Manchester termine son marathon par une victoire

5 fĂ©vrier 2006 par Erwan Delcourt  
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manchesterManchester (13 matchs en 40 jours) semblait avoir envie de se mettre à l’abri rapidement hier à Old Trafford. Pour preuve un début de match haletant avec pour résultat 5 buts (en tout) en 36 minutes.

Tout commençait à la deuxième minute :

Van der sar dégageait en direction de Saha dont la remise de la tête trouva Park qui après un bref raid sur l’aile droite centra entre Boa Morte et Bridge pour Van nistelrooy qui d’un contrôle orienté élimina Bocanegra pour frapper au 1er poteau, Niemi repoussant en corner. Park le tirait pour W.Brown, celui-ci reprenant de volé obligeant le portier des cottagers, nom attribué aux joueurs de Fulham, à une nouvelle parade (3ème).

Fulham n’était pas en reste ; quelques secondes plus tard, un beau mouvement en triangle initié par Bridge, relayé par Boa Morte pour M.Brown ne trouvait pas Helguson la faute à Evra bien revenu qui mettait en corner. Suite à ce corner, bbb centra pour Mc bride dont la tête n’inquiéta pas Van der sar(4ème).

Peu après (5ème) Park sollicitait Van nistelrooy ; celui-ci décalait Neville qui allait faire montre d’une double abnégation : d’abord en centrant d’un tacle glissé pour ensuite récupéré le renvoi de son propre centre et donner la balle à Park posté dans la surface de réparation. Le coréen tenta de lober Niemi, lob qui se transforma en tir après le contre de Bocanegra, Niemi pris à contre pied et donc battu.(1-0).

A la dixième minute, après un centre de Fulham bien intercepté et renvoyé par Silvestre, Van nistelrooy après un beau contrôle orienta le contre mancunien en donnant, à hauteur du rond central, la balle à Park. Ce dernier engagea alors une longue course, ignora l’appel de Neville, et dans une moindre mesure 4 autres de ses coéquipiers venus apporter le soutien, pour servir Ronaldo dont le tir à l’angle des 6 mètres fut repoussé par Niemi.

Peu après (on parle en secondes) Ronaldo d’un coup franc flottant d’une trentaine de mètre trompait Niemi immobile sur ce coups là(2-0 13ème).

A ce moment on pouvait croire le match plié ; c’était sans compter sur l’abnégation des cottagers autant naïf défensivement que dévoué offensivement. Ils allaient être récompensés à la 21ème. Bridge de son coté gauche trouva Helguson, qui en pivot, remisa pour Malbranque qui résista au tacle de Evra pour servir Rosenior dont le centre instantané trouva Mcbride qui d’une tête décroisée ne laissa aucune chance à Van der Sar(2-1).

Pas le temps de souffler car sur le coup d’envoi Saha parti de l’aile gauche servit dans l’espace Van nistelrooy, initialement hors-jeu, qui après un beau travail dos au but feinta de revenir vers son camps pour finalement tirer du gauche sur Niemi qui repoussa dans l’axe, Saha, préféré à Rooney ménagé, en embuscade finissait le travail (3-1 :22ème).

Coleman, l’entraîneur de Fulham, après avoir pris connaissances des ralentis allait donner son sentiment à l’arbitre assistant de façon si peu courtoise qu’il fut invité par l’arbitre principal à assister au reste du match depuis les tribunes.

Après ces 22 minutes de feu, le rythme allait peu à peu retombé et les hommes de Sir Alex allaient montrer qu’ils ont décidément du mal à gérer le score. Et il faut du souffle pour tenir pendant un match entier le rythme des 20 premières minutes.

Sans ce souffle on s’expose tôt ou tard à des attaquants qui ne passent plus devant les défenseurs, à des défenseurs qui ne sont plus aussi précis dans leur relance, à des milieux qui ne reviennent plus aussi vite de leurs participations au jeu offensif, à des lignes qui s’étirent, à des espaces qui se créent, à des ballons récupérés puis perdus aussitôt pour les raisons expliqués ci-dessus. La remarque que l’on pourrait faire devant ce cercle vicieux serait, et est en définitive, pleine de bon sens si elle était émise autre part qu’en Angleterre.

