Première victoire pour le Bayern (vs Hertha Berlin)

31 aoĂ»t 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

Le Bayern Munich s’est imposé 4 buts à 1 face à Hertha Berlin à l’occasion de la 3ème journée de ce championnat d’Allemagne 2008-2009.

Les munichois de Klinsmann optèrent pour une défense comprenant 3 défenseurs centraux dans ce match. Face à une équipe se déployant dans une stratégie similaire, ce fut un choix qui stabilisa le Bayern derrière et surtout leur permit de jouer plus haut. Pourquoi ?

Parce que la présence de De Michelis, qui intégrait ici l’équipe, apporta de la sécurité à Lucio et Van Buyten qui purent ainsi aller chercher les joueurs adverses devant sans crainte des espaces qu’il laissait dans leur dos.

bayernhertha0809Cette défense à 3 eut un autre effet, la présence d’un joueur capable de relancer et de trouver des joueurs dans les intervalles. La seconde période fut édifiante dans ce secteur. Maintenant, on ne voit pas comment cette stratégie ne pourrait être autre chose que provisoire et adapté à un adversaire très limité.

Le Bayern ne pouvait se permettre un nouveau résultat négatif (ce qu’aurait été tout autre résultat qu’une victoire), et Klinsmann a considéré que le meilleur moyen de mieux occupé le terrain sans se découvrir et donc de parvenir à l’objectif victoire était cette défense à 3 ou 5 selon l’attitude des munichois. Point barre.

Qui irait penser qu’une telle organisation pourrait faire peur au 433 ou 442 des meilleures équipes européennes ? C’est pourquoi ce résultat large doit être relativisé. D’autant plus que le Bayern jusqu’au break, deux buts en 1 minutes, ne fut pas des plus tranchant.

Au moins occupait-il le camp adverse. Et vu ses joueurs de devant, cela en fait une différence.

C’est d’ailleurs sur leur première réelle occasion que le Bayern ouvrit le score.

A la 11ème et servi par Schweinsteiger, Toni parvenait à se retourner et à éliminer son adversaire direct. Lancé vers le but il enroulait sa frappe. Drobny était battu.1-0.

Le Bayern qui s’attacha à développé un jeu sûr dans la transmission. On tentait de prendre appui sur Toni mais sans le solliciter via des balles hautes (11 ;16 ;18 ;29 ;38 ;40). On tentait aussi de combiner pour faire des centres mais disons le, beaucoup d’entre eux furent des centres réalisés de loin. On tentait aussi d’avancer vers le but en portant le ballon, via Ze Roberto et Schweinsteiger notamment.

Le Hertha de son coté résuma son approche à deux options : la provocation via Rafael, et le jeu long « vers » Pantelic.

A la 15ème, on allait d’un coté de terrain à l’autre pour revenir finalement dans l’axe. Ottl tentait sa chance de l’extérieur de la surface de réparation. Il ne faisait rien pour la titiller en ne cadrant pas sa tentative.

A la 17ème, Rafael se jouait de Lucio et Van Buyten. C’était sans compter sur la troisième lame De michelis qui intervint avec autorité.

A la 22ème un centre de Lahm trouvait Klose mais ce dernier ne pouvait faire ce qu’il désirait de ce service. Sa tête en cloche passa au dessus.

Toni parvenait à se retourner à la 23ème. Ce faisant il tirait croisé en demi volée avec son pied gauche. Si l’effort était louable, il n’inquiéta pas outre mesure Drobny.

A la 28ème, Rafael provoquait de nouveau mais comme un peu plus tot dans le match se heurta à De Michelis.

De Michelis qui se montrait dangereux pour l’opposition 3 minutes plus tard. Sa tête sur un corner de Ze Roberto frôla le cadre.

Pantelic, isolé s’essayait à une frappe lointaine, mais c’est au Bayern que revint la dernière « opportunité » de cette seconde période. Lahm à une touche trouva Toni sur la gauche de la surface mais un contrôle trop long réduisit à néant ce début d’action.(38ème).

La mi-temps fut donc atteinte sur ce score de 1 à 0 pour le champion d’Allemagne.

Lors de la seconde période, le Bayern tenta davantage de jeu rapide, via des 1-2 notamment.

A la 49ème, un 1-2 Ze Roberto Klose permettait au premier nommé de s’échapper coté gauche. Son centre s’avéra trop fuyant pour que Toni ne soit à la retombée de celui-ci.

Dans la même minute, De Michelis interceptait un ballon avant de le perdre dans la foulée. Rafael en profita mais sa frappe fila droit sur Rensing, dont nous citons le nom pour la première fois.

Le Bayern doublait finalement la mise à la 53ème. De Michelis donnait pour Lahm qui transmit à Ze Roberto qui lui remit. Lahm entra alors dans la surface, effectua un dribble latéral vers l’intérieur. Et enroula du droit coté opposé. 2-0.

De Michelis dans la minute suivante trouvait Schweinsteiger dans l’intervalle. Ce dernier donna en première intention pour Toni qui fit de même pour Klose qui se trouvait lancé dans la surface. Mais il butait sur le gardien. Un corner était accordé.

Dans la foulée, Schweinsteiger était accroché dans la surface par Van Bergen. L’allemand se fit justice lui-même. Son tir croisé ne laissa aucune chance à Drobny. 3-0.

Ses deux buts affectèrent grandement les déjà faibles berlinois.

Le Bayern de son coté continuait sur sa lancée. Lell centrait pour Klose dont la reprise trouva le poteau. (58ème).

Le Bayern obtenait un nouveau penalty à la 69ème. Toni servit en pivot par Ze Roberto attendit la course de son partenaire pour lui rendre le ballon dans l’espace. Van Bergen commettait de nouveau la faute dans la surface, prit par le dribble intérieur du brésilien. Après tractation, Toni persuadait Schweinsteiger de laisser tirer Klose. Ce dernier décroisait sa frappe. Drobny prit à contre-pied s’inclinait une 4ème fois. 4-0.

Le match se terminait non sans que le Hertha Berlin ne réduise le score. Borowski effectua une passe latérale dans la course de Ottl, arrêté. Ce dernier perdit le ballon, le Hertha lança alors en première intention Pantelic qui élimina Rensing d’un tir enroulé non sans rappeler la réalisation de Toni en première période. 4-1.

