Bate 2 Juventus 2 résumé

30 septembre 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans journĂ©e 2

batejuveC’est Bate qui ouvrit le score dans ce match. Les joueurs locaux étaient récompensés de leurs efforts du premier quart d’heure quand après celui ci Satsevich élimina dans le rond central avant d’adresser à ras de terre une balle dans la profondeur. Chiellini était battu, Krytvets se présentait seul face à Buffon, qu’il dribbla avant de marquer du pied gauche. 1-0 (17ème).

6 minutes plus tard, Bate doublait la mise. Les joueurs de Goncharenko récupérait le ballon coté gauche l’action se poursuivait et finalement Nekhaychik centra de façon rentrante de la gauche. Au second poteau Nedved fut trop court et derrière lui Stasevich trompa Buffon d’une tête croisée.2-0 (23).

Il fallait 6 autres minutes pour que la Juventus ne revienne à un but de son adversaire. Un coup franc de Del Piero était mis en corner d’une claquette par Veremko. Le corner qui suivit fut repoussé comme il doit l’être par une défense. C’est à dire sur un coté. Mais la remontée des joueurs locaux fut insuffisante ce qui donna tout le temps à Giovinco de centrer pour Iaquinta qui trompa Veremko d’une tête décroisée.2-1 (29).

Dans le temps additionnel de la première période, la Juventus égalisait. Nedved servait Giovinco. Non attaqué ce dernier décalait Iaquinta. L’attaquant italien qui n’était pas hors jeu tira à ras de terre. Ce tir passa entre les jambes de Veremko pour le 2-2.

Score sur lequel la mi-temps fut sifflée.

La seconde période ne vit aucun but inscrit.

Il n’y en eut pas moins des opportunités de chaque coté.

Ainsi un dédoublement coté droit permit à Bate de percer la défense de la Juventus. Kazantsev entra alors dans la surface. Les défenseurs de la Juve défendaient dans leur 6 mètres et c’est intelligemment qu’il donna en retrait. Mais Nekhaychik fut un peu court et sa reprise en se jetant légèrement passa largement au dessus.

Du poteau de corner Yurevis était servi en retrait. Il centra pour Voloko dont la tête décroisé assez lointaine (10 mètres des buts) passa à coté.

Coté Juventus, Grygera était contré dans son centre. Del Piero du gauche devança Veremko mais sans pouvoir cadrer.

L’attaquant italien tirait ensuite à coté (reprise du gauche) après un 1-2 dans l’axe avec Giovinco.

Enfin, Sissoko d’une transversale trouva Nedved coté gauche. Qui rentra dans l’axe pour donner sur la gauche de la surface Del Piero. Qui centra pour Chiellini qui contrôla avant de tenter une bicyclette. Qui manqua de puissance.

Groupe H J V N D BP BC Pts
Real Madrid 2 2 0 0 4 1 6
Juventus 2 1 1 0 3 2 4
Bate 2 0 1 1 2 4 1
Zenith 2 0 0 2 1 3 1

Les deux équipes se séparaient sur ce score de parité. La Juve va maintenant rencontré deux fois le Real. Il lui faudra prendre des points pour ne pas voir revenir le Zenith si d’aventure ces derniers remportaient leur deux matchs face à Bate.

STATISTIQUES:

Tirs (cadrés) Bate/Juventus: 11 (3) / 20 (6)
Possession Bate/Juventus: 51/49    source: uefa.com

Aalborg 2 Celtic 1 résumé

25 septembre 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans journĂ©e 5

Aalborg s’est qualifié pour la coupe de l’Uefa en s’imposant face aux écossais du Celtic Glasgow. La désillusion est énorme pour les joueurs de Strachan surtout quand on saura le développement de cette rencontre. Ces deux équipes joueront maintenant pour l’honneur leurs dernières rencontres. A Manchester pour Aalborg, à domicile contre Villarreal pour l’équipe écossaise.

aalborgcelticLa première occasion du match fut pour le Celtic. Samaras en appui donna en retrait pour Mcdonald qui en taclant lança dans la profondeur dans l’axe droit Nakamura. Qui se présenta face à Zaza mais manqua sa tentative d’enroulée du gauche qui passa au dessus.

La réponse danoise vint sur corner. Jakobsen reprit décroisée de la tête vers le premier poteau. Boruc d’une parade à deux mains mit en corner.

Le Celtic se montrait aussi « dangereux » sur phase arrêtée. Un coup franc centré de la gauche de Nakumara trouva Samaras seul aux alentours des 6 mètres. Mais le génant grec manqua complètement sa reprise de la tête, la faute à un timing dans son saut inadéquat.

En seconde période, Aalborg via Enevoldsen sur un coup franc repoussé sur lui se procurait une occasion. Sa reprise de volée du gauche, des 18 mètres environ, passait juste au dessus(Macmanus avait été l’auteur de ce renvoi sur un adversaire dans l’axe gauche).

Le Celtic ouvrait le score. Nakamura donnait à gauche pour Wilson qui sans pression aucune d’Aalborg allait centrer du droit. Robson qui avait manqué un penalty lors du match à Glasgow entre ces deux équipes, marquait d’une tête décroisée en passant devant Pedersen. 0-1 (53).

Le Celtic allait avoir plusieurs, 2, occasions de faire le trou.

