Hambourg 1 Bayern 0

31 janvier 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

Hambourg s’est imposé 1 but à 0 dans ce match d’ouverture de la 18ème journée de la Bundesliga 2008-2009. Cette victoire au dépens du champion en titre, le Bayern Munich place l’équipe de Martin Jol devant son adversaire (pour un point) du jour. Coup d’arrêt pour le Bayern qui n’avait plus perdu depuis un déplacement à Hanovre, fin septembre.

Une rencontre qui aura été dominé dans son entame par les joueurs locaux avant de se rééquilibrer. Une pression en fin de mi-temps aura permis à Hambourg de se détacher juste avant la pause ce qui ouvrit considérablement le jeu en seconde période. Les deux équipes eurent des occasions de marquer mais ni l’une ni l’autre n’y parvinrent.

Le Bayern se présenta dans ce match dans un 442 classique à la vue des dernières sorties des joueurs de Klinsmann. En pointe Toni et Klose, derrière un milieu à contre composé de Ribery, Ze Roberto le capitaine Van Bommel et Schweinsteiger de gauche à droite. En défense, Lell à droite remplaça Oddo suspendu après son carton rouge contre Stuttgart en fin d’année dernière.

hambourgbayern0809Le Bayern eut dans un premier temps beaucoup de difficulté à se sortir du pressing infligé par leurs adversaires. Mais quand celui-ci se relâcha, ils purent davantage s’exprimer et même se créer des occasions. Evidemment la trêve hivernale n’a pas généré un gain en vitesse de pointe de ses défenseurs centraux et quand le bayern put se projeter vers l’avant, des espaces se créèrent entre ses lignes.
Ceci pour dire que quand ils furent dominés, le choix ne fut pas fait de laisser ou Toni ou Klose coupés de leurs adversaires :

celui qui fut pris fut de garder des espaces serrés, ceux qui voulut dire un replis défensif pour les deux hommes sus-cités. Par contre, quand le Bayern put davantage attaquer, les lignes se distendirent, et cela ne fut pas pour rien dans l’ouverture du score. Pas pour rien non plus dans les espaces qui se créèrent en seconde période et notamment les contres coté local.
Si les lignes se distendirent c’est bien sur parce que les défenseurs n’osent pas trop monté pour laisser des espaces dans leur dos. Mais comme les milieux participent aux attaques, les espaces à couvrir se font mécaniquement plus grands.

Dans l’ensemble cependant pour les champions en titre, des difficultés dans le dernier tiers, Ribery notamment tentant beaucoup sans réussir (passe 0 ;11 ; 10 ;40, centre 12 ; duels perdus 2 ;21 ;22 ;37). Toni fut cherché en pivot (1 ;12 ;17 ;22 ;24 ;32) mais aussi sur des phases au sol (10 ;18). Le jeu dans la profondeur fut aussi une option mais la dernière passe fut trop souvent imprécise pour permettre le décalage (11 ; « 28 » ;40)

Hambourg démarra donc tambour battant. On peut dire que le premier quart d’heure fut marqué de leur empreinte. Variété dans le jeu, qu’il soit long (11 ;17 ;19 ;20 ;29 ;34 ;38 ;41 ;42) dans la profondeur (32), variété dans les approches avec des centres (8 ;9 ;14 ;21 ;24 ;30 ;38), variété aussi dans les joueurs concernés avec leur système en 4231. On constata ainsi que Guerrero alla de sa position initiale axiale de droite et de gauche pour combiner ou proposer des appuis (1 ;14) ou relais sur les cotés. On constata aussi que les milieux de couloirs, n’hésitaient pas à rentrer dans l’axe pour laisser la place à des latéraux qui n’hésitaient pas à s’engager sur les cotés (5 ;10).

Ce faire pouvait exposer à des contres dans cette filière, cela permit l’occasion munichoise du premier quart d’heure. Pour empêcher des contres rapides mais pas seulement, il y eut aussi un pressing haut. Si celui-ci ne dura pas, ou faiblit en intensité, c’est pour une raison simple : la volonté de ne pas exploser en vol. Cela explique qu’après un quart d’heure riche en énergie consommée, la partie s’équilibra et que le jeu long fut de plus en plus utilisé.

Mais abordons maintenant le contenu en action de ce match.

Suite à une phase arrêtée, Petric devança dans la surface Ribery au duel pour donner à Pitroipa qui tira du gauche. A coté.(2). Coté bavarois on répondit en passant de gauche à droite via une passe de Ze Roberto pour Lell qui centra. A la réception se trouva Schweinsteiger qui reprit de l’extérieur des 6 mètre du droit mais sans parvenir à trouver le cadre. (2).

Trochowski de la droite rentrait vers l’axe et tirait du gauche. Sa frappe allait être dévié par Rensing sur son poteau. Un joueur local récupérait le ballon et centrait en retrait. Ze Roberto interceptait mais le Bayern n’arrivait pas à se dégager. Finalement Trochowski récupérait le cuir dans l’axe gauche mais était contré dans son centre. (5).

Le Bayern se défaisait via un 1-2-3 du pressing adverse mais in fine Ze Roberto était repris par Benjamin dans la surface. Le contre s’engagea mais au bout de celui-ci Guerrero fut repris à la course par Lucio (7-8).

On se retrouvait 12 minutes plus tard : Rost dégageait. Au rond central Guerrero prolongeait et rapidement Petric répondait à l’appel croisé de Pitroipa mais Lahm comme précédemment Lucio revenait pour reprendre le milieu droit d’Hambourg, pas auteur sur ce coup de la plus grande conduite de balle de l’histoire.

Mis à part l’action de Schweinsteiger, le Bayern ne s’était pas réellement exprimé dans le jeu. Citons tout de même ces deux coups francs qui ne donnèrent rien de plus qu’un corner pour le second (18 ;25).

