Federer Ă©limine Hewitt

30 juin 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2008, Wimbledon

Roger Federer s’est imposĂ© en trois manches, 7-6(7) 6-2 6-4 face Ă  Leyton Hewitt. Un succès plus difficile que ne le laisse penser le score mais qui reflète bien le point suivant : Hewitt n’a plus la constance que ce soit sur le plan mental(concentration, pas de psychologie Ă  2 balles ici) et du jeu qui avait fait de lui un numĂ©ro un mondial. Ainsi, un pourcentage de premier service qui baisse drastiquement en fin de premier set et au dĂ©but du deuxième. Ce qui le conduit Ă  perdre le premier et ĂŞtre breaker dans le deuxième. Quand au troisième set, il eut des occasions qu’il ne put conclure. Et dans la foulĂ©e concĂ©da un break qu’il traĂ®na comme un boulĂ© jusque la fin d’une manche qu’il concĂ©da 6-3.

Ce match pour Hewitt tourna aussi au dilemme : fixer Federer sur le revers c’est une idée que certain croit simpliste. Être capable de gérer les slices du suisse c’en est une autre. Et Hewitt faillit dans cet exercice, du début à la fin.

1er set :

les serveurs font la loi dans un set qui se termine au tie-break. Aucune occasion de break d’un coté ou de l’autre. Le peu de point perdu coté Federer fut à la suite d’échange long ou de fautes rapidement commises avec son coup droit. Le suisse qui prenait la balle assez tôt et qui usa d’un service efficace pour prendre le contrôle de l’échange. Son ace au T fit beaucoup de mal à son adversaire. Hewitt, chercha à aller sur le coup droit de Federer dans cette première manche et même en slice. Coté point perdu, on pouvait déjà s’apercevoir de la dépendance qui serait la sienne envers sa première balle de service. Federer ne pouvait slicer sur celle-ci. Par contre, il ne s’en privait pas sur seconde. Et Hewitt eut de nombreuses difficultés à relever la seconde balle qu’il avait à jouer après son service.
2 fautes dans ce domaine permirent à Federer de se détacher 2-0 dans le tie-break. Tie-break au cours duquel Hewitt ne servit aucune première balle. Federer ne fit pas beaucoup mieux dans ce secteur mais lui était moins vulnérable sur sa seconde. Il commettait quelques fautes dans cette fin de set. En coup droit notamment ce qui l’empêcha de conclure à 6-5 et 7-6. Mais à 7-7, il attirait d’un slice Hewitt au filet pour le passer long de ligne avec son revers. A 8-7 c’est d’un ace qu’il concluait ce set. 7-6.

2ème set :

Cette manche démarra par un break de Federer. Hewitt est toujours en manque de première. Une double faute suivi d’un passing dans le filet permit donc au suisse de se détacher 1-0. Touché et toujours à la peine pour relever le slice adverse, il se faisait de nouveau breaker à 3-0. Il perdait finalement ce set 6-2. Un set dans lequel Federer aura servi magistralement et aura déroulé son jeu, utilisant le slice avec une grande efficacité.

3ème set :

la dernière manche marqua un regain de forme chez Hewitt. Il était plus agressif. Federer de son coté commettait plus de fautes. Cela contribua à donner deux balles de break à 1-0 en sa faveur à l’australien. Il ne concrétisait pas, la faute à Federer qui sauva la première d’une volée croisée et la seconde d’une montée à contre-temps. Il concluait ce jeu par deux aces. A 1-1 partout il enfonçait le clou en breakant lui son adversaire. A 15-40 il fit visiter le court à Hewitt qui finit par craquer sur un ultime décalage. Le suisse menait alors 2-1. S’en suivait un temps où Federer dut serrer le jeu sur son engagement. L’australien se créait 2 nouvelles balles de break dans le jeu suivant mais ne pouvait les concrétiser. Federer concluait de nouveau dans ce set son engagement par un ace. A partir de 3-1, les jeux furent gagnés plus facilement par les serveurs, Federer semblant peu concerné par les engagements de Hewitt assuré de remporter la victoire si il parvenait à conserver jusqu’au bout son propre engagement. Il ne faillit pas et l’emportait 6-3.

Il rencontrera Mario Ancic au tour suivant, le croate ayant remonté un déficit de 2 sets pour l’emporter en 5 manches 3-6 4-6 6-3 6-4 13-11

Radwanska au bout du compte (vs Kuznetsova)

30 juin 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2008, Wimbledon

Agnieska Radwanska s’est imposĂ©e 6-4 1-6 7-5 face Ă  Svetlana Kuznetsova. Une partie qui fut remarquable en cela qu’elle contribua Ă  montrer qu’il faut parfois peu de chose pour qu’on passe d’un match lĂ©gèrement dominĂ© par une joueuse, Radwanska, au dĂ©pens d’une autre, Kuznetsova, Ă  une autre situation oĂą c’est la seconde qui domine cette fois outrageusement la première:

1er set :

