Llodra s’impose à Rotterdam

24 fĂ©vrier 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Autres

Le français s’est défait de Robin Soderling en trois sets 6-7 6-3 7-6 dans un match qui fut loin d’exciter la foule. Il devient ainsi le 3ème français (après Pioline et Escudé) depuis l’an 2000 à s’imposer dans ce tournoi.

1er set :

Ce set fut l’affaire des serveurs. Si Llodra connut quelques frayeurs en début de sets, et Soderling en fin, les deux joueurs se donnaient de bonnes chances à partir du moment où ils servaient des premières. Les choses étaient légèrement différentes quand ils servaient des secondes. Dans ce cas, c’était plus dur pour le français qui ne gagna que 56% derrière ce coup contre 88 à son adversaire.

Mais dans l’ensemble tout cela fut vite expédiée. En atteste le fait que ce set où furent disputer 13 jeux ne dura que 42 minutes. Ca fait du 3 minutes par jeu et encore faut il compter dans ce calcul 90 secondes de pause tous les 2 jeux et l’interruption à 4-1 dans le tie-break où un manifestants vînt rappeler en petite tenue qu’il était contre l’exploitation des singes et le marchandage à leur sujet. On dit que le tie-break fait la part belle au serveur. Au vu des statistiques précédentes il n’est donc guère surprenant dans un tie-break où Llodra peina en première balle de voir se dernier s’incliner 7 points 3.7-6 dans ce premier set pour Soderling.

2ème set : ce second set fut étrange. D’abord, Llodra visiblement touché se trouvait d’emblée devoir sauver deux balles de break. Ce qu’il faisait avant de s’emparer du service adverse et de confirmer sur son propre engagement ce break et de mener 3-0. Il faisait alors appel au kiné pour soigner son épaule douloureuse.

Etrange ce second set car, Soderling qui avait été impérial au service, voir statistiques ci dessus, ne le fut plus, et dans l’échange, lui qui avait pilonné le revers du français depuis le début pour soit finir de ce coté soit écourter l’échange en profitant des faiblesses du français dans ce domaine, ne parvint plus à relever le slice de Llodra . On vit alors qu’il ne faut in fine pas grand chose pour déboussoler cet arrogant suédois.

S’il s’emparait du service du français, ses problèmes n’étaient pas pour autant résolu et il perdait dans la foulée son engagement avant de perdre ce 2ème set 6-3.

Le troisième set fut plus conforme au premier dans la mesure où Soderling reprit sa domination au service. Il sauvait certes une balle de break au 1er jeu du 3ème set mais après fit la course en tête. Par contre dans les échanges le rythme cassé du deuxième set lui avait fait perdre le sien du premier et le jeu était équilibré dans ce domaine. Llodra fut mis en confiance par cela et son excellent début de saison ce vit confirmer par une seconde victoire en tournoi pour lui.

Il tenait son service pour mener 4-3 au tie-break. Il poussait alors Soderling à commettre une double faute pour mener 5-3. Si Soderling revenait à 5-4 dans le tie-break, Llodra tenait bon son service et sa volée pour mener 6-4 et conclure sur le point suivant.

Il remportait en 2h08 ce match et aura fait preuve de plus de constance que son adversaire. Il faut dire que si tous les matchs qu’il a disputé depuis le début de saison l’ont entamé, ils lui ont aussi permis de se roder ce qui n’est pas le cas de Soderling qui revient de blessure et qui dans cette perspective est à créditer d’un bon tournoi.

Llodra: « Je n’aurais jamais gagnĂ© ce match il y a un an, tout comme je n’aurais jamais imaginĂ© gagner deux tournois en 2 mois. Mais, maintenant je me bats sur tous les points et ca peut changer un match.[...] Ce matin j’Ă©tais fatiguĂ© et ja savais que le match serait difficile. Je suis restĂ© tranquille pendant le match, et je me suis rendu compte que lui devenait nerveux.[...]Je savais que tout pouvait arriver dans un tie-break. J’ai perdu le premier mais remportĂ© celui qui comptait vraiment.« 

Llodra Michael

24 fĂ©vrier 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans l

Vous trouverez ici une fiche du joueur de tennis français Michael Llodra comportant une analyse de son jeu mais aussi des informations plus classiques comme sa date de naissance (et son lieu), le nom de son entraineur, sa taille, son poids, s’il joue son revers Ă  une ou deux mains ou encore depuis quand il est professionnel.