D’une part après un échange de passe coté droit, Gary Caldwell effectua une percée dans la défense danoise ce qui lui permit de se retrouver en position de tir. Il visa le premier poteau avec sa frappe croisée. Mais Zaza repoussa.

Sur une phase de contre, Nakamura tira du gauche de l’extérieur de la surface. Mais sa frappe croisée ne trouva pas le cadre.

Et finalement, Aalborg égalisait. Caca disposait d’un peu d’espace dans l’axe. Il l’utilisait pour frapper. Mcmanus tenta bien de compenser en sortant sur le brésilien mais tout ce qu’il réussit à faire fut de contrer le tir de l’attaquant de l’équipe locale ce qui contribua à tromper son gardien. 1-1 (73).

Groupe E J V N D BP BC Pts
Manchester 5 2 3 0 7 1 9
Villarreal 5 2 3 0 9 5 9
Aalborg 5 1 2 2 7 12 5
Celtic 5 0 2 3 2 7 2

Aalborg qui prit même l’avantage en fin de rencontre :

Un 1-2-3 sur le coté droit permit à Due de rentrer dans la surface puis de centrer vers le but. Goovens repoussa alors mais sur Caldwell qui dans une partie de billard à deux bandes trompa son gardien. 2-1 (87).

Le Celtic, malgré un centre rentrant de Maloney qui ne put être repris par Sheridan trop court, n’allait pas revenir alors qu’un 2-2 l’aurait mis en bonne position pour l’Uefa. Il s’inclinait 2-1.

STATISTIQUES:

Distance parcourue:Aalborg/Celtic: 118.866 km/ 116.756 km
Possession Aalborg/Celtic: 47/53    source: uefa.com

Santander 0 Real Madrid 2

21 septembre 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

Le Real Madrid s’est imposé deux buts à 0 sur le terrain de Santander à l’occasion de la troisième journée du championnat d’Espagne 2008-2009. Une rencontre d’assez piètre qualité tant les pertes de balles et le déchet dans le jeu vers l’avant fut important. Au petit jeu du moins mauvais, c’est le Real qui tira son épingle du jeu, deux contres en seconde période leur permettant de repartir avec les 3 points. Pour ce qui est de Santander et pour ce qui était notre second match consécutif les concernant, on attendra de les voir face à des adversaires de moindre qualité (ils affrontaient la semaine passée Barcelone) pour se faire une idée. Pour être juste avec les joueurs signalons aussi que le terrain ne fut pas idéal. Mais ce détail si l’on en croit Platini, et quand il limite ses commentaires au terrain on aurait tendance à le croire, serait plutôt de nature à avantage les techniciens. Donc si cela dédouane une équipe, c’est surtout Santander car le Real est supposé avoir des joueurs répondant à cette caractéristique.

1ère mi-temps :

santanderreal0809Le Real se disposa en 4321 dans ce match. Une formation assez bizarre. Pourquoi ?

Parce que l’année dernière, le Real joua majoritairement en 442 et qu’on peut penser que cette saison ils s’appuieront sur la base de l’an passée.

Parce qu’ensuite cette formation ne comporta aucun joueur au milieu habitué à jouer sur les cotés. Oui, Guti le fit l’an passé mais ceci était équilibré par la présence à gauche d’un vrai joueur de couloir en Robinho.

Et enfin parce que cette absence de joueur de couloir au milieu ne fut pas compenser par un latéral gauche (par exemple) porté sur l’offensive. Heinze ayant plus un profil défensif que Marcelo.

Découla de cela un jeu où le Real dans un match en plus fermé vient buter dans l’axe. L’idée était de conserver le ballon. Cela fut fait le plus souvent, ce qui permit une possession de balle supérieure, mais très rarement en avançant dans le terrain. Dés qu’il fallait aller vers l’avant, le déchet devenait considérable. (13 ;14, 27, 31). Le Real joua long mais là aussi sans le plus souvent créer de menace (5 ;7 deux fois ;31 ;37 notamment).

Santander de son coté souffrit des mêmes maux (et leur unique moyen de s’exprimer apparut vite passer par les coups de pied arrêtés : 23 ;24 ;26 ;41). Il faut dire que la bataille faisait rage au milieu du terrain. Le replis défensif coté Madrid était important, et il ne fut pas rare de voir Van Nistelrooy se situé très en deçà de la ligne médiane ou Raul de défendre jusqu’à sa ligne de corner.

Nous eûmes cependant droit à quelques occasions :

Ainsi, à la 5ème Pepe trouvait Raul en appui qui remisa pour Van Nistelrooy qui lui rendit le ballon. Mais la reprise de volée sans contrôle du capitaine madrilène passa largement au dessus.

A la 10ème Cannavaro dans le jeu long trouva Higuain qui élimina coté droit avant de centrer fort devant le but. Tonio s’interposant à propos devant Raul.

Le début de partie était émaillé par des fautes et des pertes de balle faisant suite à des passes difficiles. Comme souligner plus haut, des jeux dans des petits espaces et dans l’axe sans solution sur les cotés conduisaient à des pertes de balle (13 ;14 via Raul).

A la 19ème, Le Real mettait Tonio à contribution. Suite à une faute près de la ligne de corner coté droit sur Ramos, un coup franc était accordé. Il fut tiré en retrait plutôt que devant le but où beaucoup de joueur s’était amassé. De la Red fut servi. Sa reprise enroulée du pied droit força Tonio à un arrêt. Il détourna en corner cette tentative à ras de terre.

