Chelsea 3 Liverpool 2 notation

30 avril 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Demi-finale

Reina 3 Attentif tôt dans le match pour sortir au devant de Drogba. Sur le premier but, il repousse d’abord sur le coté, ce qui est recommandé, mais Drogba récupéra ce renvoi et marqua au premier poteau, ce qui l’est moins. Idem pour le troisième but.

Riise 3 Moins à son désavantage qu’il y a une semaine, il ne fut pas avec ses partenaires dans l’ensemble que ce soit dans le jeu défensif ou offensif, le résultat de son manque de titularisation peut-être.

Skrtel: (non noté) un début brouillon avec beaucoup de fautes dans la transmission. Blessé il fut remplacé par Hyppia (2) ce qui ne devait pas être espéré coté Reds. En effet, le finlandais peut ne pas handicaper son équipe dans le visuel, en fait il la handicape de par ce que sa lenteur implique pour ses partenaires et son équipe dans l’ensemble. Par contre dans le jeu aérien, il répond présent. Une tête intéressante mais non cadrée. Dans la prolongation il fut pris en vivacité et concéda le penalty du 2-1.

Carragher 4 Il reprit Drogba de façon décisive dans la prolongation. Des duels gagnés mais un majeur perdu. Celui du 3ème but où il est devancé par Drogba au premier poteau.

Arbeloa: 3.5 Intéressant que ce soit défensivement ou offensivement. La possession du ballon ne l’effraie pas. Sur le premier but, il oublie Kalou et ne se rattrapa pas en se jetant pour tenter d’intercepter sans succès le ballon. Averti.

Mascherano 3.5 Du déchet dans la transmission mais une grosse activité. Perd un duel sur l’action menant au but.

Alonso 3.5 Idem que pour Mascherano. Averti.

Gerrard 3.5 Match assez discret, par rapport à ce qu’il peut faire, du capitaine des reds. Une bonne passe pour Kuyt (47ème). Victime de crampe à la fin du temps réglementaire, ce qui altéra son rendement pour les prolongations.

Benayoun : 5 Provocateur, il amène à lui seul l’égalisation. Sa passe pour Torres était parfaitement exécuté. Pennant le remplaça sans impact.

Kuyt Volontaire, il commit de nombreuses erreurs dans son jeu de passe. Joueur important de son équipe, il fut beaucoup sollicité, que ce soit en appui ou en profondeur comme à la 47 ème ou sa tentative ne fut arrêtée que par la réactivité de Cech

Torres : il perdit un duel avec Cech à 0-0. Sa tentative de provocation, inutile car loin du but et en situation délicate a déséquilibré son équipe et fut à l’origine directe du contre victorieux de Chelsea. Il égalisa pour son équipe, bien servi par Benayoun. Il ne pouvait pas non plus rater lors de ces 2 demi finales. Remplacé par Babbel qui inscrit avec la complicité de Cech le but de l’espoir d’une frappe lointaine.

Chelsea pour Manchester United

30 avril 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Demi-finale

liguechampionChelsea s’est qualifié pour la finale de la ligue des champions en venant à bout de Liverpool après prolongation (3-2). Ils rencontreront Manchester United en finale.

Le club londonien aura mérité sa qualification pour la raison suivante. La stratégie mise en place par Rafa Benitez était à l’opposé de celle de Avram Grant. Elle reposait sur une implication physique très importante. Et pour ne pas avoir marqué plus d’un but pendant cette période, ils ont logiquement payé quand Chelsea, en prolongation a sorti la tête de la fenêtre.

La première période démarra nerveusement pour les deux équipes. Chelsea ne prenait aucun risque dans la construction et le jeu long vers Drobga ou vers des espaces libres ne donna que peu de fruits. Coté Liverpool on peinait beaucoup à dépasser le premier rideau de Chelsea et nous actâmes pour leur compte d’un grand nombre d’imprécisions dans le jeu de passe.

Chelsea se montrait les premier dangereux:

Une balle perdue par Torres échoyait à Ballack qui servait directement Drogba dos au but. L’ivoirien parvenait à se retourner et à ensuite déclencher une frappe de 30 mètres. Reina couvrait bien son premier poteau et repoussait le danger en corner.(5ème)

Liverpool répondait 4 minutes plus tard (9ème):
Une combinaison entre Benayoun, Gerrard et Torres permettait à ce dernier de se retrouver dans une situation favorable dans la surface de réparation. Las, son contrôle trop long ne le mit pas dans la meilleur des positions. Il se retrouva excentré sur la gauche de la surface et son tir fort au premier poteau ne fut pas aussi dangereux qu’il aurait pu l’être. Il forçait néanmoins Cech à repousser ce ballon en corner.

3 minutes plus tard (12ème), Reina se montrait attentif à intervenant sur une balle en profondeur à destination de Drogba.

A la 18ème, Makelele trouvait Lampard qui lançait dans la profondeur et l’axe gauche Drogba. Ce dernier se présentait face à Reina mais croisa trop sa frappe.

Chelsea s’il n’avait ouvert le score avait tout de même l’emprise. D’abord parce que Liverpool perdait rapidement le ballon, ensuite parce qu’il s’était créer le plus d’occasion, enfin car ils furent capable de varier le jeu. Ainsi, deux longs moment de possession se conclurent par une action positive.

A la 21ème minute un centre était renvoyé par la défense de Liverpool sur Essien qui frappa croisée. Reina capta cette tentative.

A la 25ème, c’est Ballack qui était à la fin d’un mouvement collectif. Sa frappe, puissante, était repoussée des poings par le gardien espagnol.

