Man Utd 1 Middlesbrough 0 analyse

31 dĂ©cembre 2008 par Erwan Delcourt  
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Manchester s’est imposé 1 but à 0 face à Middlesbrough pour son dernier match de l’année 2008 : Une victoire acquise sur un rythme de sénateur : c’est justice dans cet esprit que Berbatov ait été le buteur de ce match.

On entendit gloser sur le style et le supposé profil de Carrick et Fletcher : Ce qui nous semble la vérité c’est que sans appui devant, il est beaucoup plus difficile pour quelque milieu que ce soit de trouver des solutions. D’ailleurs, que ce soit en première mi-temps ou en seconde, les solutions vinrent de l’existence ou pas d’appui. La faute n’en revient pas qu’à Berbatov ici : Rooney ne fut guère plus à son avantage dans ce secteur.

manchesterboroughAu final cependant, cela fait 3 points pour les hommes de Sir Alex Ferguson qui continue la rotation et l’intégration dans l’équipe championne en titre de sa recrue estivale, tout en restant à portée des premiers : 7 et 4 points de retard sur Liverpool et Chelsea respectivement avec 2 matchs de retard qui seront à jouer à domicile contre Wigan et Fulham. Chelsea justement sera le prochain adversaire de Manchester en championnat. Ce sera toujours à la maison et ce sera le 11 janvier (17h heure française).

Ce match Manchester l’aborda avec 4 joueurs qui n’avaient pas débuté vendredi dernier) à Stoke. Berbatov prit la position de Tevez, Rafael celle de Neville, Park entrait lui dans l’équipe au dépens de Giggs. Quant à Carrick il remplaçait Scholes aux cotés de Fletcher. Les mancuniens qui procédèrent de deux façons :

Recherche du jeu en appui avec Rooney (15 ;26 ;31 ;32), plus en profondeur, ou Berbatov, plus en retrait comme cible. De façon plus conjoncturelle on pouvait retrouver dans ce rôle Ronaldo ou Park quand ces derniers se recentraient.

Jeu dans la profondeur (3 ;12 ;27 ;28 ;32) dans les cas où il n’y avait pas d’autres choix à disposition ou par choix tout court.

Il faut dire que ce jeu en appui (s’il n’est pas accompagné de touches de balle excessives de la part du joueur qui est sollicité en appui), qui permet les changements de rythme en même temps que la fixation de l’équipe adverse, était rendu délicat par deux choses d’ont l’une était du ressort adverse.

Commençons par ce qui dépendait de l’adversaire : il s’agit en effet de l’organisation de Borough qui joua en 4321 les 3 milieux devant la défense ayant pour mission de couper la relation entre les milieux et les attaquants de Manchester. Une des solutions pour contrer cela aurait été de ne pas rester, coté Manchester, enfermé dans un système avec deux attaquants sur des hauteurs différentes ce qui aurait pu annihiler l’efficacité et l’utilité de ces 3 joueurs (à défaut une des conséquences auraient pu être de les faire reculer et donc d’acculer Borough) mais constatons que ce ne fut pas l’option prise, Berbatov restant « toujours » en deçà de Rooney qui du coup était plus facilement prenable par les deux centraux de Borough que s’il n’avait été accompagné de Berbatov face à eux. Ces deux joueurs n’inter-changeant pas davantage leur position, l’effet de surprise était par définition limitée.

Avec 4+3 : 7 joueurs tendance dĂ©fensive, Borough limitait ses chances dans le jeu offensif : Mais c’était un mal nĂ©cessaire : Enlever un des 3 milieux centraux ce eut Ă©tĂ© s’exposer et ce qu’on aurait sans garantie pu obtenir offensivement, on l’aurait payĂ© avec une probabilitĂ© beaucoup plus importante en phase dĂ©fensive. D’ailleurs en 442 dans le « dernier tiers » du match Borough a montrĂ© que les choix du dĂ©but de rencontre Ă©taient les bons : Ă  savoir contenir en espĂ©rant un contre (sur du jeu long par exemple 26) ou une phase arrĂŞtĂ©e (30 ;36 ;40) qui permettent de crĂ©er l’exploit.

La première mi-temps fut majoritairement dominée par les mancuniens.

Qui se créèrent la première occasion : Carrick d’un double contact élimina un adversaire aux 16mètres avant de décaler sur sa gauche pour Rooney dont la frappe força Turnbull à un arrêt. L’action se poursuivit et Ronaldo centra de la droite. Turnbull repoussa devant lui mais la défense de Borough parvint à se dégager empêchant Berbatov de profiter de ce ballon repoussé par le portier visiteur. (4)

De la gauche, Park centrait pour Ronaldo à ras de terre. Dans l’axe et dans les 16 mètres Ronaldo n’attaqua pas suffisamment sa balle ce qui résultat en une frappe dévissée. A un point tel que ce tir termina en touche. (7).

Sur un coup franc, Borough répondait. Riggott dévia dans la surface. Le ballon parvint à Vidic mais le serbe manqua son dégagement. Mais le corner qui suivit ne donna rien pour les visiteurs. (11).

Manchester se procura alors quelques coups francs pour des fautes sur Park (13 ;16) et Ronaldo (18). La première tentative passa à coté après rebond alors que Ronaldo du coin gauche de la surface avait tiré coté ouvert. La troisième fut dévié par le mur. Ballon dont la trajectoire se dirigea in fine droit sur Turnbull. La deuxième tentative fut médiocrement exécutée. De l’axe droit, d’environ 30 mètres, le portugais ne passa pas le premier rideau sur un coup franc centré.