Fiche d’identitĂ©
llodra Nom:
Date de naissance (+ lieu)
Lieu de résidence
Taille
Poids
Droitier ou gaucher
Revers Ă 
Professionnel depuis
Entraineur
Llodra
18/05/80 Ă  Paris
Rueil Malmaison (France)
1m90
80kg
gaucher
1 main
1999
Olivier Malcor
Analyse
Le français a, de son propre aveu, changĂ© d’attitude. Place Ă  de l’application, de la concentration et une envie d’en dĂ©coudre du premier au dernier point. ConsĂ©quence directe, un entraĂ®nement plus rigoureux. Le seul quotidien sportif français relate dans son Ă©dition du 22 fĂ©vrier qu’il aurait pris en 1 an et après une prĂ©paration hivernale 2007-2008 très intense 6 kg de muscle.

[Petite aparté, on remarque qu'aucune interrogation de dopage n'est venu accompagner cette information. On espère juste que la raison à cela est un changement d'attitude plutôt qu'une affaire de nationalité. Du genre quand c'est un français c'est possible (de prendre du poids dans de telle proportion et en si peu de temps) et quand c'est un étranger c'est du dopage. D'autant que c'est un raisonnement bien français. Bernard Laporte n'avait il pas quand il était manager du 15 de France mis en question la prise de poids des anglais et gallois en une période très réduite avant de découvrir et de faire découvrir les vertus de l'entrainement et de la diététique à ses joueurs. De même, l'entraineur de Doucouré n'avait il pas déclaré le record du 110 mètres haies inaccessibles sans prise de produit avant d'expliquer les progrès techniques accomplis par son poulain le jour où celui-ci s'approcha au millième du dit record.] Fermons la parenthèse.

Dans le jeu, Llodra est un attaquant, un serveur volleyeur comme il n’y en a plus que très peu. De plus le fait qu’il soit gaucher l’amène Ă  poser des problèmes Ă  des joueurs en majoritĂ© droitier qui ne sont pas, plus habituĂ©s Ă  avoir Ă  rĂ©pondre Ă  ce type de problèmatique. En amĂ©liorant son physique, il est devenu plus endurant, ce qui lui permet de tenir l’Ă©change plus que dans le passĂ©.
Mais ne nous y trompons pas c’est une fillière dans laquelle il doit Ă©viter de s’engager s’il ne veut finir par s’Ă©mousser et Ă  en payer le prix ensuite sur ses points forts. Ceux ci, c’est nous l’avons dit, son jeu atypique, son service de gauche, sa couverture du filet Ă  la volĂ©e. Il a pratiquĂ© le double au haut niveau, il est donc un relanceur plus que correct. Ajoutons que son slice de revers est efficace. CotĂ© point faible nous dirons que
1 son jeu atypique va ĂŞtre de plus en plus analysĂ© Ă  mesure qu’il va loin dans les tournois et des adversaires qui le connaissaient peu le connaitront davantage
2 son revers Ă  une main sur lequel il risque de se faire cibler
3 une incertitude sur sa capacitĂ© Ă  maintenir longtemps cette implication dans le jeu la concentration et l’entrainement.

Si c’est le cas il peut entrer dans les 20 et rivaliser dans le classement avec un garçon comme Ancic

Newcastle vs Manchester: notation

23 fĂ©vrier 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

Van der Sar : 6.5 solide performance pour le portier néerlandais. Certains esprits superficiels pourraient dire qu’il ne fut pas 10 fois sur 10 exemplaire sur ses sorties lors des corners. Mais c’est méconnaître l’accueil qui est fait par les attaquants sur ses phases en Angleterre. Parade décisive sur une frappe de Duff (51ème) et Smith (82ème). Et des relances au pied intéressante même si ce ne fut pas toujours parfait non plus.