La pression se faisait moins intense de la part de Hambourg cependant et sur une action construite de derrière, Lell à hauteur du rond central revint vers l’axe pour donner du gauche dans l’espace pour Toni. Qui à la lutte avec Reinhardt parvint quand même à tirer croisé du droit dans la surface et à tromper Rost. L’arbitre siffla en faveur du défenseur allemand sans que l’on ait vu quelque chose de répréhensible commis par l’italien. Qui, nous avons pu le constater pour avoir fait plusieurs matchs du Bayern cette année, ne semble pas bénéficier du doute dans ses duels de la part du corps arbitral. Cette décision ne semble pas faire exception. (28).

Lell et Schweinsteiger combinait sur le coté, finalement le premier centrait pour Toni mais qui reprit le ballon de la tête en redescendant. C’était capté sans soucis par Rost (37).

La fin de mi-temps allait être à l’avantage des locaux. Deùem donnait pour Guerrero qui tirait mais droit sur Rensing (42).

Dans la même minute, Hambourg était à la réception d’un second ballon, profitant des lignes étirées du Bayern. Jarolim récupérait et plus avant un centre était dévié en corner. Celui-ci fut difficilement renvoyé par Lell puis Schweinsteiger. Finalement aux alentours des 20 mètres Pitroipa s’imposait de la tête aux dépens de Klose et Jarolim pouvait tirer.
Masqué, Rensing avait semble-t-il anticipé une frappe plus croisé mais se récupéra avec brio.

Mais la balle étant légèrement en deça de sa main droite mais à coté de son pied il dut procéder par une manchette main droite près du sol pour repousser le ballon. Las pour le portier allemand, Petric avait suivi et marquer de la tête alors qu’il était toujours au sol. 1-0 (42).

Klose ne pouvait ramener les deux équipes à parité avant le retour aux vestiaires.

Williams en moins d’une heure

31 janvier 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2009, Open d'australie

Serena Williams a remporté en 59 minutes son 4ème open d’Australie au terme d’une victoire expéditive donc, face à Dinara Safina, sur le score de 6-0 6-3 qui nous fait penser qu’il y a vraiment quelque chose qui ne tourne pas rond dans ce monde.

melbourneEn effet, pensez donc que partout à travers le monde et en général, les femmes se battent non seulement pour certaines d’entre elles avoir le droit de travailler, mais quand elles ont ce droit pour gagner autant que leurs camarades masculins À TRAVAIL EGAL ! Ici, dans le tennis féminin, rien de tout cela :

D’une part le niveau homme-femme n’est pas comparable (sinon ma foi ils et elles joueraient l’un contre l’autre).

D’autre part elles ne concourent pas sur la même durée : les hommes jouant en grand chelem en 3 sets gagnants alors que c’est 2 sets gagnants pour les femmes.

Et pourtant elles obtiennent au bout du compte un traitement similaire, ce qui aboutit à une finale dont la durée du match n’égala même pas le , il faut le préciser, long premier set (pour un match homme ndlr, et non long pour pénible ce fut plutôt le cas contraire) hier entre Verdasco et Nadal.

Cela va même plus loin, car on entend l’argument avancée pour justifier ces émoluments et cette injustice que cela n’en est pas une dans la mesure où, in fine elles remplissent comme les hommes les mêmes stades et qu’à ce titre méritent de partager la recette égalitairement :

A cela nous ferons deux remarques :

Que, quand il s’agit de programmer les demi-finales sur deux jours et deux cessions de nuit, ce sont des hommes qui sont choisis pour remplir sur un match un stade ce qui est très bon pour la billetterie mais aboutit au résultat où un joueur Federer, et cela aurait très bien pu être l’inverse, disposera d’un avantage conséquent pour la finale de demain, dans la mesure où non seulement Nadall joua sa demi un jour après le suisse mais fut amener à disputer ce match en 5 manches et plus de 5 heures. Alors que les femmes virent donc leur 2 matchs disputés l’un à la suite de l’autre lors d’une cession d’après midi pour une durée totale qui n’excéda pas 3h25.

Que, quand il s’agit de programmer toujours en vue d’une cession de nuit deux matchs l’un féminin, l’autre masculin, le second match est toujours un match masculin. Comprenne qui pourra.

L’égalité de traitement peut peut-être se justifier, et encore la justification qui nous viendrait tout de suite à l’idée est indigne, mais il faut avoir le courage de le dire plutôt que d’avancer des raisons qui ne tiennent pas la route et sont insultantes pour le mouvement féminin et les batailles qu’il a remporté de haute lutte.

Mais trêve de parenthèse et revenons au « match » qui nous a occupé 59 minutes en cette matinée du samedi 31 janvier 2009.

1er set :

Ce qui est frappant dans cette manche, c’est l’attitude de Williams qui est coutumière des fautes directes (qu’elle compense le plus souvent par des points gagnants) mais qui dans ce match n’en met pas trop optant pour des frappes sûres mais longues.

C’est un premier point qui lui permettra de faire bouger son adversaire (dernier point du jeu 1, premier point, à 30-30 et avantage Safina dans le 2, à 15-40 dans le jeu 4).

Le deuxième point ce fut sa capacité à elle à (couvrir son terrain voir ce point de défense sur ler échange du jeu 6) : alors qu’on dit souvent avec justesse qu’un des moyens de gratter des points face à elle est de la faire bouger latéralement.

Le 3ème point et cela va nous amener à son adversaire, fut sa qualité de relance du service adverse.

Safina le savait avant le match : même sa première n’était pas une arme anti-agression. Mais à en mettre trop elle manquait de première dans ce premier jeu de service. Elle en faisait 3 doubles fautes dont une sur la dernière balle de break. Notons aussi qu’à 40-40, sur première, elle avait été la victime d’un retour gagnant alors qu’elle avait pourtant engagé un service extérieur.

Dans ce premier set, Serena Williams fut exemplaire au service et elle ne concéda que 2 points, dans le premier set et encore sur ses 2 seules fautes directes du set, en 3 engagements. Si elle ne servit qu’un ace, son engagement fit souvent la différence pour la placer dans de bonnes conditions pour par exemple finir en 2 temps (1er point du jeu 1, à 15-0 dans le 2 à 30 et 40-0 dans le 5) quand il n’était pas gagnant (à 15-0 dans le jeu 1 et 5)

Au retour, on a commencé à le voir elle fut digne de la menace qu’elle représentait en théorie. Ainsi, dans le jeu 4, elle entama le jeu en retournant deux fois croisé pour ensuite prendre le filet et terminer le point avec une volée de coup droit revers pour le premier point, de coup droit pour le second. A 15-30 elle effectuait un coup droit gagnant. Puis pour breaker une deuxième fois dans ce match, sortait de la diagonale pour aller dans le long de ligne avec son coup droit. Elle déplaçait ainsi son adversaire, faisait la différence et pouvait enfin finir d’un smash. 4-0.