Sur coup franc, Borough amenait le danger dans la surface mancunienne. Rafale avait fait une faute sur Downing. Alves hérita du renvoi de la défense locale. Mais sont tir fut repoussé par Carrick avant d’être dégagé au loin par O’Shea (20).

Alves qui lancé 1 minute plus tard dans la profondeur tira au dessus (21).

Ronaldo était servi par Rooney mais sa frappe du gauche effectué sans contrôle sous la pression d’un défenseur qui lui interdit par son tacle l’option croisée (sauf à envisager un contrôle qui aurait mis ce dernier dans le vent, encore eut il fallu en pleine surface qu’il soit parfaitement exécuté). Finalement il tira vers le premier poteau. Et manqua de peu le cadre. (22).

Tuncay servait « latéralement » Downing mais la frappe du gaucher anglais fut nettement trop croisé. (29)

Berbatov en appui trouvait Rooeny qui bénéficiait d’un contre favorable. Finalement Carrick était trouvé. Le milieu de Manchester se retournait et écartait pour Ronaldo. Ce dernier tira croisé mais droit sur le gardien Turnbull qui repoussa. (29).

La prochaine action de l’équipe locale intervint sur contre.

Ronaldo récupéra et donna à Berbatov qui ne joua pas en première intention mais sut utiliser l’appel de Carrick pour servir Rooney sur la gauche. Le centre piqué de Rooney fut repoussé par le gardien. Rafael arriva lancé mais fit le choix, constat, de la puissance sur la recherche du cadre. Son tir pouvait avoir toute la puissance du monde : non cadré il limitait grandement ses chances de marquer. Son tir termina à coté du but. (31).

Berbatov qui trouvait de nouveau Rooney qui centrait. Ronaldo, la passe était arrivé derrière lui) effectua une remise un peu forte dans la surface pour Carrick qui n’en manqua pas moins son contrôle ce qui réduisit la qualité de son enchaînement contrôle-frappe. Il n’obtint qu’un corner, contré qu’il fut par Weather (34).

Alves Ă©tait repris dans la surface par un tacle de Evans (36).

Sur un corner, Ronaldo était contré par Pogatetz : le ballon échut à Vidic mais la reprise du serbe fut assez nettement au dessus. Park de la gauche servait Berbatov dans la surface. Mais ce dernier manqua de vivacité et fut contré aux alentours des 6 mètres. Dans le prolongement de cette action, Carrick allait aussi voir sa frappe du gauche repoussé par la défense visiteuse. (41).

Après une période de possession tout en patience, Fletcher jouait directement vers un Ronaldo recentré qui dévia dans la profondeur pour Roney qui tira puissamment croisé de volée. Turnbull détourna en corner. (44).

La mi-temps fut sifflée sur ce score de 0 à 0. La rentrée au vestiaire fut marquée par l’altercation entre Ronaldo et Pogatetz. Le Portugais alla d’abord se plaindre à l’arbitre du traitement qui lui fut réservé sur un corner (il fut pris par le coup par le défenseur autrichien ce qui le mit à terre) avant de s’en expliquer avec le joueur de Boro lui-même.

Manchester vs Middlesborough notation

31 dĂ©cembre 2008 par Erwan Delcourt  
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Van der sar : Match sans soucis pour le portier néerlandais.

Rafael : 2 Beaucoup d’énergie, il passa plusieurs fois devant son adversaire direct, effectuant alors des interceptions ou simplement gagnant des duels (au moins 4 et 3 respectivement dans la seule première période). Par contre il faut dire qu’après ces actions positives il fut plutôt défaillant offensivement. Cf cette passe ratée (28), ce tir en bonne position tiré en force à coté (31) ou en seconde période cette provocation balle au pied où il se fit prendre par le milieu de Borough ce qui mit son équipe dans une situation de contre à gérer (56). Remplacé par Neville qui entra dans une période plus favorable à son équipe, cette dernière bénéficiant de plus d’espaces.

Vidic : 4.5 Une erreur, ce dégagement manqué qui donna un corner (11). A coté de cela, des duels gagnés notamment et une déviation importante sur un tir d’Alves (56). Si Van der sar a eu peu de travail c’est aussi grâce aux joueurs placés devant lui.

Evans : 3.5 Du déchet à la passe en première période que ce soit via des transmissions carrément manquées ou des passes jouées (ex 44) en arrière du joueur visé. Si ce n’est pas pire, ca ralentit le jeu. Des duels gagnés aussi dont un face à Alves en pleine surface (tacle qui mit le ballon en corner 36).

O’Shea : 3 Match neutre pour le latéral mancunien. Ceux qui le pensent gaucher en auront été pour leur frais. Positionné à gauche il se servit dans une grande majorité de son pied droit, et dans des situations où un gaucher aurait centré il se remit sur son pied droit. Si ce n’est pas éloquent, on se demande ce que c’est ! Middlesbrough ne chercha pas à passer de son coté dans l’ensemble (avec la notable exception de ce centre de Bates pour une tête de Sanli, 61) ce qui peut être pris comme une indication même si il pourrait être arguer que Borough n’a pas les joueurs nécessaires coté droit pour attaquer le latéral gauche adverse.

Fletcher : 3.5 Peut-être peu de haut quoique avec cette passe longue vers Ronaldo qui donna la volée de Rooney (44) : une grosse activité et peu de déchet. Remplacé par Scholes qui profita de son travail de sape et s’illustra dans sa capacité de conservation du ballon. Une frappe dévissée. Averti alors qu’il s’était jeté pour reprendre une balle haute à l’entrée des 16 mètres. En retard, il toucha son adversaire et non le ballon d’ou le carton.