Sur un contre Raul relaya dans l’axe pour Higuain mais l’argentin dans une tentative de percussion axiale perdit son duel et le ballon (23ème).

Le Real avait le ballon mais n’en faisait rien. Raul butait à nouveau dans l’axe après une possession de balle de plus d’une minute (26-27).

Santander n’était pas en reste non plus. Après une possession stérile, le ballon était rendu à l’adverse via du jeu long.

On touchait le fond, et cette fois c’est Ramos après une série de passe latérale qui ratait son contrôle pour perdre la possession(31).

Les 1-2 ne passait pas inaperçu. Les enchaînements impliquant 3 joueurs encore moins. Ainsi, pour une de ses rares montées, on retrouvait Heinze, Diarra et Raul sur le coté gauche. Le premier parvint à centrer. Centre qui fut contré par un défenseur puis renvoyé. De La Red récupéra et frappa de loin. Ce fut dévié en corner.

Santander termina mieux cette première mi-temps. Eux qui avaient été jusqu’à descendre à 30% de possession de balle, améliorait leur pourcentage dans ce secteur. Même si cela se fit via on l’a dit en partie une possession de balle stérile, il ne faisait que rendre la pareille à leurs opposants du jour. (voir 35ème).

Il se procurait une occasion à la 36ème. Sur un corner tiré de la droite, Pereira reprit au second poteau de façon acrobatique. Casillas dévia en corner.

Ramos récoltait la palme dans cette première mi-temps. Après une minute de conservation de balle de la part de son équipe, dans le même esprit que les précédentes, il manquait sa passe. (37).

La dernière occasion de ce premier acte revint à l’équipe locale. Pereira fut trouvé dans la surface mais pour avoir manqué son contrôle il permit l’intervention de Casillas.

La seconde période ne trancha pas réellement avec la première pour notre grande déception, en tout cas jusqu’au second but madrilène qui débrida un match mais à un moment où celui-ci était plié.

Coté Santander on confirma ses difficultés à s’approcher du but (65 ;66 ;71 ;73 ;75) quand on ne ratait pas la dernière passe (57 ;58 ;70) ou que les coups francs était gâchés (comme à la 67ème).

Et coté Madrid on privilégiait toujours le jeu long (47 ;49 ;50 ;54 ;63).

A la 50ème, un centre d’Heinze était mis en corner par Christian, latéral gauche de cette équipe de Santander, sous la pressing d’un madrilène derrière lui, en l’espèce Higuain.

A la 51ème, Higuain pressé parvint à trouver dans l’espace Diarra qui frappa au but sans cadrer.

Bordeaux démasque Grenoble

20 septembre 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

Les bordelais se sont imposés 1 but à 0 à Grenoble pour conclure une semaine qu’ils avaient entamé par une cinglante défaite 4-0 face à Chelsea.

Les joueurs de Blanc auront fait la différence alors qu’ils étaient réduits à 9 après les expulsions de Diarra (deux cartons jaunes) et Wendel (un rouge direct pour un attentat sur Baning).

Lors de cette période à 9 les bordelais se sont recroquevillés derrière contraints et forcés. Et eux qui avaient été jusque là médiocres et sans inspiration ne le furent pas davantages. Mais ils forcèrent alors à faire jouer une équipe de Grenoble qui ne s’était jusqu’à alors distinguée que dans une filière pressing-contre ou jeu direct.

Et finalement ils ( les joueurs de Grenoble) se firent contrer et ne purent revenir en score ensuite dans un match qu’ils finirent à 10 après qu’un mouvement de dégagement de Robin soit interprété comme une semelle de ce dernier sur Gourcuff.

1ère mi-temps :

On peut distinguer deux temps dans ces 45 première minutes :

grenoblebordeauxUn premier qui vit Grenoble exercé un pressing important. Cela soit poussa à la faute des bordelais portant dans l’ensemble trop le ballon pour se sortir de ce pressing, soit cela les poussa à reculer ou à faire des fautes dans la transmission. A la récupération du ballon, Grenoble jouait long (2 ;9 ;27 par exemple) ou pour trouver un attaquant ou pour presser aux seconds ballons.

Ainsi, à la 18ème, Moreira fut trouvé via une ouverture de Flachez. Il contrôla dans sa course le ballon de la tête avant d’effectuer une reprise dans un angle fermé. Ramé s’empara sans problème de cette reprise.

A la 21ème, Dja Djedje éliminait d’un grand pont coté droit Jurietti pour centrer mais Ramé s’interposa promptement devant Moreira.

Peu à peu (2d temps) dans ce match, le pressing se fit moins intense et Grenoble joua de moins en moins haut. Bordeaux n’était pas plus inspiré, montrait des difficultés dans son alignement défensif (8 et 18 comme nous venons de le voir) jouait principalement directement vers Chamakh (4 ;7 ;10 ;14 ;16 ;19 ;24 ;28 ;39) et les actions furent ainsi peu nombreuses.

Un cafouillage dans la surface avec Fernando et Gourcuff à la lutte coté girondins se termina par une frappe contré de Cavenaghi. (25ème)

A la 33ème suite à une faute sur Fernando, un coup franc était accordé mais Wimbée s’imposait devant Diarra.