Homme du match : De Michelis : 5.5 présent derrière (17 ;29), des interceptions importantes (49, malheureusement suivi d’une bévue balle au pied), et une capacité dans la passe à trouver des partenaires au delà du premier rideau adverse (52 ;53).

Bologne surprend le Milan

31 aoĂ»t 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

Bologne s’est imposé sur le terrain de l’Ac Milan. Une victoire 2 buts à 1. Disposé en 4321, 3 recrues faisaient leur début coté milanais. Zambrotta sur le coté droit, Flamini et Ronaldinho en lieu et place de Gattuso et kaka, absents. En face d’eux Bologne joua en 4141 avec l’intention d’exploiter l’espace béant entre la défense et l’attaque milanaise et le replacement défensif aléatoire des joueurs d’Ancelotti.

En première période on constata que le Milan avec Inzaghi à la pointe de son attaque n’avait pour ainsi dire pas d’appui disponible devant. Ses joueurs tentèrent bien de le chercher mais en général ce fut en pure perte (8 ;9 ;21 ;26). On constata aussi que le Milan n’aime pas défendre et quand Bologne parvint, ce qui fut le cas dans le premier quart d’heure à s’installer dans le camp milanais, ces derniers avaient beaucoup de difficultés à ressortir le ballon.

milanbologneEn phase offensive, on acta aussi du fait d’une faible participation des latéraux, avec des centres à la française c’est à dire effectué de loin et sans décalage préalable. Constatons donc que les milanais ne faisaient rien pour l’efficacité de leur schéma en ne faisant pas « participer » les latéraux et en ne disposant pas d’un attaquant qu’on peut trouver en appui. Le premier point pouvant s’expliquer peut-être par le fait que l’on craignait le replacement de joueurs comme Seedorf et Ronaldinho.

Notons que c’est contradictoire car effectuer des centres à la française signifie quand même que le latéral se trouve dans le camp adverse. Et un centre de ce type a moins de probabilité de faire la différence, la probabilité de perdre le ballon et donc de se faire malgré tout contrer est donc « contradictoirement » plus importante que si on faisait participer les latéraux de façon active.

La première occasion du match fut pour Bologne. Amoroso effectuait une percée mais sa fut contrée à l’entrée de la surface de réparation (9ème).

A la 12ème minute, Adailton était trouvé dans la profondeur après un appel croisé. Sa frappe instantanée de la limite de la surface de réparation fut captée par Abiatti.

Cité milanais Seedorf et Ronaldinho combinaient ensemble. Le premier trouvait le second qui tentait un pointu des 18 mètres. Cela passait à coté du cadre.(13ème)

A la 16ème un centre de Seedorf fut enlevé de la tête par Ronaldinho devant Inzaghi, mieux placé.

Le plus dur pour Bologne était d’éliminer le premier rideau milanais qui pressait assez haut. Mais une fois cela fait, les espaces se libéraient pour eux. (12 ;17 ;24).

C’est ainsi qu’ils ouvrirent le score. Di Vaiso fut troivé dans l’espace coté droit (17ème). Il revint sur ses pas pour servir Zenoni et on assista alors à un jeu en triangle entre les deux premier nommés et Amoroso. Zenoni de la droite donna donc dans l’axe à Amoroso qui remisa pour Di Vaio qui revenait latéralement de la droite. Sans contrôle ce dernier frappait du gauche coté opposé. Abiatti était battu. 0-1.

Le Milan tentait de réagir. Servi dans la profondeur, Inzaghi se montrait trop court (20ème), Ambrosini de la tête ne trouvait pas le cadre sur un service de Ronaldinho (25ème). A la 27ème, un centre lointain de Zambrotta trouvait finalement Ronaldinho mais le brésilien surpris de recevoir le ballon ne pouvait orienter sa tête ailleurs que sur Antonioli (27ème). Zambrotta effectuait ensuite une percée mais après avoir éliminé plusieurs joueurs frappaient dans les nuages de 25 mètres.

Dans l’axe gauche Ronaldinho éliminait plusieurs joueurs, effectuait un centre-frappe que Antonioli qui relâcha en intervenant devant Inzaghi mais la défense de Bologne put se dégager.(32ème).

2 minutes plus tard, le Milan se créait une énorme occasion. Un 1-2 entre Inzaghi et Ronaldinho(34ème) se terminait par une passe en lob du milieu brésilien. Inzaghi, pour une fois non signalé en position de hors jeu élimina le gardien d’un dribble extérieur mais ne put redresser sa frappe. On ne peut s’empêcher de croire que ses appuis ne sont plus, à ce moment de la saison, assez forts pour lui permettre de faire ce qu’il avait fait à Reina lors de la dernière victoire en ligue des champions des joueurs d’Ancelotti.

Flamini y allait de sa tentative. Après une interception il tentait sa chance de loin. Mais le gardien ne s’y laissait pas tromper.(39ème)

En contre Adailton pour Bologne trouvait Di Vaio. Ce dernier effectuait une course qu’il finit dans la surface par une frappe trop croisée face à Abiatti. (40ème).

Dans la même minute, Milan égalisait. Pirlo décalait de droite à gauche pour trouver Ronaldinho qui revenait vers le centre du terrain pour centrer. Ambrosini était le premier sur le ballon et marquait de la tête.1-1.

Les deux Ă©quipes rejoignaient les vestiaire sur le score de 1 but partout.

Robredo élimine Tsonga (3ème tour)

31 aoĂ»t 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2008, US OPEN

Jo Wilfried Tsonga s’est incliné en trois manches face à l’espagnol Tommy Robredo. Ce dernier a parfaitement joué le coup face à un français en manque de tonus. Et son jeu, plein de puissance et dévoreur d’énergie, ne pardonne pas ce genre de détail. Une fois le premier set perdu, il n’y avait qu’une seule issue possible.

1er set :

Tsonga manque de jambe A quoi le constatâmes-nous : à plusieurs indices : d’abord Tsonga refusa un temps de faire régulièrement des revers à deux mains, auquel il préférait un slice qui le faisait davantage reculé à chaque fois qu’il en commettait un. Ensuite, au manque de lucidité du français qui à plusieurs reprise notamment dans le jeu 4, servit alors que son lancé de balle, bien trop vers la gauche alors qu’il servait coté égalité, était défectueux. Enfin, à sa volonté d’abréger les échanges en allant au filet, intention qui ne peut être louable qu’à la condition que l’approche soit digne de cette action de jeu.