Carrick : 5 Débuta de fort belle manière avec des décalages (4 ;29) et la recherche du jeu dans la profondeur (3 ;12). Un appel qui contribua à la réalisation de la différence (31). Connut une période plus creuse ensuite (contrôle raté 34) mais il ne baissa jamais d’activité. Ainsi, il enchaîna une frappe contrée avec le centre qui amena le but.

Park : 6 L’homme du match coté mancunien. Positionné à gauche, ses percussions permirent à son équipe d’obtenir de nombreux coups francs (13 ;16 ;38 ;63 ;77). Revint dans l’axe pour jouer en appui avant de se retourner et créer une occasion (65). Sur le but, il rattrape la passe un peu trop en retrait de Berbatov (66), et enchaîne cela avec une talonnade dans la course, elle, de Carrick. Voulant trop bien faire(84), = éviter le gardien, il reçut la vindicte des commentateurs C+ sport, alors que le service minimal, reprendre sans chercher à éviter le gardien tout près de lui, n’aurait pas garanti une issue plus favorable que celle qu’il expérimenta(il tira au dessus).

Ronaldo : 1 Triste match pour le portugais, à la peine dans ses contrôles (7;27), conduites de balles (8;47;55) ou dans les duels avec par exemple trois perdus dans la première période. Un tir dévissé sur un service de Park en retrait (7), une autre qui passa juste à coté après une transmission de Rooney, et un tir droit sur Turnbull. Quelques fautes subies ce qui nous permet d’aborder la qualité de ses coups francs qui furent dans l’ensemble loin de ce qu’il peut produire (13 ;16 ;18). Une percée (78) mais un bilan très insuffisant pour le ballon d’or 2008.

Berbatov : 1.5 Un bon décalage vers Rooney en utilisant l’appel de Carrick (34), à coté de cela un manque de vivacité (qui s’illustra à la passe 22 ;43 mais aussi au tir : 41) et une difficulté à s’extraire du marquage fait sur lui: le décalage plus haut mentionné s’étant fait sur un contre. En seconde période, ce ne fut guère mieux jusqu’au but où il marqua d’environ 6 mètres sur un mauvais renvoi de Weather. Eclairant aussi le fait que dans la construction de ce but, sa passe vers Park n’avait pas été réalisée dans la course.

Rooney : 2.5 Des duels perdus dans une proportion inhabituelle (15;19;31;32;48;60), 3 passes ratées à notre compte, un contrôle raté. Mais quelques bons services avec des centres (22 ;31 ;34) et frappes (4 ;44) qui exposèrent la défense de Borough.

Newcastle 1 Liverpool 5 analyse

28 dĂ©cembre 2008 par Erwan Delcourt  
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Liverpool s’est largement imposé 5 buts à 1 sur la pelouse de Newcastle pour l’ouverture de cette 20ème journée du championnat de Premier League 2008-2009. Une victoire incontestable, et une fessée méritée pour les hommes de Joe Kienaar, coupables d’erreurs grotesques en défense. Longtemps sauvés par Given, ils concédèrent deux buts en première période avant via un corner de réduire le score juste avant la pause. 2-1 à celle-ci c’était bien payé : on pouvait penser alors que ce scénario les galvaniserait quelque peu au retour des vestiaires. Las une passivité indigne les vit concéder un but fatal à leur (s) ambition (s) dans ce match.

Le score final reflétait, 1-5, mieux l’écart entre ces deux équipes.

Cet écart de base : les circonstances ne le réduirent pas, au contraire : Deux jours plus tôt Liverpool se défit facilement de Bolton à domicile. Deux jours plus tôt Newcastle s’inclina 2-1 à Wigan au terme d’un match disputé une partie du temps à 10.

newcastleliverpoolPartie au cours de laquelle ils perdirent le français Beye. Ameobi étant laissé sur le banc, Duff dut commencer en pointe aux cotés d’Owen. Cela réduisait les possibilités d’appui. Mine de rien cela réduisait aussi les possibilités de deux lignes resserrées derrière avec l’option du jeu long pour ressortir le ballon. Pourquoi ? Parce que Newcastle sembla vouloir conserver un écart constant entre ces lignes, espaces dans lesquels s’engouffrèrent les joueurs de Liverpool. D’autant plus que Newcastle qui tourne depuis quelques semaines avec peu de joueurs à disposition, la faute aux blessures, ne pouvait se permettre un pressing contre une équipe qui sait faire tourner le ballon. Seulement cela, plus les espaces, c’était plus de solutions qu’il n’en fallait pour des reds qui récupérèrent aussi beaucoup de ballons via leur pressing. Avec Lucas et Mascherano en milieu défensif, les latéraux étaient couverts en cas de prise de couloir.

Offensivement on eut deux axes coté visiteurs : le jeu sur les cotés (avec des changements de jeu notamment en début de partie : voir par exemple cette transversale de Hyppia :5) et un jeu avec des appuis dans l’axe de joueurs décrochant de leurs positions avancées, nous pensons ici à Gerrard (43), Babel (29) ou Kuyt (25 ;45).

Après quelques minutes d’observations entre les deux équipes où déjà on pouvait constater dans la prudence locale (4-5) la parfaite lucidité des joueurs de Newcastle face au capacité dont dispose Liverpool dans le pressing haut. Newcastle pour toutes les raisons évoquées plus haut ne créa pas grand chose. On peut même dire sans exagérer que Liverpool martyrisa Newcastle. Le score en addition d’occasion aurait pu être de 5-0 au bout de 20 minutes.