Finalement elle breakait une 3ème fois dans ce set pour conclure celui-ci sur deux points significatifs : deux retours longs au centre sur lesquels son adversaire se trouva prise.

6-0 Serena Williams en 22 minutes.

2d set:

Ce second set n’offrit pas de renversement de situation: Si Safina prit bien le service de son adversaire d’entrée de set ( via 3 retours gagnants et une faute directe à l’échange) elle perdit ensuite 3 jeux consécutifs dont deux services.

Statistiques du Match
Safina Williams
% de 1er service 59 % 57 %
Aces 3 4
Double fautes 5 0
Fautes non provoquées 21 7
Pts gagnés sur 1er service 52 % 95 %
Pts gagnés sur 2d service 30 % 63 %
Coups gagnants ( dont service) 14 23
Pts gagnés sur service adverse 19 % 57 %
Balle(s) de break convertie(s) 1/1 (100 %) 5/6 (83%)
Approche vers le filet (% de réussite) 67 % (2/3) 80 % (4/5)
Total de points gagnés 28 58
Service le plus rapide 172 km/h 190 km/h
Vitesse moyenne du 1er service 164 km/h 171 km/h
Vitesse moyenne du 2d service 138 km/h 145 km/h
Source : australianopen.com

Williams la déplaçait et obtenait de cette façon deux points dans le jeu du dé-break à 15-15 puis 15-30. Et si à 15-40 Safina réalisa un ace à 15-40 elle concéda ce jeu sur une dernière faute en revers (la troisième du jeu).

Revenu à hauteur, Williams ne concédera plus son engagement avec une recette identique à la manche précédente. Si on excepte le jeu concédé, il ne laissera à son adversaire que 1 point en 4 jeux de service.

Elle breaka une autre fois alors qu’elle se trouvait dans ce qui allait être un enchaînement de 4 jeux consécutifs: menée 1-0 Williams fera ensuite passer le score à 4-1.

Safina démarra et termina ce jeu par une double faute. Au milieu des fautes (en coup droit à 0-15, en revers à 40-30), ces coups gagnants aussi (revers gagnant à 0-30 puis 30-30, ace à 40-40). Et avant cette dernière double faute, un coup droit croisé gagnant sur la ligne alors qu’elle avait servi une première. 4-1 donc.

A partir de ce moment les deux joueuses conservèrent leurs engagements et sur un dernier jeu blanc Williams l’emportait 6-3 en 36 minutes dans cette seconde manche.

6-0 6-3 en 59 minutes au total ce qui lui permettait de remporter un 10ème titre du grand chelem, son 4ème en Australie.

Finale

30 janvier 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2009, open d'australie

Vous pouvez consulter ici le rĂ©sultat de la finale fĂ©minine de l’open d’Australie 2009 de tennis ayant opposĂ© Serena Williams Ă  Dinara Safina (lire Article ICI) C’est un tableau complet avec des liens vers chacun des tours et parties de tableau. L’open d’Australie est le premier des 4 grand chelem de l’annĂ©e (suivront Roland Garros Wimbledon et l’Us Open).

1 er Tour Tableau 1 2 3 4
2ème Tour Tableau 1 2
16 ème de Finale
8ème de Finale
Quart de Finale
Demi Finale
Finale
Dinara Safina (3) 0 3 Serena Williams (2)
v
Serena Williams (2) 6 6

Ca casse pour Verdasco, ça passe pour Nadal

30 janvier 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2009, Open d'australie

L’espagnol Fernando Verdasco s’est incliné au terme d’une lutte superbe face à son compatriote, le numéro 1 mondial, Rafael Nadal.

melbourneCe match long de 5 heures 14 minutes et remporté en 5 manches 6-7 (4) 6-4 7-6 (2) 6-7 (1) 6-4 peut laisser peu de regret à celui qui atteignait pour la première fois les ½ finales d’un grand chelem.
En effet, c’est la même raison qui a permis à Verdasco de réussir ou de rater : son option à la « ca passe ou ca casse » l’aura mené loin, jusque 4-4 0-30 dans la 5ème manche.
Mais Nadal a fait honneur à son statut, ne lachant rien, sachant s’adapter tactiquement pour passer de 1 manche à 0 pour Verdasco à 2-1 en sa faveur puis finalement l’emporter. Dimanche il affrontera son dauphin, Roger Federer pour un 6ème titre en grand chelem, son premier en Australie.

1er set :

Ce qui est marquant dans ce premier set entre ces deux joueurs gauchers, c’est la différence de préparation en coup droit entre les deux hommes. Celle de Nadal, même s’il a été obligé de la raccourcir sur dur pour être compétitif au plus haut niveau, est plus importante que celle de son adversaire.

Ceci a eu deux résultats :

Nadal commit quelques fautes en flagrant délit de préparation trop longue pour les coups qui lui arrivaient : à 30-15 dans le jeu 7 et 8.

Nadal dut se tenir plus éloigné de sa ligne. Et pas Verdasco qui peut lui d’avantage couper les trajectoires ( comme à 5-4 où jouer ainsi lui permit de mener 0-30 mais permit aussi à Nadal de revenir de 15-30 à 40-30 nous verrons d’autres exemples plus avant).

Cependant il ne le fit pas seulement pour contrer mais aussi pour attaquer, prenant la balle tôt et en voulant accélérer. Cela eut plusieurs conséquences :

des fautes (3 dans le jeu 1 ; 1 dans le jeu 4; 3 dans le 5 ; 1 dans le 6 ; 1 dans le 8 et 9) mais dans ce premier set elles sont en nombres inférieures (20) aux coups gagnants (25).