3 minutes plus tard, sur un rare décalage Wendel centrait vers Cavenaghi mais la reprise de l’argentin fut trop décroisée.

Cette mi-temps se terminait sur une décision scandaleuse du corps arbitrale.

Du corps arbitral et non pas seulement de M.Ledentu car si un enchaînement à une touche coté droit entre Fernando et Gourcuff avait permis à ce dernier de lancer Chamakh (42ème) dans la profondeur avant que ce dernier ne soit fauché par Flachez devant le juge assistant, ce dernier bien mieux placé que son arbitre central ne broncha pas ce qui conduisit à la décision finale. Dans la foulée de cette injustice, Chamakh était averti pour contestation. Quant à Diarra il se voyait aussi attribué une sanction administrative pour un tacle à retardement.

La première mi-temps s’achevait donc sur un score de parité.

Le début de la seconde période sembla confirmer la baisse de forme des grenoblois qui avaient petit à petit baissé le pied après une entame dynamique mais très dévoreuse en énergie. Ils étaient en retard et commettaient des fautes. 4 coups francs furent ainsi accordés dans un temps très court entre la 45ème et 49ème. Mais Gourcuff puis Wendel se montrèrent désastreux dans ce secteur.

Et à la 49ème, Diarra pour avoir coupé via une intervention par derrière le jeune Feghouli parti en contre se voyait sanctionné d’un second carton jaune et conséquemment intimé l’ordre de quitter la pelouse.

4 minutes plus tard, Wendel y allait de sa semelle sur le haut du tibia de Baning. Il était instantanément expulsé. Bordeaux était à 9.

Dans ce contexte, Blanc décida de défendre avec ce qu’il lui restait de joueurs. On vit deux lignes de 4 se former. Jussie remplaça alors Cavenaghi (56) avant que Planus ne remplace Chamakh (73). Entre ces deux temps se développa une constation. Grenoble montrait toute ses peines à faire la différence. Non seulement par prudence il laissait toujours au moins deux joueurs en réserve ce qui de fait annuler leur avantage numérique sur la partie de terrain ou se déroulait l’action, mais en plus ils se retrouvaient à faire ce qu’il n’avait jamais fait jusque là : le jeu.

Ainsi, si un centre trouva Moreira (mais ce dernier ne put ajuster sa reprise) à la 58ème, les grenoblois furent stériles dans ce secteur (58 ;68 ;74 ;74 ;78 ;79 ;85), et pris en défaut de technique comme sur cette transversale (60).

Leur plus forte occasion eut lieu sur coup franc, Bordeaux préférant commettre des fautes lointaines. Mais Feghouli ne put tromper la vigilance de Ramé qui arrêta des deux mains cette frappe de plus de 30 mètres.

La rentrée de Planus marqua un changement dans la tactique de Blanc. Qui ne procéda plus via deux lignes de 4 mais une première ligne de 4 devant laquelle (pour occuper l’axe et inviter les grenoblois à passer par les cotés pour centrer domaine dans lequel il n’était pas dangereux) se positionna Planus avec devant lui Fernando et Gourcuff et devant le seul Jussie.

Si Bordeaux était ressorti via quelques coups francs qui ne donnèrent rien de sérieux (67 ;71), c’est en contre qu’ils prirent l’avantage. Grenoble venait d’attaquer sur la gauche des Bordelais, Bordeaux contre-attaqua sur le coté droit. Chalmé poussa jusqu’au bout son action, centra. Flachez tenta alors un dégagement en talonnade qui ne renvoya pas bien loin le ballon et en plus dans l’axe. Jussie qui avait suivi ne se faisait pas prier. Il ouvrait la marque.0-1.

Grenoble n’avait pas de solutions dans une situation de match de ce type. Ils essayèrent bien la frappe lointant via El Moubarki (83ème) ou la balle longue (92ème). Mais ce fut en pure perte.

Les joueurs locaux s’inclinaient 1 but à 0 et finissait même ce match à 10 après l’expulsion de Robin.
Ce match aura servi Ă  rappeller quelques faits:
il est plus facile de dĂ©fendre que d’attaquer et Ă  ce petit jeu, mĂŞme une Ă©quipe rĂ©duite Ă  9 contre 11 mais supĂ©rieure sur le papier peut esperer remporter une rencontre.
Inversement une Ă©quipe faible ne peut en gĂ©nĂ©ral battre une Ă©quipe supĂ©rieure au jeu de celle-ci. [Si l'Ă©cosse veut battre la France, l'Ecosse doit rester derrière et esperer marquer sur un contre ou un coup de pied arrĂŞtĂ©] Ce n’est pas restrictif, c’est la beautĂ© d’un sport oĂą deux Ă©quipes ambitionnent la victoire.
PrĂ©tendre le contraire, c’est jouer sur l’exception ou ne voir en ces petites Ă©quipes que des faires valoirs dĂ©stinĂ©s Ă  se faire punir par les plus grandes Ă©quipes.

Bordeaux recevra Saint-Etienne au prochain match. Grenoble sera Ă  Paris.

Remplacements + lien vers la notation des joueurs de Bordeaux

Grenoble: Akrour (Courtois 57), Baning (Touré 63), Fegouhli (El Moubarki 75).