Dans cette première manche, Radwanska joue remarquablement. Si elle manque de puissance, elle compense par une lecture du jeu au dessus de la moyenne pour se placer idéalement pour frapper ses coups, ceci venant compenser pour partie son manque de puissance. Si elle excelle sur herbe c’est aussi parce que sa technique lui permet de prendre la balle tôt et de priver son adversaire de temps par ce biais. Très bonne contreuse, elle sait aussi varier la longueur et les effets de ses coups. On vit ainsi des coups droits court croisés, des slices de coup droit effectués droit devant mais aussi des coups frappés longs de ligne qui visait à faire bouger son adversaire. Pour que cela soit possible, il lui fallait servir un maximum de première balle. En effet si cette dernière s’améliore, sa seconde balle de service reste médiocre et ne la protège que très peu face à une joueuse de la puissance de Kuznetsova. Il fallait aussi pour qu’elle ait un avantage que Kuznetsova ne serve pas que des premières car sur celle-ci, la russe prenait souvent l’avantage.
C’est Radwanska qui se détache la première dans ce set. Elle breaka en effet à sa deuxième occasion pour mener 5-3 service à suivre. Mais dans la foulée et au filet pour conclure un échange qu’elle avait dominé, la russe reprit le break qu’elle venait de concéder. A 5-4, elle commettait 1 faute directe et se trouvait menée 0-30. Elle était ensuite prise sur un retour long qu’elle ne put remettre. A 0-40, elle sauvait une première balle de set d’un ace. Mais sur la seconde, Radwanska fit bouger son adversaire qui craqua en mettant dehors un revers décroisé. 6-4.

2ème set :

dans cette deuxième manche, Kuznetsova domina . Comment ? D’une part en ayant un fort pourcentage de premier service qui lui permit d’entamer et souvent de conclure les Ă©changes Ă  son avantage. D’autre part, parce que Radwanska baissa elle ce mĂŞme pourcentage et se fit agresser par de frĂ©quents retours si ce n’est gagnants du moins assez percutants pour permettre Ă  la russe de finir l’échange rapidement. C’est tout aussi rapidement que la russe se retrouva avec un double break en poche. Elle perdait finalement ce set 6-1.

3ème set :

cette manche démarre comme la deuxième. Radwanska peine maintenant aussi quand elle sert des premières balles. Une explication ou piste de réflexion peut-être : voyant ses difficultés quand elle ne servait pas de première, elle a pu se dire qu’il serait bon de servir des premières secondes c’est à dire des premiers services qui ne sont pas aussi rapides que d’habitude mais pas aussi lent que des seconds ce qui constitue une sorte de compromis. Las pour elle si nous retenons cette hypothèse, cela n’arrangea pas ses affaires. Et cela ne garantissait surtout pas de ne faire que des premières secondes. C’est d’ailleurs sur une double faute qu’elle permettait à Kuznetsova de se détacher 3-1. La russe confirmait ce break et menait ensuite 4-1.

A 4-1 elle se détachait à 15-30 avant de faire trois fautes directes sur retour. Cela eut la conséquence de relancer son adversaire qui non contente de revenir à 4-2 breakait dans la foulée pour revenir à 4-3. D’un coté, Radwanska se battait sur tous les points, de l’autre, Kuznetsova commençait à faire ces fautes directes qu’elle ne commettait pas depuis le début du match mais dont elle est par son jeu coutumière.
Revenu à 4-3, Radwanska égalisait à 4-4 non sans avoir à en passer par 6 égalités et sauver 3 balles de break. Notons aussi que la russe ne servait plus aussi bien, et la petite cuisine de la polonaise était de retour. Tout comme les difficultés adverses à relever le slice ou à tirer des passings.
C’est ainsi que la polonaise se détachait à 5-5 service Kuznetsova. Une montée en slice mettait en difficulté son adversaire qui ne put relever cette approche. Plus tard ans le jeu, à 40-40, un retour décroisé de revers surprenait la russe et Radwanska n’eut plus qu’à finir coté opposé. Sur le point suivant, le point du break, un retour bloqué en coup droit ne donnait pas le temps à Kuznetsova de se dégager suffisamment pour mettre son revers dans le court. A 6-5 Radwanska concluait le match à sa deuxième occasion. Pour cela elle avait effectué un service gagnant avant de voir son adversaire commettre une faute directe sur retour. Le symbole de cette fin de match.

Demain elle rencontrera Serena Williams qui a autant sinon plus de puissance mais qui n’a pas la qualité de déplacement et de défense de la russe. L’issue du match dépendra en partie de sa capacité à servir suffisamment bien pour ne pas permettre à Williams de l’agresser en retour. Si elle peut faire cela, elle aura sa chance face à une adversaire qui n’est pas des plus régulières, ce qui peut se payer cher sur gazon.

L’Espagne sans contestation possible

casillasfinaleL’Espagne a remporté le championnat d’Europe des nations. Si elle n’a battu l’Allemagne que 1 but à 0, le score aurait pu être bien plus lourd. Elle domina l’équipe de Löw et même la « bonne » période allemande en début de partie portait en elle les futurs raisons de sa perte.

La victoire des allemands contre les portugais aura fait beaucoup de torts à la Mannschaft en ce qu’elle convainc son sélectionneur qu’il pouvait aller au bout avec ce 451 restrictif qui ne « protégeait » son axe central que tant qu’elle ne menait pas le jeu.

