avec le ballon de 40 mètres. Finalement revenu dans l’axe (il était parti du coté droit), il décala sur sa gauche Riera qui fut contré dans sa frappe. (58).

Une percée d’Higuain se concluait par un centre dans le petit filet (62).

Celle qui suit fut de Robben et son tir de l’extérieur de la surface fut cette fois cadré. Mais droit sur Reina, il était dévié en corner d’une claquette du portier espagnol (70)

La supériorité collective et individuelle de Liverpool était récompensée, ceci en réponse à l’affirmation de Aimé Jacquet (90) disposant que ces deux équipes étaient d’un même niveau ce qui nous semble complètement aberrant dans la comparaison individuelle des joueurs en présence mais surtout dans l’expression collective de ces deux équipes que ce soit défensivement (le Real ne put s’exprimer en attaque) alors que Liverpool en impliquant bien moins de joueurs créa le danger dans le camp madrilène.

L’action du but s’avéra révélatrice. Kuyt (moins complet qu’Higuain ?) ne semblait pas menaçant en attaque, mais Heinze (meilleur que Fabio Aurélio ?) commit une faute sur le néerlandais. Aurélio se chargea du coup franc qu’il tira rentrant. Le Real défendit en reculant dans ses 6 mètres ce qui n’est jamais bon signe et toujours un avantage pour l’équipe qui avance et attaque. Benayoun de la tête ouvrait le score, reprenant le ballon de trop près pour permettre à Casillas d’intervenir. 0-1 (81).

Score final pour une Ă©quipe de Liverpool dont on ne voit pas comment elle pourrait ne pas se qualifier pour les ÂĽ de finale ce cette ligue des champions 2008-2009.

Nous terminons cette article en nous inscrivant en faux contre l’affirmation suivant laquelle la dernière fois qu’un club anglais a battu le Real au Bernabeu c’était : Arsenal, en phase de poule, lors de la saison 2005-2006. Oui c’était Arsenal, oui c’était lors de la ligue des champions 2005-2006 mais non ce n’était pas en phase de poule mais lors des 8ème de finale aller. Il n’y a rien de plus indigne que de tromper sur les faits.

STATISTIQUES et REMPLACEMENTS:

Distance parcourue Real/Liverpool : 105.254 km / 108.110 km
Possession Real/Liverpool: 57/43    source: uefa.com

Remplacements : Guti (Marcelo 45); Torres (Babel 61), Riera (Gerrard 87), Kuyt (Lucas 91).

Inter Milan 0 Manchester United 0

24 fĂ©vrier 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans 8ème de finale

L’inter a obtenu le nul 0 à 0 face au champion d’Europe en titre, Manchester United. Les intéristes n’auront pas rivalisé dans le jeu avec les joueurs de Sir Alex Ferguson mais auront assuré l’essentiel en ne concédant pas de but.

En première mi-temps ils furent baladĂ©s tactiquement et techniquement et il faut se forcer pour ne pas voir derrière l’ »unique » intervention de Van der Sar en première pĂ©riode une intervention de routine.

En seconde période, ce fut plus équilibré, l’inter joua certes plus haut, mais sans créer jouant « dans un fauteuil » pour leurs adversaires avec leur centre en grande partie joués sans décalages préalables, c’est Manchester qui même en se montrant plus prudent se créa les opportunités les plus nettes.

intermanchesterManchester qui se présenta en 442 dans ce match avec des attaquants en Giggs et Berbatov qui se relayèrent pour décrocher à tel point qu’on pouvait y voir un 4231. Sauf que le 5ème milieu n’était pas assez souvent le même joueur pour conclure ainsi. Manchester qui fut l’auteur d’une première période de classe avec :

du jeu varié que ce soit long vers Berbatov (8 ;12 ;19 ;22 ;34 ;36), Park (24 ;40) ou Ronaldo (11), en appui avec Park (7 ;12) ou en utilisant la largeur du terrain soit pour se défaire du pressing (16 ;31 ;33) soit pour déplacer le bloc intériste d’un coté à l’autre du terrain. Ainsi des transversales qui ne furent pas toutes réussies mais qui traduisent cette ambition (3 ;9 ;21). Ces changements de cotés ne se firent pas que via transversales, nous verrons d’autres exemples plus bas.