Evra : 4 Mis à contribution par Milner il répondit au duel même si ce fut aussi en commettant quelques fautes dans des zones dangereuses. Discret offensivement, il sortit à la mi temps, malade. Ferdinand : 5 un nouveau dégagement dévissé (28ème) mais auparavant une intervention de classe quand il subtilisa le ballon à Owen à 6 mètres de son but (23ème). Pas vraiment mis à contribution, il faut le dire.

Vidic : 5 Idem que son coéquipier, un match solide. Victime d’une semelle de Owen sur le haut de son tibia. Il sortit en seconde période, douleur au mollet, remplacé par Scholes.

Brown : 4.5 Comme Evra il ne fut mis en difficulté par son adversaire, Duff qu’une fois à al 51ème. Offensivement il fut plus actif et fut à l’origine d’une bonne combinaison avec Fletcher (37ème). Match moyen plus dans une rencontre qui ne fut pas une rencontre de classe mondiale (ce qui explique la notation en dessous de 5).

Fletcher : 5.5 Performance très solide même si il manqua parfois de rythme notamment dans le replacement défensif. Un superbe mouvement (37ème), et une passe décisive pour le 3ème but de son équipe. Après la sortie de Vidic il passa arrière droit.

Carrick : 7 le meilleur milieu de terrain relayeur de son équipe en ce moment. Une performance très solide que ce soit à la récupération, à la relance et dans la participation au jeu. Une passe décisive pour le deuxième but de son équipe. Quand Manchester joue par à coup il est souvent à l’origine du changement de rythme (comme à la 8ème).

Nani : 6.5 Physiquement agressé dans le début de partie par Butt et Beye notamment, il sut garder son calme. Son mouvement, son replacement et son pressing furent remarquable. Dans l’élimination, il fut présent et délivra des centres de qualité comme à la 40ème pour Tevez.

Ronaldo : 7 Deux buts pour le portugais qui était pourtant loin d’être en sur-régime. Mais il fut efficace. Il ajoute à cela une passe décisive pour Rooney. Dire qu’il a été convaincant est une affirmation en dessous de la vérité. Remplacé par Saha, auteur d’un but , et qui se montra alerte

Rooney : 6 des imprécisions en début de partie. Cela poussa-t-il Ferguson à le replacer sur un coté ? Toujours est il qu’il s’y montra plus à l’aise, montrant une belle générosité. Marque le premier et le quatrième but de son équipe.Et fait marquer le 5ème. Pas mal pour un joueur qui n’était pas à l’évidence dans un grand jour.

Tevez : 6 Pas de but pour l’argentin mais une grosse activité. A l’origine, via un dribble sur N’Zogbia, d’un joli mouvement mancunien.

Manchester revient à 3 points d’Arsenal

23 fĂ©vrier 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

Manchester a profité du faux pas d’Arsenal qui a concédé le nul 2-2 à Birmingham, en s’imposant 5 buts à 1 sur le terrain de Newcastle. Une victoire nette qui place les hommes de Sir Alex Ferguson à une victoire de ceux de Wenger.
Les hommes de Keagan portaient en leur formation les raisons de la défaite. En effet, ils décidèrent de jouer dans une formation identique dans la forme à Manchester United, un 442. Et sur le fond, leur approche, jeu simple avec des centres (4ème, 12, 22, 28, 31, 48, 50) in fine mais souvent exécuté sans éliminer faisait que quand les joueurs de Manchester récupérèrent le ballon, ils se trouvaient mis en difficulté pour défendre sur les contres. En effet, on comprend bien que si vous centrez après avoir éliminé votre adversaire hors de position aura d’autant plus d’effort à la récupération sans compter que alors votre centre a plus de chances d’être dangereux. On peut penser qu’une telle approche aurait pu se faire dans un 433 et sans autant déséquilibrer l’équipe que ce ne fut le cas hier.

newcastlemanchesterCoté Manchester on était donc disposer dans un 442 classique. L’idée fut d’alterner un travail de possession avec des 1-2 principalement et des contres. On eut aussi beaucoup de changements de position dans ce match, Rooney démarrant la rencontre au poste d’attaquant avant de le finir milieu gauche, Ronaldo passant alors en pointe pendant que Nani prenait sa place à droite.