Bordeaux: Cavenaghi (Jussie 56) Chamakh (Planus 73)

Notation des joueurs de Bordeaux: ICI

Manchester gaspille et se tire une balle dans le pied : Chelsea obtient le nul

20 septembre 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

Manchester a concédé le nul 1 but partout à Stamford Bridge à l’occasion de cette 5ème journée du championnat anglais. Les hommes de Ferguson peuvent s’en vouloir. Ils ont eu les occasions pour mener plus largement avant de bêtement se faire reprendre. De leur coté, ceux de Scolari se satisferont du nul même si en fin de match ils auraient pu davantage encore capitaliser sur les erreurs adverses et arracher la victoire. Manchester, avec un match de retard compte maintenant 6 points de retard sur son adversaire du jour qui se situe lui, à parité de match cette fois, à 1 points des gunners d’Arsène Wenger qui occupe la tête de la Premierleague.

1ère mi-temps :

Manchester démarre tambours battants cette première période. A l’issue des 22 première minutes de jeu, la possession est outrageusement en leur faveur dans un match entre deux équipes de ce standing : 65/35.

A ce moment, Manchester menait 1-0. Après avoir concrétisé 1 de ses 5 occasions franches :

La première avait vue un tir de Fletcher être contré par son propre équipier Berbatov (1ère minute).

C’est ensuite Hargreaves qui avait centré pour ce même Fletcher qui avait repris de volée. Une frappe qui passa juste à coté des buts de Cech (4ème).

chelseamanchesterA la 8ème minute, Evra interceptait le ballon dans son propre camp, lançait Rooney d’une passe piquée. Cech promptement sortait de ses 18 mètres pour devancer Rooney. Son renvoi échut à Berbatov qui tenta une reprise instantanée pour profiter du fait que le gardien des blues avait déserté son camp. Sa reprise fut trop peu puissante mais arriva sur Rooney qui à son tour reprit de volée sans se retourner. Sa frappe passa à ras du cadre de Chelsea. Cech semblait couvrir cependant lui qui arrêta sa course vers l’arrière quand il vit après le premier rebond que cette frappe finirait sa course hors-cadre.

Chelsea était acculé. Il réagissait via du jeu long. Anelka déviait pour J.Cole qui contrôlait de la main, sans que l’arbitre ne le voit, puis s’avançait vers Van der Sar. Sa frappe finit dans le petit filet extérieur. (8ème). 5 minutes plus tard, Anelka tentait une frappe aussi lointaine que révélatrice des difficultés de l’équipe locale à approcher du but.

La 4ème action de Manchester démarra puis finit par Ferdinand. Le défenseur anglais, preuve que Manchester jouait haut, intercepta un ballon (devant Aneka) dans le camp de Chelsea, juste après la ligne médiane. Il trouva Rooney qui fixa dans l’axe avant de décaler Ferdinand qui avait poursuivit son action. Le défenseur seul face à Cech dans l’axe droit de la surface s’appliqua pour effectuer une frappe croisée. Cech d’une parade mettait en corner. (15ème).

2 minutes après (17ème) Manchester ouvrait le score sur une action en tout point remarquable. Evra effectuait un dribble latéral à 45 mètres des buts. Il donnait ensuite à Berbatov en pivot qui remisa pour Scholes qui donna à une touche dans le dos de Alex qui avait suivi Berbatov. Evra qui avait continué sa course s’imposa alors devant Bosingwa venu compenser l’absence d’Alex. Le français maintenant dans la surface centra à terre et en retrait. Fletcher fit une course croisée qu’on peut interpréter comme un écran. La reprise de Berbatov fut repoussée par Cech mais Park avait suivi et marqua dans le but vide: 0-1.

Ce match avait été abordé par Manchester en 442. Un 442 avec Hargreaves au poste de milieu droit et Park au poste de milieu gauche.

Devant, Berbatov était en retrait de Rooney et fut souvent sollicité en appui comme nous venons de le voir (4 ;8 ;9 ;17 ;20 ;25 ;28 ;34 ;37). Rooney n’était pas en reste dans ce secteur (5 ;11 ;12 ;21).

Dans l’axe du milieu, la paire Scholes Fletcher était chargé du pressing, un pressing par zone selon celle ou se trouvait le ballon. On vit ainsi sortir Scholes au pressing en plusieurs occasions (dont 7 ;23 ;41 ;41).

Hargreaves et dans une moindre mesure Park furent chargés d’une mission importante. Contrôler les offensifs latéraux adverses. Ainsi il ne fut pas rare d’acter que Hargreaves milieu droit et charger de suivre Cole en phase offensive de Chelsea avoir un positionnement plus en retrait que son latéral droit Neville, titularisé pour la seconde fois de la semaine en défense, tout comme Evans aux cotés de Ferdinand.

Chelsea de son coté avait essuyé l’orage. Les londoniens avaient déploré l’absence tardive de Deco, remplacé numériquement par Ballack. En défense, ce ne fut pas long (12 minutes) avant que Carvalho ne cède sa place (douleur au genou) à Alex. Les londoniens était dans une sorte de 4132 ou 4141 selon le positionnement de Cole plus ou moins en retrait d’Anelka. Comme face à Tottenham, ils se montrèrent sans imagination sur le plan offensif, « précis » dans la transmission mais avec un handicap : cela se faisait au prix de différence crée nulle. Ainsi les actions coté Blues se finissaient souvent par du jeu long( 8 ;9 ;12 ;37 ;45) ou des centres (10 ;32 ;38 ;44). Coté de coups de pied arrêtés, le danger créait n’était pas plus important que ce soit sur corner (24 ;39) ou coup franc (29).