un bloc soudé ce qui permit par exemple à un O’shea de donner dans la profondeur à son milieu central (Fletcher 25) sans que celui-ci n’ait un effort énorme à accomplir pour concourir au ballon et pour se replacer ensuite, à Carrick de presser le défenseur central adverse (Rivas 24). Il permit aussi à Manchester de priver d’espace les attaquants milanais (à l’image de Ibrahimovic isolé et perdant son duel (20), et de jouer haut en atteste un Adriano obligé de rendre le ballon en dégageant vers l’avant alors qu’il était dans ses 30 mètres ou encore un Ibrahimovic trouvé en appui mais dans ses 40 mètres (28).

Sur le plan défensif, on nota l’esprit d’équipe montré par Ronaldo face à un Santon qui il est vrai ne passa pas son temps dans la partie de terrain adverse. On nota aussi le travail de Park pour neutraliser Maicon (14 ;16 ;18 ;19 ;29).

Coté intériste on s’aligna comme prévu en 4312 et on n’exista pas dans cette première période : les attaquants étaient isolés et le bloc mancunien réduisait l’efficacité de l’apport dans un second temps des autres joueurs locaux quand celui-ci n’étaient pas inutiles du fait d’un ballon perdu sur le jeu long (2 ;8 ;10 ;14 ;15 ;18 ;22 ;23 ;32).

Il nous faut aussi acter d’un déchet assez important coté local ceci ayant une grande source dans la tactique mancunienne mais aussi dans l’identité des joueurs concernés :

Voyons cela :

Centre de Muntari (8), Zanetti (19) Maicon (29 sous la pression de Park, 32) Santon (37), passe de Muntari (9), tir approximatif de Stankovic (11) passes manquées de Maicon (14 ;18), Rivas (16), tir dévissés d’Ibrahimovic (il termina en touche : 17).

C’est donc Manchester qui domina et ce dés le début de la rencontre :

Ronaldo provoquait Chivu qui l’arrêtait irrégulièrement : le coup franc du Portugais avec un rebond fila droit sur Cesar qui s’empara sans problème du ballon.

Sur l’action suivante on passait de gauche à droite puis de droite à gauche. Evra était servi, s’en suivit un échange avec Giggs puis une percussion du français qui provoqua la faute de Zanetti. Le coup franc trouva la tête décroisée de Ronaldo (qui avait devancé Rivas) qui ne le fut pas assez pour empêcher César de repousser sur sa ligne le danger. (5).

Park était trouvé en appui à plus de 30 mètres du but, mais Rivas effectuait une faute. Ronaldo tirait coté ouvert. Si son tir passa juste à coté, Cesar nous semblait sur la trajectoire d’un tir qui aurait été cadré (7).

Carrick récupérait haut puis percutait vers le but, Zanetti l’arrêtait irrégulièrement : Giggs s’en chargeait de 23 mètres environ dans l’axe droit. Mais le gallois ne put tirer au dessus du mur (12).

Manchester se débarrassait du pressing adverse avec brio : on passait ainsi de droite à gauche avant de revenir à gauche mais en fin d’action la déviation à une touche de Berbatov pour Park manqua de précision (16).

Manchester récupérait de nouveau la possession suite à un transmission raté de Muntari. Le ballon arrivait à droite pour Ronaldo qui donnait dans l’axe à Giggs qui lança en profondeur un Berbatov en position licite car Rivas traînait. Mais le bulgare fut contré par 3 joueurs de l’Inter dans la surface avant qu’il n’ait pu chercher à donner à Park en retrait (18).

On passait de nouveau de droite à gauche puis inversement via Giggs. Ronaldo centra alors et le ballon parvint au gallois mais ce dernier fut surpris que le ballon ne lui parvienne sans qu’un défendeur n’intervienne. Il ne put ajuster une reprise et finalement Rivas dégagea en corner (21).