Robredo dans ce set utilisa beaucoup son coup droit et s’il cherchait à fixer Tsonga coté revers il n’hésitait pas que ce soit au service ou à l’échange à attaquer le français sur son coté fort, celui où il joue en coup droit.

Robredo se détacha d’entrée. Tsonga avait entamé la partie au service. Menant 40-15 le français commit alors une double faute, puis il mit une volée hors du court.

A 40-40 il effectuait une faute sur son second coup de raquette. La première balle de break était la bonne pour Robredo qui sanctionnait d’un passing au corps une attaque d’approche trop courte de Tsonga.

Ce break, Robredo le confirma jusqu’à 5-4 service en sa faveur. Jusque là et à part un jeu disputé à 3-2 l’espagnol ne fut pas menacé outre mesure sur son engagement. Au contraire de Tsonga qui à l’exception du jeu 3 fut poussé à égalité dans chacun de ses autres service.

Mais Tsonga serra le jeu en cette fin de set, fit les efforts pour jouer son revers à plat et au prix de quelques bons retours se procura plusieurs balle de break, alors que l’espagnol eut aussi entre celles-ci une balle de 6-4. Un retour long faisait reculer Robredo et Tsonga en menant l’échange avec son coup droit parvenait à égaliser à 5-5.

Le jeu suivant était tout aussi disputé. Il fallait à Tsonga plusieurs égalités avant de remporter ce jeu sur un service gagnant. Pour la première fois, lui qui avait commis tant de fautes directes passait devant dans ce set. Robredo remportait blanc le 12ème jeu.

Et nous eûmes ainsi droit à un tie-break.

Ce tie-break revint au plus régulier des deux joueurs lors de cet set, c’est à dire à l’espagnol. Tsonga voulait tourner son revers pour frapper en coup droit. Mais il manqua de rapidité dans cette volonté et joua ainsi un coup moyen.

Robredo, offensif, s’infiltrait dans la brèche et remportait le premier point sur le service de Tsonga. 0-1.

Tsonga perdait les deux points suivant. Il explosait d’une part en revers avant de sortir un slice d’approche de faible qualité. 0-3 Robredo.

Si le français revenait à 3-2 en emportant ces deux points de service, Robredo faisait de même ensuite en prenant à nouveau Tsonga en défaut de mobilité alors que le français tentait de tourner son revers.

A 5-2 , Robredo défendait remarquablement son terrain et sur un enchaînement service extérieur coup suivant joué coté opposé du français, l’espagnol réalisait un passing croisé. Il menait 6-2 dans ce tie-break. Un retour croisé gagnant lui offrait le set. 7-6 (2)

Set 2 et 3 :

Ces deux sets peuvent être abordés ensemble. D’un coté nous avons un Tsonga baissant en qualité, commettant beaucoup de faute et allant de plus en plus au filet pour abréger les échanges. Il lit mieux aussi le service de Robredo mais entre savoir ce qui va se passer et bien agir en fonction de cet élément il y a un pas et Tsonga ne parvint pas à le franchir. De l’autre nous avons Robredo qui fit preuve d’une grande intelligence en effectuant deux choix. D’une part, celui de ne pas chercher à passer Tsonga en 1 temps quand ce dernier montait à la volée. Il chercha d’abord à lui faire jouer une première volée difficile, le plus souvent au dessous du niveau du filet, pour ensuite le passer sur la remise du français. D’autre part, il varia moins dans le jeu, et se concentra sur le coup qui mettait en difficulté le français : son revers. Il l’enfonça donc de son coté, pas certain de faire le point à chaque coup mais certain par contre d’user le français.

Si Tsonga demeura « constant » dans ses fautes directes, Robredo les réduisit encore (10 dans le premier set, 4 dans le second contre 24 et 18 pour Tsonga). L’espagnol breaka dans le jeu 4. Un jeu dans lequel le français mena 30-0.

Mais à ce stade, il effectua d’abord une faute directe sur son second coup de raquette, il essuya ensuite un contre croisé de Robredo en coup droit qu’il ne put relever et enfin à la limite de la faute de pied sur sa seconde balle il engageait à son désavantage un échange qu’il allait perdre. La seconde balle de break (la première avait été pour Tsonga au jeu précédent) de ce set était convertie par Robredo. Le français effectuait un enchaînement service extérieur second coup joué coté opposé mais l’espagnol effectuait un passing croisé.

Tsonga mettait alors sa volée dans le filet. Robredo menait 3-1.

Il breakait une nouvelle fois blanc en fin de set. Un 8ème jeu qui annonçait la couleur du dernier set : le français commettait 4 fautes directes. 6-2 Robredo.

4 nouvelles fautes directes de la part de Tsonga permettaient à Robredo de son premier jeu de service lors de la 3ème manche. Il breakait à 2-1, blanc de nouveau.

Le français montait à la volée après son service mais ne pouvait mettre celle-ci dans le court. 0-15. Il était passé en plusieurs temps sur le point suivant.0-30. Un lob gagnant illustrait la défense de grande qualité de l’espagnol.0-40.

Imprécis mais aussi poussé à forcer s’il voulait faire la différence, Tsonga commettait une nouvelle faute sur son second coup de raquette. Robredo menait 3-1. Ce dernier qui n’allait pas perdre une fois son engagement dans ce match se procura 2 balles de match sur le service de Tsonga à 5-2.

Mais le français sauva la seconde( la première avait vu Robredo dévisser en revers) avant de remporter finalement son jeu de service.

Ce n’était que repousser l’échéance au jeu suivant. Robredo l’emportait en 2h18 minutes 7-6 (2) 6-2 6-3. Il rencontrera Novak Djokovic au tour suivant.

Lyon l’emporte mais quel ennui

31 aoĂ»t 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

Lyon s’est imposé 1 but à 0 à Saint Etienne pour ce qui était le dernier match de la 4ème journée du championnat 2008-2009 de L1. Si le match n’avait pas trop mal démarré avec des lyonnais essayant de combiner et de jouer vite, on tomba vite dans un concert d’approximations et de pertes de balle.

Puel se trompe s’il croit qu’un Lyon à la mode lilloise lui permettra de répondre aux attentes de ses dirigeants ( à supposer d’ailleurs que celles-ci soient si réalistes). En effet, on ne croit pas qu’un Lille avec Benzema et Juninho aurait été aussi (ou plus) loin que le club lillois ne l’a fait en ligue des champions.