Or hier, le jeu fut longtemps abandonné par les espagnols. Ils jouaient bas, forçaient les allemands à avancer. Redoutant les espaces entre leurs lignes, les défenseurs allemands jouèrent alors haut s’exposant dans leur dos, eux qui ne peuvent compenser ce choix par une vitesse de course élevée. Les espagnols ne se contentaient pas de jouer bas, il pressaient mais uniquement à partir d’une ligne qu’on peut fixer à leur 40 mètres. Ce faisant ils laissèrent l’initiative à des joueurs qui ne peuvent faire grand chose de celle-ci : citons pêle-mêle Frings, Hitzlsperger, Mertesacker Metzelder, ces deux derniers qui pourront une fois leur carrière terminée se vanter d’avoir participer à la finale d’un euro. Les espagnols interceptèrent beaucoup de ballons.

Quand ils le récupéraient, ils jouèrent principalement long vers Torres qui eut la qualité de se battre sur tous les ballons, même ceux qui semblaient perdus.

La position reculée des espagnols comportait un risque calculé : céder sous le jeu par à coup des allemands. Mais ceux-ci quand il faisait des combinaisons sur les cotés impliquaient souvent dans ceux ci leur attaquant de pointe. Il n’y avait donc plus grand monde quand enfin ils centraient.

En fait cette stratégie espagnole était un risque calculée. Une possession prudente en attaque placée avec du jeu long pour conclure, du jeu rapide et directe à la récupération du ballon. Mais qui dit prudente possession ne dit pas absence de risque.

C’est ainsi que les allemands se procuraient leur meilleur action du match :

A la 3ème, Klose interceptait une passe en retrait de Ramos. Mais sa conduite de balle fut médiocre, le résultat : un 6 mètres.

A la 7ème minute, d’un extérieur du pied, Ballack éliminait Ramos mais son centre allait passer devant le but sans qu’aucun allemand ne puisse le reprendre.

A la 8ème minute, Klose fixait sur le coté, puis passait en retrait pour Hitzlsperger. La frappe du milieu allemand ne fit pas honneur à sa réputation. Une frappe trop molle et trop écrasée qui n’inquiéta pas Casillas.

Les espagnols réagissaient.

Dans son camp, Xavi interceptait un ballon. Le contre s’engageait. Dans la dernière phase de celui-ci, on retrouva Xavi. Qui donna entre deux défenseurs allemands à Iniesta sur la gauche de la surface de réparation. A l’instar de ce qu’il avait accompli lors de la demi finale, il rentrait vers l’intérieur pour frapper croisée. Cette fois ci, c’est Mertesacker qui déviait vers son but ce ballon forçant Lehmann à une parade(13ème).

4 minutes plus tard, c’est Iniesta qui interceptait un ballon. Il servait Torres dans la profondeur mais ce dernier perdait son duel avec un Mertesacker déjà à la limite.

A la 22ème minute, les joueurs d’Aragones combinaient sur le coté. Fabregas remisait pour Ramos qui centrait au second poteau pour Torres. Qui prit le meilleur sur Mertesacker pour effectuer une tête qui heurta le poteau de Lehmann.

Les allemands répondaient.

Après un corner, Schweinsteiger centrait rentrant. Au second poteau Metzelder remisait pour Ballack à 10 mètres des buts de l’Espagne. La reprise du droit du capitaine allemand fut repoussée licitement par Ramos(25ème).

A la 30ème, Iniesta revenait de la gauche vers l’axe. Après fixation il servait en retrait, au 25 mètres, Fabregas. Qui tira au but, mais sa frappe manqua trop de force pour mettre réellement à l’ouvrage le nouveau portier de Stuttgart.

2 minutes plus tard, l’Espagne ouvrait enfin le score. Xavi donnait dans la profondeur vers Torres, Lahm semblait être le premier sur le ballon. Il l’était même. Ce ballon entrant dans la surface, il le protégeait pour permettre à Lehmann de s’en saisir. Mais Torres réussit à s’en emparer et piqua de façon croisée trompant un Lehmann en route vers le ballon.1-0.

L’Allemagne était ensuite toute proche d’avaler la trompette. Une fixation sur le coté via un 1-2-3 permettait à Iniesta de filer vers le but. Arrivé dans la surface coté gauche. Il fixait pour centrer au second poteau vers Silva. Mais ce dernier dévissa sa reprise du gauche.

Cette mi-temps Ă©tait atteinte sur ce score de 1-0.

Une 1ère partie de match qui aura vu un joueur s’illustrer négativement. L’allemand Ballack qui passa celle-ci à mettre des coups. Visiblement cela était une initiative personnelle puisqu’il fut le seul de son équipe lors de cette première période( sur Xavi 22ème, Fabregas 37 et 42 toutes des actions qui méritaient à elles seules le rouge). En effet on aurait pu comprendre vu le gabarit des espagnols que les allemands aient dans l’idée de défier sur le terrain physique leurs adversaires. Mais cette stratégie ne pouvait être envisagée que collectivement. Individuellement, elle ne servit qu’à une chose : attirer la risée sur celui qui s’y exerça.