Carrick cherchait Giggs en appui, un peu comme avec Park plus tôt, mais plutôt que de jouer dos au but, Giggs se retourna et en élimina Rivas, piégé. L’attaquant Gallois se rua alors vers le but pour un 1 contre 1 avec le gardien et avait disons au moins 4 solutions : tirer au premier poteau, piquer croisé si le gardien se jetait précocement, tirer croisé, et donner en retrait ou allait se trouver Berbatov et Park. Il opta alors que César s’était un peu découvert en allant à terre pour l’option 3. César repoussa en corner. (26).

Ronaldo revenait dans l’axe, Stankovic faisait une faute. Le coup franc vit César effectuer une parade en son coté fermé pour écarter le danger. (27).

L’inter était acculé. Ibrahimovic sollicité en appui mais loin des buts adverses, était mis sous pression par Fletcher. Il donnait sur sa droite mais Berbatov interceptait puis on passait coté Manchester de gauche à droite et finalement Giggs centrait rentrant via son pied gauche. Ronaldo reprit de la tête mais ne « décroisa » pas suffisamment, ou croisa trop : sa reprise de la tête passa juste à coté d’un César qui semblait battu car en appui arrière, intervenir lui aurait été difficile. (29).

Il faut creuser pour chercher un tir de l’inter : voyons en effet cette reprise en talonnade de Stankovic mais totalement dépourvu de puissance. (35)

Arsenal 1 Roma 0, résumé

24 fĂ©vrier 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans 8ème de finale

Arsenal a pris l’avantage à l’issue de ce match aller, l’emportant 1 à 0 aux dépens de la Roma. Les gunners ont eut les occasions pour obtenir une victoire plus large. La première occasion fut pour une équipe d’Arsenal qui surprit dans sa composition avec un 4231 disposant l’attaquant Bendtner sur le coté gauche.

arsenalromaTouré donnait à Sagna qui lança dans la profondeur coté droit Nasri qui centra en retrait mais Bendtner eut une première touche médiocre et s’il contra ensuite à l’extérieur des 6 mètres l’intervention de De Rossi, c’était sur un 6 mètres que se concluait cette action.

Arsenal travaillait en possession de balle sur l’action suivante. In fine, Bendtner donnait sur le coté gauche en retrait pour Clichy qui centra pour la tête trop décroisée de Nasri pour être cadrée.

Totti essayant d’opérer en pivot était dépossédé du ballon par Diaby qui effectua alors une balle piquée dans le dos de la défense romaine. Van Persie fut servi mais Doni s’interposa juste après son contrôle orienté. Sur la remontée du ballon, la Roma allait se procurer une action, Motta tirant croisé de l’axe droit du terrain en phase offensive. Mais Almunia dévia ce tir, qui passa finalement juste à coté, en corner.

Eboué donnait à Nasri, qui tirait des 30 mètres : à coté.

Van Persie fixait et écartait dans la foulée pour Sagna coté droit. Le premier centre de ce dernier fut repoussé, le second capté par Doni. Mais la relance à la main du brésilien fut intercepté par Sagna qui se replaçait et l’ancien joueur d’Auxerre donnait à Diaby qui tentait sa chance de loin. Au dessus.

Diaby donnait à droite vers Sagna qui profita en partie de la glissade de Riise pour s’échapper et centrer : au second poteau Bendtner manqua son contrôle et la Roma se dégageait mais pas pour longtemps. A 40 mètres des buts de Doni, Eboué récupérait le ballon, donnait sur sa gauche à Denilson qui trouvait ensuite Bendtner. Ce dernier donna alors à Van Persie : Mexes manqua l’interception sur cette passe ce qui fait qu’il fut battu sur le contrôle orienté du néerlandais. De derrière l’attaquant d’Arsenal il tacla. L’arbitre siffla logiquement un penalty. Van Persie se fit justice et d’un tir décroisé fit passer la marque à 1-0 (37).