Une capacité à déplacer Nadal de droite et de gauche comme à 30-15 dans le jeu 4 où il allait se procurer une balle de break. A 30-40 (après une faute directe, une de ses 5 dans ce set de Nadal) il sortait un smash sur une remise haute de l’ibérique.

Dans l’ensemble, les deux joueurs mais surtout Nadal se facilitaient la vie pour dominer l’échange s’ils servaient des premières.
Le jeu à 3-2 est significatif pour Nadal qui réussit sur son deuxième coup à faire reculer son adversaire avec 1 point concédé, 3 autres où il put pilonner le revers de Verdasco et un dernier où il fit craquer Verdasco en coup droit.

Coté opportunités pour le N°1 mondial signalons :

ce retour à 2-2 de 40-0 à 40-40 avec un retour gagnant, une faute directe sur second coup de Verdasco et une autre sur un slice de l’espagnol (qui utilisa beaucoup ce coup et dans bien des cas dans ce match pour se donner de l’air et non seulement pour gêner techniquement son adversaire). Mais à la seconde égalité, il servait à deux reprises gagnantes pour mener 3-2

ces deux balles de break à 5-5. Dans ce jeu et via une défense en slice il avait poussé Verdasco au coup de plus qui avait manqué en revers. 0-15.
A 15-15 et alors qu’il était sur la balle Verdasco s’arrêta de jouer pour demander la vidéo. Elle lui donnait tort. Nadal menait 15-30.
A 30-30, Nadal défendait de nouveau. Finalement Verdasco se désunissait dans sa frappe et concédait sa 1ère balle de break du set. D’un service gagnant au T, il revenait à 40-40.
En prenant tôt il en offrait de suite une seconde via une faute en revers. Mais pour les même raisons il la sauvait en enchaînant service extérieur et coup opposé en prenant tôt en revers.

Finalement, nous eûmes droit à un tie-break :

Le premier break fut réalisé par le N°1 mondial. A 2-1 en sa faveur Verdasco prenait tôt en revers après un service extérieur mais son coup fut trop long. 3-1.
Revenu d’un ace à 3-2, il reprenait son service de retard en exploitant une balle courte et en terminant le travail à la volée. 3-3.
A 3-4 pour Nadal il gagnait ses deux points de service dont un malgré une défense de son adversaire.
A 5-4 en sa faveur, une de ses attaques touchait la bande et du coup restait dans le court tout en se transformant en amorti. A ceux qui pensent à la chance en ses instants, nous dirons que on a plus de probabilité de toucher la bande quand on attaque en prenant tôt qu’en jouant lifté avec une marge de 2 mètres par rapport au filet. Verdasco menait 6-4.
Nadal jouait l’amorti sur le point suivant mais Verdasco y était, puis orientait dans le contre-pied avant de finir au filet.

7-6 (4) Verdasco en 75 minutes.

2ème set :

Ce set eut deux périodes :

la première vit ce deuxième set se dérouler avec un peu moins d’intensité (et on peut le comprendre) que le 1er. Verdasco gagne ses jeux de service blancs. Pas Nadal mais il n’est pas menacé.

La seconde après ce changement de coté à 3-2 où l’arbitre avertit officieusement Nadal qu’il n’a pas le droit de bénéficier de coaching. Vérité ou pas, toujours est-il qu’un changement tactique il y eut à partir de ce moment chez le N° 1 mondial qui se mit à jouer le coup droit de Verdasco et à se remettre dans une filière où il jouerait comme si il avait un droitier en face de lui.
Et ce quitte Ă  se prendre des coups gagnants oĂą Ă  ne pas gagner tous les points en jouant ainsi :

Ce fut par exemple le cas sur le premier point du 6ème jeu où en voulant rester sur le coup droit adverse, il sortit un revers long de ligne.

Ou sur le premier point du jeu 8 où Verdasco le punit d’un long de ligne gagnant de coup droit.

Mais c’était aussi une nouvelle donne pour son adversaire et à 15-15 puis 30-30 il gagnait le point dans cette filière, ce dernier point (fixation sur coup droit pour finir en revers) lui permettant de s’offrir la première de ses 4 balles de break dans ce jeu 8.

Mais d’un service extérieur Verdasco écartait la menace. A 40-40 il fixait de nouveau sur le coup droit avant d’aller vers le revers de son compatriote qui explosait. Mais cette balle de break, Verdasco la sauvait d’un ace. Une faute sur son second coup de raquette et Nadal disposait d’une 3ème balle de break.

Il enchaînait alors service extérieur puis coup droit avec préparation courte joué coté opposé. 40-40.

Un passing de coup droit croisé et Nadal obtenait sa 4ème balle de break du jeu. Mais si son cordage céda sur le retour de service, on ne pense pas que cela explique sa faute, tant le dégagement semblait insuffisant pour le coup qu’il tenta. Peut-être même que le fait que ce ne soit pas centré explique la corde brisée.

Nadal ne breaka finalement pas dans ce jeu mais dans le suivant. A 5-4, lui qui ne fut pas en difficulté sur son service du set (7 points concédés en 5 jeux de service), il revint de 40-15 à 40-40 en prenant par deux fois son adversaire en son coté coup droit.
Il remportait ensuite un point Ă©norme. Il dĂ©fendait son terrain de droite Ă  gauche pour finalement faire en bout de course un slice de coup droit long de ligne. Plus avant dans l’Ă©change Verdasco rĂ©alisait un amorti sortant. Nadal Ă©tait sur la balle, mieux il rĂ©alisait un coup droit gagnant qui revint sur la fin de sa trajectoire dans le court. Avantage Nadal
La première balle de break était cette fois la bonne, et Verdasco commettait sa 7ème faute directe seulement du set avec un second coup droit après le service retournée en slice qui sortait en longueur.

6-4 Nadal en 49 minutes

Federer Ă  sa main (vs Roddick)

29 janvier 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2009, Open d'australie

melbourneRoger Federer s’est qualifié pour la finale de l’open d’Australie 2009 en disposant en ses termes de l’américain Andy Roddick.