C’est en toute logique au vue de ce début de match que Chelsea ouvrait le score. Torres choisissait l’option individuelle alors qu’il était cerné. Il perdait ainsi la balle à 35 mètres des buts de Chelsea. Carvahlo s’interposait et Terry lançait Lampard. L’anglais alertait immédiatement Kalou. Arbeloa, pris dans son dos par le joueur qu’il avait en charge, se jeta sans succès pour récupérer le ballon, se privant de toute chance de retour possible. Kalou était donc servi. Il effectuait à hauteur de la surface de réparation un dribble intérieur qui lui permit de se mettre sur son pied droit. La frappe enroulée de l’ivoirien était repoussée sur le coté par Reina. Bien joué pour le gardien espagnol. Seulement, les erreurs successives de Torres puis Arbeloa déséquilibrèrent l’équipe de Liverpool. Le premier sur le renvoi fut donc Drogba qui ne laissa aucune chance au portier espagnol avec une frappe très puissante au premier poteau. 1-0.

La dernière occasion dans cette première mi temps allait revenir aux joueurs locaux. Il s’agit d’un coup franc de Lampard qui passa juste à coté des buts de Liverpool.

La mi-temps était sifflé sur ce score de 1-0 pour Chelsea.

En seconde période, Liverpool, changea d’approche. Chelsea fit de même. Les joueurs de Grant décidèrent en effet de se replier pour jouer des coups en contre. Un timoré pressing était initié par les joueurs de couloirs, Kalou et Cole, le reste des joueurs du club londonien occupant un espace dans leur partie de terrain.

L’avantage d’une telle stratégie est claire, pour qui n’est pas borné. Liverpool en phase d’attaque laissant toujours un minimum de 3 joueurs (4 avec le gardien) en défense quant ils étaient en phase offensive, Chelsea en défendant à 10 dans sa partie de terrain avait un avantage numérique dans cet espace réduit qui était destiné à lui permettre :

D’une part de défendre plus facilement son terrain et d’autre part de profiter de joueur en mouvement sur les contres, ceci s’opposant à des défenseurs de Liverpool plus statiques de par le fait que leur équipe attaque.
L’inconvénient est qu’en jouant dans sa partie de terrain, on s’expose à ce qu’une action passe, qu’il s’agisse d’un coup franc ou autres. Remarquons que une attitude différente(souhaitée par M.Jacquet et ses compères) ne met pas l’abri d’un contre ou autres. Il s’agit juste d’une stratégie avec ses avantages et ses inconvénients. Rappelons que cette stratégie est aussi décidée via les acteurs en place et leur forme du moment. L’intérêt de jouer un football total avec des joueurs qui avaient joué un match important 3 jours plus tôt nous échappant.

Liverpool de son cotĂ©, prit possession du terrain, notamment de la partie de Chelsea, et de l’initiative. Ce travail de possession, plus des joueurs de couloirs Ă©voluant haut requit de leur part beaucoup d’énergie. En effet Ă  la perte de balle il fallait se replacer et ces efforts si insuffisamment rĂ©compensĂ©s portent en eux le risque de l’Ă©chec.

Voilà le plan tactique de cette seconde période exposé. On regrette que par ethnocentrisme, Aimé Jacquet et consort ne purent l’apprécier ce qui est d’autant plus surprenant que par exemple ils reconnurent qu’il y avait une question posée sur le plan physique dans ce match.

On est en face ici d’un problème de valeur : avec d’un coté, ceux qui pensent qu’il n’existe qu’une seule façon de jouer, de montrer sa détermination et d’autre qui pensent que plusieurs modèles d’expression existent et sont possibles et que l’intérêt réside pour une bonne partie dans le fait de les voir s’affronter. On regrette que M.Jacquet et ses compères soient du premier cercle :

Ceux qui pensent qu’il n’y a qu’une seule façon de défendre, haut ; qu’il n’y a qu’une chose à faire quand on mène 2-1 à l’addition des deux matchs, c’est à dire mener le jeu ; ceux qui pensent que toutes autres façons de jouer et nulle et non avenue et que le fait précisément que le résultat leur donne raison est la preuve de ce qu’ils avancent.

Le second cercle, celui de ceux qui considèrent que plusieurs façons de jouer et de gérer des situations existent, a un avantage. Il reconnaît l’existence de l’orientation qu’ils( Jacquet et autres) défendent, tout en en promouvant d’autres, c’est que Levi Strauss appelle la tolérance.

Manchester pour une première: Manchester 1 Barcelone 0

29 avril 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Demi-finale

liguechampionLes anglais se sont qualifiés pour ce qui sera la première finale anglo-anglaise de l’histoire de cette ligue des champions. Une victoire incontestable tant Manchester se sera montré plus performant en défense et en attaque. Si Barcelone a eut beaucoup de possession, ils ont en fait peu d’usage concret dans les 30 derniers mètres.

Un seul changement de chaque coté au coup d’envoi. Rooney souffrant de sa hanche, il était remplacé poste pour poste par Nani qui occupa donc le flanc droit.
Coté catalan, Puyol revenait de suspension pour remplacer en défense le suspendu Marquez.

Cette première mi temps fut marqué par plusieurs temps.

D’abord un temps (1ère à 15ème minute) où Manchester se montra fébrile (transmission, contrôle de balle) et perdit rapidement le ballon dans il est vrai ce qui était une recherche d’un jeu direct et rapide vers l’avant. Barcelone de son coté pressait haut mais une fois le ballon récupéré n’en faisait, hors appel à Messi, un usage percutant et se concentrait alors à la conservation du ballon. Chose terrible pour le Barca, Manchester conclut cette période pas très positive dans l’ensemble par un but splendide de P.Scholes.
Ensuite, de la 15ème à la 30ème, une domination des joueurs locaux qui prirent possession de la partie du terrain du Barca et emmené par un Carrick impérial dans la transmission (que ce soit du pied droit, pied gauche à une touche ou en plusieurs). Le Barca, dominé qu’il fut n’eut plus pendant ce temps que l’option du jeu de contre.
Enfin, après cette poussée, elle non récompensée d’un but, Manchester se replia dans son camp et Barcelone évidemment repris sa stratégie première. Le point commun à toutes ces étapes coté visiteurs fut l’imprécision dans le dernier ou avant dernier geste. Ainsi, consultons l’énumération non exhaustive suivante : dernière action ratée de Deco (2 ;25 ;42) Abidal (35) Touré (37), Etoo (41) Iniesta (33 ;35)

Entrons maintenant plus avant dans le contenu de ce match. Nous parlions de fébrilité, Barcelone allait se créer sa première occasion par un défaut de lucidité de la part d’Evra.