Aux dépens de Loria, Van Persie s’échappait dans la surface en son coté droit. Il terminait son action par un centre en retrait de l’extérieur du droit mais au premier poteau et dans les 6 mètres Motta contra Bendtner.

La mi-temps fut sifflée sur ce score de 1 à 0 pour les joueurs locaux.

En seconde période, Arsenal se créa plusieurs occasions d’aggraver le score. Ainsi, Diaby donna à Eboué qui transmit à Van Persie. Servi dans la surface ce dernier fut dépossédé du ballon après son contrôle mais ce dernier parvint à Bendtner qui se pencha trop au moment de sa frappe pour que celle-ci ne passe pas au dessus du but malgré le fait qu’il en était assez proche (environ 8 mètres).

Sur l’action suivante Bendtner et Van Persie perçait la défense adverse via un 1-2. Bendtner décidait de ne pas frapper et centrait de la gauche à l’intérieur de la surface. Son extérieur du droit trouva Nasri mais ce dernier fut gêné dans sa reprise par le retour en tacle glissé de De Rossi.

Bendtner était trouvé via du jeu long sur le coté gauche. Il rentra dans l’axe, après un initial contrôle de la poitrine et donna à droite pour Sagna qui donna à Eboué lequel transmit à Nasri qui rendit le ballon à Sagna qui avait poursuivit son effort sur le coté droit. Le centre du latéral droit d’Arsenal fut freiné au départ mais parvint tout de même à la limite interne des 16 mètres à Diaby. Qui effectua un dribble vers le centre du terrain avant de tirer du gauche de façon puissante. Doni se coucha sur sa gauche pour écarter le danger.

Un long ballon de Clichy « provoquait » une bourde de Loria qui manqua son interception ce qui permit à Eboué d’hériter du ballon. Loria ne fut pas complètement éliminé de l’action avec sa bévue. Il décida alors de défendre en reculant. Eboué chercha à s’ouvrir l’angle en dribblant latéralement. Il ne réussit qu’à moitié son entreprise, le revenant Riise lui fermant quelque peu son angle de tir. Il opta de 10 mètres pour une frappe premier poteau qui ne fit que frôler le petit filet extérieur des buts de Doni.

La Roma balançait un ballon devant, Arsenal renvoyait vers un coté. Riise était à la réception et frappait croisé avec son pied gauche. Juste à coté des buts d’Almunia.

Arsenal s’imposait 1 à 0. Dans 15 jours elles devraient disposer de plus d’espace qu’elle n’a besoin pour passer en ¼ de finale. Sans compter qu’elle bénéficier du retour de Adebayor en ses rangs.

STATISTIQUES et REMPLACEMENTS:

Distance parcourue Arsenal/Roma: 117.321 km / 113.885 km
Possession Arsenal/Roma: 55/45    source: uefa.com

Remplacements: Diaby (Song 62′), Bendtner (Vela 67′), EbouĂ© (Ramsey 82′); Pizarro (Brighi 57′), Loria (Diamoutene 71′), Baptista (Vucinic 82′)

Lyon 1 Barcelone 1

24 fĂ©vrier 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans 8ème de finale

Lyon a concédé le nul un but partout hier lors de ce 8ème de finale aller de la ligue des champions 2008-2009. Les joueurs de Claude Puel auront été battus à l’usure par ceux de Guardiola, coupables d’une stratégie suicidaire qui les épuisa d’autant plus qu’ils ne surent pas tuer la rencontre sur ce qu’ils se crèrent d’occasions.

Et pourtant ce ne fut pas du grand Barça mais petit à petit, à mesure que les forces lyonnaises diminuèrent, au prix aussi d’un changement tactique (passage d’Etoo à droite pour la grande partie de la seconde période), ils envahirent le camp lyonnais. C’est finalement sur corner qu’ils répondirent à l’ouverture du score de Juninho pour se mettre en position favorable avant le match retour.

lyonbarceloneLyon aborda ce match dans son 433 habituel : l’idée fut double pour les lyonnais : presser haut et quand ce n’était pas le cas faire faute assez haut si possible ou dans des zones non dangereuses pour arrêter la progression des catalans dans leur jeu vers l’avant. L’arbitre fit ici preuve de laxisme et le premier carton mit bien du temps à sortir alors qu’il nous semblait bien que ces fautes du début de match de Juninho sur Touré ou Sergio, de Grosso sur Alves (15), de Keita sur Etoo, ou celle sur Messi (11 ;25) méritait autre chose que des réprimandes verbales.