Il fut trop fort au service et par ailleurs punit l’option tactique principale de l’américain.
2 breaks dans le premier set, puis un en fin de chacun des suivants lui auront donné le droit d’affronter dimanche matin un espagnol en final, Fernando Verdasco ou Rafael Nadal.

Set 1 :

On voit dans ce set transparaître ce que sera la tactique des deux joueurs tout au long de ce match.

Federer mixa dans ce match 2 stratégies :

une d’attente sur retour de service avec du contre et du jeu de défense avec l’utilisation du slice (premier point du jeu 1 puis à 0-30 dans ce même jeu) et des passings.

une plus offensive après son engagement : Avec ce changement noté depuis Estoril d’une volonté de tourner son revers pour jouer des coups gagnants en coup droit :

Voir Ă  15 et 30-0 au jeu 2 ; pour sauver une balle de break Ă  2-1 en sa faveur ; Ă  4-1 pour le premier point et Ă  30 puis 40-15, Ă  5-2 15-30, 40-30 (mais faute en coup droit).

Au service aussi une belle efficacité. Ce ne fut pas frappé aussi fort que Roddick mais les zones y étaient :

1 service gagnant au jeu 2 et 4, 4 au jeu 8 dont 2 sur les balles de break 2 et 3 pour l’américain dans cette manche.

Coté Roddick on n’hésita pas à aller plein coup droit (avec son coup droit ou revers) du suisse mais faute de longueur on aura souvent été puni d’un contre croisé :

Si cela fut efficace dans le jeu 2 mais sur un point et à 40-0 pour le suisse, cela lui coûta cher dans le reste de la manche.

Ainsi il fut breaké dés le 3ème jeu.

Il tourna son revers pour attaquer sur le coup droit de Federer. Avec le court ouvert plus une balle courte le suisse avait beau jeu de conclure de façon croisée. 0-30.
Sur le point suivant, non seulement Federer sliça mais en plus Roddick forcĂ© d’avancer, attaqua de façon courte sur le coup droit du suisse. Punition semblable Ă  la diffĂ©rence près que cette fois, Roddick toucha la balle mais sa volĂ©e ne passa pas le filet. 0-40.
A 30-40 (car Roddick servit aussi des points gagnants, ce qui lui permit ici de revenir à 30-40), Federer renvoya comme il put avec son coup droit. Ce fut court et cela força Roddick à aller de l’avant, il montait sur le revers cette fois mais était passé en trois temps au filet: 1-2.

Si dans le jeu suivant il eut une occasion de débreak, elle fut sauvée d’un coup droit gagnant que nous avons évoqué plus haut. Ensuite, il attaqua Federer sur son coup droit et reçut un coup gagnant court croisé en réponse. Sur le point suivant il sliçait sur le coup droit pour écoper de la même sanction. Federer confirmait son break.

A 3-1 il marqua 4 points consécutifs pour passer de 30-0 à break en sa faveur. Comment ?

DĂ©jĂ , il n’y avait pas qu’à l’échange que Roddick orientait cotĂ© coup droit. Au service aussi, il fut donc passĂ© sur un service volĂ©e (30-15), victime ensuite d’un dĂ©calage de son adversaire qui ne s’interdisait bien sur pas d’attaquer quand l’amĂ©ricain servait (30-30) avant de se faire dĂ©placer sur son coup droit et de perdre le point cotĂ© opposĂ© : 30-40.
Enfin sur le dernier point il enchaînait attaque sur coup droit puis prise du filet : un passing gagnant de Federer et le suisse disposait de deux services d’avance.

A 5-2 il sauvait comme dit plus haut deux balles de break dans un jeu oĂą il:

-fut passé dans un enchaînement service volée (à 15-0) puis à 40-40 en 3 temps pour concéder sa 1ère balle de break du jeu.

-fut en difficulté sur un déplacement vers l’avant (pour concéder sa seconde balle de break du jeu) afin de tirer un passing.

Mais comme dit plus haut il serra le jeu au service et d’un service gagnant et d’un ace écarta la menace.

Il remportait cette première manche 6-2 en 32 minutes.

Set 2 :

Federer ne perd dans ce set 2 que 5 points en 6 jeux de service : il n’en perdra jamais plus de 2 (cela arrive une fois au jeu 8) : Il sert 8 aces dans une manche où pour les deux joueurs les options tactiques du premier set sont confirmées.

Tranquille sur son service Federer eut 2 opportunités dés le premier jeu de s’emparer de celui de son adversaire.

Roddick l’attaquait sur son coup droit avec son revers. L’américain revenait vers le centre en allant à la volée pour couvrir le passing croisé. Federer passait long de ligne. 15-15.
Roddick réalisait une faute en revers en voulant sortir de la diagonale des revers pour jouer vers le coup droit de son adversaire : 15-30.

Federer sliçait sur une 1ère balle (d’habitude ce genre de coup est un prĂ©vention contre ce coup mais pas lĂ , crĂ©dit au n°2 mondial), l’amĂ©ricain Ă©tait forcĂ© d’avancer. Son approche en slice restait dans le filet.

Mais Roddick tint son engagement. Federer défendait un smash mais était pris ensuite dans une course vers l’avant. 30-40. 3 services gagnants dont un ace à 30-40 et l’américain menait 1-0.

Ensuite jusque 5-5, Roddick gagna somme toute facilement son service concédant 5 points( et jamais plus de 2 par jeu) en 4 jeux de services.

Mais au jeu 11 il était breaké blanc:Comment ?

Un slice insuffisament long vers le coup droit de Federer : celui-ci répondait d’un coup droit croisé gagnant. 0-15.
Puis 0-30 via un passing de revers sur une attaque après son service de l’américain. Il était de nouveau passé sur le point d’après cette fois en 2 temps.
Federer parvint alors à slicer sur une première, Roddick ne parvenait pas à relever ce dernier 6-5 Federer.

3 services gagnants dont un ace et Federer remportait ce set 2 7-5 en 43 minutes.