La seconde période démarrait par un changement. Lahm, bléssé, était remplacé par Jansen.

Dans le jeu, cela n’eut pas grand implication sauf à ajouter un peu de lenteur là où l’Allemagne n’en avait pas.

L’Allemagne avait toujours autant de mal à créer quelque chose au milieu. Frings ratait une passe latérale, que Silva interceptait. Il poussait jusqu’au bout cette action. Mais son centre fut repoussé par l’arrière garde allemande. (51ème).

A la 53ème, Torres passait en retrait vers Xavi. Le meneur de jeu frappait croisée. Son tir fut dévié en corner. Sur celui-ci, Silva écopa de la balle au second poteau. Il tira croisé mais Ramos ne put d’une talonnade transformer en tir cadré cette tentative qui ne l’était pas.

A la 54ème minute, Xavi lançait Torres mais cette fois, Lehmann devançait l’attaquant ibérique.

L’entrant Jansen parvenait à chiper le ballon dans les pieds de Puyol près du poteau de corner. Son centre trouvait Schweinsteiger qui remisa en retrait pour Ballack. La frappe de ce dernier passa à coté.(59ème).

Cette action était la première de la bonne période allemande lors de cette seconde période. Les allemands étaient en 442, Kuranyi remplaçant Hitzlsperger.

Ce changement tactique avait un avantage : il permettait de jouer plus en longueur, ce qui autorisait la défense à jouer plus bas et à moins s’exposer. Il avait aussi des inconvénients :

Le premier c’est que cela crée des espaces.

Le second c’est que cela suppose la possession du ballon car dans le cas contraire, cette tactique exige un replacement des joueurs de couloirs et d’au moins un attaquant. Or si on fait cela, et qu’on ne presse pas, sachant que même en pressant récupérer le ballon serait difficile, on recule immanquablement. Et on rend sa tâche d’autant plus difficile quand enfin on récupère le ballon.

Il n’en reste pas moins que c’est ainsi que l’Allemagne parvint à se montrer incisif devant.

A la 60ème, un centre de Ballack était bien repoussé par Casillas devant Kuranyi.

A la 61ème, Capdevilla se faisait subtiliser le ballon. S’en suivait un centre de Schweinsteiger. Qui passait devant Klose au second poteau.

A la 62ème, Jansen récupérait un ballon dans les pieds de Silva. A l’autre bout du terrain, Schweinsteiger tentait sa chance d’un tir croisé. Qui passa à droite des buts de Casillas.

A la 64ème, les allemands depuis la reprise du match en version provocation, obtenait un coup franc après un échange de coup de tête entre Podoslki et Silva. C’est Schweinsteiger qui se chargea du coup franc, mais et à l’image du match il fut bien moins précis qu’en ¼ et demi finale.

Coté espagnol, on avait réagi. Alonso était rentré à la place de Fabregas. Les espagnols étaient désormais mieux armé sur le plan du défi physique.

Ils étaient tout près d’accroître leur avantage. Jansen couvrait tout le monde sur un coup franc de Xavi. Cela permit à Ramos coté opposé de reprendre seul de la tête le centre de son équipier. Lehmann à la parade mettait en corner. Curieuse idée quand même de jouer le hors jeu sur ce coup franc alors que les allemands étaient en supériorité numérique dans la mesure où seul 2 de leurs adversaires étaient présents dans la surface pour ce coup franc.(66ème). Ce corner était joué en 2 temps, Iniesta frappait au premier poteau. Que gardait Frings qui sauvait son camp.

Laissé libre de tout mouvement par Jansen, Xavi tentait un pointu de l’extérieur des 6 mètres coté droit. Lehmann avait la main ferme.

Les espagnols dominaient totalement la fin de match, que ce soit par contre (75 ;78 main de Lehmann hors de sa surface devant Guiza non sanctionnée, 80) ou par attaques placées(75 ;91).

Ils faisaient donc de beaux vainqueurs. Et ce n’est pas un regard vers l’équipe qui leurs faisait face qui nous fera changer d’opinion.

Statistiques (Sources: uefa.com) + Remplacements + lien vers Notation

Allemagne Espagne
0 Buts Marqués 1
2 Carton Jaune 2
0 Carton rouge 0
1 Tirs cadrés 7
2 Tirs non cadrés 5
22 Fautes commises 19
4 Corners 7
5 Hors jeu 4
27′ 56′ Possession 25′ 50′
51% Possesion (%) 49%

.
Espagne :Fabregas (Alonso 63), Silva (Cazorla 66) Torres (Guiza 78).
Allemagne: Lahm (Jansen 46), Hitzlsperger (Kuranyi 58), Klose (Gomes 79).

Notation des joueurs de l’Espagne: ICI

Espagne vs Allemagne Notation

Casillas  7 : pas vraiment sollicité, mais attentif et précieux dans ses sorties (12 ; 42 ;60 ;70). Il soulagea sa défense. C’est un gardien de cette trempe qui manqua au Portugal et à la Turquie. Distance  parcourue : 3.3km.