Fut aussi recherché le fait de bloquer Alves sur son coté, principalement en jouant long vers lui (30 ;36), en faisant poursuivre ses actions à Grosso pour des centres ou en faisant se décaler Benzema sur le coté gauche principalement.

Stratégie suicidaire disions nous en préambule : pourquoi ? Parce que presser haut avec une défense qui ne suit pas c’est se garantir des espaces à couvrir énormes quand le Barca passe le pressing via du jeu long ou à terre (5). Pour ne pas être victime du retour de bâton, il faudrait se mettre à l’abri tant qu’on est capable de faire cet effort. Las pour Lyon ils n’en furent pas capables : voyez plutôt :
Le début de match fut plutôt à l’avantage des catalans avec une équipe de Lyon en attente. Le premier avertissement intervint deux minutes après le début de la rencontre :
Lyon laissait jouer et Xavi pouvait répondre à l’appel croisé d’Henry par une passe en profondeur mais le français se montra trop court et fut devancé par la sortie à la limite de sa surface de Lloris (2).
La réponse lyonnaise fut l’ouverture du score :

Touré commit une faute sur Ederson : on ne sait pas si l’arbitre signala cette faute en son début ou en sa conclusion. Ce qu’on sait par contre c’est que l’endroit où fut tiré celui-ci ne correspondait pas en largeur à celui de la faute commise et ce quelque fut le moment où il constata la faute. Ce coup franc aurait du être tiré à 50 centimètres de la ligne de touche et à une distance se situant entre 5 et 10 mètres de la ligne de corner.
L’arbitre plaça le ballon à 2 mètres 50 de la ligne de touche et 10 de la ligne de corner. Juninho gagna 50 centimètrès en largeur et s’ouvra donc l’angle. Valdes n’avait pas besoin d’une faveur de ce type. Non seulement il ne couvrit pas le coté ouvert mais il s’avança après la frappe pour être pris sur des appuis talons et être lobé quand il se rendit compte ô surprise que Juninho avait tiré direct vers le second poteau. Tir cadré sans gardien = but : 1-0 (6).

Marquez se trouait dans la transmission, Lyon contrait mais Benzema face à Valdes nous sembla tiré tant la déviation minime de Piqué fut insuffisante pour redresser un ballon qui ne se dirigeait donc que peu ou fort mal vers son camarade Keita plus en retrait (7) : première opportunité ratée pour Lyon.

Lyon procédait par jeu direct et rapide : ce qui ne faisait qu’ajouter à l’exigence physique de leur jeu qui ne comportait pas la contre-partie suivante à savoir souffler en conservant le ballon sur des périodes relativement longues dans le camp barcelonais.

Ainsi Ederson était servi entre la défense et le milieu et enchaînait son contrôle d’une frappe mais sans trouver le cadre. (10).

Sur l’action suivante on passait rapidement de droite à gauche. Juninho donnait à Ederson qui était contré aux 16 mètres. Makoun récupérait et tirait de cette distance depuis l’axe gauche : sans trouver le cadre. « opportunité 2 » manquée pour Lyon (12) : ceci est en effet une opportunité quand on joue contre le Barça dans un grand match : il n’est jamais question d’avoir 10 face à face avec le gardien.