Tsonga passe Ă  la trappe (vs Verdasco)

29 janvier 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2009, Open d'australie

Jo Wilfried Tsonga s’est incliné en 4 manches face à l’espagnol Fernando Verdasco, tombeur au précédent de l’écossais Andrew Murray.

melbourneCette victoire acquise en 2h47 sur le score de 7-6 (2) 3-6 6-3 6-2 ne souffre d’aucune contestation possible le joueur ibérique étant le plus fort dans la bataille qui s’engagea du fond du court.

Le plus fort sur le plan tennistique pur, plus de régularité dans ses coups, le plus fort aussi physiquement. Et si le baroud d’honneur de Tsonga à 0-4 dans le set 3 puis dans le 4 fut admirable, le français passait trop de temps derrière l’inscription Melbourne pour faire mal à l’espagnol sur une base durable. Ce set 3 perdu, l’issue pour lui dans ce tournoi ne faisait guère de doute.

Eut-il remporté ce match qu’on se demande comment il aurait pu aborder physiquement le prochain. Mais ici le mérite revient en grande partie à Verdasco qui a su imposer sa filière au français pour l’user à sa perte.

Set 1 :

En grande partie parce que Verdasco servit beaucoup de première comme dans cette première manche (85%), ce qui interdisait, ou du moins restreignait fortement, au français de prendre le contrôle de l’échange au retour.

En grande partie aussi, et c’est d’une façon liée, parce qu’il joua lon ou/et via des coups qui rendaient les attaques hasardeuses pour Tsonga qui fut donc contraint quand il ne faisait pas de fautes (20 contre 8 à Verdasco dans ce set 1) à batailler via des rally sur le service de l’espagnol.

Et comme dans ce qui ne dépendait que de lui (du moins au début car la fatigue peut affecter la qualité du service ce que nous verrons en fin d’article) le français servit peu de première (54%), les jeux tranquilles sur son engagement ne furent pas aussi nombreux que lui et ses partisans auraient pu le souhaiter.

Ainsi ce jeu 4 où i effectua 2 fautes à l’échange en explosant notamment en coup droit pour être mené 15-30.

Ainsi ce jeu 8 où il explosa après un point où il courut beaucoup pour in fine perdre le point et se trouver derrière (0-30) à la marque. Monter n’était pas évident, et s’il remporta le point à 15-30 malgrè une approche moyenne, il avait perdu dans cette filière le premier point du jeu alors que sur une seconde Verdasco avait attiré son adversaire au filet.

Verdasco n’est pas le meilleur serveur du monde (ce qui ne l’empêcha pas de gagner deux jeux blancs à 1-1 et 5-5), et pour cause : malgré 85 % de premières il ne put être hors de danger sur son engagement.

Néanmoins l’échange s’engageait en ses termes et face à un adversaire dont l’explosivité n’a pas pour égale l’endurance, et si commit quelques fautes en revers (coup sur lequel le français chercha à le fixer : voir à 40-0 et 40-15 dans le jeu 1 à 30-15 dans le à 30-0 dans le 6) les points qu’ils perdaient l’étaient dans sa filière : un e filière longue : pour dire autrement : même perdu ces points contribuaient à son travail de sape.

2 fois dans ce set, l’espagnol fut menacé sur son service :

au jeu 5 il dut Ă©carter une balle de break :

En effet Tsonga l’avait par deux fois attiré au filet via des retours en slice. A 30-15 donc, Verdasco ne releva pas un slice et à 30-30 son coup d’approche dans des circonstances similaires fut trop court pour empêcher le franaçais de tirer un passing en lob.

Mais Verdasco sauvait cette balle de break. Tsonga dominait l’échange mais se voyait rendre la monnaie de sa pièce en l’occurrence un slice : il était pris en revers. 40-40 Sa montée ne faisait pas mouche sur le point d’après, il sortait sa volée. Verdasco remportait ce jeu sur un point similaire à celui qui à 2-1 lui avait permis de revenir à 15-15, à savoir un rally qui finit par faire exploser en coup droit Tsonga.

Au jeu 7 oĂą cette fois Tsonga eut trois balles de break.

Dans ce jeu Verdasco effectua 2 de ses 8 fautes directes du set faisant ainsi passer le score de 30-30 à 1ère balle de break pour son adversaire : l’espagnol frustra alors le français en recourant pour cette balle de break mais aussi pour les 2 suivantes à un service extérieur. Le premier sortit Tsonga du court et sur le coup suivant Verdasco joua dans le contre pied. Le second eut le même effet mais Tsonga ne put être le contrôler. Le troisième fut suivi d’un autre coup joué cette fois coté opposé. A avantage il variait, ne servant pas extérieur mais allant plein coup droit au T avec sa seconde. 4-3.

Nous nous retrouvons au jeu décisif : Verdasco y servit le plomb : il n’y perdit aucun point après son service, signant même 2 aces (l’un à 213 et l’autre à 213).

Points marquants :

Le premier break à 1-0 où à l’échange Tsonga tourna son revers pour attaquer en coup droit mais manqua sa frappe décroisée.

Le deuxième à 3-1 où Verdasco mena l’échange restant d’abord en revers contre revers avant de faire faire un droite gauche à Tsonga en ouvrant vers le coup droit pour revenir ensuite sur le revers moment où Tsonga fit la faute.

Le troisième à 4-1 où il fut passé en 2 temps sur un service volée.

Finalement un coup droit gagnant puis un service gagnant Ă  206km/h et il remportait ce set 7-6 (2) en 56 minutes.

Set 2 :

Tsonga retrouve sa première balle de service dans ce set: il sert un pourcentage de 78% dans ce secteur et ne perd que 3 points en 5 jeux de services. De son coté Verdasco terminera avec un bilan de 58% dans ce domaine : ce qui vient d être dit eut au moins deux implications :

Tsonga put se montrer plus incisif à l’échange que ce soit au service (sa première préparant le travail) ou au retour (le manque de première adverse lui donnant une première balle moins difficile à jouer)

Verdasco fut dans une situation inverse, ayant plus de difficulté à gêner Tsonga au retour et sur son service n’ayant plus sur son deuxième coup de raquette une balle pas trop difficilement exploitable : en résultat deux coups gagnants seulement dans cette manche pour lui (contre 1 au set précédents alors que Tsonga passa de 18 à 12, le set dura aussi moins longtemps, mais baissant son nombre de fautes de 20 à 4)

Ainsi le jeu 2 où Tsonga effectuait un coup gagnant à 0-15 et 30-15. De son coté Verdasco devait élever son niveau ce qui lui permit une belle résistance mais le rapprochait aussi de ses limites :

Résistance pour gagner le point en 2 temps au filet malgré un enchaînement slice de retour lob de Tsonga (15-15)

Résistance pour déplacer Tsonga et gagner le point via une faute du français à 15-15.