On avait aussi effectuer un roulement coté mancunien. Ainsi, Fletcher qui n’avait pas joué, Carrick, Nani et Tevez qui était entré en jeu étaient cette fois alignés depuis le départ. Pourquoi dans ces conditions, les commentateurs de Canal + sport continuèrent d’arguer du contre coup physique que pourrait subir les mancuniens après le match de ligue des champions disputé mercredi ?? Des fiches préparées d’avance peut-être ? Et donc, l’incapacité de dire autre chose que ce qu’ils avaient planifié ? Passons.

Newcastle était la première équipe à se créer une occasion.

N’Zogbia (4ème) sur le coté droit centrait pour Owen qui était le plus prompt mais ne pouvait cadrer sa reprise de volée effectuée de façon aérienne.

Manchester répondait à la 8ème de minute. Carrick de sa partie de terrain lançait Tevez dans la profondeur, mais Given sortait hors de sa surface pour devancer au pied l’attaquant argentin.

A la 12ème, une action en attaque placée se déroulait comme suit : Fletcher trouvait Tevez. L’argentin effectuait alors un 1-2 avec Rooney mais sa frappe se révéla trop molle.

A la 14ème, une relance de Faye intercepté par Carrick permettait à ce dernier d’alerter Tevez qui donnait lui pour Rooney sur la droite de la surface. Celui ci tentait alors une passe vers le but pour Nani mais la balle était alors mise en corner par la défense de Newcastle.

A la 19ème, un beau mouvement de Manchester donnait l’occasion à Rooney d’être en position favorable mais une dernière passe médiocre vint avorter cette tentative.

Manchester ouvrait le score à la 24ème. Vidic donnait via une passe aérienne de droite à gauche pour Ronaldo. Celui-ci contrôlait efficacement et débordait Beye. Il concluait son action par un retour sur son pied droit suivi d’un centre. Rooney était alors oublié par N’Zogbia et surgissait alors dans le dos de celui-ci pour crucifier Given d’une reprise du plat du pied dans les 6 mètres. 0-1.

La réaction des magpies (les joueurs de Newcastle) fut « inexistante ».
[Il faut ajouter au point tactique fait en entame qu’il est suicidaire, où en tout cas très rarement bénéfique, de jouer à individualité et jeu collectif inférieurs dans la même configuration que l’adversaire. Procéder ainsi c’est ne se donner aucune arme pour accomplir le but de toute équipe : battre l’adversaire. Si l’écosse avait jouer en 442 contre la France, il y a fort à penser qu’il se serait fait détruire. Ils ont donc opter pour un autre système, peut être pas joli à voir pour le fanatique du sport spectacle mais qui leur permit un de neutraliser et frustrer l’adversaire et 2 de se créer quelques opportunités d’arracher un résultat qu’il serait naïf de croire possible à stratégie et formation identique.]

Signalons tout de même cette action de Milner(31ème). L’ailier droit de Newcastle se remettait en pleine surface sur son pied gauche pour frapper mais son tir, de toutes façons non cadrées, était mis en corner par Brown.

Arsenal 0 Milan 0 résumé

20 fĂ©vrier 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans 8ème de finale

Le Milan fort de ce nul acquis bien que sous domination adverse abordera le match retour en position de léger favori dans 15 jours à San Siro de part le fait qu’il recevra sur un terrain dont les dimensions, en comparaison de celui d’Arsenal, l’avantageront plus que l’adversaire.

arsenalmilanCeci sans mentionner le fait qu’ils savent gérer ce genre de situation (à savoir comment aborder un match retour quand on a fait 0 à 0 à l’aller). Mais léger favori seulement car si ce qui est précède est très favorable aux milanais, les gunners firent grande impression hier soir.