Barcelone peinait à s’exprimer, victime de fautes rapides nous le disions, victime aussi du peu de mouvements (38) et on vit aussi que sans mouvements, le jeu individuel est moins difficilement gérable : Messi en fit les frais (pour les fautes 11 ;25 ;31, pour les duels perdus : 5 ;40 ;41)

Quand il y en avait un peu cependant la « muraille » lyonnaise ressemblait à de l’argile et ainsi sur une passe de Xavi répondant à un appel d’Etoo, Cris se troua en tentant d’intercepter : le camerounais en fut servi dans la surface : d’un extérieur, nous semble-t-il, il ne cadra pas son tir rebondissant contre le poteau. Henry ne put se trouver au rebond, le score restait à 1-0 (14).

Grosso dans le camp barcelonais donnait devant lui à Benzema qui se débarrassait de Marquez : son centre en retrait ne fut que freiner par Valdes et parvint ainsi vers Keita mais la reprise mal exécutée de l’ivoirien passa à coté (16). Opportunité 3 ratée.

Cette faute de Toulalan sur Sergio était un peu près par rapport aux autres : Mais Sergi de 23 mètres tirait au dessus.

Touré, pas dans un grand soir pour dire le moins, perdait le ballon dans ses 25 mètres. Makoun donnait à Benzema qui tira du droit en revenant vers l’axe. Comme Etoo précédemment il ne cadrait pas et le poteau repoussait son effort. Opportunité 4 ratée (26). Peu après Lloris se trouait dans son jeu au pied, mais Messi était contré en corner dans la surface (27).

Sur un corner, Touré dégageait de la tête vers l’axe droit. Au 16 mètres Keita reprit de volée. Ce fut contré dans la surface mais le ballon échut à Makoun qui frappa du gauche en se retournant de l’extérieur droit des 6 mètres. A coté : opportunité 5 ratée pour Lyon. (29)

Messi perdait un duel (32) et Lyon contrait : d’une transversale Keita fut trouvé coté droit mais son centre vers Benzema en retrait fut superbement intercepté par un plongeon latéral de Valdes : une intervention toujours difficile pour un gardien. (32).

Sur un autre contre et servi par Grosso, Benzema allait ignorer les options collectives qui s’offrait à lui sur sa gauche et sa droite. Apparemment fervent partisan du « le ballon va plus vite en conduite de balle qu’en le passant » il était repris aux 18 mètres et finalement contré par Alves. Opportunité 6 manquée par Lyon. (39).

Toulalan se jetait dans la surface, manquait sa cible avec son premier pied mais pas avec celui plus en arrière. Mais l’arbitre ne considéra pas que ce contact avec Etoo était suffisant pour signaler un penalty.

La mi-temps fut sifflée sur ce score de 1 but à 0.

La seconde période démarra un peu comme la première.

L’occasion pour nous d’affiner un peu la présentation tactique faite jusqu’à ce moment.

Ainsi on constata que Makoun et Juninho poussait très haut quand Lyon attaquait ce qui leur permettait de récupérer haut (50) ou d’être présent pour récupérer les seconds ballons (52).
Bien entendu, si on se trouve au niveau des défenseurs barcelonais en attaque, et que ses propres défenseurs se situent à 60 bon mètres des actions, cela fait autant d’espaces à couvrir ensuite.

Ce qui fit que Lyon baissa petit à petit de pied, les milieux ne sortirent plus pour rester devant la défense, Benzema commençant à être isolé. Il était plus que jamais urgent d’être précis sur le peu d’attaque qu’il allait rester : le bât blessa ici de nouveau.

Un changement catalan pour freiner les ardeurs lyonnais sur le coté gauche fut le repositionnement de Etoo coté droit qui en fit bien plus que Messi, replacé dans l’axe libre de faire ce qu’il voulait en fait, dans le secteur défensif. Un changement similaire avait été orchestré lors du classico remporté 2-0 par les catalans (lien).

La première action fut lyonnaise : Xavi avait stoppé irrégulièrement Juninho mais pas beaucoup plus que Toulalan Etoo en première période. La frappe du lyonnais se dirigea droit sur Valdes qui s’empara en 2 temps du ballon (52).