Elle consiste à se demander au nom de quoi, alors que le score semble acquis, continuer à attaquer comme si on était mener 1-0 ? Ne serait-il pas plus préférable de faire tourner le ballon de l’arrière droit au défenseur central droit puis au défenseur central gauche puis à l’arrière gauche qui transmet au milieu gauche qui lui remet pour repartir vers le défenseur central gauche, etc (cf Championnat français pour une caricature).

Peut être au nom d’une mentalité qui a permis de mener 3-1 et 2-0 précédemment. Mais à une idéologie de la passe latérale systématique, il semble dangereux de lui opposer celle de la passe en avant. La solution se situe certainement à mi chemin sachant que, peut être, la marche est peut être plus facile dans un sens que dans l’autre…
Pas grand chose ne se passa de la 22ème à la 36ème à part ce tir trop décroisé de Van nistelrooy(28ème) après un bon travail de Ronaldo ( au passement de jambe pour une fois productif).
Mais Manchester n’avait plus cette énergie dilapidée dans les 25 premières minutes . Et c’est assez logiquement que Fulham allait réduire le score, Bridge, servit(d’une transversale de Rosenior) à la hauteur du rond central, résistait à Park jusqu’à la ligne de corner pour centrer du gauche vers Helguson qui, nullement gêné par un statique et en l’espèce peu concerné Evra, reprenait de la tête et trompait Van der Sar, inconséquent sur ce coup(36ème): 3-2.

La première mi-temps se termina sur une domination stérile de Fulham.

La seconde reprit dans le même esprit, Malbranque à la 50ème s’infiltra dans l’axe du milieu de terrain mancunien déserté par Richardson et Smith. Il profita de l’espace crée par l’appel de Helguson pour tirer du gauche tir contré par un tacle de Silvestre, la trajectoire s’en trouvant modifiée mais pas suffisamment pour tromper Van der sar. Manchester réagissait mollement par Park (60ème) puis Saha (d’une volée du droit 61ème).

L’entrée de Rooney et de Vidic (en lieu et place de Park et Neville, blessé) coïncida avec une autorité retrouvée au milieu de terrain, Rooney se situant en soutien des deux milieux Richardson et Smith. Tout danger n’était cependant pas écarté même si il se réduisait pour Fulham à de longs ballons qui créaient autant de cafouillages dans la surface mancunienne.

Voyage au bout de l’ennui (Lazio 0 Milan ac 0)

4 fĂ©vrier 2006 par Erwan Delcourt  
Classé dans Championnat

milanAprès un match de cette « qualité », on serait tenté de vous dire : ne vous fiez jamais aux statistiques. Si on les suivait nous conclurions que la première mi-temps fut exceptionnel. Comprenez-nous : 10 tir pour le Milan AC ; 3 pour la Lazio. Nous pourrions même aller plus loin en affirmant sur la base de ces mêmes statistiques que le Milan a dominé la Lazio. Mais se résoudre à de telles conclusions serait faire fi de l’engagement qui est le notre d’aller un peu plus loin qu’une « analyse » sommaire parce que artificielle, artificielle parce que sommaire.

Que dire de ces 10 tirs : une frappe trop enlevé de Gilardino (2ème) ; une autre de Shevchenko dévié en corner(6ème) ; une tête de Stam sur le gardien (15ème) ; un coup franc dans le mur (20ème) ; un jeu en triangle (et comme on aurait du le savourer…) conclu par un tir contré de Kaka ; puis deux frappes (ou passes au gardien) de ce même joueur molles et inconsistantes (34ème et 36ème) ; une frappe lointaine de Seedorf (36ème) et enfin une tentative de Shevchenko(38ème). Peruzzi échauffé, passons aux actions laziales :

A la 11ème un coup francs vite joué vit ddd centrer en direction de eee qui tenta sans réussite une reprise acrobatique. Ensuite, Oddo tentait sa chance d’une frappe trop croisé(27ème). Enfin un coup franc excentré joué directement par un lazial finit en 6 mètres(33ème).

On aurait aimé vous parler de la tactique du Milan AC (la Lazio étant elle disposé en attente dans un 442 classique Di canio légèrement en retrait de Rochi seul en pointe) mais n’est-ce pas une ineptie d’employer ce terme, cette année, pour le Milan AC. Tantôt placer en 4-2-3-1 avec Shevshenko ailier gauche, tantôt en 4-4-2 avec Pirlo et Seedorf (ou son fantôme) en milieux défensif et Gattuso milieu gauche, etc on en passe et des meilleurs…
On crut un moment que la deuxième mi-temps allait nous offrir un peu plus de réel activité. Ainsi, Mendigami puis Di canio s’essayèrent face à Dida (48ème ;49ème).