A partir de la seconde moitié de la première période, Manchester ne joua plus si haut qu’il ne l’avait fait dans les 20 premières minutes. Soucis de récupérer, oui, soucis de préserver l’avantage acquis, aussi, mais surtout incapacité via les joueurs présents de jouer pour l’instant sur toute la longueur d’un match (du moins une grande partie) au rythme des 25 premières. Ainsi des joueurs comme Neville, Evans, Hargreaves, Berbatov, Rooney, Park ont tous pour des raisons différentes besoin de rythme. Ce n’était pas le cas coté Chelsea à part Ballack, et il y eut ainsi de la logique à voir ces derniers investir le camp mancunien.

Suite à du jeu long, 26ème, Neville tenta une passe en retrait devant Malouda. Mais le français intercepta cette transmission vers Van der Sar. Il poussa son ballon pour éliminer ce dernier. Le portier visiteur toucha certes le ballon mais heurta aussi Malouda. Une « obstruction » dans la surface ? Un penalty n’aurait pas été plus usurpé qu’une faute non sifflée. Dans le choc, Van der Sar se blessa au genou. Une période de flou allait s’en suivre, le gardien ne tirant plus les 6 mètres, Ferdinand s’en chargeant à la 30ème.

Dans la foulée de ce dernier, Chelsea récupéra la balle coté droit. Fit passer celle-ci coté gauche. Terry ne fut pas attaquer ce qui lui permit de faire une percée dans la partie de terrain mancunienne. A la fin de son action il effectua une balle piquée dans la surface plus ou moins relayé par Lampard. Van der sar sortit mais relâcha le ballon. Evra dégageait alors son camp (30ème).

Chelsea procédait par frappe lointaine. Ainsi, Lampard (29ème) puis Alex (39ème) s’essayait. Ce dernier se montrait plus dangereux dans sa tentative. Mais pas au point de tromper Kuszczak entré à la place de Van der sar (32ème). Sur le tir d’Alex, repoussé par le gardien mancunien, Evans fut le premier sur le renvoi.

A la 40ème, Lampard trouvait Anelka dans la profondeur. Le français était hors jeu, l’arbitre assistant n’en vit rien, il poursuivait sa course jusqu’à tirer de l’axe droit de la surface. Comme Cole avant lui il ne trouva pas le cadre. C’est à Manchester que revint la dernière occasion de la première période. Rooney chipa le ballon dans les pieds de Terry le long de la ligne de touche coté droit. Il revint dans l’axe une fois ceci fait, donna à Berbatov qui manqua sa remise à une touche vers Park dans une situation de 2 contre 3. Park, servi derrière lui s’empara du ballon, et tira mais fut contré.

La mi-temps était sifflée sur ce score de 1 but à 0 en faveur des champions en titre.

Chelsea vs Manchester notation

20 septembre 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

Van der sar, Remplacé par Kuzcscak : 3 auteur d’une performance solide, jusqu’au but. D’autant plus dommage qu’il s’était jusque là montré décidé dans ses sorties.

Neville : 4 Quelques moments limites en première période avec cette passe vers Van der sar (26) ou cette tentative hasardeuse de transversale (62). Averti pour une faute sur Anelka. Voilà pour le négatif. Le positif est tout aussi fourni. Des duels gagnés, des couvertures (3 ;10), des interceptions (4 au moins en première mi-temps ; 2 en seconde). Le vieux capitaine en a encore sous le pied.

Ferdinand : 4 A la faute sur le but, aurait du marquer en première période (15ème) où la conclusion même si cadrée ne fut pas à la hauteur de sa participation à cette même attaque.

Evans : 4.5 Des problèmes d’alignement en seconde période (65ème). Sembla parfois à la limite mais se sort avec les honneurs de cette confrontation avec Anelka puis Drogba. A 20 ans il paraît déjà un remplaçant crédible.

Evra : 6.5 Performance très solide du français. Averti pour contestation, il fut solide défensivement et apporta le soutien devant. Décisif sur le but.

Hargreaves : 4.5 Pour sa deuxième titularisation de l’année il est à créditer d’une bonne performance. A muselé Cole tout en allant vers l’avant. Au cœur des 25 bonnes premières minutes de Manchester. Baissa-t-il de pied par la suite ? Plus tard dans l’axe, il ne commit pas d’erreur dans une tâche plus défensive que Fletcher.

Fletcher : 5.5 Titularisé comme face à Villareal dans l’axe du milieu, il n’a pas déçu se projetant vers l’avant tout en assurant ses taches défensives et d’harcèlement du porteur. Aurait pu, du ?, marquer en première période (4). En fin de match il a su faire la différence dans ses passes comme vers Ronaldo (83) : un de ceux qui n’a pas baissé physiquement.

Scholes : 5 Sa sortie doit plus à l’excité d’arbitre qui officiait sur ce match qu’à une baisse de rendement. Il n’aurait jamais fini le match. Sa remise plein de timing permit le but. Puis Ronaldo qui eut quelques éclairs. Perdit aussi des duels. En phase de reprise, il fut positionné devant pour lui épargner les retours défensifs.