Makoun effectuait une faute sur Sergio. Alves avait évité le mur mais sans cadrer : sauf que Grosso détourna ce ballon vers le but mais Lloris effectua un arrêt réflexe ,alors qu’il avait été tout près d’être pris à contre pied, pour mettre en corner. (55)

Pour ne pas avoir joué en première intention vers la gauche pour Ederson, Makoun avortait une attaque lyonnaise (62)

Suite à un moment de pression, Barcelone égalisait. Messi effectua d’abord une percée dans l’axe. Dans la surface il était repris par Toulalan qui mettait en corner ce faisant. (65). Celui était ensuite repris de la tête par Piqué mais la reprise décroisée de l’espagnole ne le fut pas assez pour empêcher Lloris de repousser une tête qui venait sur lui.

Lyon ne parvint pas à de se dégager et un centre était mis en corner par un tacle défensif face à son camp d’un lyonnais. Celui-ci tiré de la droite fut dévié du premier vers le second poteau par Marquez pour une reprise plongeante de la tête d’Henry. 1-1 (67).

Touré donnait de nouveau le bâton pour se faire battre à Lyon. Mais Delgado servi dans la surface par Benzema opta dans un angle fermé pour la passe en retrait que renvoya la défense barcelonaise.

Le soutien n’était plus du coté des joueurs locaux et il n’y avait plus grand monde à la réception de centres par ailleurs imprécis de Benzema (84) ou Kallstrom (85).

Quant au barcelonais, dans une position de force ils ne forcèrent pas, à l’image du match leur talent. Cela aurait pu leur coûter mais Lyon fut victime d’une décision défavorable de l’arbitre (c’est à noter car on entend souvent que les gros sont favorisés mais quand ce n’est pas le cas, et même le contraire, ce n’est pas dit) car Benzema ne semblait pas hors-jeu (semblait car la vue qui nous fut offerte ne nous permet pas de dire si le français n’avait pas une partie du corps devant Piqué :le « révélateur » mettant la référence aux pieds ce qui n’est pas correct). Rien ne dit cependant qu’il aurait trompé Valdes.

C’est finalement sur ce score de 1-1 que se termina le match.

Dans 15 jours, Lyon devra s’imposer au Camp Nou ou faire nul sur un score supérieur à 1-1 pour aller en 8ème. Pas sur que le Barca sera au niveau montré ce soir.

STATISTIQUES et REMPLACEMENTS:

Distance parcourue :Lyon/Barcelone: 107.107km / 107.931 km
Possession Lyon/Barcelone: 40/60    source: uefa.com

Remplacements: Ederson (Delgado 65), Juninho (Kallstrom 79), Keita (Pjanic 88); Sergio (Keita (77)

Atlético Madrid 2 FC Porto 2

24 fĂ©vrier 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans 8ème de finale

Porto est allé cherché le nul 2 buts partout sur le terrain de l’Altético Madrid pour prendre l’avantage dans ce 8ème de finale.

Un nul mérité tant les visiteurs se seront procurés les plus franches occasions lors de cette rencontre :

atleticoportoCela commença d’entrée avec cette percussion de Hulk coté droit puis dans la surface. Il parvint au delà de ce rush à donner en retrait pour Rodriguez qui se retourna dans les 6 mètres avant de frapper au but mais droit sur Franco qui fit bien malgré tout de repousser ce tir (1).

La réponse de l’Atlético correspondit à l’ouverture du score. Aguero d’une passe croisée qui ne fut pas intercepté dans la surface coté Porto. M.Rodriguez au second poteau ouvrit le score d’un plat du pied qui le laissa aucune chance à Helton. 1-0 (3). Notons que si ce ballon parvint à Maxi Rodriguez dans la course de ce dernier, ce ne fut pas le cas pour Forlan qui se trouvait en premier rideau. Le fait que Forlan eut pu concourir ne fut pas pour rien dans le fait que le défenseur qui aurait pu couvrir sans cela cette passe n’y parvint pas.

Porto continuait d’attaquer mais n’était pas à l’abri d’un contre. Ainsi, à la fin d’un, Simao décala Forlan qui frappa vers le premier poteau dans un angle fermé. Son tir du gauche fut repoussé par Helton.