Ceci est particulièrement farfelue (raisonner en se disant que un but, puis 2,3,4 n’aurait pas changé l’attitude des deux équipes alors qu’un score de 0 à 0 incite à continuer à attaquer) mais le but n’est pas celui-ci : il est de dire que Liverpool exerça une domination outrancière. Jugez plutôt :

Newcastle peina d’abord à se dégager, Liverpool combina dans la surface, Gerrard trouva Kuyt à l’extérieur droit des 6 mètres. Le néerlandais fut alors contré par Given avant que le ballon n’arrive à Babel qui tira à son tour. Cette fois c’est Taylor qui s’interposa. (9).

Un double 1-2 dans l’axe entre Gerrard et Kuyt permit au premier nommé de se présenter dans la surface où il effectua un dribble latéral qui l’excentra quelque peu mais le fit éliminer un joueur de Newcastle qui s’était jeté. Finalement le capitaine des reds se retrouva face à Given mais le portier irlandais repoussa la frappe du gauche de l’anglais. (10)

Babel trouvé sur la gauche centrait à ras de terre. Kuyt en appui dans la surface donna sur sa gauche à Gerrard qui tira du gauche sans contrôle. Given se détendit bien pour repousser cette frappe (13).

Gutierez glissait et en taclait Insua. Finalement Gerrard centrait rentrant sur le coup franc qui fut sifflé. Hyppia reprit ce ballon d’une tête décroisée. A coté. (16).

Un corner était vite joué sur la gauche. Insua centrait finalement. Ce fut dévié au premier poteau par Agger, mais personne ne put reprendre au second. Par contre, Kuyt centra devant le but pour Lucas qui fut alors contré de près par Given avant que Butt ne dégage sur Coliccini qui finalement parvint à repousser temporairement le danger. (18)

En effet une minute plus tard, sur un corner tiré de la gauche Lucas reprenait croisé. Given repoussait devant sa ligne. Le ballon parvint alors à un de ses coéquipier sur le coté droit de la surface. Mais le défenseur de Newcastle manqua alors à ce point son dégagement qu’il parvint en corner. Celui-ci fut tiré par Lucas. Hyppia devança Butt dans l’attaque du ballon. Mais N’Zogbia suppléa son gardien au second poteau. (19).

La terrible domination de Liverpool se calma alors. Il faut préciser à la faveur de Newcastle que la « première » occasion du match vint d’eux. Un centre fut renvoyé dans l’axe gauche par Agger, Coloccini tenta une reprise de volée mais qui passa assez loin du cadre (7).

Les 20 minutes passées le rythme du match retomba un peu : disons que Newcastle n’en fut pas à attaquer mais au moins était-il moins sous pression. Volonté de casser le rythme qui se manifesta par des 6 mètres par exemple ou Given prenait le temps (27 ;29).

C’est via les coté que Liverpool prit l’avantage :

Carragher donna à Mascherano à 25 mètres des buts de Given. Mascherano qui donna dans la profondeur pour Benayoun qui fixa avant de donner en retrait à Gerrard. La reprise du droit du capitaine de Liverpool toucha le poteau gauche avant de rentrer dans les buts: 0-1 (30).

5 minutes plus tard, les visiteurs doublaient la mise :

Benayoun effectua une percée. Pris à deux il obtenait un corner. La tête décroisée d’Hyppia au second poteau trompait Givent. 0-2 (35).

Liverpool récupérait un ballon : Babel était contré deux fois dans ses centres. Le corner qui suivit fut dévié par Agger au premier poteau pour Hyppia au second. Mais Given évitait le naufrage à son équipe en sauvant son camp. (41).

Newcastle se distingua par deux corners pour finir cette première période :

Duff centrait mais Benayoun mettait en corner en effectuant un retour défensif qui est dans les attributions du poste qu’il occupait à savoir milieu de couloir. Tout cela pour dire qu’il n’y avait rien à glorifier ici. Sur le corner Taylor décroisa sa tête mais trop. (43).

Trois minutes plus tard, Newcastle « revenait » dans la partie. Un corner de nouveau tiré de la gauche fut cette fois reprit décroisé au coin gauche des 6 mètres par Edgar qui se trouvait à la lutte avec Carragher et Owen, le second nommé était donc en infériorité numérique: 1-2 (46).

Au retour des vestiaires, Kienaar bien heureux d’être toujours dans le match tentait un ajustement. Enrique, dont on avait forcé le retour de blessure à cause des nouvelles blessures (Beye, Viduka) et suspension (Bassong) touchant le club local, était remplacé par Ameobi. Qui prit place en pointe même si dans le début de la seconde période il fut plus souvent à droite qu’en position classique d’avant centre (même si aussi, un avant centre a le droit de s’excentrer pour les besoins du jeu). N’Zogbia passa donc latéral gauche et Duff très en jambe mais trop seul, nous illustrerons plus tard ce point, milieu gauche.

Stoke vs Manchester Notation

26 dĂ©cembre 2008 par Erwan Delcourt  
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Van der sar : 7 Présent comme sur ce corner (16), attentif comme sur ce ballon dans la profondeur (36) ou sur cette combinaison adverse qui le vit in fine contrer Delap (66) ou encore sur cette tête de Faye. Jeu au pied sans reproches possibles : bonne performance donc pour le portier néerlandais.