Ramos  6.5 auteur d’une bévue en début de match, il se reprit par la suite et fut très actif sur son flanc droit. Il passa souvent devant son opposant en seconde période. Interceptant au moins à 7 reprises au devant du joueur qui était dans sa zone. Distance  parcourue : 9.41km.

Puyol  6 éliminé par Ballack d’un grand pont, la seule fausse note de sa soirée. Lui aussi intercepta des ballons (3 en première période par exemple). Distance parcourue : 8.03km.

Marchena  6.5 Impérial derrière. Il aura formé une paire complémentaire avec Puyol. Distance    parcourue : 7.65km

Capdevilla 5.5 moins porté sur l’offensive que son compère du coté opposé. Lui aussi y alla de sa bévue en perdant un ballon qui aurait pu être important. Distance parcourue : 9.24km.

Senna 7 A manqué de peu de marquer le second but. Présent des deux cotés du terrain. Indispensable à cette équipe d’Espagne qui ne pourrait faire sans la présence d’un joueur de son profil (plus physique même si disposant aussi d’une technique de qualité) au milieu du terrain. Distance parcourue : 10.04km.

Xavi 7.5 Des passes qui font la différence (13 ; 62), des interceptions, il n’hésita pas à prendre sa chance et fut exemplaire dans le replacement. Le meneur de cette équipe ibérique. Distance parcourue : 11.45km.

Iniesta 6.5 Percutant et précieux dans sa conservation de balle. Distance parcourue : 9.6km.

Silva 5.5 manque d’un peu d’efficacité dans le dernier geste peut être comme à la 34ème et 51ème. Mais son rôle n’était pas qu’offensif, et cela vaut définitivement la moyenne. Ramplacé par Cazorla auteur d’une rentrée percutante [bonne passe pour Guiza (80ème)]. Distance parcourue : 7.65km.

Fabregas  4 un début de match difficile avec pas mal de déchet dans la transmission. Du mieux ensuite. Victime de l’agressivité de Ballack (37ème, 42ème) ce qui dénote son manque d’impact dans ce domaine. Remplacé par Alonso au moment où son équipe commençait à peiner dans ce secteur. Distance parcourue : 8.01km.

Torres  7.5 : s’est battu comme un beau diable. D.Vassel n’aurait pas renié la façon qu’a eu l’espagnol de se battre sur tous les ballons y compris ceux qui semblaient perdus. Il fut récompensé de son acharnement par ce but plein de volonté. Service fait, il fut remplacé par Guiza qui manqua une belle opportunité à la 80ème. 2 minutes auparavant et lancé dans la profondeur, il avait poussé Lehmann à la faute (qui intercepta le ballon de la main en dehors de la surface) mais celle-ci ne fut pas vu de l’arbitre ou de son assistant. Distance parcourue : 7.47km.

L’Espagne dompte la Russie et rejoint l’Allemagne en finale

L’ Espagne s’est qualifiée pour la finale du championnat d’Europe des nations 2008 au dépens de la Russie. Une victoire amplement méritée à l’issue d’un match au cours duquel les joueurs d’Aragones auront dominé tactiquement et physiquement leurs opposant.
russieespagneD’abord tactiquement en ce qu’ils, disposés en 442, eurent à l’exception de dix minutes en première période l’avantage que ce soit offensivement ou défensivement.
Offensivement ils génèrent beaucoup les russes en ce que les courses croisées et simultanées de leur milieux de couloirs et attaquant posèrent des problèmes difficiles à résoudre pour les joueurs d’Hiddink à savoir notamment : jusque où suivre le joueur dont on a la charge ou encore, où s’arrête le marquage de zone. Quand Torres appelait par exemple le ballon coté droit Berezuvski le suivit souvent mais cela laissait de l’espace dans l’axe où pouvait s’infiltrer d’autres joueurs et notamment Silva qui bien que Gaucher joua à droite ce match.

Ce qui vient d être évoqué était dans le domaine du jeu court. Les espagnols ne restèrent pas seulement dans cette filière. Ils jouèrent également long que ce soit horizontalement vers Torres ou plus latéralement. Cela fut particulièrement le cas avec l’entrée de Fabregas à la place du blessé Villa.

Ensuite, défensivement, les espagnols savaient les russes très à l’aise sur les cotés. Pour les contrer ils agirent de deux façons. D’une part un repli défensif très rigoureux de la part de Silva et Iniesta (mais aussi de Villa dans l’axe pour gêner la relance russe via Semak) ce qui mit souvent Zhirkov par exemple sur le coté gauche en 1 contre 2. Ces deux joueurs opérèrent aussi de façon différente. Quand par exemple ils revinrent derrière mais de façon plus axiale pour s’éviter de trop longues courses. Dans ce cas, ils compensèrent par un intelligent placement qui consista à bloquer les angles de passes et forcer les russes à ne pas jouer dans la course de leurs latéraux et à les trouver certes mais plus nécessairement en première intention.