De la même façon qu’il ne prouvera rien en allant chercher un 8ème titre, ni même un doublé L1-coupe de France, le licencié Perrin pourrait témoigner ici. Quand les résultats chiffrés perdent toute signification, même le quidam vient à réclamer du contenu. Et dans ce domaine on est loin du compte.

Alors on veut croire qu’en attendant que la préparation fasse son effet, il (Claude Puel) opte pour les choix les plus surs pour atteindre les objectifs du moment. Les lyonnais eurent en face d’eux des pauvres stéphanois, pauvres parce que incroyablement faiblards techniquement à se poser la question d’ailleurs de savoir si les lyonnais avaient vraiment besoin de presser pour récupérer le ballon.

saintetiennelyonDisposé en 4213 les lyonnais commencèrent d’abord par des enchaînement rapides. Benzema venait combiner sur les cotés, il était aussi disponible en appui preuve qu’il peut remplir ce rôle s’il en a envie. La progression suggère la constance dans l’effort et on ne voit pas comment il progressera s’il s’attache à les faire que pour les 4 ou 5 affiches que la L1 comporte par phase.

Ederson se créa la première occasion. Il rentra dans l’axe et frappa. Viviani s’empara sans problème du ballon. Dans la niche comme dirait les entraîneurs de gardien. (13ème).

Benzema effectuait un 1-2 sur le coté gauche avec ce même Ederson. Quand le brésilien lui rendit le ballon il était dans le sens du but. Il fila vers celui-ci et enchaîna d’une frappe croisé dans un angle se fermant. Viviani se coucha sur ce ballon (13ème).

Lyon pour faciliter son pressing jouait assez haut. Si, coté stéphanois on arrivait à solliciter vite dans la profondeur Gomis, il y avait des espaces à exploiter. Ce fut le cas à la 15ème minute. Matuidi trouvait Gomis entre les défenseurs lyonnais. Mais le Chimbonda version 2008 ne s’avançait pas, peut être conscient de ne pas être capable de la conduite de balle que nécessaire, et frappait des 25 mètres. Lloris capta en 2 temps. (15ème).

A la 27ème, Perrin centrait de la droite, ou tradition oblige le latéral aujourd’hui Kallstrom était livré à lui-même. Sur ce centre, Lloris se troua dans les grandes largeurs. Sa sortie aérienne ne brassa que du vent mais heureusement pour Lyon, Reveillère couvrait et mit en corner. (sur cette action nous reviendrons)

A la 28ème, Gomis était recherché par Feinduno d’un extérieur du droit. Mais Boumsong jamais aussi à l’aise que dans le 1 contre 1 s’interposait avec autorité.

Le pressing faisait rage au milieu de terrain d’un match fermé. Incapacité technique, manque de mouvement, plus pressing, cela explique le spectacle d’hier soir.

La dernière opportunité de cette première période revint à Juninho. Le milieu brésilien jusque là médiocre sur coup de pied arrêté (9 ;16 ;24 ;30) se faisait décaler le ballon. Il sollicitait Viviani mais sans mettre à l’ouvrage ce dernier (43ème).

La mi temps était atteinte sur ce score de parité.

En seconde période, le train-train de la première mi temps reprit jusqu’à ce but de Benzema. Après les stéphanois ne revinrent pas au score incapables techniquement de s’approcher et n’ayant pas en Gomis un joueur capable de jouer en appui en tout cas pas face à Boumsong et Bodmer et une seconde ligne lyonnaise (Toulalan Makoun) le prenant en sandwich avec les deux premiers nommés.

Govou était mis en bonne position par Benzema mais sa conduite de balle s’avéra approximative et Viviani put s’interposer (47ème).

La seconde période était insipide. Un éclair allait nous rappeler qu’on jouait au football. Lyon récupérait le ballon suite à un pressing haut. Makoun tentait un centre-transversale à la hauteur des 18 mètres. Benzema tentait de s’approprier le ballon mais sans succès ce qui trompa Sauget. La balle parvint à Ederson qui remit à Benzema. Ce dernier contrôla le ballon mais ce dernier se trouvait alors trop près de lui pour qu’il déclenche une frappe. Il poussa alors le ballon de la semelle et ceci fait enchaîna avec une frappe enroulée coté opposé. Viviani battu, Lyon menait 1-0.

Ce but allait mettre en lumière la malhonnêteté ou l’incompétence, on leur laisse le choix, de ceux chargés de nous informer à Canal +. En effet pour magnifier encore plus ce but, ces derniers ne purent s’empêcher d’en rajouter. Ainsi Doucet nous affirma, lui qui a les statistiques sous le nez, que Benzema avait fait là sa première frappe du match (cf 13ème pour l’inconséquence de cette affirmation). De la même façon quand, en première période, celui qui ne fait jamais de faute en fit une, on parle de Lloris sur le centre de Perrin (27ème), c’est à un grand silence que nous eûmes droit.

Parenthèse refermée.

La réaction des stéphanois était timide. Actons de deux situations :

Une frappe lointaine de Dabo dont le rebond aux 6 mètres rendit délicate la tâche de Lloris qui détourna en corner. (64ème).

Et ce décalage qui vit Payet (servi par Landrin) en bonne position sur la droite de la surface de réparation. Las pour l’équipe locale, il ne joua pas en première intention et n’alla pas au bout de ce que son premier choix pouvait laisser entendre. En effet quand il revint sur ses pas on pouvait penser que c’était pour enrouler coté opposé. Non il choisit là de servir Gomis, bien placé au départ, mais qui était maintenant hors jeu. De toutes façons sa passe fut interceptée.(67ème)

Lyon se procurait aussi deux occasions en cette fin de match.

Piquionne aussitôt entré en jeu avait tiré d’une position excentré à 30 mètres des buts de Viviani. Ce dernier couvrit comme il se doit son premier poteau et détourné cette puissante tentative en corner (72ème).

6 minutes plus tard, un coup franc excentré et lointain (35 mètres) tiré rentrant par Kallstrom se transforma en tir. Là aussi Viviani s’interposa et d’une claquette mit en corner.