Neville : 4.5 Du déchets à la passe en début de match (13), un beau geste technique (grand pont 40) et une présence offensive avec deux centres vers Tevez et Rooney en première période, il est aussi impliqué sur l’action du but. Aurait besoin d’une série de match pour redevenir n°1 (le mois de Janvier devrait faire en sorte qu’il en joue au moins 1 par semaine). Intervention importante défensivement alors qu’il était en infériorité numérique (54).

Evans : 3 L’appelé de dernière minute : il pallia en effet l’absence de Ferdinand. Fit une performance honnête (interception 12) mais sans rapport avec celle fournie par son équipier (26)

Vidic : 7 Impérial dans son duel avec Fuller : des duels gagnés à la pelle (au minimum 14 dont 78, 79,82,91). Une couverture importante (81).

O’Shea : 3.5 Des interceptions en première période (au moins 3) Ne pris pas son coté autant qu’Evra mais Ferguson mit aussi en Giggs un milieu qui occupa plus son couloir que ne peut le faire Ronaldo avec Evra. Le portugais en se recentrant laissant des initiatives aux français. On voit bien ici qu’une comparaison directe serait totalement injuste pour l’irlandais mais in fine pour le français aussi. Puis Berbatov (63) qui alterna l’agaçant (76) et le prometteur (82). Une tête hors cadre sur un centre de Ronaldo (76).

Fletcher : 3.5 Match neutre. Pas de bas, peu de haut aussi.

Scholes : 5.5 De bons changements de coté (8 par exemple). Un retour défensif important devant Fuller (10), une frappe bien repoussée par Sorensen en début de seconde période (54). N’oublions pas ce duel perdu au milieu face à Fuller (54). Puis Carrick (91) qui permit avec d’autres à son équipe de conserver le ballon en fin de rencontre.

Ronaldo : 3.5 Début poussif où il fut bien pris. Des passes à contre temps (23 ;39). A son actif en première période une transversale (40). En seconde période, il fut pris à parti et permit à son équipe de finir à 11 contre 10. Ce ne fut pas pour rien dans le résultat final. Un coup franc qui fut dévié juste à coté en fin de match (87).

Giggs : 3.5 Une première période délicate pour le gallois avec des passes manquées (4 deux fois, 10 ;21 ;32). Victime d’une faute sur pressing adverse où son adversaire Wilkinson, plus tard exclu, fut sanctionné d’un jaune (27). Il termina arrière gauche après la sortie d’O’shea et passa plusieurs fois au devant de son adversaires directes. Il gagna par exemple un duel avec Fuller (aidé par Vidic 78)

Tevez : 4.5 Il s’est beaucoup dépensé (ce qui sans contenu ne saurait suffire) et quand Giggs prit l’axe il compensa en se replaçant à gauche comme à la 5ème minute. Pivot sur des combinaisons avec Scholes ou Rooney en fin de première période. Perdit quelques duels en début de seconde période (3 entre 45 et 60) mais il répondit présent pour donner la victoire à son équipe.

Rooney : 2.5
Performance faible pour l’anglais. Qui ne s’imposa que trop rarement face à ses adversaires sur le jeu long. Et pour le reste, il fut défaillant à la passe en début de seconde période avec 3 passes ratées dans les 10 première minutes dont une sur un contre (55). Plusieurs fois contrés (dont 78). Un geste limite dans un duel avec Abdoulaye Faye.

Stoke 0 Manchester United 1 Analyse

26 dĂ©cembre 2008 par Erwan Delcourt  
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Manchester a arraché 1 but à 0 une importante victoire sur le terrain de Stoke City à l’occasion de ce premier des 10 matchs du boxing day.
Ils reviennent ainsi provisoirement à 4 et 3 points de Liverpool qui joue Bolton et Chelsea qui termine son match contre West Bromwich (et dans lequel ils mènent 2-0).

Manchester aura eu l’avantage à la possession de balle (54/46) mais Stoke par son jeu long ou direct ou les deux aura su se montrer dangereux sur des coups.

stokemanchesterManchester qui s’aligna en 442 dans ce match avec un Tevez dans l’ensemble plus en retrait que Rooney. Au milieu Fletcher accompagnait Shcoles tandis que sur les cotés Giggs jouait à gauche et Ronaldo à droite. En défense, Neville occupait le flanc droit, tandis qu’en défense Evans remplaça à la dernière minute Ferdinand forfait pour épauler Vidic en défense central. Sur la gauche on avait O’shea qui prenait la place d’Evra suspendu.

Stoke fut aussi disposé en 442 mais avec comme Manchester un des deux attaquants, Cresswell, qui occupa un rôle plus en retrait. Il se distingua particulièrement en se plaçant dans la zone de Scholes. Selon l’endroit du terrain où se trouvait le ballon, un milieu de coté droit ou gauche venait l’aider pour gêner la relance des milieux centraux mancuniens. Sur la première période, le pressing exercé par les joueurs locaux fut assez important ce qui se traduisit par des fautes comme celle sur Evans ( Wilkinson :carton jaune 20), Giggs (carton jaune pour Whelan 27). Sans surprises le jeu pratiqué fut direct et ce dés le début du match que ce soit via de longs ballons (0 ;2 ;7 ;11 ;15 ;20 ;26 ;45), des centres lointains (7 ;11 ;12) ou des touches où on retrouvait alors l’ « artificier » local, le dénommé Delap (18 ;19).