Toucher ses limites quand il en mettait trop dans ses coups ce qui le fit concéder deux balles de break à 30-30 puis égalité.

Mais sur la première, Tsonga perdit le point en revers contre revers et sur la seconde Verdasco varia avec un service au corps.

Ainsi le jeu 6 oĂą cette fois Tsonga parvint Ă  prendre le service adverse

Un coup gagnant et une faute directe et Tsonga menait 15-30. Une variation au service via un ace au T vers le coup droit de Tsonga et l’espagnol revenait à 30-30. Mais sur deux fautes de l’espagnol, en revers puis sur une volée claquée et non déposée alors qu’il avait le court ouvert donnaient le break au français.

Tsonga gardait ce break jusqu’au bout. Il remportait ce set 6-3 en 34 minutes.

Resultats Demi-finales Hommes

28 janvier 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2009, australie

Vous pouvez consulter ici les rĂ©sultats masculins des demi-finales de l’open d’Australie 2009 de tennis. C’est un tableau complet avec des liens vers chacun des tours et parties de tableau. L’open d’Australie est le premier des 4 grands chelems de l’annĂ©e (suivront Roland Garros Wimbledon et l’Us Open).

1er Tour Tableau 1 2 3 4
2ème Tour Tableau 1 2
16ème de Finale
8ème de Finale
Quart de Finale
Demi Finale
Finale
Rafael Nadal (1) 6(4) 6 7 6(1) 6
v                                   Article Rafael Nadal
Fernando Verdasco (14) 7 4 6(2) 7 4
Roger Federer (2) 6 7 7 Roger Federer
v                                   Article
Andy Roddick (7) 2 5 5

Nadal en 3 sets (vs Simon)

28 janvier 2009 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2009, Open d'australie

Rafael Nadal a disposé en 3 manches du français Gilles Simon. Si le français aura résisté farouchement, il n’aura pu que s’incliner même si sur un score in fine serré : 6-3 7-5 7-5.

melbourneVous entendrez peut être que le français n’a pas été payé de ses efforts et qu’il eut des occasions et que si celles-ci avaient été converties ma foi il aurait peut-être eu une chance de l’emporter dans ce match.

Que Nadal Ă©tait prenable bla-bli bli-bla.

Bien sûr ils ne vous diront pas que :

d’une part et à faire marcher la machine à si, un seul joueur s’est détaché dans chacun des sets c’est Nadal (double break dans le premier, simple break dans les set 2 et 3) et que d’autre part si Simon est revenu c’est au prix de points difficiles mais réussis, et qu’il ne put tenir ce rythme dans les sets 2 et 3 ce qui le fit craquer à la fin de ces deux manches.
Nadal de son coté aura entamé le match tambour battant avant de baisser d’intensité en milieu de seconde manche.
Il ne ré-atteint jamais les hauteurs du premier set de façon constante. Mais il sut serrer le jeu pour rester dans la course quand il fut menacé puis pour passer devant en fin de set 2 et 3.

Il rencontrera en demi-finale son compatriote Verdasco tombeur en 4 manches du français Tsonga. Ceux qui ne veulent qu’un résumé du match s’arrête là, les autres continuent :

Set 1 :

Nadal est énorme dans ce premier set : déplacement pour défendre son terrain, longueur de ses coups qui repoussent Simon et variété (dans les zones, slice, coups à plat en revers, lift) que ce soit à l’échange ou au service (orienté au corps, sur le coup droit ou revers). Service où il fut très performant. Ca tombait vite (service extérieur à 201 dans le jeu 2) et bien en atteste ces services gagnants (15-0 et 30-0 dans le jeu 2 ; ace à 30-0 dans le jeu 4 ; service gagnant puis ace à 30-0 et 40-0 dans le jeu 8).
Il fut cependant breaké une fois alors qu’il menait 4-1 mais cela n’eut pas grand chose à voir avec son service. Plutôt avec ses rares fautes directes : 4 de ses 7 du set dans ce seul jeu (un slice dehors à 15-0, une double faute à 15-15, une faute directe en revers puis coup droit à 30-30 puis 30-40).