En effet, le français (1ère minute) en voulant sauver une balle qui sortait en touche donna le ballon à Messi ce faisant. L’argentin profita du déséquilibre créé pour éliminer facilement Brown. Il allait s’infiltrer dans la surface quand Scholes intervint. Le tacle irrégulier de l’anglais envoya Messi à terre. Un coup franc était donné à 5 centimètre de la surface de réparation coté droit. Le coup franc fut expédié dans le mur par la victime de la faute.

La deuxième occasion (13ème) dans ce match fut le but mancunien. Van der sar relançait pour Ferdinand qui effectuait une montée. Un relais à une touche le voyait propulsé vers l’avant, aussi parce qu’il avait poussé un peu loin son contrôle. Il donnait en taclant vers Ronaldo. Le portugais profitait du peu d’espace devant lui pour s’y engouffrer. Il était rapidement entouré par trois joueurs (Touré, Zambrotta et Puyol).

Zambrotta vint lui chiper le ballon, mais quand l’italien voulut relancer il s’aperçut du manque de solution dont il disposait. Touré étant à ses cotés, impossible de lui donner le ballon dans un espace si réduit et avec Ronaldo dans les parages immédiats. Park faisant le pressing, l’option Milito s’envolait. Une transversale pour Abidal ? Pas de passe latérale devant sa surface de réparation. La balle dans les tribunes, il était orienté coté opposé à la plus proche de lui (rappelons que nous étions à l’angle de la surface coté gauche dans le sens de l’attaque pour Manchester). Un milieu dans l’axe ? Le replis (Deco, Messi était inexistant ou de façade nous le verrons plus bas). Il commit alors une énorme erreur. Plus que la passe dans l’axe c’est le fait qu’elle ait été réalisée au sol qui en constitue une grosse, ce genre de passe ne posant alors que peu de problème à l’éventuel adversaire qui, éventuellement, s’en emparerait. Et cet éventuel adversaire ce fut P.Scholes. Ce dernier était venu apporter son soutien à l’attaque. Notons qu’au moment de la passe de Ferdinand pou Ronaldo, il était derrière Messi à hauteur du rond central. L’argentin est revenu en courant mais ne fit qu’occuper une position. Ainsi, quand Scholes surgit de son dos pour contrôler et enchaîner d’une frappe de demi volée en lucarne l’offrande de Zambrotta, l’argentin était invité à constater l’inutilité d’un tel replacement de façade. 1-0 pour les locaux.

S’en suivit une période de domination mancunienne : 4 occasions à signaler dans ce temps fort :

1_ D’abord et suite à une faute de Milito sur Ronaldo près de la sur face de réparation et de la ligne de corner coté droit, le coup franc était tiré fort au premier poteau vers Carrick. Valdes s’interposait et bien qu’il relâcha ce difficile ballon, le danger fut ensuite repoussé.(16ème minute).

Comme évoqué plus haut le Barca allait dans cette phase procéder par contre. Ainsi, une percée individuelle de Messi permettait à l’argentin d’approcher la surface de réparation adverse. A l’abord de celle-ci il déclencha une frappe enroulée qui mit Van der Sar à contribution. La main droite ferme du néerlandais écartait la menace.(19ème)

2_ Ensuite (20ème), Evra récupérait le ballon coté gauche. Il transmettait alors à Carrick qui trouva Tevez en appui dans l’axe. Tevez lui rendait et Carrick lançait alors à une touche dans la profondeur Ronaldo. Le portugais après une course entrait dans la surface de réparation. Pris par deux joueurs (Zambrotta, Puyol) mais sans qu’aucun des deux ne le serre de près. Il libérait alors le ballon pour Park qui arrivait lancé. La frappe décroisée du plat du pied du coréen manquait de peu (1 mètre au plus) le cadre.
3_ Plus avant, à la 23ème, un corner renvoyé par la défense barcelonaise était récupéré au 18 mètres par Ronaldo qui donna en retrait pour Scholes. A une touche l’anglais écarta pour Park qui décala Carrick replacé sur la droite après ce corner. Le centre de ce dernier était repris de la tête par Brown devant Ronaldo qui arrivait. La tête du défenseur anglais (1 des 5 présents sur le terrain au coup d’envoi, Ferdinand Brown Hargreaves Carrick et Scholes) était trop décroisée.
4_ Enfin, à la 28ème, le barca peinait à se dégager. Tevez récupérait un court renvoi. Son centre de la droite forçait Valdes à repousser d’une parade le ballon. Ronaldo s’en emparait de la tête pour remiser en retrait mais Puyol dégageait alors son camp.

L’orage était passé, les catalans allaient alors profiter d’un besoin bien compréhensible de souffler de leurs adversaires pour sortir un peu de leur camp. Mais on doit ici constater un fait simple. Il est plus facile de manier le ballon loin des buts adverses qu’à son plus prés. Ainsi, le Barca eut certes beaucoup de possession mais comme nous le disions au début en fit peu d’usage tranchant dans les 30 derniers mètres.

Signalons tout de même cette passe d’ Iniesta pour Etoo qui remisa en direction de Deco. La frappe sans contrôle du portugais passa juste au dessus. (33ème)
A la 35ème Deco trouvait Etoo qui donnait alors à Iniesta. Une passe ratée de ce dernier, qui cherchait Etoo, trouvait Deco. Mais la frappe des 18 mètres de ce dernier ne trouva pas le cadre.