Ce match se concluait sur un score de 1 à 0 en faveur des lyonnais. Il est vrai que l’absence de contenu technique peut être compensé par l’intensité d’un match: il n’en fut rien : car nous ne confondons pas intensité avec violence (Dabo qui marche sur Govou 76ème) et l’intensité autre que celle référant à l’engagement physique exige par exemple une équipe inférieure acculée et résistant héroïquement ou une équipe inférieure bousculant la hiérarchie. Nous n’eûmes rien de tout cela.

Remplacements + homme du match:

Saint Etienne: Dernis (Payet 60), Sauget (Ilan 62), Landrin (Grax).

Lyon: Toulalan (Pjanic 67), Benzema (Piquionne 73) Ederson (Mounier 84).

Homme du match Benzema : 4.5 volontaire et décisif.

Notation Manchester: Super coude d’europe 2008

30 aoĂ»t 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Super coupe d'Europe

Van der sar : Match solide du portier batave. Sauve son camp en première et seconde période. Et ne peut rien sur les buts. Distance parcourue: 3,77 km.

manchesterNeville : 1 La remise en forme sera longue. Et il lui faudra plus que des performances comme celle de ce soir pour espérer obtenir le temps de jeu dont il a besoin avec l’équipe première. 30 bonne première minute puis il baissa doucement mais sûrement de pied 2 fois à la faute en fin de première période. Une en seconde période. Il est impliqué sur les deux buts. Distance parcourue: 8,05 km.

Ferdinand : 3 Beaucoup d’interceptions cruciales (premier et seconde période) mais sur le but il recule plus que de raison. Distance parcourue: 8,81 km.

Vidic : 3.5 Ca arriva souvent lancé de son coté. Marque le but de l’espoir pour son équipe. Distance parcourue: 9,29 km.

Evra : 2 Pris plusieurs fois dans son dos. Cela ne veut pas dire qu’il est en faute. En effet si son milieu gauche ne vient pas l’aider il se retrouve en 1 contre 2 et exposé aux 1-2. Offensivement actif. A la faute sur le premier but, il ne serra pas assez Denisov. Distance parcourue: 9,14 km.

Fletcher : 3 Une bonne passe pour Tevez (30ème). Actif mais eut du mal à tirer son épingle du jeu face à une équipe très repliée. Distance parcourue: 7,08 km. Remplacé par O’shea auteur d’une rentrée productive dans un contexte plus ouvert.

Anderson : 2.5 Batailleur mais imprécis. Averti pour contestation. Distance parcourue: 6,41 km. Remplacé par Park auteur lui aussi d’une entrée satisfaisante sur le coté gauche.

Scholes : 1.5 Un bon début de match, dans les interceptions et dans l’orientation du jeu (0 ;32) Plus de fautes ensuite quand Manchester fut mis sur le reculoir. Averti, en première période expulsé suite à une main en fin de match. Il quitta le terrain penaud de son initiative. Distance parcourue: 9,35 km.

Nani : 1 A part son corner pour Rooney il rata à peu prés tout ce qu’il entreprit. Lent, libérant sa balle de façon tout aussi lente, il ne parvint jamais à faire la différence. Distance parcourue: 10,87 km.

Rooney : 3 Bute sur le gardien. Une première période où il joua le rôle d’attaquant le plus avancé. Il fut plus à l’aise quand il partagea ce rôle avec Tevez et put alors aussi venir se mettre entre les deux lignes du milieu et de la défense adverse. Distance parcourue: 9,12 km.

Tevez : 5 Un rush exceptionnel à la 36ème. Pressa avec son engagement habituel. Lui aussi gagna au partage, plutôt l’alternance, des rôles en seconde période. Il se montra alors dangereux même s’il le put cadrer. Passe décisive sur le but du 2-1. Et des orientations de jeu intéressantes comme à la 85ème. Distance parcourue: 8,06 km.

Bartoli sort Davenport (3ème tour)

30 aoĂ»t 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2008, US OPEN

Marion Bartoli s’est qualifiée pour les 8ème de finale de l’Us open en éliminant l’américaine Lindsay Davenport. La française aura étalé ses progrès, notamment dans le déplacement et dans sa capacité à défendre son terrain, pour s’imposer en deux sets 6-1 7-6 (3). Si l’américaine est revenue par deux fois d’un break dans la seconde manche, elle s’inclina logiquement au tie-break.

1er set :

Dans ce set, interrompu deux fois par la pluie, à 1-1 30-15 Bartoli puis à 4-1 en sa faveur service Davenport, on constata que Davenport (ce qui était prévisible) marquait ses points principalement dans la filière courte. Et c’est tout au crédit de Bartoli que d’avoir été capable d’une part grâce à son service d’engager l’échange à son avantage et quand elle recevait de relancer puis défendre suffisamment bien pour forcer Davenport à s’engager dans un schéma où elle avait à jouer le coup de plus que ce qu’elle voudrait et donc à rater. Bartoli dit s’être affinée, nous pensons que c’est visible pour tous. Cela lui permet sans surprise de se déplacer plus vite et de défendre mieux. Davenport nous le prouva à son corps défendant.

Les deux joueuses gagnèrent leur premier engagement facilement. Puis Bartoli ne concéda plus aucun jeu dans cette manche. Elle relançait long le service de l’américaine, tenta autant que faire se peut de fixer cette dernière sur son coté revers et quand ce n’était possible défendait son terrain avec détermination. Elle en était récompensée. Ainsi à 1-1 un passing gagnant plus une défense victorieuse lui permirent de remporter ce jeu qui avait été interrompu à cause de l’averse à 30-15 en sa faveur.

Davenport devait jouer le coup de plus. Elle craquait dans le jeu suivant à 30-15. Revenu à 30-30 Bartoli fixait Davenport sur son revers pour se procurer sa première balle de break du match. Désirant entamer l’échange à son avantage, elle força au service. Et commit la double faute qui permit à la française de se détacher et de mener 3-1.

Secteur dans lequel la française variait à souhait. Service extérieur, ou au T à égalité afin de fixer Davenport au milieu du court, elle remportait aisément son jeu de service blanc pour mener 4-1, moment de la seconde interruption.

Après celle-ci, la problématique pour Davenport n’avait pas changé. Refusant de s’engager dans des échanges longs qui l’auraient de toutes les façons touchés physiquement, elle prit des risques dés le second coup de raquette. Elle effectuait une faute dans ce domaine et se retrouva ainsi mené 0-30. Un lob pleine ligne de Bartoli lui offrait 3 nouvelles balles de break. La première était la bonne via un contre de revers gagnant.5-1 Bartoli.