Coté Manchester on procéda de manières plus posée et quand ce fut le jeu long qui fut choisi ce fut dans l’ensemble inefficace. Ce qui le fut davantage ce fut les changements de jeu pour faire bouger le bloc adverse et tenter de se créer des espaces ce faisant. Mais Manchester sembla ici plus en peine avec une acclimation au terrain, lent, qu’à celle relative à son périple au Japon. Même si nous ne pouvons exclure une combinaison de ces deux facteurs.

La première période fut pauvre en occasion franche.

Stoke fut la première équipe à se montrer menaçante :

Vidic s’était imposé dans un duel aérien mais Stoke récupéra haut. Un attaquant local manqua sa frappe, Evans apprécia mal le rebond et resta pour ainsi dire planté. Heureusement pour les champions d’Angleterre, d’Europe et du monde, Fuller ne fut pas beaucoup plus à l’aise avec ce rebond et face à Van der Sar tira assez largement au dessus en demi-volée (0).

Manchester répondait via deux corners successifs. Sur le second, Vidic décroisa trop sa reprise de la tête qui passa in fine assez largement à coté (2).

On passait ensuite de droite à gauche puis à droite avant de revenir à gauche pour un centre de Giggs. Contré. (7).

Scholes effectuait une transversale de gauche à droite pour Ronaldo qui donna à Neville. Le centre du capitaine de Manchester trouva Tevez qui s’imposa pour reprendre le ballon mais gêné par un défenseur, il ne trouvait pas le cadre (8).

Fuller était repris dans la surface par un retour défensif de Scholes (10).

Fuller que l’on retrouvait 5 minutes plus tard. Delap de l’axe avait joué du gauche dans l’espace. Fuller était servi dans la profondeur mais fut en quelque sorte contré en corner par Van der sar. (15)

On passait ensuite de gauche à droite via Tevez Rooney Ronaldo puis Neville. Qui centra pour Rooney dont la tête décroisée fut captée par Sorensen. (24).

Milan 5 Udinese 1

22 dĂ©cembre 2008 par Erwan Delcourt  
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Milan s’est imposé 5 buts à 1 pour son dernier match avant la nouvelle année. Une victoire construite en première période ou 5 des 6 buts finaux furent inscrits. De là à faire de ce match un grand, il y a un pas que nous ne franchirons pas pour une raison technique simple : la distance séparant le dernier défenseur du Milan au dernier de l’Udinese qui fut très important (aux alentours des 70 mètres quand ce n’était pas d’avantage encore). Cette configuration, des défenses basses donc pour les deux équipes, avec par exemple un Pirlo dans son camp sur l’arc de cercle du rond central pendant que ses défenseurs centraux étaient 20 mètres derrière, eut pour conséquence une liberté importante des acteurs dans l’espace laissé pour ainsi dire au milieu de terrain, les deux équipes essayant dans ce contexte de rester compact en défense.

Coté milanais, Kaka était de retour. Derrière Pato il se positionna à la droite de Ronaldinho. Au milieu en l’absence de Gattuso et Flamini, blessés, Ambrosini (suspendu), Jankuloviski montait d’un cran et laissant son habituel poste d’arrière gauche à Favalli. Zambrotta suspendu lui aussi était lui remplacé par Antonini. La présence de Ronaldinho et Kaka signifia pour Seedorf son recul à un poste qu’il occupait quelques années en arrière (époque Shevchenko avec Ambrosini blessé) c’est à dire dans le trident « défensif » du milieu.

 

Si le Milan était donc dans un 4321 traditionnel, l’Udinese était elle positionnée en 433. L’Udinese qui tenta de chercher la profondeur (10 ;47) mais sans grand succès, l’équipe visiteuse ayant beaucoup de mal à passer le premier rideau milanais, d’autant plus qu’elle relançait de loin. Quand cela fut fait cependant, elle se montra menaçante.

C’était aussi une configuration de match qui avantageait le Milan et ses individualités supérieures.

C’est cependant l’Udinese qui se créa la première occasion du match avec un centre devant le but de Lukovic. Au second poteau, Pepe vit sa reprise contrée en corner par Favalli. (2).

Milan prenait l’avantage dans la minute suivante : Non attaqué et pour cause, les espaces à couvrir étant énormes, Jankulovski pouvait répondre d’une passe longue dans l’espace à l’appel de balle de Favalli. Qui s’arracha pour éviter que celle-ci sorte en 6 mètres. Il parvenait à ce faire et centrait finalement pour Pato qui d’une tête décroisée ouvrait le score pour son équipe. 1-0 (3).

Dans un match très ouvert donc, Udinese eut une occasion de 1-1 avant de concéder le 2-0. Un centre de Lukovic fut renvoyé dans l’axe par Maldini. D’agostino tira alors au but, Abiatti détourna ce tir sur le poteau avant de le heurter lui-même. Il allait pouvoir continuer la partie. (9).

Pato lancé parvenait à éliminer un adversaire (Ferronetti) en retard et qui manqua donc son tacle en se jetant le long de la ligne de touche coté gauche. Quelques secondes plus tard, Pato effectuait à hauteur des 6 mètres une passe latérale nous semble-t-il de l’extérieur du pied. Kaka dans les 6 mètres était servi. Il marquait du plat du pied. 2-0 (12).

Lukovic était servi dans le dos de Antonini suite à un appel légèrement croisé. Il recevait le ballon continuait sa course puis à la lutte avec Antonini derrière lui et Maldini face à lui bénéficiait d’un contre favorable face à ce dernier. Finalement Quagliarella hérita du ballon dans la surface et décala Di Natale qui tira décroisé pour réduire le score à 2-1. (16).