Enfin, ce fut aussi une domination physique. Certes les espagnols avaient eux aussi joué une prolongation contre l’Italie, comme les russes contre les Pays Bas, et ce une journée après leurs adversaires du jour. Il n’empêche que l’intensité physique mise par les russes dans leur ¼ de finale n’eut rien de comparable avec celle mise par l’Espagne au même stade. Ajoutons que comparé la distance parcourue par les acteurs au cours de ces deux matchs n’est pas un argument dans la mesure ou deux personnes peuvent courir in fine autant de kilomètre. Mais si l’une l’a fait via des sprints ou à une vitesse plus élevée, la fatigue physique ne sera pas la même et la récupération plus facile dans un cas, même avec un jour de moins, que dans un autre. Les Espagnols eurent le dessus sur le plan physique donc. Et ceci n’est pas négligeable sur le plan du jeu russe en lui-même. Moins de course, moins de lucidité et une tactique offensive et défensive gênante de la partie adverse fit qu’on vit trop rarement, par manque de mouvement d’une part, par excès d’individualisme d’autre part , les russes développer les actions dont on les sait capable.

En première période, les espagnols furent les premiers dangereux.

Villa coté droit rentrait dans l’axe et servait Torres dans les 6 mètres qui après un contre favorable, à la lutte avec Ignashevich, se trouva seul au 6 mètres. Sa frappe fut repoussée du pied par Akinfeev.(5ème).

Silva de la gauche rentrait dans l’axe pour servir à gauche Villa qui effectuait lui aussi une course dans l’axe, se mit sur son pied droit et frappa au premier poteau. Là encore, Akinfeev s’interposa.

La Russie réagissait comme elle pouvait. Au 25 mètres, Puyol commettait la faute sur Pavlyuchenko. Ce dernier tentait sa chance mais sa frappe enroulée passa au dessus.(15ème).

Via une touche( 23ème), Ramos effectua un 1-2 avec Torres. Le latéral espagnol conclut se mouvement par une frappe de volée du gauche. Qui passa à coté.

Les russes sortirent la tête de l’eau et jouèrent comme ils nous en ont donné l’habitude pendant 10 minutes. De la 30ème à la 40ème minutes. Il y eut pendant cette période davantage d’espace, l’Espagne se découvrant et ses milieux et attaquants ayant plus de peine à revenir et couvrir tous les espaces. Cela permit à la Russie de trouver plus facilement Pavlyuchenko, d’avoir ainsi un relais dans l’axe, cela permit aussi de jouer via des combinaisons sur les cotés.

A la 30ème minute, un jeu en triangle se terminait par une passe taclée pour Pavlyuchenko. La frappe enroulée de l’attaquant passa à la gauche des buts de Casillas.

A la 34ème minute et au moment ou Villa était remplacé par Fabregas, les russes jouaient une touche en retrait. Des 40 mètres coté gauche, Zyrianov trouvait d’un centre Pavlyuchenko dans la surface. Ce dernier contrôla puis frappa mais d’une excellente position il ne put cadrer son tir.

A la 35ème, un centre de Anyukov pour Pavlyuchenko était repris de la tête par ce dernier. Sans davantage trouver le cadre que sur ses précédentes initiatives.

La dernière occasion de la première période était espagnole. Fabregas trouva Torres dans la profondeur. L’attaquant de Liverpool contrôla pied droit avant d’effectuer un dribble intérieur suivit d’une frappe pied gauche. Sans problème pour Akinfeev.

La mi-temps était sifflée sur ce score de 0 à 0.

Turquie vs Allemagne notation

Lehmann : 1 coupable sur les deux buts encaissés par son équipe. Un jeu au pied défaillant (31 ; 35ème). Une belle claquette mais, pas plus que pour Seaman en 2002 contre le Brésil, on ne lui aurait pardonné le fait qu’il prenne un but sur un coup franc centré de 40 mètres. Distance parcourue : 4.52km.

Freidrich:1
insuffisant offensivement, dépassé défensivement que ce soit sur le premier but, ou avec Kazim (72ème).Distance parcourue : 10.12km.

Mertesacker : 1
quelques interceptions importantes, mais un jeu de passe médiocres (12 ; 49) qui aurait pénalisé son équipe face à une meilleure équipe. Devancé sur le second but turc. Distance parcourue : 9.41km.

Metzelder : 2
ce n’est pas lui qui va au duel. Pas surprenant dans cette perspective d’acter qu’il en perdit moins que Mertesacker. Distance parcourue : 8.94km.

Lahm : 2 une passe décisive mais d’un autre coté il est plus facile de marquer un but quand le gardien s’absente de son poste. Par contre il était présent sur son but à lui. Une frappe bien exécutée après un enchaînement estampillé Lahm. Sauf pour Kazim qui ne connaissait visiblement pas le latéral du bayern. Défensivement que ce soit dans son dos ou au duel ce fut en revanche catastrophique. La note s’explique par le fait qu’il fut la plupart du temps dans cette situation de faiblesse. On ne note pas sur deux exceptions même si celle-ci apportent la victoire. Distance parcourue : 9.56km.

Rolfes : 0.5 « Fantôme » N°1 : entre guillemets car il se distingua tout de même par ses fautes et passes ratées. Il fut remplacé, arcade ( ?) ouverte, d’ailleurs des suites de l’une d’elle. Distance parcourue : 5.63km.