Si Bartoli effectuait une double faute à 40-0, elle n’en remportait pas moins le set 6-1 après un nouveau service gagnant.

2d set :

Davenport servit la première dans cette dernière manche. On peut dire qu’elle avait un besoin vital de première balle dans ce match. Son service est son arme principale avec son grand coup droit et si elle ne voulait pas perdre l’initiative, au moins sur ses services, il lui fallait que ce coup soit performant pour attaquer ensuite dans de bonnes conditions. Mais Bartoli fut performante au retour et cela poussa Davenport à forcer que ce soit au service ou sur l’immédiat coup qui suivait celui-ci. C’était vrai au premier set, cela ne le fut pas moins dans le second. Davenport commit ainsi deux fautes dans ce premier jeu. Cela plus une initiative de Bartoli conclu d’un coup long de ligne offrit une balle de break à la française. Ce n’était pas la bonne pour Bartoli qui se procurait cependant une seconde opportunité de breaker d’entrée de seconde manche via un retour gagnant.

Cette fois, elle se détachait à 1-0 après une défense conclue d’un passing long de ligne. 1-0. Ce jeu illustrait bien le jeu développée par Bartoli dans ce match. Un jeu complet avec de la qualité au retour, en défense mais aussi une capacité à finir le point en prenant les devants.

Elle confirmait ce break pour mener 2-0. Break qu’elle conserva et nous nous retrouvons maintenant à 4-3 pour la française service à suivre.

Bartoli remporta ce jeu mais Davenport par deux fois trouva une solution en revers avec un angle croisé court, à 15-0 Bartoli puis à 30-15 Bartoli. Revenu à 30-30 elle n’en perdait pas moins ce jeu, via deux services l’un gagnant l’autre lui permettant d’attaquer coté opposé sur son second coup de raquette. Bartoli menait 5-3.

Un nouveau revers croisé sortait Bartoli du court. 15-0. Davenport faisait ensuite une faute après son service. 15-15. Un service gagnant et voilà Davenport qui menait 30-15. Bartoli revint à 30-30 après un échange dans la diagonale revers ou une variation dans les zones trouvées finit par exposer l’américaine dans son jeu de jambe. Et Bartoli se procurait sur le point suivant sa première balle de match via un retour long de ligne suivit d’un coup croisé. Mais Davenport servit alors un ace extérieur. Et revenait finalement à 5-4.

Bartoli servait pour le match. Et tomba en rade de première balle. Ce qui donna l’occasion à Davenport d’avancer dans le terrain. Retour gagnant : 0-15.Puis une seconde balle de service permit à Davenport d’attaquer. Bartoli défendit mais l’américaine ne rata pas son smash (comme à 3-2 15-0) : 0-30. Double faute : 0-40. Si Davenport envoya dans le filet un retour pour permettre à Bartoli de revenir à 15-40, elle ne ratait pas le suivant et égalisait à 5-5.

Bartoli réagit de suite : un retour gagnant mit la pression sur l’américaine : 0-15. Qui effectua alors deux doubles fautes : 0-40. Mais Davenport sauva ces 3 balles de break plus deux autres pour finalement céder via une faute après son service enchaînée d’une double faute. 6-5 Bartoli.

Mais ce n’était pas fini. A 30-30 Davenport fut la première à tenter après un long échange dans la diagonale des revers. Son coup droit croisé lui donna une balle de 6-6. Bartoli servit alors extérieur pour finir coté opposé. 40-40. Mais un nouveau retour gagnant sur une seconde balle de service puis un contre de coup droit gagnant faisait passer le score à 6-6.

Tie-break:

Aucune des joueuses ne gagna un point sur son engagement jusqu’à 3-2 en faveur de Bartoli. Qui effectua alors un service gagnant. Elle qui avait été menée 2-1 dans ce tie-break allait même se détacher à 6-2. Ce tie-break allait lui revenir et cela respectait la logique de ce set en particulier et de ce match en général. Pour faire la différence, Davenport devait sur-jouer. Mais ce qui peut être compensé sur la longueur d’un jeu coûte cher dans un tie-break. Elle faisait une faute à 5-2 après son service et Bartoli disposait donc de 4 balles de match.

La seconde marqua la fin de ce dernier. Un service au corps mit en retard Davenport et elle fut trop courte pour jouer dans le court le coup suivant.

Bartoli se qualifiait ainsi pour les 8èmes de finale. Elle y rencontrera Sybille Bammer. Les choses pourraient se compliquer ensuite, lors des ÂĽ avec deux joueuses avec un profil qui pourrait davantage la mettre en difficultĂ© Ă  savoir la danois Wozniacki ou la serbe Jankovic deux joueuses, surtout la seconde, jouant moins en puissance (et se dĂ©plaçant mieux que l’amĂ©ricaine). Il faudra alors soi-mĂŞme imprimer de la puissance Ă  la balle.

3 points pour Arsenal

30 aoĂ»t 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

Arsenal s’est imposé 3 buts à 0 face à Newcastle. Un succès qui s’est construit en première période. Au début de celle-ci les hommes d’Arsène Wenger prirent possession de la partie de terrain adverse, attaquèrent en nombre et restaient hauts quand ils perdaient le ballon pour gêner la première relance adverse. Plus généralement lors de cette première période, si l’on eut le traditionnel jeu long des gunners (12 ;18 ;27), on constata la présence d’Adebayor sur les cotés ou se passaient les actions, le togolais allant de droite à gauche pour participer aux combinaisons impliquant les joueurs de couloirs d’Arsenal. Pendant ce temps, Van Persie occupait davantage l’axe dans ce qu’on peut imaginer être un 442 face à une équipe aussi repliée que celle de Newcastle.

arsenalnewcastleEn ce début de match les joueurs de Keagan réussirent souvent à contenir la première vague mais leur incapacité à se sortir de leur partie de terrain fit qu’Arsenal revint encore et encore sur leur but.Owen jouait clairement en retrait de Ameobi et semblait être le 5ème milieu des magpies.

La première occasion dans ce match ne tarda pas.