Mais cette réduction du score fut de courte durée tant moins d’une minute après, Milan reprenait un avantage de deux buts. Antonini donnait à Pirlo à 40 mètres des buts dans l’axe droit. Puis Pirlo chercha le latéral milanais dans la surface. Qui s’imposa au duel pour dévier de la tête vers Pato. Lequel devança son défenseur pour frapper à une touche et nous amener à 3-1. (17).

5 minutes après, Ronaldinho d’une talonnade donnait à Jankulovski qui centrait. Mais devant le but, Pato était cette fois trop court. (22).

Suite à une faute de Pirlo sur D’agostino, Udinese décidait de tirer ce coup franc en 2 temps. L’échec fut total, un milanais contrant cette tentative de près. (27).

Un centre de Pepe manqué se transformait en tir. Abiatti boxait au premier poteau. (32).

Une équipe de l’Udinese moyenne techniquement sur ce match comme l’atteste ce déchet sur une passe pourtant latérale (33) ou encore sur un centre (34).

Coté milanais dans le dernier tiers on était plus précis et tranchant. Ainsi sur une passe devant le but de Kaka il fallut une bonne sortie de Hanctanovic devant Pato pour empêcher ce dernier de faire passer le score à 4-1. Le brésilien qui croisa trop sa reprise, la faute au gardien sortit dans ses pieds donc. (33)

Non attaqué, Inler tentait sa chance du gauche. C’était sans problèmes pour Abiatti. (35).

Milan travaillait en possession ensuite avant de jouer directement et à terre vers l’avant. Kaka était victime d’une faute. De 27 mètres, Pirlo tira tendu au dessus du mur. Il trouva le poteau mais sur le rebond, Seedorf fut le plus prompt. Il devança un Sala bien passif et Milan menait alors 4-1. (40)

La dernière occasion de la période fut pour les joueurs locaux. Sur un centre de la gauche, Abiatti fut court dans sa sortie mais derrière lui au second poteau, Jankulovski le suppléa pour devancer Di Natale. Milan contra mais finalement Pato buta sur le portier d’Udinese. (45)

Les joueurs visiteurs étaient battus et ils le savaient. La seconde période n’offrait dans cette perspective que peu d’intérêts. Signalons tout de même :

      ce jeu en triangle suivi d’une passe de Ronaldinho pour Kaka qui élimina son défenseur d’un contrôle orienté mais fut ensuite repris par le gardien. (48).

      Un centre du gauche de Antonini reprit de volée par Kaka. Mais sur le gardien (49).

Le passage du score de 4-1 à 5-1. Un rush de Jankulovski fut stoppé à hauteur des 18 mètres. Kaka reçut alors le ballon et tira de cette distance une frappe qui finit sous la barre pour faire passer son compteur but à 2 dans ce match. 5-1 (51).

Si le match n’était pas plié avant, il l’était maintenant.

      Abiatti captait une tête de Flores (57).

      Pirlo était trop court sur une passe devant le but de Kaka qu’avait feinté de reprendre Pato (62).

      Ronaldinho trouvait Kaka mais la conduite de balle du ballon d’or 2007 fut trop longue.

      D’agostino tirait un coup franc au dessus du mur, mais Abiatti mettait en corner. (71).

Les jeunes du Milan (issus de la Primavera) entraient alors sur la pelouse, avec Strasser pour Kaladze (80) et plus tôt Darmian pour Antonini (74). Et Milan s’imposait 5 buts à 1 pour rester à 3 et 9 points de la Juve et de l’Inter.

 

Manchester 1 Liga des Quito 0

21 dĂ©cembre 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Super coupe d'Europe

Manchester United s’est imposé 1 but à 0 en finale du championnat du monde des clubs en battant l’équipe équatorienne de Quito. Une victoire acquise dans la douleur, lors du second acte avec un but de Rooney à 20 minutes du terme, ceci étant du à l’expulsion de Vidic pour un coup de coude à terre en début de seconde période.

Avant cela, et majoritairement aussi après, la finale avait été dominée par Manchester, l’équipe de Sir Alex Ferguson avec Rooney et Tevez en pointe développant un jeu varié que ce soit via des attaques placés avec changement(s) de coté ou via des attaques rapides avec des appuis et relais dans l’axe (Appui sur Rooney 31;34;38 ou Tevez 11;21;24;28) notamment ou du jeu long vers les hommes de pointes (voir plus bas).

Arsenal 1 Liverpool 1 Analyse

21 dĂ©cembre 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

Arsenal et Liverpool se sont séparés sur un score nul de 1 but partout hier dans ce qui était le choc de cette 18ème journée.

Un résultat qui fera peut-être les affaires de Chelsea, qui se déplace ce soir à Everton, déplacement difficile, qui fait sans moins de doute celle de Manchester United qui sans jouer et qui compte désormais deux matchs de retard se trouve aujourd’hui à 7 points de la tête. Potentiellement un donc. Du conditionnel nous direz-vous. Certes oui, mais si Manchester ne fait pas plein à domicile face à Fulham et Wigan mieux vaut abandonner tout espoirs de titre pour les hommes d’Alex Ferguson.