D’une transversale, Porto faisait passer le ballon de gauche à droite. L’atlético parut en mesure de se dégager mais la tentative pour cela, une balle piquée n’était pas le geste adéquat. Il permit à Porto de contrer cette passe puis de presser sur le coté gauche. Le défenseur dégagea mais dans l’axe. Meireiles de la tête au 40 mètres renvoya vers le but. Ibanez rata son intervention de la tête et le ballon continua sa course dans son dos. Lisandro frappa de volée après deux rebonds. 1-1 (22).

Rodriguez se détachait coté gauche avant de donner en retrait pour Lisandro qui reprit en pivot et sans contrôle. Du genou Franco détourna en corner.

C’était au tour de l’Atlético d’être contré. Il bénéficièrent d’un coup franc en phase offensive mais Porto se dégagea puis Meireles donna dans la profondeur. Hulk servi élimina Assunçao mais son tir fut à mi-chemin entre un tir à ras de terre et une balle piquée de telle façon qu’il ne trompa pas un gardien au genou à terre. De la poitrine Leo Franco repoussa le danger.

Hulk était l’auteur d’un rush coté gauche : il le conclut d’un tir fort croisé qui ne fut pas cadré mais passa devant le but : Lisandro même en se jetant ne put dévier le ballon. 6 mètres.

L’atlético passait de défense à attaque via notamment un retourné de R.Garcia. Forlan porta le ballon du rond central environ jusqu’au 20 mètres où il déclencha une frappe. Son tir enroulé manquait de puissance, il se dirigeait aussi vers Helton mais ce dernier fit une faute de main et pour n’avoir pas mis son corps derrière ses mains ne put que constater les dégâts causés par sa faute de main. L’Atlético prenait l’avantage juste avant la mi-temps. 2-1 (45+2) Helton était lui consolé par ses coéquipiers, un geste à montrer.

En seconde période, Porto repartit à l’assaut bien décidé à refaire leur retard. Sur un corner tiré de la gauche par Meireiles Lisandro décroisa sa tête. Leo Franco détourna ce ballon sur sa ligne puis Ibanez dégagea son camp.

C.Rodriguez pressait coté gauche pour Porto et récupérait le ballon dans les pieds de Seitaridis. Il poursuivit sa course avant de donner en retrait pour Lisandro mais la reprise à une touche de ce dernier face au gardien fut trop enlevée.

L’atlético répondait mais l’occasion était loin d’être aussi nette. Il s’agit d’une frappe lointaine de Garcia qui s’échappa de vers le but. A coté.

A un peu plus d’un ¼ d’heure de la fin du match, Porto revenait à la marque : cette action partit d’une touche défensive. Finalement après une fixation dans l’axe avec un jeu en pivot suivi d’un décalage coté gauche Rodriguez donna à Cissokho qui avait dédoublé. Le latéral gauche de Porto centra et Lisandro au second poteau surgit dans le dos de son défenseur (A.Lopez) pour cette fois marquer. De plus près que précédemment et du pied droit il trompait Leo Franco. 2-2 (72).

La dernière occasion du match fut pour les joueurs locaux. Forlan s’échappa à la course coté gauche et se débarrassa de Pedro Emmanuel avant de centrer avant la ligne de corner : Fernando repoussa ce centre de la poitrine avant que sur ce renvoi Simao ne soit contré dans son tir par Rolando.

Porto et l’atlético Madrid se séparaient sur un score de 2 buts partout.

Les deux Ă©quipes se retrouveront dans 15 jours au Portugal.

STATISTIQUES et REMPLACEMENTS:

Distance parcourue Atlético/Porto: 110.375 km/ 106.496 km
Possession Atlético/Porto: 53/47    source: uefa.com

Remplacements:Aguero (Sinama Pongolle 56′), Raul Garcia (Maniche 67′), Maxi Rodriguez (Miguel 80′); Sapunaru (Emanuel 79′), Lisandro (Sektioui 90′), Meireiles (Costa 90 +2)

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