Hitzlsperger : 4 la « satisfaction » de la soirée. Ici les guillemets viennent du fait que c’est une satisfaction dans un environnement de grande médiocrité. De bonnes récupérations, à l’origine du premier but (avant dernière passe, transversale, pour Podolski) et du second (il est le 2 du 1-2 avec Lahm). Du déchet mais une bonne présence des deux cotés du terrain. Distance parcourue :10.66 km.

Ballack : 0.5 Fantôme n°2. son coup franc dans le mur (56ème) nous rappela sa présence. Il reste à nous démontrer vidéo à l’appui qu’il avait fait un grand match contre le Portugal. Distance parcourue : 11.25km.

Podoslki : 2.5 un bon centre en sur le premier but. Pour le reste, il fut trop longtemps dans une zone défavorable à ses qualités et quand il joua ensuite vers l’avant, il était trop isolé pour ne pas être repris ou avoir une efficacité limité. Distance parcourue : 9.88km.

Schweinsteiger : 2 En exagérant peut être, nous dirons qu’il a gagné un duel et le bon, celui qui permit à son équipe de revenir tout de suite au score.Distance parcourue : 11.2km.

Klose : 1
il fallait bien que Recber quitte son but pour qu’il marque ce soir. Des duels perdus à la pelle. Distance parcourue : 9.72km.

Nadal au delà du piège Gulbis

26 juin 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2008, Wimbledon

Rafael Nadal s’est qualifié pour le 3ème tour des internationaux d’Angleterre. En se défaisant en 4 manches (5-7 6-2 7-6 6-3) du letton Ernest Gulbis, il s’est donné le droit d’y affronter Nicolas Kiefer. Une victoire difficile face à un joueur de qualité. Difficile car même si il fut dominant à compter de la fin du 1er set, qu’il perdit quand même, cela n’est pas une garantie sur herbe pour remporter à coup sur la rencontre. Cela permet par exemple de se créer des opportunités, pas forcément de les saisir, c’est ainsi qu’il ne remporta le 3ème set qu’au jeu décisif.

wimbledonIl y eut clairement deux temps dans cette finale. Un premier temps ou d’abord Gulbis fut impérial au service, et ratait très peu malgré une prise de risque importante. Dans le même temps, Nadal variait son jeu et n’hésitait pas par exemple à aller plein coup droit adverse. Il y eut ensuite un second temps. Période qui commença à la fin du premier set. Nadal commença à mieux lire le service adverse. Et donc à engager l’échange. Ce faisant il fit davantage jouer son adversaire ce qui augmentait d’autant les chances que son adversaire commence à faire des fautes. Ajoutant que les échanges se durcissant et plus seulement sur le service de Nadal, Gulbis commença à être entamé ce qui baissa son efficacité au service même s’il partait de haut. Nous avons évoqué le service de Nadal. A partir du second set, il engagea davantage de première balle, ce qui lui permit d’éviter de commencer l’échange à son désavantage ce qui était le cas quand il servait des secondes, Gulbis bénéficiant de 2 coup solide en son coup droit et revers. Nadal servit aussi davantage des zones qui sont sécuritaires pour lui. A partir du second il servit plus systématiquement qu’au premier set le revers adverse avec deux enchaînements types : coté avantage, un slice extérieur qui laisse le court ouvert mais permet aussi de jouer dans le replacement si son adversaire veut couvrir son terrain. Coté égalité, un slice sur le T qui fixe l’adversaire au centre et offre par conséquent deux options au serveur.

Coté letton, un enchaînement aura particulièrement retiré notre attention. Nadal ayant une position assez reculé quand son adversaire servait, Gulbis usa de cela pour jouer un amorti sur ses premiers coups de raquette après son service. Ce fut dans l’ensemble assez efficace même si pas toujours gagnant en 1 temps.

1er set :

jusqu’à 5-5, la physionomie du set est la suivante. Nadal tient au service, même si Gulbis se montre entreprenant sur l’engagement espagnol et particulièrement sur seconde balle. Mais Gulbis ne laisse que des miettes sur son service à lui. Après 5 jeux de service l’espagnol n’a en effet marqué que 2 points sur 22 engagements adverses.

A 5-5 il remonte pourtant de 30-0 à 30-30 via d’une part un revers croisé qui sortit et poussa à la faute Gulbis et d’autre part une fixation par Nadal de son adversaire sur le coté revers de celui-ci grâce à son revers long de ligne. Une fois l’échange engagé dans la diagonale on vit Nadal tourné son revers pour finir le point, Gulbis ne pouvant contrôler la frappe de l’espagnol. A 30-30, l’incompréhensible arrivait. Nadal allait chercher un amorti et remettait de façon croisé. Il gagnait le point mais l’arbitre jugea à tort, ce que la vidéo ne manqua pas de nous prouver, qu’il n’y avait pas eu ce qui avait été signalé à savoir 2 rebonds. On se trouvait visiblement face à un arbitre désireux de montrer sa capacité de décision dans un moment chaud. Comment prendre un tel risque quand de fait la certitude est impossible ? Cela nous dépasse on doit l’avouer. D’autant que l’adage, le doute profite à l’accusé est quelque chose auquel nous apportons tout notre soutien, des fautes par excès de raisonnement en ce sens dussent elles exister. Toujours est il qu’on était maintenant à 40-30 et non 30-40. Un service gagnant plus tard Gulbis menait 6-5. Visiblement interloqué par ce qui venait de lui arriver, Nadal effectuait un début de jeu suivant difficile. Mené 0-15 il parvenait pourtant à inverser la tendance pour se procurer deux balles de tie-break. Mais d’inhabituelle faute chez lui vinrent relancer Gulbis au point d’offrir le set à ce dernier. 7-5.