Fabregas (1ère) d’un extérieur du pied trouva Van Persie dans la surface mais Collocini intervint superbement dans les pieds du néerlandais pour repousser le danger en corner. Sur celui-ci, une déviation au premier poteau de Sagna était reprise par Gallas qui avait certes devancé le joueur qui le marquait mais n’avait pas l’espace nécessaire, le joueur en charge du second poteau étant lui aussi tout près, pour ajuster sa reprise. Pris en sandwich il ne pouvait cadrer celle-ci alors qu’il se trouvait dans les 6 mètres.

Un des moyens de perturber une défense jouant très bas est la frappe lointaine pour pousser les défenseurs à sortir la fois d’après et ainsi créer des espaces. Touré s’y essayait. Et il fallait un arrêt de classe de Given, qui se coucha sur sa gauche, pour stopper cette frappe rasante.(5ème)

2 minutes plus tard, Adebayor était trop court pour ne faire qu’effleurer de la tête un corner venu de la gauche.

A la 16ème, un 1-2 dans l’axe entre Adebayor et Eboue se concluait par une passe pour Van Persie (même si c’était Fabregas le visé). L’attaquant des gunners frappait mais sa tentative était contrée en corner.

Celui-ci ne donna rien dans un premier temps. Mais Arsenal marqua sur le second temps. Adebayor entrait dans la surface en effectuant un grand pont sur Améobi. Il poursuivait ainsi sa course et centrait en retrait. Bras décollé du sol, N’Zogbia touchait le ballon. L’arbitre désignait le point de penalty.

Van Persie transformait pour Arsenal d’une frappe croisée. Given était parti du bon coté mais illustrait le point suivant : « un penalty bien tiré ne peut être arrêté par le gardien » (Fabien Barthez ndlr): 1-0.

A la suite d’un long ballon vers Adebayor, on assistait à un 1-2 entre le togolais et Van Persie. Mais le premier victime d’un croc en jambe obtenait un coup franc. Des 23 mètres, Fabregas ne trouvait que le mur. Celui-ci n’était peut être pas à distance, ce qui semble être la règle en Angleterre mais que le mur soit placé à 5, 10, ou 15 mètres on ne s’aide pas en frappant à 30 centimètres de hauteur. (17ème).

Arsenal était nettement moins dominant qu’il ne l’avait été dans le premier quart d’heure. Mais il se créait toujours les occasions les plus franches. De l’autre coté Newcastle tentait de trouver Ameobi en retrait mais sans pouvoir construire quelque chose à partir de cette première étape.

A la 29ème, Van Persie tirait un coup franc coté ouvert. Given, qui se chargeait du coté que le mur ne couvrait pas, mit en corner sans réel soucis.

Les joueurs de Keagan parvenait à s’approcher des 30 derniers mètres gunners mais manquait souvent ou le dernier geste ou de « simples » passes. Ainsi, Ameobie(34), Owen(36) ou Guthrie (38). Coté hors jeu, N’Zogbia (39) ou encore Gutierrez (43) s’y faisait piéger pour ce qui constituaient in fine des ballons rendus à l’adversaire.

Mais les visiteurs, même si cela illustre aussi notre point précédent, allait quand même se créer une franche opportunité. Gutierrez après un rush sur l’aile droite centrait en retrait. Le ballon arrivait idéalement pour Owen mais Ameobi en montrant son intention de concourir pour ce centre gêna Owen qui arrivait lancé. Et quand ce dernier frappa finalement, il ne put cadrer.(36ème)

Dans la minute suivante, Van Persie fixait avant de servir sur sa droite Adebayor mais le togolais ne put reprendre que du bout du pied. Sans mettre Given à l’ouvrage.

Arsenal faisait passer la marque à 2-0 à la 40ème. Eboué, revenu à un poste plus familier effectuait une percée dans l’axe, servit Adebayor sur sa droite qui rendit le ballon à son coéquipier. Dans la surface ce dernier effectua alors une talonnade. Van Persie était un peut court pour une reprise classique. Il tacla alors ce ballon et trompait Given venu à sa rencontre: 2-0.

La mi-temps fut atteinte sur ce score de 2 Ă  0.

La seconde période démarra à l’avantage de Newcastle. Arsenal, quand ses joueurs avaient le ballon, procédait via un travail de conservation du ballon qui se finissait par de longs ballons vers Adebayor (45 ;50). L’alternance consista plus tard au recours aux attaques rapides, que la position de Newcastle favorisait.

A la 55ème, Butt coupait la trajectoire d’un corner. Et trouvait avec sa reprise de la tête la transversale des buts d’Arsenal.

A la 56ème et à 20 mètres des buts de Almunia, N’Zogbia effectuait une passe latérale. Owen fit mine de prendre le ballon pour n’en rien faire in fine et ce faisant le ballon échoyait à Guthrie. La reprise à ras de terre de ce dernier poussait Almunia à un arrêt.

Et c’est au moment ou Newcastle se montrait le plus menaçant qu’Arsenal vint réduire à néant leurs espoirs dans ce match. Nasri avait était contré dans sa tentative de passe mais à l’entrée de la surface, Denilson, effectuant là sa seule initiative positive du match, interceptait rendait le ballon à Nasri, qui trouva cette fois Adebayor qui rendit le ballon à Denilson qui avait réalisé un appel sur sa droite. Le brésilien reprenait alors sans contrôle et trompait Given: 3-0.

A 3-0 le match était plié. Newcaslte qui via du jeu direct (48 ;50 ;51 ;66), des portées de balle (Gutierrez, Guthrie) pour une fois utiles car permettant à leurs partenaires de venir se joindre à eux en phase d’attaque, et des combinaisons intéressantes (voir plus haut) s’était procuré des opportunités venaient d’encaisser le but qui les condamnait dans ce match.

La fin de celui-ci (Arsenal de nouveau très dominant alors que ce n’était plus le cas depuis le premier quart d’heure de la première période) est à lire dans ce contexte.

Mais ni Van Persie (60ème), ni Clichy (69ème), ni Touré (73), Nasri (80ème), Gallas, Vela (81ème) ou encore Walcott (85ème) ne parvinrent à enfoncer un peu plus les hommes de Keagan.

Arsenal remportait sa deuxième victoire de la saison. Lors de la prochaine journée, ils affronteront Blackburn tandis que Newcastle recevra Hull City.