Park : 5.5 Le coréen jouait lui son 3ème match de l’année. De l’activité et un but. Il déçoit rarement. Sans doute pour cela qu’il n’est jamais loin du 11 de départ quand les grands matchs arrivent. Puis O’shea.

Rooney : 3 La déception. Hors du coup physiquement, il tenta de compenser par une activité de tous les instants. Ce qui lui permit de briller comme à la 15, 46 et 52 et 83ème en phase offensive. Un retour défensif aussi à la 16ème. Mais il tâcha cette performance de contrôle et conduite de balle imprécise qu’il enchaîna par des fautes de frustration. Sans dommage à la 6ème, fatale à la 78ème. Juste avant il avait raté par manque d’implication un tir largement dans les cordes d’un Rooney qui aurait été à 100%. Maintenant on peut se demander pourquoi il a démarré devant Tevez qui a ce coté travailleur tout en ayant l’avantage d’être déjà à son meilleur. On peut aussi penser que sans le remplacement de Van der sar, il était planifié que Rooney laisse à un moment du match sa place à Tevez.

Berbatov : 5
Intéressant dans un rôle de pivot. A ce point en retrait qu’il fut souvent à la lutte avec Obi Mikel la sentinelle devant la défense de Chelsea. Commit pas mal de faute dans ses duels. Averti pour un croc-en-jambe sur Ballack. Présent au pressing. Lui aussi monte en régime mais aurait certainement été plus performant (cf 46ème par ex) avec plus de matchs dans les jambes.

Le Werder ridiculise le Bayern

20 septembre 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

Le Bayern Munich s’est incliné 5 buts à 2 face au Werder de Breme. Menés deux buts à 0 en première période, les joueurs de Klinsmann qui avait joué (comme depuis la victoire face au Hertha Berlin) en 3142 passèrent en 442 pour encaisser 3 buts supplémentaires en seconde période. Leur réduction du score alors qu’ils étaient menés 5 buts à 0 en fin de match fut anecdotique.

bayernwerder0809Les munichois se présentèrent donc à nouveau en 3142. La différence notoire par rapport au match face au Hertha Berlin cependant fut la présence de Van Bommel. Elle eut de grandes répercussions. Non pas tant par la qualité de la prestation du néerlandais que cela affecta le rôle de De Michelis. Ce dernier qui avait contre le Hertha un rôle libre, tantôt libéro tantôt premier milieu devant la défense, pâtit du poste de troisième stoppeur qu’il lui fut demander d’occuper.

Devant les 3 défenseurs axiaux nous retrouvions donc Van Bommel. Devant ce dernier 4 « milieux » avec les deux latéraux dans les couloirs aidés par deux milieux plus axiaux en Ze Roberto et Schweinsteiger. Le premier nommé intervertissait parfois son position avec Podolski pour se placer en pointe au coté de Toni.

Le Werder de son coté eut la main dans cette mi-temps et ce match. Pourquoi ?

D’abord parce que défensivement ils amenèrent leurs adversaires à jouer comme il l’entendait c’est à dire en les poussant à mener le jeu via leurs latéraux pour finir par revenir dans un axe embouteillé par leur soin.

Ensuite en phase offensive sur attaque placée où ils cherchèrent à conserver le ballon haut dans le camp adverse ceci autant pour chercher à trouver l’ouverture que pour repousser loin le Bayern et de rendre d’autant moins efficace la relance adverse. Ainsi Toni se retrouva souvent isolé (cf 28 et 42 notamment).

Enfin en contre ils cherchèrent à jouer dans le dos de Van Bommel puis dans celui des 3 défenseurs axiaux (17 ;26). Par contre quand il s’agit de jouer long (7 ;8 ;10), ils furent moins efficaces.

Les joueurs de Schaff se montrèrent d’ailleurs les premiers dangereux :

Une faute coté gauche sur Diego de la part de Van Bommel donna un coup franc. Le brésilien le tira rentrant. Rensing dans sa sortie aérienne se troua mais Rosenberg au second poteau ne put en profiter. (2ème).

Toni récupérait le renvoi d’une frappe de Schweinsteiger contrée mais faute de temps et d’un placement qui n’invitait pas à une frappe du droit, il ne put cadrer sa tentative. (6ème).

Sur la gauche, Ze Roberto remisait en retrait pour Lahm qui centrait du droit. Toni reprit de la tête mais cela manqua de puissance pour inquiéter Wiese. (11ème).

Nous étions dans une phase de poussée du Bayern et à la 12ème un centre de Schweinsteiger vers Toni était mise en corner par la défense bremoise.

Les munichois étaient doublement pris dans leur dos sur l’action suivante :

A la 17ème, dans le dos de milieux se projetant vers l’avant Diego était servi. Il lança ensuite dans le dos de De Michelis Pizarro qui élimina l’argentin pour tenter dans un angle fermé une balle piquée. Qui trompa Rensing mais trouva le poteau. Van Buyten écartait le danger devant son but.

Sur un de ses rares contres, le Bayern via Ze Roberto jouait dans la profondeur. Mais Toni et Podolski était en position de hors jeu au moment de la passe. (29ème).