Manchester était dans la troisième phase évoquée en préambule. Position défensive avec sortie rapide. Evra trouvait Park. Le coréen sur la gauche se remettait sur son pied droit et centrait vers Nani. Ce dernier surgissait dans le dos d’Abidal et devançait Milito pour reprendre d’une tête décroisée. La balle passait là encore tout près des buts de Valdes (40ème). Notons qu’il est toujours plus difficile de faire ce que tenta de réaliser Nani (une tête décroisée) que de reprendre dans le sens ou arrivait le ballon. Ce choix difficile ne paya pas. A méditer.

La mi temps arrivait et la dernière « occasion » coté visiteur allait être symptomatique des problèmes rencontrés. Messi réalisait une énième percée, sollicitait, au milieu d’une forêt d’adversaire il est vrai, un 1-2 avec Etoo. Mais ce dernier remisa de façon imprécise.

La mi temps fut sifflée sur ce score de 1 à 0 qui qualifiait Manchester United.

Manchester 1 Barcelone 0 Notation

29 avril 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Demi-finale

Valdes 6 Un match solide pour le gardien espagnol. Il a certes relâché un ballon difficile devant Carrick, mais son intervention a sauvé son camp. Un jeu au pied intéressant (3ème). Une belle main pour repousser le danger (28ème). Présent devant Tevez.

Zambrotta 1 Soirée catastrophique pour l’italien. On ne parle pas forcément de sa faute sur le but, la responsabilité de la moitié de l’équipe étant engagé sur ce point. Nous faisons référence à cette attitude qu’il eut. On parle ici du fait qu’à l’évidence la prise à 2 ou 3 avait été décidé sur Ronaldo. Mais quel est l’intérêt de ces prises à 2 ou à 3 si lui ne collait pas Ronaldo. En lui laissant de la latitude, il permit à Ronaldo, 20ème, ou Park (40ème) de faire des passes qui firent le décalage. Décidé à faire mieux en seconde période il commit 3 fautes d’anti-jeu en seconde période et récolta logiquement un avertissement. Ne lui restait plus alors que la provocation. Il fit récolter un carton jaune à Ronaldo. Quand un joueur de sa qualité en est réduit à ce genre d’extrémité, nous n’avons qu’un mot, pathétique.

Puyol 3.5 Il fut du coté de Ronaldo, en couverture, une bonne partie du match. Volontaire, il le finit de façon offensive. Un peu tard quand même.

Milito 3.5 Surpris par Nani (40ème) il avait bien bouché l’angle à Park (20ème). On le pensait capable de plus dans la relance.

Abidal 3.5 Le français tint bien son coté dans l’ensemble. Du déchet dans son jeu offensif mais qui l’attend dans ce domaine ? Raymond Domenech peut-être ? Se fait passer devant par Nani (40ème). Pas la première fois en ligue des champions, les lyonnais et les milanais s’en souviennent.

Touré 4 Des interceptions intéressantes, il couvrit beaucoup de terrain. Un tir non cadre en seconde période. Remplacé par Gudjohnsen.

Xavi 3 Le replacement défensif sur le but mancunien ? Non, il préféra laisser Zambrotta se débrouiller seul. Le symbole d’une équipe qui n’a d’équipe que le nom. Transparent par ailleurs. Un beau coup franc qui fut dévié en corner à son crédit.

Deco 3 Il est celui qui a eut le plus d’opportunités. Malheureusement, lui qui est en phase de reprise ne put jamais trouvé le cadre (33 ;35 ;58). Gênant à ce niveau. Idem que pour Xavi sur le but de Scholes.

Iniesta 2 Invisible, et inconséquent. Des duels perdus à la pelle. A sa décharge si il a déjà occupé le poste, ailier gauche n’est pas son poste. Enfin, si on l’a mis là c’est qu’on pensait qu’il était capable d’y faire quelque chose. Ou alors ça en dit long sur ce qu’on pense, coté catalan du joueur qui le remplaça, ndlr Henry.

Messi 3.5 Il tenta beaucoup et rata beaucoup aussi. Manchester sembla satisfait de le laisser gambader sur le terrain en s’occupant bien dans le même temps de lui couper les options de jeu. Il s’enferra donc dans des choix individuels et ça aurait pu payer (19ème). Pal mal de déchets quand même dans le dernier geste (passe ou tir, exemple à la 55ème) mais le seul à créer le décalage pour Barcelone. Sur le but il revenait tranquillement quand Scholes surgit pour marquer. Le foot ce n’est pas que dribbler et faire une passe à l’adversaire.

Etoo 2 Des duels perdus à la pelle, des remises ratées. Hors du coup. Face à de tels opposants. Manchester n’est pas Valence.

Presentation Chelsea vs Liverpool

27 avril 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Demi-finale

chelsealiverpool…………….Chelsea FC

………………………….VS……Ă  Stamford Bridge

……………………Liverpool FC

1/2 finale ligue des champions 2007-08 match aller 1-1

Dernières info

Chelsea: Lampard,est incertain après le décés de sa mère.

Liverpool: Aurelio est out jusque la fin de la saison.

Commentaires et pronostics

Liverpool aborde ce match avec l’obligation de marquer Ă  Stamford Bridge. Ce match a Ă©tĂ© prĂ©parĂ© en laissant les probables titulaires sur le banc. Seul Riise a jouĂ© mais lui est en manque de temps de jeu pour avoir peu jouĂ© ces derniers temps. Il remplacera certainement Aurelio, qui manquera la fin de saison. En d’autres circonstances on aurait penchĂ© pour Arbeloa Ă  gauche et Carragher qui se serait dĂ©calĂ© sur le cotĂ© droit avec Hyppia rentrant dans l’axe, mais le grand finladais a Drogba pour cauchemar donc cette idĂ©e semble exclue d’entrĂ©e.