C’était pourtant eux qui s’était procuré la première occasion. En effet un pressing gagnant sur Sagna et la balle échoyait ensuite à Pato. La reprise du brésilien était déviée en corner. Sur celui ci, Maldini était le plus prompt mais sa tête décroisée était repoussée par Lehmann. Ce même Lehmann relançait rapidement à la main vers Adebayor. Deux rebonds plus tard on était 70 mètres plus loin mais la frappe du togolais n’était pas cadrée.

C’est maintenant Arsenal qui allait avoir la main. Un jeu en triangle entre Adebayor, Flamini et Hleb se terminait par une passe de ce dernier pour Eboué coté droit. Celui ci éliminait un adversaire et centrait en retrait pour Hleb mais la frappe de ce dernier n’inquiéta pas Kalac qui capta ce tir.

Une passe de Nesta était ensuite interceptée par Eduardo à 40 mètres des buts milanais sur le coté droit. Il effectuait une course avant de servir Flamini dans la surface qui feintait de revenir pour ses pas pour passer le long de la ligne de corner. Pirlo était « tombé dans le panneau » et le français centrait fort au premier poteau. Le gardien australien Kalac s’interposait.

La mi temps fut sifflée sur ce score de 0 à 0.

Sur un corner de Fabregas, un milanais fut tout prés de tromper son propre gardien. Le second corner qui suivit ne donna rien.

Arsenal travaillait les milanais par une alternance de jeu direct et de long travail de possession sur la largeur du terrain. Ainsi, une longue conservation de balle se finissait par un but d’Adebayor mais ce dernier avait justement était signalé hors jeu sur la dernière passe de Hleb.

Après un échange avec Hleb, Fabregas servait d’une passe lobée Adebayor dans la surface mais l’attaquant togolais perdait alors son duel avec le portier milanais.

Les milanais peinaient pour ressortir le ballon. Ainsi, une balle perdue par Kaka au milieu du terrain devant Flamini et le ballon parvenait ensuite à Hleb qui donnait pour Adebayor. Ce dernier était alors victime d’une faute de Maldini, repositionné à ce moment du match en défenseur axial droit en remplacement de Nesta blessé aux adducteurs, mais je jeu se poursuivait, Arsenal bénéficiant de l’avantage. On assistait alors à un 1-2 entre Eduardo et Fabragas qui se termina par une frappe au dessus du brésilien.

Le milan allait se procurer une occasion dans cette seconde période. Bien qu’harcelé par Flamini, Kaka conservait le ballon et après un relais avec Seedorf servait Oddo sur le coté droit. Le latéral milanais profitait de l’espace devant lui pour entrer alors dans la surface et déclencher une frappe non cadrée.

Oddo servait ensuite Kaka qui effectuait un 1-2 avec Gattuso et enchaînait avec une frappe, mais celle-ci, la première de la soirée (68ème), fut dévissée.

Arsenal reprenait la main. Un centre de Clichy pour Bendtner dans la surface était renvoyé dans l’axe sur Ffabregas mais la frappe de l’espagnol fut trop écrasée pour inquiéter Kalac. Une nouvelle passe de Clichy pour Bendtner à la lutte échoyait cette fois à Adebayor qui frappa alors de volée mais une nouvelle fois sur Kalac.

Flamini trouvait alors dans l’axe Fabregas qui tira entraînant une belle parade de l’australien. La dernière occasion du match revenait au gunners. Flamini servait Walcott sur le coté droit. Ce dernier éliminait et centrait pour Adebayor mais ce dernier pourtant à un mètre du but déposait sa tête sur la transversale des buts milanais.

Les gunners concédaient le nul à l’Emirates Stadium et se déplaceront à San Siro sans un avantage au score. Il est rare que contre le Milan on puisse se permettre sans en payer le prix de rater autant d’occasions franches. Réponse dans 15 jours.