Simon nous l’avons dit dans l’entame fut gêné par la longueur de balle adverse. Il était contrait d’évoluer plus loin sur le court que peut être il ne l’aurait souhaité.
Il lui fallait aussi répondre de façon longue s’il voulait ne pas se faire acculer. Il commit trop de fautes directes : 7 dans ce seul premier jeu long de 6 minutes à l’issue duquel il fut breaké.
On observa à ce titre la variété des coups de l’espagnol qui obtint ces points gratuits qu’il joue:
-vers le revers (premier point puis Ă  30-15 par exemple)
-lifté ou via du slice (Simon ne put en redresser un à avantage à sa faveur dans ce jeu 1) ou vers le coup droit de Simon ( à 30-30 ou plus tard à avantage).
Finalement une dernière faute sur du lift coté revers puis une erreur en essayant d’avancer dans le terrain et Nadal obtenait le break à sa seconde opportunité. 1-0.
Notons que dans ce premier jeu, Simon ne gagna qu’un point sur 6 derrière sa seconde balle de service. L’espagnol prit le service de son adversaire une seconde fois, à 3-1 en sa faveur.
Le premier point était un autre révélateur du Nadal de cette première manche :
il défendait d’abord une attaque de Simon en son coté coup droit (via un long de ligne) puis neutralisait le français via du slice( coup qu’utilisera beaucoup l’espagnol pour freiner les ardeurs du français) avant de diriger ensuite.
Le passing de Simon ne faisait pas mouche. 0-15.
Un enchaînement service coup décroisé gagnant et Simon revenait à 15-15.
D’un coup droit court croisé qui mordit la ligne Nadal faisait passer la marque à 15-30.
Espagnol qui n’oubliait pas sa filière de prédilection. Simon était pilonné en revers et en faisait la faute. 15-40.
Il devait sortir deux coups droits de haute qualité pour sauver la première balle de break. Mais sur la seconde il allait être gêné par le slice de Nadal, finalement c’est ce dernier qui attaquait de nouveau. Son angle court croisé sortit Simon du court en son coté revers. 1-4.
Comme nous l’avons vu plus haut, Nadal perdait un de ses deux services d’avance. Mais il le reprit à dans la foulée pour mener 4-2.
Simon mena 30-0 dans ce 7ème jeu via un enchaĂ®nement service coup suivant jouĂ© cotĂ© opposĂ© et une faute directe en revers d’attaque de Nadal alors qu’un slice avait de nouveau neutralisĂ© le français.
Mais à 30-0 ce dernier était pris dans sa tentative de service volée. 30-15. Sur le point suivant la longueur du coup de Nadal poussait Simon à la faute en revers. 30-30.
Simon parcourait le court sur le point d’après avec un Nadal lui faisant faire des droite-gauche avec son coup droit. Souffle court, le français demandait la vidéo sur une première balle qui était dehors.
Sur sa seconde balle de service, Nadal tournait son revers pour renvoyer un coup droit long plein centre.
Simon était pris dans son dégagement : il en était à ce moment à 3 points gagnés sur 14 secondes balles servies. Nadal confirmait cette fois son double break et l’emportait 6-2 en 33 minutes.

Set 2 :

Il y eut 3 moments dans ce set :

Un premier conforme au Set 1 avec un break d’entrée de Nadal : Simon est dominé que ce soit quand Nadal mène l’échange (droite-gauche pour le premier point du jeu 1 ou à 40-40) où quand ce dernier défend (coup droit gagnant à 0-15). Il réalisa des points gagnants pour revenir à 30-30 ou sauver la première des deux balles de break du premier jeu mais aussi des fautes via ses prises de risques (40-30).
Finalement il concéda la balle de break fatale après avoir été neutralisé d’un slice puis attaquer par Nadal. Cette fois et contrairement à la même phase à 15-30, il n’inversa pas le cours du point et Nadal finit en trois temps.
Sur le point suivant, lui qui ne gagna dans ce jeu qu’un point sur 4 première servie, il effectua une double faute.
Si Nadal confirma ce break on vit pointer les premiers signes d’une baisse d’intensité de sa part.

Des fautes, deux dans ce jeu 2, des premières qui claquent moins, il était poussé jusque égalité. Mais sa varation au service puis une faute en revers sur du lift et il menait 2-0.

La baisse d’intensité (moment 2) se confirma dans le jeu, suivant, Nadal jouait plus court qu’il ne l’avait fait : Simon pouvait contrer (et éventuellement accélérer) de l’intérieur du terrain en prenant moins de risque : il privait de temps Nadal.
Cela lui bénéficiait au service et via plus de première aussi, il pouvait être plus mordant sur ses seconds coups de raquette (2 enchainements service-coup gagnant dans le jeu 3, 2 dans le 5, 1 dans le 7) quand son service ne gagnait pas le point d’entrée (à 30-0 dans le jeu 3, à 15-0, 40-0 dans le jeu 5 et 7, à 30-0 et 40-30 dans le jeu 9).
Jusque 5-5 il ne concéda que 4 points en 4 jeux de service.

Nadal de son coté perdit son break acquis pendant cette période de moins bien : il se concentra alors sur son service une fois le break concédé pour garantir l’essentiel.

Ainsi, il fut breaké à 2-1 en sa faveur : il mena pourtant 40-0. Mais effectua une faute directe avant d’essuyer non sans résistance (voir à 40-15) les coups gagnants du français qui revint ainsi à 40-40 via un contre. Un exemple d’ailleurs de ce qui marchait moins bien : le slice neutralisait toujours mais sur l’attaque qui suivait, le manque de longueur entraînait le contre du français.

Ou un revers gagnant pour revenir 2 points plus tard à égalité.

Ou pour faire à l’issue d’une phase de neutralisation une faute directe en revers et concéder une balle de break.

Ou pour de nouveau attaquer de façon trop courte et se faire contrer pour concéder une seconde balle de break.

Sur seconde, Simon prenait l’initiative après un retour long et finissait après un coup jouait coté opposé en 2 temps.

Garantier l’essentiel ensuite ce fut serré le jeu au service en attendant le second souffle. Il signa ainsi deux jeux blancs avant de serrer le jeu en fin de set (moment 3) .

En effet à 5-4 sur son engagement : il perdait 3 points consécutifs (un coup droit dévissé : 30-15 ; un retour gagnant vers le coup droit de Nadal :30-30 ; un revers gagnant sur une balle courte :30-40) pour se trouver avec une balle de set à sauver.
Mais il joua alors en sécurité, servant extérieur (vers le revers du français), orientant ensuite dans le replacement du français (toujours coté revers donc) pour finir d’un smash.
Plus tard à avantage Nadal, Simon ne profitait pas d’une balle liftée ayant rebondit dans le carré de service. Il manquait son revers.
Tout cela pour dire que même si Nadal jouait plus court, les points gagnants de Simon n’avait rien d’acquis, et c’est la caractéristique de cette balle liftée que de ne peu pardonner à celui qui la renvoie. On entra alors dans le money time : la fin de set.

A 5-5, Simon engagea d’abord une première, Nadal sliça deux fois, et Simon manquait en coup droit. 0-15.
Idem dans la conclusion sur le point suivant. 0-30.
Sur l’enchaînement suivant, son coup droit décroisé après le service était profond mais le passing de coup droit en bout de bras de Nadal fut admirable. Il menait 0-40.
Simon effectuait enfin sa troisième faute directe du jeu : en revers : il permettait à Nadal de servir pour le set.

Qui manquait un coup droit avant de remporter 4 points consécutifs via un ace pour revenir à 15-15 et un rally pour finir le set. 7-5 en 58 minutes.

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