Liverpool 451 Reina Arbeloa Skrtel Carragher Riise – Babbel Alonso Mascherano Kuyt – Gerrard – Torres.

Chelsea rĂ©cupère peu Ă  peu tous ses joueurs. On a mĂŞme vu Shevchenko entrer contre Manchester United. Lampart, dĂ©cĂ© de sa mère, est incertain. S’il devait manquer ce match Essien le remplacerait au milieu. Par rapport au match de Manchester United, le seul changement devrait ĂŞtre la titularisation de Makelele pour Mikel.

Chelsea 451 Cech Ferreira Carvahlo Terry Cole Lampard (Essien) Makelele Ballack Cole Kalou Drogba.

Chelsea a l’avantage de ce match. Liverpool a eu sa chance et ne l’a pas prise. Se prĂ©sentera-t-elle une seconde fois? C’est la question. On ne pense pas que la situation de Liverpool, l’obligation de marquer pour passer, pousse Rafa Benitez Ă  exorter ses troupes Ă  l’attaque dĂ©s le dĂ©but de match. Ce faisant il risque de s’exposer. Si ca tournait mal, c’est Ă  dire s’il encaissait un but, Crouch, que Terry et Carvalho ont du mal Ă  controler pourrait entrer. Le mettre d’entrer serait un bel exemple de coup du jardinier. Il y a des qualifications qui dĂ©pendent de ce genre d’initiative ( Rappellons que le coup du jardinier est ce coup auquel personne ne s’attend et qui met Ă  mal l’adversaire).

Pronostic pour la qualification: Chelsea Pronostic pour ce match:Victoire de Chelsea

Présentation Manchester vs Barcelone

27 avril 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Demi-finale

manchesterbarcelone …………….Manchester United

………………………….VS……Ă  Old Trafford

…………………FC  Barcelone

1/2 finale retour de la CL 2007-08: match aller 0-0

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COMMANTAIRES:

Manchester avait optĂ© pour un 442 surprise la semaine dernière. Ce coup du jardinier de Ferguson a bien failli payer mais le penalty ratĂ© de Ronaldo achnagĂ© la donne. La mission est simple pour Manchester: il faut gagner ce match. Comment? On peut penser que cette fois le 442 ne sera pas de rigueur. Il faudra faire le pressing et en mĂŞme temps avoir des joueurs capables de creer d’un cotĂ© et de dĂ©fendre de l’autre. La recherche de cette Ă©quilibre pourrait justifier la titularisation de joueurs comme Fletcher ou Anderson voir de Giggs. Si cette orientation Ă©tait choisie on pourrait avoir la formation suivante:

451 Van der sar Brown Ferdinand Vidic Evra Fletcher(Hargreaves) Carrick(Anderson) Scholes Giggs Ronaldo Rooney.

Si Ferguson optait de nouveau pour le 442, et sachant que Rooney jouera en pointe, le profil des milieux défensifs le serait davantage (défensif, ndlr) et un des deux milieux de couloir aurait un profil athlétique pour le replacement.

442 Van der sar Brown Ferdinand Vidic Evra Hargreaves Scholes Ronaldo Park Rooney Tevez .

CotĂ© barcelonais , la composition de l’aller devrait ĂŞtre reconduite pour la simple raison que Riijkard en a Ă©tĂ© satisfait. Si nĂ©cessaire, Riijkard fera plus tard appel Ă  Henry et des joueurs comme Bojan.

Valdes Zambrotta Marquez Puyol Abidal Toure Xavi Deco Messi Iniesta Etoo.

Riijkard ne s’attendait pas au 442 mancunien Ă  l’aller. On croit qu’il sera tout autant surpris par le 433 ou 451 du retour. Si Barcelone n’a pas payĂ© Ă  l’aller, ce deuxième coup du jardinier de Ferguson (Rappellons que le coup du jardinier est ce coup auquel personne ne s’attend, et particulièrement son adversaire, et qui met Ă  mal celui-ci) pourra leur ĂŞtre fatal. Des joueurs comme Deco Xavi ou Etoo ont dĂ©jĂ  eut du mal face au pressing mancunien sur le porteur de balle Ă  l’aller, qu’en sera t il avec un joueur supplĂ©mentaire au milieu. Cette configuration aidera aussi les mancuniens Ă  sortir plus Ă©fficacement le ballon. Elle permettra aussi de mener le jeu en occupant le terrain. Si besoin est, Tevez pourrait rentrer en cours de match. Dernier avantage pour les mancuniens: la faiblesse du barça sur coup de pied arrĂŞtĂ©, et les possibilitĂ©s des mancuniens dans ce secteur.

Pronostic pour la qualification et le match

Pronostic pour la qualification: Manchester/Pronostic pour ce match:Victoire de Manchester

Nadal le plus fort sur terre battue

27 avril 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2008, Monte Carlo

Rafael Nadal a remporté pour la quatrième fois consécutive le Master Serie de Monte Carlo. L’espagnol a battu le suisse Roger Federer 7-5 7-5 au terme d’une finale de médiocre qualité mais qui a montré l’ascendant du vainqueur sur le vaincu. Un vainqueur qui a exposé les limites de Federer sur terre.

En effet, stratégiquement parlant, la tactique de Nadal est simple, ce qui ne veut pas dire facile à exécuter. Fixer Federer sur son revers, pour l’attaquer ensuite (sur le coup droit ou via un amorti) dans l’hypothèse où le suisse n’ait pas déjà craqué à l’échange.