Et dans la même minute, l’équipe de Klinsmann encaissait un but. Ozil laissé libre dans le rond central alerta entre De Michelis et Van Buyten Rosenberg qui lancé dans la surface trompa d’un extérieur du droit Rensing sorti à sa rencontre. 0-1.

Dans les moments qui suivirent ce but, Podolski fut servi par Lucio (remise après long ballon) mais sa frappe du cadre n’inquiéta que les spectateurs placés haut dans le premier étage de l’Allienz Arena. (32ème).

C’était plus sérieux 7 minutes plus tard. De droite on passait à gauche. Un centre vers Toni échappait à l’italien. Prödl crut alors que personne ne venait dans son dos et laissa passer le ballon. Pour se rendre compte ensuite que Lahm était là. Il contra finalement le centre de ce dernier, prit son gardien à contre pied dans la manœuvre mais heureusement pour les visiteurs, son contre ne se dirigea pas vers le but mais juste à coté de celui-ci pour un corner. Qui ne donna rien.

C’est le Werder qui accentuait son avantage peu avant le repos. A 40 mètres des buts de Rensing, De Michelis y alla d’une faute grossière sur Pizarro (Coup de coupe dans une lutte aérienne). Sur le coup franc, situé dans l’axe droit, Ozil tira de façon rentrante vers le second poteau. Van Buyten devant Prödl manqua totalement son intervention mais le défenseur du Werder ne put dévier. Rensing en second rideau effectua alors une parade main droite. Mais Naldo fut le premier sur ce renvoi et ne laissait aucune chance à Rensing. 0-2.

La seconde période vit donc Klinsmann abandonner son 3142 pour revenir à un 442 qui a pourtant montré des failles lors des deux premiers match de la saison, la faute à des couples de défenseurs centraux incapables de par leur caractéristique physique de jouer haut sans être sur de se faire prendre dans le dos. Ce qui est bizarre ici, ce n’est pas de passer en 442 c’est de le faire à la première contrariété rencontrée avec le 3142 au niveau du score. Lell et Van Buyten laissèrent donc leur place à Oddo et Borowski.

Le werder se montra le premier dangereux. Diego trouva dans la profondeur Rosenberg mais ce dernier bien placé manqua son contrôle de balle. (45ème).

Plus tard, C’est Pizarro qui allait rater l’avant dernier geste, en l’occurrence une passe trop longue vers Rosenberg.

Entre ces deux actions le Bayern via son coté droit se procura une occasion.

Un centre en retrait de Oddo trouva Toni mais s’il put devancer Mertesacker sa reprise fut contrée par ce dernier. (47ème). Puis une autre via son coté gauche, le centre de Podolski (lancé par Ze Roberto) mit les deux protagonistes précédents à l’ouvrage. Mais cette fois c’est Mertesacker qui devança l’italien.

Notation des joueurs de Bordeaux (vs Grenoble)

20 septembre 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

Ramé : Non noté Répondit présent quand il fut sollicité, ce qui fut rare (18 ; 64)

Jurietti : 1 Offensivement apporta peu, défensivement limité :il se fait manger sur le coté droit par Dja Djedje (21ème) en première période. Averti en seconde.

Henrique : 1.5 Des problèmes dans l’alignements (8ème). Plus à l’aise quand Grenoble procéda par attaques placées qui se finissaient par des centres. Faiblard dans la relance.

Diawara : 1.5 Idem.

Chalmé : 2 Imprécis dans la transmission en première période. Il centre pour le but dans une seconde mi temps plus solide.

Diarra : 0 Des fautes, une de frustration en fin de première période. Ce moment d’égarement lui valut l’expulsion quand en seconde période il reçut un nouveau jaune. Incapable dans l’ensemble de percer le premier rideau adverse. Et cette première passe compte quand il y a du pressing en face.

Fernando : 1 Discret. Un enchaînement avec Gourcuff qui fit la différence en fin de première période.

Gourcuff : 2.5 Tenta beaucoup, via des rushs individuels en première période, il connut beaucoup de déchet. Certes il y avait peu de soutien mais n’est ce pas son rôle de parfois temporiser pour incorporer ses partenaires au jeu ? Des coups de pieds arrêtés médiocres (21 ;39 ;46 ;87) sauf à la 71ème vers Diawara. Dans la période à 9 contre 11 il se distingua par sa pugnacité et une capacité de conservation de balle intéressante. En fin de match, pour avoir reçu à terre une semelle de Robin il provoqua l’expulsion de ce dernier.

Wendel : 0 il ne se distingua que très peu (un centre vers Cavenaghi 36) avant de commettre cette agression sur Baning alors que son équipe était à 10. Expulsé ce n’est pas parce que Baning n’a rien de cassé qu’il ne mérite pas une exemplaire sanction.

Cavenaghi : 1 En retrait de Chamakh qui était le joueur cherché dans le jeu long, il eut du mal à combiner avec le marocain. Remplacé par Jussie, pour considération tactique à 9 contre 11, auteur du but de la victoire.

Chamakh : 2.5 Pivot intéressant mais qui sortit cuit après avoir plus occupé le poste de milieu gauche qu’autre chose après les deux expulsions. Il aurait du bénéficié d’un penalty pour une faute grossière de Flachez en fin de première période. Il aurait du se dispenser du carton pour contestation. Remplacé par Planus.

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