Comme piqué par cet outrage les milanais décidèrent de nous montrer de quoi ils étaient capable. Ce avec une recette : des initiatives individuelles :

Kaka centrait pour Gilardino qui alors qu’on pensait le ballon perdu s’en emparait de nouveau pour se retourner et malheureusement croisait trop sa frappe.

6 minutes plus tard Shevshenko sollicitait Peruzzi qui tout en sécurité déviait la balle en corner.

A la 69ème l’ukrainien voyait sa tête renvoyé par la barre après un bon centre de Stam. Quelques secondes plus tard excentré sur le coté droit il déclencha une frappe puissante et soudaine que Peruzzi ne put que détourner en corner.

Cette action marqua la fin du réveil milanais, fin que rien ou presque ne vint entraver (Gilardino trop court sur un bon centre de Serginho 76ème) malgré( ouà cause) les (des) changements effectués par Ancelotti, Cafu et Jankulowski remplaçant Stam et Seedorf.

La fin de match marquait un sursaut de l’équipe locale, et nous tirait de notre léthargie, Panchev(87ème) et surtout Mauri(86ème) étant à deux doigts d’arracher la victoire pour leur équipe.

Feuille de match + RĂ©actions + Notation des joueurs du Milan:

LAZIO: Peruzzi; Oddo, Stendardo, Cribari, Zauri; Bonanni, Mudingayi, Liverani, Mauri; Di Canio, Rocchi. Coach: Rossi.

Remplaçants Ballotta, Belleri, Giallombardo, Keller, Siqueira, Pandev, Tare.

MILAN: Dida; Stam, Nesta, Kaladze, Serginho; Gattuso, Pirlo, Seedorf; KakĂ ; Shevchenko, Gilardino. Coach: Ancelotti.
Remplaçants: Kalac, Cafu, Simic, Vogel, Jankulovski, Inzaghi, Amoroso.

A.Nesta : « Nous fûmes un peu lent en première mi-temps mais en seconde nous avons été plus courageux et meilleurs. En tout cas nous méritions de gagner mais Peruzzi a fait un bel arrêt. Nous avons peu souffert parce que nous n’avons pas laisser beaucoup d’espaces. »

C.Ancelotti
: « L’équipe fut prudente en première mi-temps ; on a essayé de jouer haut pour éviter les contre-attaque (sic). On aurait pu être plus précis mais dans l’ensemble on a bien joué. En seconde période, on s’est créé plus d’occasion, il a seulement manqué un but. Ce fut un bon test, même si ce n’est pas un bon résultat. C’est le point de départ à partir duquel on doit construire, s’améliorer et trouver la constance qui nous a manqué récemment. C’est un pas en avant, chacun a donné plus et ils ont joué en équipe. Il y a eut un peu d’appréhension et un manque d’adresse mais tout le monde a beaucoup travaillé et a eut la bonne attitude. »

Notation des joueurs du Milan:

Dida : 5 Rien Ă  se reprocher mĂŞme si il ne sembla pas vraiment serein.

Serginho : 5 Pas de faute et quelques bons centres.

Nesta : 3 Quel usage minimaliste fait-il de ses capacités.

Kaladze : 5
De l’autorité dans ses interventions ; le peu de duels qu’il a eut il les a gagné. Peu d’opposition il est vrai.

Stam : 5 Jamais pris en défaut. Un centre « sagnolesque » pour ce qui fut la plus belle occasion milanaise (69ème).

Pirlo : 3 Un manque de lucidité tel sur cette passe pour Stam largement hors-jeu. Peu en réussite sur ses coups franc. Des passes ratés, des fautes commises…

Kaka : 3
Trois frappes pour chauffer le gardien ; un bon centre pour Gilardino et c’est tout. Suffisant pour jouer à Lecce mais pas au Milan AC.

Gattuso : 3
Une performance anonyme.


Seedorf : 0.5
On a longtemps crut qu’il était resté au vestiaire. Son remplacement par Jankulowski nous a prouvé le contraire.

Gilardino : 4.5
A beaucoup tenté : on en va pas le lui reprocher même si ce ne fut pas très tranchant. Un peu court sur un centre de Serginho.

Shevshenko : 5 Aurait pu marquer le but de la victoire. Quelques gestes de classes mais hier c’était un match officiel, pas une exhibition.