Pour Federer le problème semble insoluble : il n’a aucune chance à l’échange et ce d’autant plus que la tactique que Nadal emploie à son endroit, lui ne peut l’utiliser inversement contre Nadal. C’est cette tactique qui consisterait pour le suisse à fixer Nadal sur son revers. Or et à la comparaison des deux joueurs, Nadal tient bien mieux sur son revers que le suisse. Revers qu’il peut jouer à plat, très bombé pour se donner du temps, ou slicé. Ceci acté, le voilà obligé d’user d’une filière dont il est peu coutumier et de plus très risqué et ce d’autant plus sur terre : la filière courte, d’attaque. D’autant plus sur terre parce que cette surface favorise le défenseur. Cette filière courte a un autre désavantage : elle porte en elle de nombreux risques. Jouer de façon constante, une clef sans laquelle toute victoire relève de l’exception, est très difficile quand l’option arrêtée comprend autant de risques. Ajoutons à cela la nature de cette option : l’explosivité qui se marie mal avec la filière longue dans laquelle Nadal embarque Federer au moins sur son service. Et très souvent sur le service de Federer si ce dernier n’a pas la bonne idée de servir des premières. Intelligent, le suisse le sait. Il a donc tendance à forcer sa première. Effet pervers cela n’aide pas son pourcentage en la matière et la fatigue aidant, celui ci a « naturellement » tendance à baisser. On le voit : tous les signaux sont mauvais pour le suisse. Et on constate ici un engrenage, une spirale négative.

Qui fait que même dans un match ou Nadal commit beaucoup de fautes, et eut un moment de déconcentration au début du second set, ce dernier trouve toujours l’ouverture pour revenir et s’imposer.

Ainsi dans le premier set, Federer par deux fois breaka Nadal. Qui montra sa marge en réagissant et réalisant aussitôt aprèsle debreak (pour égaliser à 1-1 et 4-4) dans les jeux qui suivirent. Dans ce premier set, Federer tenta de rester proche de sa ligne. Choix périlleux dans la mesure où jouer si près de sa ligne signifie aussi prendre la balle de Nadal là où son rebond est le plus fort. Cela implique des fautes, cela permet aussi de couper les trajectoires, via des amortis et de faire quelques montées au filet. On doit constater qu’avec 20 fautes directes dans le premier set, les fautes commises prirent le dessus sur les avantages tirés de ce choix tactique. Nadal de son coté serra le jeu une fois mené 4-3. Il donna beaucoup moins de points (11 fautes directes dans ce premier set). A 5-5, il montra qu’il pouvait varier grâce à la marge de surprise que sa tactique de départ laisse. Nadal sert toujours le revers de Federer ? Dans un moment important, le deuxième point du 11ème jeu, il servit sur le coup droit du suisse. Dans le premier point, il avait remporté un échange dans la diagonale sur le coup fort de Federer, le coup droit ndlr, grâce à son revers (précision car il aurait pu tourner son revers pour frapper des coups droits décroisés). A 30-0 Federer explosait lui sur son revers. Sur le coup suivant, Nadal fixait Federer sur son coup faible pour finir le point d’un coup droit long de ligne.

A 6-5 Federer avait plus que jamais besoin de sa première balle de service. Il servait d’abord une seconde. Nadal saisit l’occasion pour prendre le contrôle de l’échange et finir celui ci via un smash. Sur le point suivant, Federer servait une première mais Nadal attira son adversaire au filet. Le suisse réalisait alors une attaque moyenne et il n’était pas encore parvenu dans le carré de service que la réplique avait fusé, en l’espèce un revers long de ligne. Le suisse nous montrait là qu’il est plus dur de jouer les lignes quand on le fait en se disant qu’on monte au filet que de les jouer quand on a la sécurité de rester en fond de court. Il sortait de sa filière et se faisait punir.0-30 donc. Une bonne première le ramenait à 15-30 mais sur le point suivant, Nadal se procurait deux balles de break. Sur ce point Federer ne voulant pas se laisser embarquer sur son revers tournait celui-ci pour jouer avec son coup droit. Un jeu de jambe imprécis sur une balle difficile à jouer le faisait commettre une nouvelle faute. Federer servait une seconde, allait au filet sur une attaque trop tendre. La punition tombait en même temps que son espoir, illusion, de remporter le premier set.
Nadal le passait d’un slice croisé court. 7-5

Federer adoptait une stratégie différente dans le début du second set. Passé le jeu de fond de court en tentant de raccourcir les échanges quand cela était possible. Place à l’attaque. Il breakait d’entrée. Grâce à deux fautes directes de Nadal mais pas seulement. Des coups droit croisés court très bien exécutés forçaient Nadal, loin de sa ligne, à un déplacement latéral et vers l’avant sur une balle peu véloce. Federer s’emparait du premier jeu. Il confirmait son break non sans une petite alerte. Deux coups droit décroisés dont un court permettaient à Federer de breaker à nouveau puis de confirmer à nouveau son break et mener 4-0.

Le suisse avait mangé son pain blanc. Il avait tout tenté, s’impliquant beaucoup physiquement dans cette façon de jouer. Ils allaient maintenant commettre les fautes qui sont la contre-partie de ce choix stratégique. Conte n’importe quel adversaire, un double break se serait avérer suffisant pour remporter malgré la contrepartie évoquée cette seconde manche. Mais pas contre Nadal. Qui ne lâche jamais rien par principe. Il serra à nouveau le jeu, cessa de faire ses erreurs qui aidèrent bien aussi Federer dans ce début de seconde manche. Ces deux éléments combinés firent de nous les témoins de jeux à sens unique.

Nadal revenait d’abord à 4-1.
4 fautes directes de Federer (3 en coup droit, 1 en revers) vinrent effacer deux coups d’attaques couronné de succès (un amorti et un service volée gagnant).4-2.
A 4-2 Nadal travailla Federer. Un long échange était remporté par l’espagnol qui balada sur le court son vis à vis. Federer accusait alors le coup et perdait blanc ce jeu sur une faute directe. 4-3
A 4-3 Federer commettait Ă  nouveau 3 fautes en coup droit. A 0-40, Nadal fixait le revers du suisse qui explosait sur ce coup. 4-4.
Le score passait ensuite à 5-4. Dans un jeu où Federer continuait à laisser passer les signes annonciateurs de sa future chute. Il commençait à refuser les échanges sur son revers, en tournant pour jouer en coup droit, sans faire les efforts de placement que ce choix induit.