STATISTIQUES:

Kilomètres parcourus par l’Ă©quipe du Arsenal: 114.65km
Kilomètres parcourus par l’Ă©quipe de Milan AC :111.01km (source: uefa.com)

Lyon 1 Manchester 1 Notation

20 fĂ©vrier 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans 8ème de finale

Coupet : 7.5 Un match de grande qualité où il se montra décisif. Une bonne sortie aérienne(4ème) qui donna le ton de sa soirée. Gagna ses duels avec Rooney (24ème) Ronaldo (43ème et 85ème) Tevez (81ème). Ne peut rien sur le but de Tevez.

Reveillère : 5 Il commit quelques fautes, il fut d’ailleurs averti mais il ne fit pas pâle figure face à Ronaldo, le repli défensif et les aides y ayant contribué.

Squilacci : 0 il fut constant dans la médiocrité : battu par Rooney (Sauvé ensuite par Coupet) à la 24ème, dépassé par le pressing de Ronaldo (53ème) et enfin lâche sur le but mancunien où il fuya ses responsabilités d’une manière rare pour dire le moins à ce niveau.

Boumsong : 8.5 Si Coupet n’eut pas plus de travail qu’il n’en eut, c’est en grande partie grâce à lui. Dans son poste de prédilection (stoppeur, il ne lui fut pas demandé de relancer), il domina dans les airs et fut l’auteur de plusieurs contres de classe (2, 26, 52 sur Scholes, 68 sur Rooney). Et si il gardait sa place avec le retour de Cris ? Sur cette soirée il est le favori. Mais le haut niveau est une affaire de constance et nous ne nous engagerons pas plus avant sur un joueur qui fut rarement au niveau qui fut le sien hier ces dernières années.

Grosso: 5 S’engagea vers l’avant au début mais dans la mesure où Manchester en profita de suite pour porter à la récupération le jeu sur son coté il fut ensuite plsu précautionneux. Aidé il redevint un défenseur correct, un hasard… ?

Toulalan: 5 Discret mais non moins précieux, tel sur ce retour sur Ronaldo dans sa surface (42ème).

Kallstrom: 4 dans les duels il souffra, particulièrement en première période. Il faut dire qu’il était dans la zone de Brown qui fut tout simplement énorme. Averti.

Juninho: 4 Ne s’est distingué que par ses coups de pieds(bon sauf un médiocre dans une zone pourtant à sa convenance(39)) et par une implication sur le but mais si ce dernier doit presque tout à Benzema. Sur le retour, Lyon aura besoin de plus de sa part à l’avenir.

Clerc: 5.5 A contribué à l’équilibre retrouvé de Lyon entre la défense et l’attaque. Il n’est pas certes capable d’éliminer mais 1 cela pousse à la recherche du collectif pour avancer et 2 il n’est pas si maladroit dans la dernière place. Remplacé par Ben Arfa qui montra(81ème) qu’il a des progrès à faire en pied droit. Les mancuniens sur cette action avait d’ailleurs révisé leur copie lui laissant tous les angles ouverts pour permettre un tir de ce pied.

Govou
: 5 Offensivement, il eut beaucoup de mal, même si il fut volontaire. A sa décharge Brown fut immense. Défensivement un exemple, il finit d’ailleurs au bout du rouleau.

Benzema: 5 C’est bien simple en première période il perdit tous ses duels. Pas beaucoup mieux en seconde mais marque des grands il sut décrocher pour arriver face au but, ce qui lui permit d’ouvrir le score sur un enchaînement de classe Remplacé par Fred qui ne fit pas fi de ses responsabilités mais qui se montra maladroit sur le but mancunien. Aurait du cadrer en première période sur le centre en retrait de Clerc.

Celtic 2 Barcelone 3 résumé

20 fĂ©vrier 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans 8ème de finale

Le barca se procura la première occasion dans ce match.

Alors que les joueurs du Celtic essayaient de relancer en se faisant des passes dans leur propre surface quand Henry intercepta le ballon. Il centra après en retrait pour Iniesta qui forca par sa reprise Brouc à une parade.

celticbarceloneLe Barca poursuivait.