Ce match entre Arsenal et Liverpool eut plusieurs visages.

arsenalliverpoolUn premier
où Arsenal joua plus souvent via du jeu long (1 ;3 ;4 ;7 ;8 ;11 ;15 ;23 ;30) que via des enchaînements à terre où alors un milieu de coté servait de relais dos au but sur une passe d’un milieu central pour par exemple jouer avec un latéral qui alors prenait le coté (30).
Liverpool de son coté pressait à partir du rond central, et la volonté de ne pas se faire contrer d’Arsenal pouvait expliquer en partie le recours au jeu long vers Adebayor. Adebayor qui était accompagné en pointe de Van Persie. Au milieu Denilson était à droite, Nasri le revenant à gauche et dans l’axe le tandem était composé de Song et Fabregas. Coté Liverpool, Torres et Skrtel étaient toujours absents (problème à la cuisse et au genou respectivement), ainsi que Mascherano et Aurelio. Ce qui fit que Keane fut rappelé en pointe, Lucas était titulaire au milieu aux cotés d’Alonso, Kuyt et Riera prenait les cotés et en défense, le jeune Insua remplaçait l’italien Dossena.

Liverpool positionné dans un 4411 qui n’est jamais aussi efficace que quand ils ont les espaces devant eux. 4411 avec Gerrard en position libre au milieu charge à lui de soutenir l’attaquant (il fut ainsi parfois à la hauteur de Keane) et aussi de faire le lien entre le milieu et l’attaque ce qui le fit alors jouer plus en retrait que dans le cas précédemment évoqué.

Arsenal qui jouait haut mais avait il les armes pour cela : en effet jouer haut inclut des défenseurs rapides qui n’ont pas peur via leur vitesse de compenser les espaces qu’ils laissent dans leur dos.

La première action fut d’ailleurs issu de cette filière. Keane fut sollicité dans la profondeur. Non hors-jeu, il remisa en retrait pour Gerrard qui déclencha des 18 mètres environ une frappe du plat du pied droit. Trop sur Almunia malheureusement pour les hommes d’Arsène Wenger. (9).

Clichy interceptait un ballon, puis donnait à Nasri décalé par la perte de balle de Kuyt alors que Arbeloa avait pris son coté. Il trouvait ensuite Adebayor mais le togolais manquait son contrôle (11).

Liverpool en tenant la balle haute dans la partie de terrain d’Arsenal se faisait contrer. Finalement Sagna centrait, Adebayor sur une balle un peu basse pour lui parvint tout de même à décroiser sa tête. Mais ce fut sans problèmes pour Reina (13).

Adebayor s’enfermait dans un choix solitaire 6 minutes plus tard. Alors qu’il avait fixé trois joueurs sur la gauche de la surface des reds il décidait de continuer seul au lieu par exemple de faire fructifier cette fixation par une passe en retrait pour Nasri. Il obtenait un corner (19).

Arsenal ouvrait le score. Ce n’est guère une surprise que cela vint après du jeu long. Nasri donna dans l’espace. Adebayor et Van Persie eurent alors deux attitudes différentes. Le togolais revint de hors jeu et ne disputa pas la balle tandis que Van Persie courut vers la profondeur. Il contrôla puis s’orienta vers son pied faible (ajoutons que Carragher via sa position de défense tenta de lui fermer la possibilité d’aller vers son pied fort). La défense de Carragher fut admirable.
L’enchaînement du néerlandais le fut davantage encore. Une fois mis sur son pied droit il tira premier poteau. Certes Reina couvrit insuffisamment cet angle mais à sa décharge la frappe soudaine et puissante de Van Persie était puissante. Il était battu 1-0 (23).

Menant au score, Arsenal opta alors pour un jeu moins direct. Moins percutant aussi, et le dernier geste manquait tel ce centre de Sagna qui ne passa pas le premier rideau. (29).

Ce statut quo ne leur Ă©tait pas favorable : ils les laissaient sous la menace de Liverpool.
D’autant plus qu’ils allaient alors être pris dans leur dos.
Sur une touche dans le camp de Liverpool, Agger déblaya dans l’espace. Djourou fut pris dans son dos, Gallas fut trop loin de son partenaire de l’axe pour compenser d’une équipe d’Arsenal qui ne défendait donc pas en masse dans la zone où se situait le ballon mais qui respectait l’occupation des espaces donc à la différence d’équipe italienne par exemple. Où l’on verra sur une action se déroulant à gauche l’arrière droit se recentrer et inversement dans la situation contraire. Cette occupation des espaces interdit donc la compensation.
Elle était d’ autant plus dommageable qu’elle donnait de la liberté à Keane qui n’était pas pris individuellement et qui pouvait donc naviguer entre les deux centraux d’Arsenal. Toujours est-il qu’au second rebond sur ce long ballon de Agger, Keane frappa d’une demi volée le ballon qui termina dans les filets sans qu’aucune responsabilité ne puisse être imputée au gardien Almunia: 1-1 (40).

Ce but fit mal à Arsenal qui termina à la peine cette fin de première période.

Ainsi, Clichy qui s’était montré à son « avantage » jusqu’ici dans son duel face à Kuyt se fit déposséder du ballon par le néerlandais alors qu’il avait intercepté une transversale de gauche à droite effectuée par Keane. En possession du ballon, Kuyt poussa son action avant de donner devant le but pour Gerrard qui avait pris l’espace. Mais le capitaine des reds se montra trop court et ne put cadrer malgré qu’il se soit jeter sa reprise du gauche effectuée de l’extérieur des 6 mètres. (44)

Kuyt, on le retrouvait ensuite pour ce qui fut la dernière action franche du premier acte. Sa frappe croisée du coin droit de la surface d’Arsenal força Almunia à se détendre sur sa droite pour détourner en corner cette frappe à ras de terre. (45).

Juste avant la pause Fabregas dans un choc avec Alonso se blessa Ă  la cheville droite (il est depuis apparu qu’il souffrait d’un ligament du genou). Il n’allait pas revenir pour la seconde partie du match.

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