Il évitait cependant un 6ème jeu consécutif concédé et égalisait à 5-5 dans un jeu où il rata moins, aléa de sa stratégie à risque. Des jeux où ça passe, des jeux où il rate etc..

A 5-5 Federer tentait un revers croisé court. Un coup dans la lignée de ceux qui avaient fait mal à l’espagnol en début de set. Mais Nadal était maintenant sur ses gardes et répondait à ce coup par un coup droit long de ligne qui ne laissa aucune chance au suisse. S’en suivit un service gagnant, un échange sur le revers de Federer et un passing en deux temps de l’espagnol, ce dernier menait 6-5.
Dans ce jeu, Federer allait avoir 2 balles de jeu décisif. Il se faisait passer sur la première. Il commettait ensuite la faute sur le second coup de raquette (ndlr celui qui suit le service), coup si important quand comme lui on ne veut pas subir les échanges. Deux nouvelles fautes directes plus tard, Nadal remportait son 4ème titre consécutif à Monte Carlo.

Une série qui sur la semaine écoulée n’a aucune raison objective de s’arrêter dans le futur. Les progrès de Nadal sur les autres surfaces l’aidant aussi sur terre. En effet, sur dur par exemple, il bénéficie de moins de temps de préparation pour ses coups. Ses progrès dans la gestion de cette difficulté font que quand il arrive sur une surface plus lente (terre battue ou herbe dans une moindre mesure) il a plus de temps pour faire le choix qui fait mal. De la même façon ses progrès au service se transposent sur terre, sa participation au double et sa volonté de travail à la volée font que dans le petit jeu il est en progrès. Tout cela se faisant ceteris paribus, toutes choses égales par ailleurs ndlr, c’est à dire que si il gagne dans des domaines, cela ne se fait pas au détriment d’autres, comme sa couverture de terrain qui lui permet de faire jouer 3 ou 4 coups supplémentaires à ses adversaires.

Jour 6 Ă  Monte Carlo (2008)

25 avril 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans 2008, Monte Carlo

Rafael Nadal s’est qualifié pour les demi finales en disposant en deux sets 6-1 7-5 de son compatriote David Ferrer.

S’il a survolé le premier set, le triple tenant du titre à Monte Carlo a souffert dans le deuxième set, set au cours duquel son adversaire a tout tenté avant de céder sur la fin, payant alors les frais de son approche très offensive.

Nadal marqua en effet les 8 premier points de la première manche pour mener 2-0. Ferrer a tort catalogué comme un spécialiste de terre battue (ce n’est pas parce qu’ils sont aujourd’hui peu nombreux qu’il faut aujourd’hui mettre par défaut des joueurs dans cette catégorie) connaissait en effet les pires difficultés.

[Avant de détailler celle-ci, justifions notre assertion. Ferrer n’est pas un spécialiste de terre battue pour plusieurs raisons : D’une part il aime s’appuyer sur la balle adverse alors que le joueur type de terre battue aime imprimer son rythme à l’échange.
D’autre part, il n’imprime pas d’effets liftés que ce soit en coup droit ou en revers alors que cette caractéristique est la première des terriens qui usent de cette arme pour jouer en sécurité d’abord, faire reculer l’adverse ensuite, et se donner du temps enfin.

Précisons tout de même que cela, le fait qu’il ne soit pas un terrien, ne veut pas dire qu’il ne peut pas avoir de résultat sur terre pour la raison suivant : les spécialistes (de nature à poser des problèmes à Ferrer) au sens où cette catégorie de joueurs est définie, sont de plus en plus rares.]

En effet, il peinait à imprimer de la vitesse à la balle lui qui n’est jamais aussi à l’aise que quand il s’agit de contrer et de se servir de la vitesse de la balle adverse pour retourner. Il peinait aussi à relancer les balles coupés de Nadal.

Ceci acté, il força son jeu tentant d’en mettre plus au service, de jouer plus long et commit des fautes directes. Dans l’ensemble dans ce premier set, il fut baladé par Nadal. Littéralement et sur le terrain, le majorquain faisant visiter le court à son adversaire. Il usa notamment avec succès d’amorti et de balles slicés qui attirèrent son opposant au filet. Alors un passing venait sanctionner ce dernier.

Ferrer ne remporta qu’un jeu dans ce premier set, et une dernière balle dans le filet suite à un slice court de Nadal sur son revers permettait au tenant du titre de virer en tête 6-1.

Le second set vit d’abord Nadal se relâcher quelques peu. Cela se traduit par la perte de son service. Cela coïncida aussi avec une approche beaucoup plus agressive de Ferrer. Il servit aussi plus de première balle ce qui lui permit de prendre le contrôle de l’échange. Il décida aussi de rester plus près de la ligne de fond de court et de prendre le risque de prendre la balle tôt malgré le lift de l’espagnol. Cette approche eut son succès et il mena ainsi à coup de coups gagnants 3-0.
Mais cette prise de risque se paya par la suite. A 3-0 40-15 Nadal remportait deux rally consécutifs avant de se procurer une balle de débreak via un passing de coup droit décroisé. Une faute directe de Ferrer permettait alors à Nadal de recoller à 3-1. 4 fautes directes de Ferrer le faisait ensuite revenir à 3-2. Les deux joueurs conservaient alors leur engagement jusque 5-4 ou Ferrer mena 40-0 sur son service.
Il commettait alors une double faute. 40-15. Il tentait l’amorti mais se fit planter sur un contre de Nadal en lob. 40-30. A ce moment il tourna son revers après son service mais commit la faute sur le coup droit décroisé qui suivit. Ferrer continuait sur la voie qui lui avait permis de se détacher en début de set. Mais on ne peut prendre autant de risque sans connaître du déchet. Celui-ci survint au pire moment pour lui. D’un autre coté celui qui n’est pas un terrien n’avait que cette option pour perturber Nadal. Il commettait alors une faute directe en revers qui donna une balle de 5-5 à Nadal. Ce dernier ne laissait pas passer sa chance et égalisait via un passing croisé.