Un corner pour Henry au second poteau était d’abord contrôlé par le français qui enchaîna avec une frappe. Caddis sauvait son camp.

C’est pourtant le Celtic qui ouvrait le score.

Ronaldinho voulut jouer vite un coup franc aux abords de la ligne médiane. Sa transversale vers le coté droit était interceptée et le Celtic attaquait coté gauche. Naylor servait alors son compère du coté gauche, Mcgeady. L’irlandais centrait. Macdonald se battit bien pour récupérer dans la surface le ballon et une fois fait, il transmit en retrait à Naylor qui centra pour Hesselink.
Le néerlandais se montrait le plus prompt et de la tête donnait l’avantage à son équipe.1-0.

Le barca reprenait sa domination.

Ses adversaires étaient sans solution car défendant tous et très bas ils n’avaient aucune solution à la récupération du ballon. C’est ainsi que après une récupération dans le camp du Celtic, le Barca récupérait le ballon qui était transmis à Messi. Un 1-2 avec Ronaldinho plus tard l’argentin se présentait face à Boruc et le trompait d’un pointu croisé.1-1.

Plus avant, Abidal, un peu recentré délivrait un centre pour Henry. Le français coupait la trajectoire mais ne put cadrer sa reprise.

Peu avant la mi temps c’est le Celtic qui allait reprendre l’avantage.

Suite à un ballon perdu par Messi, le Celtic attaquait sur son coté gauche. Mcgeady rentrait ensuite dans l’axe pour centrer vers Robson qui devança Milito et d’une tête lobée ne laissa aucune chance à Valdes. 2-1.

La mit temps était sifflée sur ce score de 2 buts à 1.

Le Barca se procurait la première action de cette seconde période.

Déco décalait Puyol sur le coté droit qui remisait pour Messi dans l’axe. Celui ci effectuait un 1-2 avec Touré et frappait mais à coté des buts du Celtic.

Le Barça égalisait avec à la base, une nouvelle tentative de relance courte. Caldwell perdait ainsi le ballon qui fut récupérer par Henry. Le français réalisait alors sa spéciale à savoir sa frappe enroulée de gauche à droite. Des 18 mètres il trouvait la lucarne des buts de Boruc.2-2.

Le barça continuait. Iniesta sur la gauche servit Ronaldinho qui d’une talonnade servit dans la profondeur et dans sa course Abidal. Le centre de l’arrière gauche du Barca parvenait à Henry qui dans sa reprise ne put trouver que le petit filet de Boruc.

Le celtic réagissait pour une de ses seules occasions de cette seconde période. Donati tirait des 30 mètres et força Valdes à un arrêt en deux temps.

Plus avant, un coup franc de Xavi de droite à gauche trouva Puyol au second poteau mais la tête de l’espagnol fila droit sur Boruc.

La prochaine occasion était la bonne et comme sur le deuxième but du Barca c’est suite à une relance délicate du Celtic que les catalans allaient marquer. Un centre de Etoo entraînait une partie de billard entre deux défenseurs du Celtic. Messi récupérait alors près des 6 mètres, éliminait d’un râteau Caldwell et faisait passer la marque à 3-2 pour les barcelonais.

STATISTIQUES:

Kilomètres parcourus par l’Ă©quipe du Celtic: 110.43km
Kilomètres parcourus par l’Ă©quipe de Barcelone :103.67km (source: uefa.com)

Lyon 1 Manchester 1 Analyse

20 fĂ©vrier 2008 par Erwan Delcourt  
Classé dans 8ème de finale

Sans être brillant mais en sachant via Benzema profiter d’une de ses rares occasions, Lyon s’est retrouvé en position de voyager à Old Trafford avec un but d’avance.
Seulement voilà devant la difficulté, Squilacci a préféré dans ses 6 mètres s’agenouiller et laisser à un attaquant le soin de dégager son camp. La suite c’est une remise de Fred pour Tevez qui donna le nul à son équipe qui n’a pas honoré son statut si ce n’est dans cette volonté de ne jamais laisser tomber.