Remplacements + lien vers la notation des joueurs d’Arsenal

Arsenal: Van Persie (Vela 62), Denilson (Song 68), Eboue (Walcott 71).

Newcastle: Enrique ( 41), Beye (Edgar 88), Gutierrez (Barton 88).

Notation des joueurs d’Arsenal: ICI

Le Zenith remporte la super coupe 2008

30 aoĂ»t 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Super coupe d'Europe

L’équipe russe, vainqueur de la dernière coupe de l’Uefa s’est imposé deux buts à un au dépens du tenant de la ligue des champions, Manchester United. Une victoire méritée tant le Zenith aura d’abord su fermer le match avant d’imposer petit à petit sa supériorité physique du moment à son adversaire.
manchesterzenithLes joueurs d’Advocaat ont ainsi mené 2-0, en profitant bien aussi de bévues défensives, avant de connaître une dernière demi-heure plus compliqué. Si Manchester a eu une balle de 2-2, le Zenith aurait pu aussi aggraver le score.

La première période fut pour une bonne partie fermée. Manchester avait réalisé le meilleur départ, pressant haut et parvenant via des transversales à se mettre en position de dernière passe dans les 30 derniers mètres. Mais celles-ci furent alors soit trop imprécises soit sans destinataires la faute à une manque de présence devant le but.

Mais le Zenith passa vite au delà de ces problèmes après 5 minutes. Positionné en 433 façon russe, leurs milieux excentrés faisaient un gros travail de replacement à la perte du ballon. L’attaquant se repliait lui aussi et ainsi il ne fut pas rare d’acter la présence de 11 joueurs russes dans les 40 derniers mètres. Pour défaire ce genre de problématique, il faut du mouvement, de la sûreté technique et dans les enchaînements et à ce stade de la saison, Manchester n’a pas réuni ces éléments, Nani revenant de suspension Rooney étant toujours en phase de reprise, et Neville revenant d’encore plus loin dans ce processus la faute à une saison passée tronquée.

Quand il n’était pas en phase défensive ou en contre rapide, les joueurs russes procédaient patiemment, remontait le ballon, et libérait les couloirs pour permettre à leurs latéraux, et notamment Anyukov de participer aux offensifs.

Et c’est sur la droite que le Zenith se créa la première occasion. 1 1-2 permit à Anyukov d’entrer dans la surface et de centrer en retrait pour Pogrebnyak mais ce dernier de l’extérieur des 6 mètres ne cadra pas sa reprise sans contrôle. (6ème).

A la 7ème, 1 1-2-3 coté droit permit à Danny de s’échapper et de centrer en retrait. Mais cette fois c’est Ferdinand qui intervenait.

Manchester qui avait la grande majorité (64%) de la possession dans cette première période devait jouer vite pour faire la différence.

C’était le cas à la 18ème quand Scholes trouva Tevez dans l’intervalle entre la défense et le milieu du Zenith. L’argentin enchaîna avec une frappe de l’extérieur de la surface de réparation. Mais Malafeev s’empara du ballon.

A la 23ème , Manchester concédait un coup franc à 25 mètres de ses buts dans l’axe gauche. La frappe de Dominguez passa à coté ,frappe que Van der Sar semblait couvrir, eut-elle été cadrée (et à puissance similaire ce qui n’est pas donné).

A la 30ème Fletcher trouvait Tevez dans l’espace coté droit. Qui revint sur ses pas, donna à Nani mais ce dernier manqua sa passe. Il manqua d’ailleurs à peu près tout dans ce match (nous verrons le pourquoi de cette phrase dans la suite de ce propos) de reprise pour lui qui n’a pu disputer les deux premiers matchs de la saison pour cause de suspension.

Ferdinand devançait Pogrebnyak 3 minutes plus tard.

A la 34ème, c’était le contreur contré. Le Zenith disposait d’un corner mais sur celui-ci Fletcher trouva Anderson qui lança Tevez coté droit. Ce dernier prit le ballon à hauteur du rond central et quand il le libéra il était le long de la ligne de corner, au coin des 6 mètres. A l’issue de son féroce rush il servit Rooney en retrait. Mais ce dernier du allonger la foulée et ne put donc reprendre instantanément du gauche. Il parvint malgré tout à se retourner et à frapper du droit. Il fut contré du pied par Malafeev. La plus belle occasion mancunienne de cette première période.

La fin de celle-ci fut plus favorable à leurs adversaires. Qui alertait Van der sar à la 36ème. Dominguez tirait de la gauche un coup franc vers le second poteau. Neville à qui ce match servait de remise en train traînait derrière. Il couvrit donc Krizanac qui le surprit dans son dos pour reprendre du pied droit dans les 6 mètres. Van der sar repoussa sur lui mais la promiscuité entre les deux joueurs fit que ne put contrer dans les buts le renvoi de Van der sar.

A la 44ème Neville concédait un corner stupide. En effet se croyant sous pression sur un centre venu de la droite il mit en corner alors que personne ne le menaçait cette fois-ci dans son dos. Sur celui-ci Denisov parti du premier poteau fit une course contraire au sens dans lequel venait le ballon. Evra le suivit de trop loin. Denisov put alors déviée vers le second poteau ce corner. Et Pogrebnyak devança Scholes, en charge du second poteau, pour ouvrir la marque.1-0.

Le Zenith rejoignait les vestiaires avec un avantage d’un but.

Les russes eurent davantage la possession du ballon en seconde période au point que celle-ci ne s’équilibre à la fin du premier quart d’heure de la seconde période.

Il se créait la première occasion de la seconde période : Arshavin rentré à la place de Dominguez s’échappait coté droit, enrhuma Vidic mais vit sa passe en retrait intercepté par Ferdinand.(46ème)

De l’autre coté du terrain( 51ème), Rooney qui sera plus à son aise quand en fin de match il alternera avec Tevez le rôle d’attaquant décrochant pour participer à la construction, tentait sa chance. Sa frappe croisée de l’extérieur de la surface passa à coté.

Après un bon travail de conservation de balle haut sur le terrain, le ballon revenait dans l’axe, à 30 mètres, pour Tymoshchuk. Sa frappe puissante mais qui alla droit sur Van der sar fut prudemment repoussé des poings par ce dernier.(53ème).

De l’autre coté, c’est cette fois Tevez qui tentait sa chance. Au dessus. (57ème).

Le Zenith se détachait 2-0 dans la minute suivante.

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