Dans le jeu suivant, Ferrer se procurait deux balles de break. Nadal sauvait la première avec un service extérieur suivit d’un coup droit décroisé dans le replacement de son adversaire. Sur la seconde, Ferrer expédiait un smash dans les bâches. Plusieurs égalités suivirent. Nadal remporta finalement ce jeu. A 6-5, Ferrer se détachait à nouveau 40-15. Nadal revint à 40-30 via un contre pied. Puis à 40-40 via un coup droit décroisé gagnant. Une faute directe en revers et un dernier passing long de ligne de coup droit plus tard, Nadal se qualifiait pour les demi finale. Il y rencontrera Davydenko qui devra se montrer plus constant qu’aujourd’hui contre Andreev (victoire 6-4 4-6 7-5) s’il veut avoir une petite chance d’inquiéter l’espagnol.

Roger Federer s’est imposé en 3 manches 5-7 6-2 6-2 face à David Nalbandian. Pour prendre le dessus tennistiquement il lui aura fallu une baisse de régime physique de son adversaire.

Si on voulait comparer les deux joueurs, nous dirions que Federer a l’avantage au service mais qu’il a dans le jeu un point faible, le revers. Nalbandian est donc moins fort au service mais tant qu’il fut en forme physiquement , il n’eut pas à en payer le prix. Et ce pour une raison déjà évoquée plus haut. En cas de seconde balle il pouvait orienter celle ci sur le revers de Federer et donc limiter les risques d’agression. Federer lui a certes un meilleur service mais il est aussi plus dépendant de sa première balle dans la mesure où face à Nalbandian, il est sur de se faire punir, ou en tout cas d’engager l’échange à son désavantage en cas de seconde balle.

Le premier set vit les deux hommes se neutraliser. D’une haute tenue technique et tactique, on donnait l’avantage à Federer sur les premiers jeux. Il servait bien prenait l’échange à son compte et finissait les points en deux ou trois coups de raquette. Nalbandian de son coté devait plus construire ses points mais on voyait déjà là les éléments d’un possible future domination de sa part. Impeccable en revers comme en coup droit, il pouvait à loisir fixer Federer sur son coup faible pour ensuite attaquer plein coup droit du suisse. Ce schéma lui rapporta de nombreux points tout au long de ce premier set.

A 5-5 Nalbandian se procura trois balles de break. Il conclut à sa dernière chance via une faute directe de Federer en revers. Dans le jeu suivant, et à l’image de ce premier set sur son service, Nalbandian mena le jeu. Il conclut ce set via un service volée. 7-5.

Déconcentration ou pas, Nalbandian se fit breaker dés le premier jeu du second set. Le suisse menait alors 2-0. Mais l’argentin réagit dans la foulée. En s’appuyant sur ce qui fut la base de son succès du premier set. Une fiabilité totale de ses coups, une connaissance du point faible adverse et une utilisation de celui-ci pour trouver l’ouverture. Ainsi dans ce troisième jeu, il fixa Federer sur son coté revers pour finir le point long de ligne. Il fit ensuite exploser le suisse à l’échange toujours en revers.

Cette stratégie contribua à son égalisation à 2-2. Un Federer qui jouait plus court, il faut dire que en situation défensive, il jouait plusieurs mètres derrière sa ligne de fond de court. Cet effort accompli, Nalbandian parut accusé le coup physiquement. Son service perdit une bonne partie de son mordant, son jeu de jambe fut moins précis, les fautes directes plus nombreuses. 3 fautes directes dans un jeu, 4 dans un autre, 2 dans le dernier permirent à Federer de marquer les 4 jeux suivants et d’emporter cette seconde manche 6-2.

Le troisième set confirma cette baisse de forme. Une des façons d’observer ce fait consista à constater que Nalbandian ne se tenait plus si près de sa ligne de fond de court. Une raison à cela : étant moins précis, moins mobile il ne pouvait sans faire beaucoup de fautes, ce que la fin de deuxième set prouva, continuer sur cette stratégie. Plus loin de sa ligne, il se donnait du temps, mais jouer aussi long demanda logiquement plus d’effort, et jouer plus loin de sa ligne exige de couvrir plus de terrain. Ce qui finit par mettre davantage en difficulté un joueur déjà en baisse de forme. C’était néanmoins la tactique à adopter. Pourquoi ? D’abord parce que jouer comme précédemment était une garantie d’échec rapide, ensuite parce que il pouvait limiter ce faisant les risques en espérant un second souffle.
C’est ce qui se passa, Nalbandian tenant jusque 2-2. Malheureusement pour lui, le second souffle ne vint jamais. Dans le 5ème jeu, Federer se faisait rejoindre de 40-0 à 40-40 mais un coup droit de défense gagnant puis un amorti lui permettaient de mener 3-2. Nalbandian avait alors épuisé ses réserves. Dans ce 6ème jeu il commençait par une double faute et terminait le jeu sur une montée au filet ratée sur seconde balle de service. Federer confirmait son break et s’emparait une seconde fois dans ce set du service de Nalbandian.6-2.

Il l’emportait donc 4-6 6-2 6-2. Au prochain tour face à Novak Djokovic, il aura face à lui un adversaire qui rivalise de qualité avec Nalbandian dans le jeu de fond de court mais qui a contrairement à l’argentin un meilleur service et une meilleure forme physique. Il ne sera donc pas favori.

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