Tactiquement on dira en effet que coté mancunien on adopta une approche pour le moins inhabituelle. lyonmanchesterLes joueurs de Ferguson semblèrent avoir le soucis de ne pas se mettre en danger. Ainsi, eux qui défendent d’habitude haut, se positionnèrent bas, la crainte peut être d’offrir la solution de la profondeur au lyonnais. Ensuite, dans la méthode de transmission, le jeu long de derrière fut le premier choix comme si ils craignaient de perdre la balle dés le début des actions et donc de s’exposer. Restait donc pour tirer le maximum de ce premier choix, la récupération des seconds ballons. C’était sans compter sur un Boumsong impérial. Le second choix, qui leur permit de se créer leur plus dangereuses occasions dans la transmission consistait à le conserver sur un faux rythme avant de jouer par à coup. Dans ce cas de figure, et en première période, c’est Scholes ou Giggs qui furent à la baguette. Mais dans l’ensemble disons le, l’approche des visiteurs fut minimaliste, du genre à se contenter du 0-0 voir mieux en contre si affinité.

Cet aspect, le changement de rythme, manqua dans le jeu lyonnais. Les joueurs d’Alain Perrin privilégièrent à la récupération la conservation de balle, la remontée de celle ci vers l’avant avec in fine des centres qui venaient ou des ailiers ou des latéraux venus dédoubler. Cette volonté de ne pas mettre de rythme peut se justifier par les espaces couverts pour récupérer le ballon qui n’autorisait pas de la part des lyonnais une prise de risque qui aurait constitué, en cas d’échec, autant d’autres espaces supplémentaires à couvrir.

Les dédoublements allaient tout de suite mettre Lyon en difficulté. A la 2ème un centre de Grosso était dégagé au second poteau par les mancuniens. Mancuniens qui immédiatement attaquaient sur le coté où Grosso et Govou s’était découvert. Servi dans les 30 derniers mètres, Ronaldo voyait sa frappe détournait en corner par Boumsong.

Coté lyonnais on l’a dit, il y avait le soucis de finir les actions par quelques choses de concret. Ainsi, à la 6ème minute, un centre en retrait de Clerc trouvait Govou à l’entrée de la surface, mais celui-ci sous la pression de Brown, dévissait tellement sa reprise qu’il fut tout près de manquer le ballon. L’approche des mancuniens, et le rythme uniforme des lyonnais participait à rendre cette première mi temps de faible qualité technique.

Les deux équipes allaient s’illustrer dans ce domaine. Un centre raté de Toulalan était mal renvoyé par Ferdinand à tel point que sa reprise dévissée fut à 50 centimètres de tromper Van der Sar. (22ème)

2 minutes de folie allait égayer cette première période. C’est d’abord Rooney qui disputait un ballon aérien. La balle dans le rond central parvenait à Giggs qui redonnait immédiatement dans la profondeur pour Rooney qui du bout du pied s’emmenait le ballon et effaçait Squilacci. Il se présentait devant Coupet mais l’international français remportait son duel en renvoyant des jambes la tentative de l’anglais.(24ème)

Dans la minute suivante( 25ème) un centre en retrait de Clerc trouvait Benzema à l’entrée de la surface. La défense de Manchester était resté à la hauteur de Clerc et le français se trouvait seul pour ajuster sa frappe. Las, il l’enlevait trop et cette frappa passait au dessus des buts de Van der Sar.

Une minute plus tard (26ème) Une touche vite joué sur la gauche par Anderson pour Giggs et le gallois prenait acte de l’appel de Scholes pour le servir dans la profondeur et dans la surface. L’anglais frappait du gauche mais Boumsong s’interposait et déviait en corner.

La fin de mi temps était à l’avantage des anglais.

Une faute sur Giggs et c’est Ronaldo qui tirait un coup franc excentré. Il prenait sa chance de la gauche. Coupet mettait en corner.
Sur celui-ci, Giggs trouvait Ronaldo qui allait décroisée trop sa frappe.

La mi temps Ă©tait atteinte sur ce score de 0 Ă  0.

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