2ème set :

Les Ă©changes s’engagent indĂ©pendamment du serveur. Cela profite Ă  Nadal qui ne fait plus de fautes ou presque. Contrairement Ă  Gulbis qui entre dans la partie « faute » de son jeu Ă  risque. Nadal break deux fois dans ce set. Qu’il remporte 6-2 sur un jeu blanc.

3ème set :

Nadal domine dans ce set. Il met en difficulté Gulbis sur son engagement (le letton ira sur ses jeux de service 3 fois à 30, 2 fois à 40 et une fois à 15) tout en se préservant sur le sien. Un seul de ses jeux de service va à égalité. Par contre il en gagne 4 à 15 et 1 blanc. Nadal se procure 1 balle de break à 3-3 sauvé d’un service gagnant par Gulbis. Au tie-break, Nadal remporte les rally et fait admirer ses qualités de passeur. Ainsi il se détache via un passing en 2 temps pour mener 3-2. Et Gulbis perd le set 7-2 au tie-break en ne parvenant par à relever un slice adverse, un défaut qu’on beaucoup de joueurs qui frappent à plat. 7-6

4ème set :

les deux joueurs gagnent facilement leur jeu de service jusque 3-3. Nadal se fait reprendre à 30-30 alors qu’il menait 30-0. Il remporte finalement le jeu via un service gagnant notamment. A 4-3, l’espagnol sert le jeu. Il joua d’abord dans le replacement adverse, profita d’une faute après le service de son adversaire, et d’un double faute pour mener 0-40. Gulbis sauva les deux premières balle de break. Pas la 3ème. Pris dans un échange dans la diagonale revers pour lui, Gulbis tentait de tourner ce coup pour frapper en coup droit. Mais il sortit le coup droit décroisé qu’il frappa. Dans le jeu suivant, Nadal sortait un passing en 2 temps à 30-30 et un enchaînement service extérieur coup droit long de ligne pour conclure le match.6-3

Une victoire méritée. Gulbis aura eu le mérite de repousser l’échéance. Un letton qui manque d’argument pour battre à la régulière l’espagnol. Il aurait fallut un jour de grâce au service et même au premier set, où c’était clairement le cas, ce fut tout prés de ne pas suffire. C’est donc bien dans le jeu qu’il lui faudra progresser s’il ne veut pas se faire dominer tôt ou tard dans un match où il aura à affronter l’ibérique. Nadal qui jouera Kiefer au prochain tour et qui a vu sa partie de tableau se dégager. Andy Roddick se faisant éliminer par Tipsarevic. L’américain payant sa préparation tronquée, la faute à une blessure à l’épaule qui le priva de compétition de Rome au Queens.

Nesta Alessandro

25 juin 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans n

Vous trouverez ici la fiche du footballeur italien Alessandro Nesta. Outre des informations classiques (date de naissance, première sĂ©lection en Ă©quipe d’Italie, palmarès, etc) vous aurez accès entre autres choses Ă  une analyse de son jeu, Ă  un temps fort de sa carrière. Si vous avez des idĂ©es ou suggestions, si vous repĂ©rez un (des) oubli (s) n’hĂ©sitez pas Ă  participer Ă  l’espace rĂ©servĂ© pour cela.

Fiche d’identitĂ©
nesta photo Nom:
Pays:
Date de naissance:
Lieu de naissance:
Taille:
Poids:
Poste:
Club actuel:
Nesta
Italie
19 mars 1976
Rome
1m87
79kg
défenseur central
Milan AC
Analyse
Points forts
Points faibles
- Placement.
- Vitesse convenable.
- Jeu de tĂŞte.
- Relance
- Rendement (endurance) physique
- Peut se montrer laxiste dans le marquage en dehors des grands matchs ou quand il baisse physiquement.
Commentaires:
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Un temps fort de sa carrière
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Palmarès
Titres Vainqueur de la Coupe du Monde en 2006 (ITALIE)
Vainqueur de la Super Coupe d’Europe en 2003, 2007 (Milan AC)
Vainqueur de la C1 en 2003, 2007 (Milan AC)
Vainqueur de la C2 en 1999 (Lazio Rome)
Champion d’Italie en 2000 (Lazio Rome), 2004 (Milan AC)
Vainqueur de la Coupe d’Italie en 1998, 2000 (Lazio Rome), 2003 (Milan AC)
Finaliste du Championnat d’Europe en 2000 (ITALIE)
Finaliste de la C1 en 2005 (Milan AC)
1ère selection Moldavie vs Italie (à Chisinau) : 1-3, le 5 octobre 1996

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